Des nouvelles du pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse (de Wells, Maine, É-U) – 5 avril 2015

Se donner une impulsion

Comme à tous les vendredis saints depuis 24 ans, nous marchons sur la plage de Wells en direction d’Ogunquit.  L’an dernier, nous vous avions raconté l’essence de cette tradition 

Marie, Martine, Benoit, Julie et Johanne sont devant nous, parfois loin, parfois près.

Je marche avec Pierrette à l’arrière.  Son mouvement est lent, petit, constant et régulier.  Un mouvement de montre qui aurait seulement ralenti.  C’est comme si nous avions décidé de parcourir la plage en ne nous permettant d’avancer qu’en mettant un pied légèrement devant l’autre.

Nous présentons à l’autre l’inventaire de nos vies respectives.  Elle me parle de l’avancement de son projet de tricot pour la Fondation du docteur Julien, de son étonnement et de son plaisir d’y découvrir des gens de son immeuble qu’elle n’aurait probablement pas rencontrés autrement.  Je lui parle de notre expérience d’animateurs radio au canal M de l’organisme Vues et Voix et du plaisir que nous avons, Marie et moi, de « travailler » ensemble.

L’hôtel du bout de la plage se profile au loin, on s’en approche tout doucement, on clopine sans urgence.

Bien sûr, notre sujet de prédilection, nos petits-enfants/enfants, prend le dessus.  On se réjouit des succès de chacun.  On discute de leurs choix futurs.  On se surprend à penser qu’ils pourraient peut-être se joindre à nous lors de cette marche traditionnelle l’an prochain.

Le trois-quart du chemin est fait.  Le petit pas de Pierrette a un peu ralenti.  Pendant quelques minutes, nous continuons notre promenade dans un silence partagé, agrémenté du va-et-vient aussi lent et continu des vagues qui se glissent parfois jusqu’à nos pieds.

Notre babillage reprend, le bout de la plage est maintenant tout près.  Pierrette glisse sa main sous mon bras.  Ce petit soutien permettra de compléter plus aisément cette randonnée.  Nous rejoindrons les autres au même rythme que celui que nous avons maintenu dans la dernière heure et demie.

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Cette année, la tradition s’est vécue à tout petits pas….

Je n’ajouterai pas grand chose: mes yeux sont un peu humides…

C’est bien connu, c’est plus humide, l’air salin!  Certains voyages permettent les découvertes. Ce n’est pas l’objectif de celui-ci.  Chaque année, nous chérissons ces traditions pascales en revenant toujours au même endroit, comme un pèlerinage. On retrouve les lieux, les paysages, tout autant que les souvenirs. On observe également certains changements qui surviennent, d’une année à l’autre: des améliorations dans la maison, les dommages causés par l’hiver sur la plage, certaines boutiques ou restaurants ouverts ou fermés, selon la date du congé pascal.

On s’ajuste également à certaines modifications plus personnelles: le pied de l’une, la hanche ou le genou de l’autre…

 L’amplitude des pas varie. Mais les pas se perpétuent.

Joyeuses Pâques!

Yvan et Marie

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About Yvan Deslauriers

Je suis le Pépère à vélo. Avec Marie, ma blonde/maîtresse, nous sommes impliqués cette année, en 2019, au soutien de la recherche sur le cancer par l’entremise de la Fondation Myélome Canada et du financement de la Maison des greffés Lina Cyr. Cette implication se concrétise par la participation dans l’événement vélo pour Yvan et par la rédaction de ce blogue pour Marie et Yvan.
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