Info Lettre (12) du Capitaine Haddock à bécane- 15 mai 2011


Cette réflexion s’adresse aux Pépères qui ont la chance d’avoir un Capitaine dans leurs vies ou vice versa !!!!!

Le capitaine s’interroge ?

Comme le Pépère, j’aimerais avoir cette détermination, cette calmitude*, cette exactitude du propos….

Comme la blonde/maîtresse du pépère, j’aimerais avoir cette grande pédagogie et cette organisation….

Comme l’ainée des Châtelaines, j’aimerais avoir cette écoute presque surnaturelle, cette créativité  instantanée….

Comme la Duchesse des Jardins, j’aimerais avoir cette facilité à m’émerveiller  devant les petits rien de la vie et ce même à 80 ans……

J’envie aussi la fougue de l’apprenti politicien, bien sur aussi sa jeunesse….

Comme la cadette des Châtelaines, j’aimerais avoir cette force de caractère et ce don de soi…..

Comme le Gentil Géant, je voudrais être tranquille et serein. J’envie sa versatilité. On aurait pu aussi le surnommer ‘ l’ado Druide’….

J’aimerais être à la place du Moussaillon, …regarder devant et décider de mon avenir, avec toutes les possibilités qui s’offriraient à moi…

J’ai volontairement gardé  la Castafiore pour la fin …. .j’admire sa loyauté, sa droiture tant d’esprit que de paroles. Je voudrais avoir sa facilité d’élocution et sa rapidité d’esprit … j’en profite un peu puisque nous vivons ensemble.

A quoi pensiez-vous ….  bande de …..bachibouzouk……que le Capitaine avait disparu ? Qu’il ramollissait ??? Qu’il avait pris le train de Josélito …??  Et bien …NON !!! NON !

Ma tentative dans la littérature ‘SOFT’ avait pour seul but de faire diversion ….au vrai enjeu qu’est la compétition féroce entre le Pépère à vélo et le Capitaine Haddock à bécane. On changera donc le nom de la côte Donnacona pour la côte Haddockona!!!!! Qu’il se le tienne pour dit !!!!

Le Capitaine Haddock à Bécane

*Pour ceux qui auront lu le Pépère cette semaine comprendront que le Capitaine peut lui aussi avoir un vocabulaire littéraire très sophistiqué….

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Des Nouvelles du Pépère à vélo – 12 – 14 mai 2011

Variations sous une averse

Pendant toute cette magnifique semaine, j’avais prévu que ce samedi j’irais faire une voiture de course de moi-même et rouler sur le circuit Gilles-Villeneuve.  (Savais-tu que tu aurais pu y rencontrer Clara Hugues, qui s’y est entraînée cette semaine?)

Malheureusement, les météorologues ne se sont pas trompés et il pleut à grande eau.  Ce sera donc les fameux exercices pour les abdominaux, la musculation et le spinning à ÉPIC.  Je renforcirai mon flasque corps mais je sens le besoin de faire du kilométrage.  Bien sûr dans deux semaines il y aura le Défi  métropolitain qui aura lieu cette année à Pointe-Calumet : 100 ou 125 km qui tomberont à point.  Le Genou de Pointe-aux-Trembles et la plus jeune Châtelaine Julie de Monsabré y seront; quant au Capitaine???

Lettre ouverte au Capitaine Haddock à Bécane

Cher beau-frère, Macchabè d’eau de vaisselle, depuis le début de notre aventure, tu as parfaitement endossé le rôle de ton personnage.  Tu es engagé, grognon, fonceur et colérique (dans tes écrits).  Tu as même attiré l’Apprenti politicien dans ton giron en lui remettant une carte chouchou.  Mais, mille millions de mille sabords, qu’est-ce qui te prend de te mettre à pondre des textes sensibles, drôles et touchants combinant adroitement (et presque artistiquement) ton enfance, ton métier, ta famille et ton actualité.  Espèce de bachibouzouk, tu as fait pleurer tes sœurs (quoique dans le cas de la blonde/maitresse ce ne soit pas vraiment un exploit)!

Qu’est-ce qu’il me reste pour me distinguer, Vercingétorix de carnaval ?  Pour la moindre réparation dans la maison, mes outils ont le fou-rire dès que j’ouvre le coffre.  Devrais-je me mettre à l’ébénisterie et essayer de faire croire que « mes œuvres »  sont déjà un reflet de l’art moderne du 22e siècle?  Heureusement, d’après moi,  mon poulet du Général Tao est meilleur que le tien… pour l’instant.  Je n’arrive même pas à mettre les jurons du Capitaine Haddock de mémoire dans ce texte, il a fallu que j’aille voir sur Google.

Sache que le Pépère ne se laissera pas faire sans combattre.  Le Cyclo-défi n’est pas une compétition de vélo, c’est une célébration de la vie mais n’empêche, la magnanimité a des limites, je serai le premier de nous deux en haut de la côte à Donnaconna… Flûte!!! (C’est ma façon d’exprimer ma grande détermination).  HOU!!! On a peur!!! Je suggère, cher Pépère, que tu travailles à trouver un autre mot pour exprimer ta « détermination »…

Signes du printemps

Semaine toute en soleil malgré une certaine fraîcheur de la température.  Les dames ne sont pas encore en jambes mais les pistes cyclables sont achalandées matin et soir, on voit des bixis circulant un peu partout et le porte-vélo du Complexe Guy-Favreau commence à se peupler.  Il y a des tulipes qui se pointent le bout du nez, des feuilles qui apparaissent aux arbres et nous avons mêmes faits du BBQ trois fois en trois jours.

Frissons des collines

C’est un merveilleux petit film québécois sur l’été 1969 d’un jeune garçon de 13 ans (exactement mon âge cette même année) qui, malgré le décès soudain de son père, cherche par tous les moyens à se rendre au festival de Woodstock.  Je ne vous en raconte pas plus mais sachez qu’on sort du cinéma avec un grand sourire, qu’il semble faire toujours beau cet été là et qu’il est très drôle de revoir un vélo à une vitesse avec système de freinage en rétropédalage et un vélo à poignées hautes et siège banane.

Moment de gloire

Cette semaine, pendant deux jours, j’avais organisé une réunion de planification avec mon équipe de cinq personnes responsables de la satisfaction des employés de Service Canada quant aux services informatiques que nous leur offrons.  Je suis donc entouré de cracks en informatique (mais eux n’essaient pas d’être aussi des cracks en gestion, pas comme le Capitaine, ce pirate d’eau douce qui se met à exceller en tout…  je m’excuse…je perd le contrôle de moi et je m’éloigne de mon sujet).  À une pause, ils me montrent d’intéressantes nouveautés sur l’Internet.  Pour ne pas être en reste, je leur dis alors que j’ai fait un blogue que je pourrais leur montrer.  Je n’avais pas fini ma phrase que quelqu’un avait mis mon nom sur le moteur de recherche Google (ils sont vite ces cracks).  Le site du blogue est apparu en quelques microsecondes!  Je suis célèbre, Google me connaît!  Que le grand cric me croque, peux-tu en dire autant cher Capitaine?

Brève réflexion de la blonde maîtresse, bien fatiguée par les temps qui courent autant qu’elle…

Seigneur!  La vie est drôlement faite et les humains aussi… 

La compétition est-elle vraiment le moteur d’une bonne estime de soi?  Je m’interroge…  Je suis un peu perplexe, mais résolument amusée!

Yvan et Marie

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Réaction de La Châtelaine Martine à l’Info-lettre -11- du Capitaine

Le capitaine m’a fait pleurer en lisant son info-lettre !
Oui, l’autre Châtelaine et moi sommes chanceuses d’avoir ce lien avec le Moussaillon.
Parfois on craint de le perdre (qu’est-ce qu’un « jeune » a à faire de deux ma tantes …). D’autres fois, comme hier soir, on sent que le lien existe encore. Alors on lâche pas, on essaie de garder le contact, de faire signe au Moussaillon sur Facebook pour lui montrer qu’on est là.
Un ami m’a dit un jour que faute de pouvoir partager avec quelqu’un des choses que ce quelqu’un n’est pas prêt à entendre, il faut miser sur la relation, garder le contact. Quand il sera prêt, s’il le veut, on sera encore là.
Alors Capitaine, je comprend ta jalousie face aux Châtelaines, mais c’est encore toi le Capitaine et n’est-ce pas toi qui a inventé le Moussaillon avec la Castafiore !?!
Gardons le contact, c’est ce qui compte ! Et comme la chaise, on sera toujours là !
Et bonne semaine bande de bachi-bouzouks !
Martine, l’aînée des Châtelaines 
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Info lettre du Capitaine haddock à bécane ( 11) , 8 mai 2011

La Chaise et le fils

Quand j’étais très jeune (10 ou 13 ans) nous avions l’habitude d’aller en vacances au ‘ lac à la pierre ‘ près de Shawinigan. Les vacances s’étaient ‘sacrées’ voir même une religion pour mon père. D’ailleurs le chalet que l’on louait appartenait à une communauté religieuse.  

Je me souviens de la dernière année ou nous avons pris nos vacances à cet endroit, nous y sommes revenus avec une chaise berçante sur le toit du ‘Rambler’ (auto de l’époque) .Ceci a causé une argumentation entre mes parents ,,,,Pourquoi ramènes tu cette vieillerie ? Elle est bien trop grosse, elle va tomber du toit ….n’arrêtait pas de répéter ma mère. Et nous assis en arrière sans un mot on se regardait….tout au long du voyage de retour. 

Quelques années plus tard, lorsque je suis devenu apprenti ébéniste, j’ai pris le temps de rénover cette chaise. Je l’ai démontée en morceaux, sablée, construit les pièces manquantes ….bref  je lui ai refait une beauté. Cette chaise est devenue en quelque sorte un nouveau membre de la famille, dans la cuisine au centre de toutes les activités familiales. 

Cette chaise a été témoin de mémorables parties de cartes entre mes parents et mes ‘mon oncles et mes ma tantes ’ … 

C’est dans cette chaise que j’ai bercé mon fils, que je l’ai endormi, malgré les bruits de craquement ….. 

Cette chaise a vu mon père s’y reposer à ces derniers moments, lui donner un peu de répit dans les moments difficiles …. 

Plus tard, cette chaise a changé de mains, elle habite maintenant chez les Châtelaines. Elle cadre parfaitement dans le décor, juste à coté d’une machine à coudre à pédales de marque Singer faite du même chêne solide et durable.  

Hier soir, nous fêtions l’anniversaire de naissance de ma mère chez les Châtelaines et  j’étais assis dans cette chaise à l’affut de toutes les discussions, celles de la cuisine et celles de la salle à manger. J’étais  au centre de toutes les activités familiales comme dans le bon vieux temps dans la maison de mes parents. Je ne discute pas mais j’écoute. Les Châtelaines discutent avec mon moussaillon de fils….et vice versa…

Le capitaine ne voulait pas être indiscret ….Mille million de sabords ….mais … entend son moussaillon de fils en grande conversation sur des sujets profonds et personnels avec les Châtelaines.  

Une pointe de jalousie ….j’aimerais être une Châtelaine ….

Ha !!! Ces Châtelaines, elles ont le don de vous faire réfléchir, susciter des interrogations, donner vos opinions …et discuter …..ce qui est très bien ainsi…. 

Alors, est ce la chaise ou une coïncidence …..Ce que je sais …c’est que cette chaise est magique, elle est pleine de souvenirs et elle en fabrique encore…..

Capitaine haddock à bécane.

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Les nouvelles du pépère à vélo – 11 – 7 mai 2011

Réflexions pêle-mêle sur la déroute de la routine 

  • Le congé de Pâques ayant couvert les deux derniers numéros des Nouvelles du Pépère à vélo, vous avez pu découvrir les points de vue de plusieurs des personnages de mon entourage.  Je croyais que les prochaines semaines, autant du point de vue de l’entrainement que de l’écriture, marqueraient un retour à une routine.
  • Selon le Larousse, la routine est une habitude mécanique, irréfléchie, et qui résulte d’une succession d’actions répétées sans cesse (il y a deux autres définitions du même acabit).  Que fait-on du fait qu’une certaine routine permet de faire des choses sans l’énervement et l’incertitude du nouveau et de l’inconnu?  Est-ce que le Pépère à vélo deviendrait un vieux crouton en quête de confort tranquille?
  • Est-ce que sa blonde fait partie de la définition de la routine donnée par le
    Larousse?  Déprimant d’y penser, si c’est le cas… 
  • Dans notre projet, il y a deux jours spectaculaires : les 9 et 10 juillet prochains
    (toutes les prières et les actes paranormaux pouvant avoir une influence
    positive sur la température sont acceptés).  Mais le cyclo-défi est suffisamment exigeant pour avoir à se préparer de longue date et cette préparation est faite de plusieurs éléments peu spectaculaires (presque de la routine).  En fait, nous entrons un peu dans la phase « creux de vague » (pensez à la période de la mi-janvier à la mi-mars au hockey, l’étape du milieu de l’année scolaire ou les mois 7 et 8 pour une femme enceinte).  Le projet a commencé il y a dix semaines et au moment d’écrire ceci il reste presque dix semaines avant le jour du départ.
  • Les premières semaines ont été consacrées à organiser le financement, établir des liens avec plein de gens qu’on connaît, préparer et lancer le plan d’entrainement.  Par exemple, à chaque jour de cette phase de démarrage, arrivé à la maison, après un rapide bonjour à tous, je me précipitais sur mes courriels pour voir si j’avais de nouveaux dons ou si vous m’aviez écrit.  Puis j’allais voir si tout se passait bien du côté du Capitaine… et il y avait le blogue à organiser…et le spinning et l’aquajogging le lundi et le mercredi, la musculation et les abdominaux le samedi et/ou le dimanche matin…puis une routine rassurante et douillette s’installa.
  • Cette forme de routine est, pour moi, réconfortante. Elle équivaut aux balises dont on s’entoure pour se donner un peu de stabilité et d’équilibre.  Avec les petits, c’est essentiel, puisque c’est une condition à l’apprentissage, un élément affectif sans lequel on ne peut compter pour échafauder autre chose ou aller ailleurs.
  • Premier effritement, bien mineur celui-là, le cyclo-défi de cette année a été raccourci de 40 km pas rapport à l’an dernier.  Il commencera à Repentigny (au lieu du stade Olympique) pour finir à Donnaconna (au lieu de Ste-Foy).  Ça fera quand même 250 km ce qui n’est pas rien, mais c’est le bout qui a été coupé entre Donnaconna et Ste-Foy qui m’en avait fait baver l’an dernier.  Je me préparais une petite vengeance que je devrai oublier.  Si ça ne vous dérange pas, je vais continuer de dire que je ferai Montréal-Québec à vélo, il me semble que ça sonne mieux que Repentigny-Donnaconna.
  • Un autre bris à la routine, moins personnel et carrément majeur sur le plan mondial : après presque dix ans à être traqué, Ossama Ben Laden est découvert et
    tué.  Quelle fin imprévisible et déroutante!  Comme « l’apprenti politicien » j’aurais souhaité que cet assassin auto-proclamé subisse la loi des hommes, contrairement à ce qu’il a fait subir à des milliers de gens, mais ça n’est pas arrivé ainsi.  Quand je pense à toutes ces personnes aux États-Unis et en Afghanistan, mais aussi au Canada et ailleurs dans le monde qui, depuis le 11 septembre 2001, ont vu leur routine à jamais détruite, je ressens un forme de soulagement.
  • On jase, là…  En ce qui me concerne, ce n’est pas du soulagement que je ressens, c’est plutôt de l’inquiétude. Et si l’on parle de soulagement, je crains qu’il ait été de bien courte durée, pour tous ces survivants du 11-11-01, puisque OBL mort, cela ne ramène pas les victimes…   Parle-t-on plutôt de d’un sentiment de vengeance?  Est-ce si réparateur?  Je m’inquiète, parce que la justice des hommes semble ici bien aléatoire… Dans l’Histoire (que je ne connais pas très bien, avouons-le…), même les associés et disciples d’Hitler ont eu droit à un procès…  Peut-être que davantage de franchise de d’explications nous permettraient de mieux comprendre ce qui a fait défaut dans cette « opération de routine militaire»…
  • Et où était la routine lors des dernières élections fédérales?  La structure  politique du Québec et du Canada est complètement métamorphosée.  En regardant les résultats défiler à la télévision, j’avais de la difficulté à comprendre comment notre société pouvait décider de se passer des compétences et de l’engagement de gens comme Gilles  Duceppe, Pierre  Paquette, Pablo Rodriguez (dans ma circonscription électorale) et même Michael Ignatieff.  Et si les solutions aux problèmes mondiaux de notre époque étaient davantage dans la coopération que la confrontation?
  • On rêve, là…Si on mettait ensemble les idées, l’expérience et les compétences de
    toutes ces personnes avec l’objectif du bien commun plutôt qu’une ligne de
    parti…
  • Demain, je me lèverai à 5h45, ferai ma toilette, m’habillerai, ferai les lunches des garçons, déjeunerai, conduirai Antoine à l’école et irai travailler, un peu de routine ne pourra me faire de mal.
  • Le défi, en fait, est d’essayer de trouver le bonheur dans une routine rassurante
    et réconfortante, qui ne devienne pas bêtement « une habitude mécanique,
    irréfléchie, et qui résulte d’une succession d’actions répétées sans cesse »…  Par contre, je revendique le plaisir des folies douces qui brisent la routine qui, quoique rassurante, peut parfois devenir sans saveur… Vivement, donc, un événement, une sortie ou une visite imprévue qui nous détourne joyeusement du quotidien!  

Yvan et Marie

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Les Nouvelles du Pépère à vélo et l’Info-lettre du Capitaine Haddock à bécane -10- 1er mai (Pâques 2011)

Les aventures du Pépère à vélo et du Capitaine Haddock à Bécane au pays d’Obama

 

Tome 2      On a marché sur la plage… (les trois derniers jours de notre séjour)

(Pépère)

La tradition du congé pascal se poursuit.  Le début des échanges de cette deuxième moitié de séjour au pays d’Obama me fait réaliser que j’ai complètement perdu le contrôle sur ce blogue.  De toute façon quand je suis avec ma belle-famille, je n’ai aucun contrôle sur le déroulement des événements… 

(Châtelaine de Monsabré; Julie)

Bonjour,

Ici, la plus jeune des châtelaines de Monsabré. Certains auront peut-être remarqué mon absence d’écriture dans le texte de la semaine passée (malgré ma présence à cette magnifique tradition pascale familiale…). Je vous explique rapidement pourquoi : c’est que je suis l’esclave de cette famille! Je dois voir à la préparation de tous les repas, faire le service, vider et remplir le lave-vaisselle, faire l’épicerie, passer le balai pour ramasser le sable, etc.… et quand j’ai enfin une minute à moi, j’en profite pour aller m’entraîner (vélo – merci Yvan d’avoir apporté ma bicyclette sur ton support! – ou jogging), histoire d’être en forme pour assumer mon rôle d’esclave…

Ce soir, Marie a eu pitié de moi et elle a l’air d’avoir pris en charge le souper mais je crois que je vais devoir payer cher ce léger répit… Je termine donc ici ce court commentaire pour courir laver les voitures de «Pépère et Haddock »… 

(Blonde/maitresse du Pépère) 

Même pas vrai!… En plus, son vrai nom c’est Dobby!!!  (ndlr : Dans Harry Potter, Dobby est un elfe de maison…un être qui n’existe que pour être au service de son maître.) 

(Haddock)

 

Je lui ai toujours dit à cette apprentie-dictateur à la noix de coco qu’elle ferait une bonne assistante à Nestor, mon majordome au Château de Moulinsard. Imaginez donc… Nous n’avons pas d’autre choix que de manger ce qu’elle a décidé de nous concocter, et de plus à l’heure choisie par cette marchande de tapis.

Elle n’a qu’une seule soirée de repos, pauvre elle ….!!! L’apprenti politicien et moi avons décidé de l’amener faire un entrainement en vélo. Je ne vous cache pas notre déception lorsque nous avons réalisé que cette perruche bavarde n’est pas foutue de tenir une cadence d’à peine 15 km à l’heure. 

Châtelaine de Monsabré; Julie

Ici la plus jeune des châtelaines de retour pour me défendre : pour ne pas humilier Haddock, je l’ai laissé croire qu’il était le plus fort et que je ne pouvais le suivre dans son sprint final… En fait, je l’ai dépassé si vite qu’il ne m’a même pas vue passer. J’ai ensuite pris quelques routes secondaires pour me retrouver derrière lui, faisant semblant d’être essoufflée et lui faire croire qu’il était  plus fort que moi… 

(Pépère) 

Un moment de sérieux dans cette histoire.  La journée de Pâques est constituée de plusieurs éléments de grande tradition :

  • La table est un chef-d’oeuvre de décoration.  La Baronne en est toujours la conceptrice en chef.
  • Chacun reçoit de la Baronne un petit cadeau choisi spécifiquement pour lui ou elle.  Cette année elle a puisé dans sa collection (et je pèse mes mots ici) de montres pour trouver celle qui conviendrait à chacun.  Nous n’avons plus d’excuse pour ne pas être à l’heure à un rendez-vous. 
  • La Châtelaine Julie invente aussi à chaque année de petites attentions comme ces petits cartons aimantés où elle a collé un petit coquillage trouvé sur la plage.
  • Bien sûr, il y a aussi du chocolat…d’ailleurs à Kittery (40 km au sud d’Old Orchard), il y a un « retail outlet » où on trouve un magasin Lindt…l’enfer des diabétiques.
  • Pour digérer ce début de journée, « on marche le Marginal Way », 2 km surplombant la mer entre Ogunquit et Perkins Cove.  Arrivés dans Perkins Cove, il y a un magasin de bonbons…parce que le déjeuner est déjà un peu loin.  Chacune des parties de cette journée est essentiel pour la Baronne mais la fatigue fait son effet.  J’aimerais avoir son entrain quand j’aurai 80 ans.

 

  (Blonde/maitresse du Pépère) 

De mon côté, pas de compétition à vélo, sinon avec moi-même!  Je suis sortie deux fois durant la fin de semaine.  Douze km la première fois, vers Ocean Park.  Ce coin et Pine Point encadrent Old Orchard.  Une chance, d’ailleurs, ça fait en sorte que la laideur est entourée de deux sections où les maisons sont jolies et la nature un peu plus présente, de même que le bon goût… 

Le second matin, j’ai pédalé 15 km, vers et sur la piste cyclable aménagée en p’tite gravelle.  Une bonne pente qui monte et redescend vite pour s’y rendre, d’abord.  Ensuite, la piste elle-même, aménagée sur un ancien chemin de fer qui suit la côte, traverse des marais, ensuite longe un terrain de golf et retrouve la civilisation finalement.  Au retour, anticipant la « grosse pente qui monte», j’ai voulu prendre un autre chemin pour l’éviter.  J’ai retrouvé ma route juste avant la grande montée…  Bel essai!  Bel effort aussi!   J’aime bien les vacances!

(Haddock)           

Ma randonnée pédestre d’aujourd’hui ainsi que ma sortie en vélo avec l’apprenti politicien m’ont permis de certifier et de concrétiser ma pensée à savoir qu’il est prêt à accéder à la grande famille des récipiendaires de la carte chouchou du Capitaine Haddock.   Vous vous demandez peut-être pourquoi?  Et  bien …. le capitaine Haddock lui décerne cette carte en fonction de son attitude lors des conversations corsées. Obstination marquée sur à peu près tous les sujets de discussion et  convaincu qu’il a la meilleure argumentation. Ce soir au Château il y aura une grande soirée pour la remise de LA carte la plus convoitée….!  

(La Châtelaine sage; Martine) 

Depuis que nous sommes arrivés au pays d’Obama, presque tous les membres de la fabuleuse aventure du Pépère, d’Haddock et de ses amis enfourchent leur bécane ou se mettent à jogger pour aller dans une direction ou une autre…

Je les observe depuis le début. J’ai bien analysé leur stratégie et j’en arrive à la conclusion que peu importe pour combien de temps ils sont partis ni même jusqu’où ils vont … ils reviennent toujours au point de départ.

Alors, s’ils se pensent intelligents … pfff, qu’ils aillent tous se rhabiller !

Moi je ne bouge pas, je reste à la maison et je suis toujours arrivée la première !

Voilà mon truc !

 (Pépère) 

Ce blogue a été créé pour parler vélo…alors je fais du vélo.  Lundi matin, 6h30 je pars vers Kennebunkport.  Si vous me croyez dingue des sorties matinales sachez qu’après 10 km de route, au village de Saco, je croise La Châtelaine Julie qui est sur sa monture depuis 6h00 et qui roule allégrement vers Old Orchard.  Le lundi de Pâques aux États-Unis, ce n’est pas congé, plusieurs écoliers attendent le passage de l’autobus scolaire et des travailleurs bien cravatés se dirigent vers le bureau, petite jouissance des vacances pendant que les autres sont au boulot.  La route 9 entre Saco et Kennebunkport est tranquille mais je pourrais aussi bien me trouver à Saint-Jérôme, on n’y voit la mer de nulle part.  Petit, je croyais que Kennebunkport appartenait aux Kennedy pourtant, au contraire, c’est l’endroit où Georges Bush (père) a une résidence (je ne sais pas où exactement).  Je mange lentement une barre tendre sur le petit pont marquant l’entrée de ce village de pêche, il y a du mouvement mais tout se passe comme dans de la ouate… C’est lundi et on se sort doucement de la fin de semaine.  Retour par la route 1, arrivée à la maison contre un vent qui se lève aussi paresseusement,  je sprinte sur 4 km à 26 km/h.  Ce matin, j’ai parcouru 63 km en maintenant une moyenne de 24,5 km/h.  Ça sera une journée Yess!!! 

(Haddock) 

Trêve de plaisanteries, c’est la dernière journée à la plage de Pine Point (triste sentiment). Nous irons marcher sur cette plage, faire du cerf-volant ou tout simplement ne rien faire.

Cette petite pause de Pâques m’a permis de recharger les batteries familiales et de constater à quel point mon moussaillon de fils me manque. 

Je suis aussi à même de constater que l’apprenti politicien et que son frère le gentil géant sont en pleine évolution et en mode grand V.           

(Pépère / Blonde/maitresse du Pépère) 

Mardi, c’est le retour.  On reprend la route vers Montréal. Il n’y a jamais rien à dire ou à écrire du mardi.  C’est la journée qui sert à rêvasser sur les derniers jours et à imaginer l’année prochaine. 

Ou, en ce qui me concerne, les prochaines vacances, le prochain congé, le prochain départ…!  Ça me motive.  Je ferme les yeux et j’imagine, j’entends, je vois…

La mer;

La route qui défile en descendant;

La pluie qui tombe tout autour de la maison (et même dedans, dans les chaudrons comme ça s’est passé une fois pendant notre séjour);

Les garçons qui discutent devant moi, sur la plage;

Maman qui monte la table de Pâques dans la véranda;

Martine qui dessine;

Yvan, Julie et Benoit qui reviennent de pédaler;

Johanne qui se préoccupe de tout le monde;

Les plus fervents rivés à la télé pendant les matches perdus par les Canadiens;

« As-tu mis de la crème solaire? »

« Avez-vous de l’alcool à déclarer? »

Benoit, Julie, Marie, Martine et Yvan

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Les Nouvelles du Pépère à vélo et l’Info-lettre du Capitaine Haddock à bécane -9- 24 avril (Pâques 2011)

Les aventures du Pépère à vélo et du Capitaine Haddock à Bécane au pays d’Obama

 

Tome 1 Destination Dunes (les trois premiers jours de notre séjour)

 

Introduction;  À chaque année, depuis au moins 20 ans, la famille Lalande-Therrien-Deslauriers passe ensemble la période pascale dans une maison au bord de la mer dans le Maine.  Retrouvons la Baronne des Jardins, les Châtelaines de Monsabré, le Capitaine, la Castafiore et le Moussaillon (Simon est pour une circonstance exceptionnelle à Montréal), le Pépère, sa blonde/maîtresse,  l’apprenti-politicien (Félix) et le gentil géant (Antoine) nous raconter la première moitié de leur séjour aux States.

Pépère :         Tradition (définition libre) :  ensemble de coutumes et de comportements transmis oralement et par l’action à chacun des membres sur une longue période de temps.  Fut une époque lointaine où les grandes familles et la religion avaient engendré de nombreuses traditions.  Aujourd’hui, les familles étant beaucoup plus petites et la religion ayant perdu de son importance dans nos vies, les gestes traditionnels se sont estompés sauf pour la famille Lalande-Therrien-Deslauriers et le séjour de Pâques dans le Maine.

 Normalement, tout le groupe part ensemble le jeudi matin à 7h00, déjeune et dîne en chemin pour arriver à Wells ou Pine Point (selon les années) vers 15h30.  C’est la tradition!  Mais cette année… 

Capitaine : 

  • Cette année nous n’allons pas à Wells mais plutôt à Pine Point.
  • Les Châtelaines et l’apprenti-politicien doivent partir de Montréal vers midi.
  • Le Capitaine, le Pépère et les autres sont chez la Baronne comme prévu à 7h00 et la tradition commence ici à s’effriter 
  • Petits problèmes au départ… Nous avions oublié les passeports à la maison et avons dû retourner les chercher pendant qu’Antoine se pointait à l’école Henri-Bourassa pour récupérer un livre oublié dans son casier, outil essentiel pour l’examen au retour (Pépère :  Merci et bonjour en passant à M. Bouchard, le directeur, M. Lataro et M. Bégin).  Comme si ce n’était pas suffisant, bougre de d’extrait de cornichon, j’ai réalisé après le déjeuner chez Cora que j’avais oublié de reprendre ma carte de débit dans le guichet automatique de la Banque Nationale.  Retour à la succursale (Pépère: dans la contrée de Pointe-aux-Trembles) pour récupérer le tout.  Oh! Surprise…la banque ouvre ses portes à 10hrs, encore un délai (Pépère: heureusement que la Châtelaine Julie n’est pas avec nous…elle qui veut toujours être sur la plage AVANT MÊME de partir).  Quelques procédures administratives et hop! Le tour est joué et on part enfin.
  • La Castafiore s’installe au siège passager comme si elle était au bureau…cellulaire dans une main, Black Berry de l’autre, sa tablette de papier et son crayon sur ses genoux. Ha! Oui, j’oubliais, l’oreillette… ça fait plus professionnel.

Pépère :     En se dirigeant vers le pont-tunnel, on passe à côté de l’appartement de la Baronne.  Il est 10h30.  En 3h30 on a progressé d’environ…500 mètres.  Mais cette fois c’est vrai, on est parti…peut-on parler encore de tradition?

Le Capitaine

  • Petit arrêt au magasin hors taxes, pour ceux qui ne le savent pas …deux de mes dada:  les montres et le porto.  Je fais mes achats, puis on repart, direction douanes.  On est ‘accueilli’ par une espèce de cannibale emplumé de barreau de chaise qui s’est trouvé tout insulté quand le cellulaire de Johanne s’est mis à sonner et lui a ordonné de la fermer immédiatement.  De plus il croyait que nous couchions dans une tente sur la plage de Pine Point (j’avais mal compris sa question). Il nous a même demandé si nous avions plus de 10,000$ en notre possession….!!!  Eh! oui… notre argent de poche pour 5 jours de vacances…
  • On reprend la route avec un nouvel itinéraire qu’Yvan nous a dégotté sur Internet. Le reste du trajet est tout ce qu’il y a de plus normal et on arrive à destination en fin d’après midi, presque comme d’habitude. On s’installe dans nos chambres respectives et les VACANCES commencent….!

 

Message de la Châtelaine Martine de Monsabré

L’autre Châtelaine, le futur politicien et moi sommes partis jeudi, vers midi 10.

Directement sur la route (après avoir fait nos prières en entrant sur le pont Champlain). Pas de perte de temps; sandwich et biscuit en roulant, pas de pipi, pas de café … La Châtelaine impatiente (Julie) a tout de même consenti à faire un arrêt au Hors taxe où tous se sont acheté du parfum. Alors, mis à part un léger épisode de désorientation vers la fin, nous avons fait le chemin tel des pros : 6 heures 20 minutes !

Quelle déception toutefois lorsqu’en entrant dans la maison, le spectacle était tout autre que celui anticipé … on s’imaginait une maison remplie de l’odeur des pâtés au poulet bien chauds, la table mise, l’épicerie faite … mais NON !!! Rien de cela puisque la bande de mal organisés venait tout juste d’arriver.

Alors, on a pris les commandes de cette légendaire expédition familiale et GO ! GO ! GO ! les bagages,  l’épicerie, la table, etc. !

Plus tard, vers 20h30, lorsque tous assis à table dans la salle à manger face à la mer, la vraie vie a commencé : rires, discussions, soupirs de contentement. C’est ce qu’on retrouve tous, année après année  depuis plus de 20 ans. Ogunquit ou Scarborough, pas d’importance puisque l’essentiel c’est nous, ensemble !

Capitaine : 

  • Vendredi matin 6 :30 hrs le Pépère et moi on se convainc mutuellement et nous entamons notre première randonnée en vélo. Un petit 35 km et voila c’est parti, on roule et on parle comme de vraies mémères, vous savez quoi j’aime beaucoup ça. La forme est au rendez-vous, l’entraînement en valait la peine.  (Pépère :  Le soleil levant  est radieux au dessus de la mer. Il ne fait pas chaud, probablement 5C dans notre langage, mais on est bien habillé.  On se sent extrêmement bien)

Blonde/maitresse du Pépère :

Ici, c’est la blonde du Pépère qui s’insère : j’étais moi aussi partie en vélo.  Au retour, les deux athlètes m’ont croisée et accompagnée, en ralentissant considérablement leur cadence (et en augmentant la mienne, il va sans dire!)  Ça m’aura permis de revenir en agréable compagnie et beaucoup plus rapidement que si j’avais pédalé toute seule avec le vent dans la face!

 

Message de la Châtelaine Martine de Monsabré

En marchant au bord de la mer vendredi matin (Pépère : après les sorties en vélo en le déjeuner), j’ai posé à tous une de mes questions existentielles : nommez-moi 4 éléments qui pour vous font partie d’une bonne journée.

Voici, en vrac, des pièces de réponses :

 YVAN (le Pépère) :

  • quelque chose de réussi qui me fait dire « YESSSSSS ! »
  • commencer la journée en douceur
  • un repas réconfortant
  • apprendre une nouvelle chose

 BENOIT (Haddock à bécane) :

  • un café au lait
  • du bon travail
  • SG1

 ANTOINE (le Gentil Géant) :

  • rien de stressant

 MARIE (la maitresse/blonde) :

  • un bol de café au lait décaféiné
  • le plaisir de penser à une bonne émission de télé
  • comprendre quelque chose (ben ouiiiiiiii !)

 JULIE (une des Châtelaines de Monsabré) :

  • déjeuner
  • dîner
  • souper

 MOI-MÊME (l’autre Châtelaine) :

  • rien de désagréable à faire
  • rire
  • quelque chose dont je suis fière

 PIERRETTE (la Baronne) :

  • la famille
  • la mer
  • le soleil
  • la chaleur

 JOHANNE (la Castafiore)

  • un café au lait, tranquille, comme en vacances
  • prendre son temps

 

 

Rangée du haut: Antoine, Félix, Johanne et Marie.  Rangée du bas: Julie, Yvan, Martine et Pierrette

  

Capitaine : 

  • Samedi matin et il ne fait pas très beau. Il vente à écorner les bœufs et je déteste le vent à vélo,  alors je reste couché. Le Pépère lui est déjà parti pour sa randonnée matinale. Je suis malgré tout un lève tôt, pas capable de dormir  mille millions de milles sabords…. je me fais un café et il se met à pleuvoir.  (Pépère :  je m`étais dit cette année que je devais faire des sorties dans des conditions difficiles…mettons que c’était le cas).
  • C’est le temps de remplir ma promesse, journée de magasinage avec mon neveu le gentil géant.
  • La Castafiore se sent pour sa part un peu triste, imaginez vous que son moussaillon de fils est resté à Montréal pour des raisons professionnelles.  Il est seul à la maison… quelle tâche ingrate!!!!

La Castafiore : 

Eh oui, je l’avoue je suis désolée que  Simon n’est pas avec nous ….et qu’il ne puisse profiter de bons moments sur le bord de la mer. Je m’ennuie de son sens de l’humour et de ses blagues qui nous font sourire à tout coup. 

Croyez-le ou non, je me suis jointe au Capitaine Haddock, au pépère et au gentil géant pour une séance de magasinage pas ordinaire….Trois gars et une fille … Je vous imagine déjà tirer vos conclusions sur nos achats… alors que les septiques soient confondus, dus, dus … Il fallait être là pour le croire,  le Pépère et le Capitaine en grande discussion sur le meilleur achat d’un poêlon anti adhésif.  ‘ Les aliments collent au fond de mon poêlon dit le pépère, et bien quant à moi  l’anti adhésif se décolle…rétorque le capitaine..’  Je les imagine entre Montréal et Québec… et puis ton poêlon????

Pépère :         Un grand bonheur pour la maîtresse/blonde et moi est la présence de l’apprenti politicien.  Comme le moussaillon, il a failli avoir eu à rester à Montréal.  Depuis son arrivée à Pine Point, il est surtout sur son ordinateur à peaufiner un travail de CEGEP (la session achève) mais il est avec nous et sa présence active dans nos discussions de repas (n’a-t-il pas déjà gagné un concours de débat à la télévision?) est pimentée à point.

 Capitaine : 

  • Croyez-vous que je peux aller me coucher après une défaite crève-cœur comme celle-là? Je vous parle de la partie de samedi soir. Et oui, la partie avec deux prolongations. On est à 1.30 hrs de Boston et la terre a tremblé jusqu’ici à Pine Point tellement ils ont crié fort au TD Stadium. Alors essayez donc de passer une bonne nuit après ça, espèces de va nu pieds.

Message de la Châtelaine Martine de Monsabré

Ce qui fait la particularité du week-end pascal de cette année, est ce projet, que partagent Benoit et Yvan et qui devient presque familial … plus de 200 km seront faits en vélo par le Pépère et Haddock, accompagnés de quelques participants … quel courage, quelle persévérance.

Et le plus beau de l’affaire est que l’énergie qu’ils déploient à préparer ce périple, semble contagieuse : Antoine, le Gentil Géant, s’est mis à l’entrainement. Chaque jour, il sort haltères, élastique, tapis et jogging pour augmenter sa force, son endurance et améliorer sa santé.

C’est beau de les voir faire ce qu’il faut pour atteindre leur but, du beau travail, sans stress … voilà des éléments garants de quelques bonnes journées !

La Baronne Desjardins

Le bonheur, quand on l’a il faut le dire : pour signifier aux autres qu’il existe.

Je suis vraiment au comble du bonheur : presque tous les miens qui sont là, qui discutent, qui se taquinent et rient à gorge déployée. Et tout cela devant un paysage enchanteur.

 

JE SUIS HEUREUSE !

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Info Lettre du Capitaine à bécane (8), le 17 avril 2011

 

 

 

 

 

Petite semaine au niveau de l’entrainement et au travail assez relax aussi. Je reçois de plus en plus des commentaires positifs des gens avec qui je passe le tiers de ma vie, une équipe géniale, à tous les échelons de surcroit…!   

Nous avons reçus (ouvriers de la maintenance) une invitation des gens du département des services architecturaux. Un d’entre eux se marie prochainement, et pour souligner l’événement, ils nous ont tous invité à leur petit diner. Je ne crois pas me tromper en disant que tous les employés de la maintenance ont très appréciés d`y être inclus…. à part entière. Vous savez… le genre d’événement, ou tous se parlent…. proche collègue ou pas. Il y a parfois des moments ou l`homogénéité est à son paroxysme. Des moments …. ou le contremaitre, le patron, la secrétaire et l’employé se retrouve sur le même plancher…. Pendant le temps d’un bon repas, d’une bonne discussion et surtout en compagnie d’une belle rousse Irlandaise, ……je parlais de la bière…. qu’alliez-vous penser bandes d’amphitryons.!!!!!

 

Comme par magie ce même jour, après un après midi de plein air au mont St. Hilaire, le moussaillon a rappliqué à la maison avec deux migous de malheur….. Ils ont accepté mon invitation à souper, quel BONHEUR!  Il semble que cela faisait une éternité que ce ne s’était pas arrivé. On se souvient….à cet âge….entre les études, le travail, le sport et les sorties, il ne reste plus beaucoup de temps pour les soupers de famille.  Nous avons donc opté pour un classique gagnant, j’ai nommé Le Hamburger cuit au B.B.Q. 

 

Surprenante surprise …..lorsqu’en me débouchant une petite bière (elle n’était pas rousse celle là) je me senti l’obligation de leur en offrir une, la surprise fut qu’ils l’acceptèrent (je sais, c’est un peu …beaucoup ….ridicule comme réaction). Et comme tout bons parents, la Castafiore et moi, nous nous sommes mis le pied dans la bouche à quelques reprises durant la soirée en leur posant des questions un peu horscontexte pour des personnes qui vont avoir 20 ans.   

Encore plus étonnant, lorsqu’à la fin du repas alors quejepréparais pour la Castafiore et moi un bon café au lait, ils me demandèrent de leur servir un espresso, …j’en fus sidéré.  Vous comprendrez donc espèces de phlylactère que le café dans ma vie est beaucoup plus significatif que la bière….!

Alors force est d’admettre que notre moussaillon de fils et les deux migous de malheur ne sont plus des ados …. . Je leur souhaite la bienvenue dans le merveilleux monde des grands mais sans trop se hâter….!

Ce fut donc le genre de soirée qui restera dans notre mémoire longtemps…! Salut Marco, Max et Simon (Max , celui qui demeure à Ahuntsic)…!

 

Je voudrais prendre avantage de cette correspondance avec vous (lecteurs) pour faire un appel à tous : je m’interroge a savoir devrais-je garder mon vélo de marque Devinci(APEX) en aluminium et l’ ‘upgrader’ de quelques accessoires en carbone  ou délier les cordons de ma bourse et faire l’achat d’une nouvelle monture ‘’full carbone ‘’. Est-ce que cela en vaut la peine?

S’il y a des lecteurs qui roulent sur du carbone, j’aimerais connaitre votre opinion à ce sujet. Sachez malgré tout que j’adore mon DEVINCI….!

Merci à l’avance et bonne lecture….!

Le Capitaine Haddock à bécane

Benoit…!

La Castafiore :

Depuis le mois de janvier, moment ou Benoit a décidé de se joindre à Yvan pour le Cyclo défi , toute mon attention est orientée vers  la cause de la lutte contre le cancer. Cette cause fait maintenant partie de notre vie au quotidien. Que ce soit par nos discussions, nos communications, des témoignages ou toutes autres activités reliées au Cyclo- défi. Mais plus encore ….sur la réflexion de ce qu’est cette maladie et ses conséquences désastreuses sur les personnes atteintes et leur entourage.

Et bien, voilà qu’il y deux semaines, un tirage a été organisé au sein de mon équipe de travail . Prix , deux billets pour un concert. Pour ceux qui me connaissent bien…vous ne serez pas surpris de savoir que tellement concentrée sur la tâche…,

1)     Je ne savais pas quand avait lieu le tirage et non plus les détails sur le prix

2)     Je n’avais pas pris le temps de mettre ‘mon nom dans le chapeau’. 

Comme j’ai de très gentils collègues, ils ont ajouté mon nom sur la liste des participants et oh ! surprise j’ai gagné la paire de billets.

Puisque je n’avais pas les billets en ma possession, tout ce que je savais c’est que le concert avait lieu au Monument National et que Marc Hervieux y participait.

Une de mes collègues qui a eu la même chance que moi ….me fit part du fait qu’elle invitait sa maman à l’accompagner …une fan inconditionnelle de Marc Hervieux. J’ai pensé que c’était une super idée et j’ai fait de même. Et pour ceux qui connaissent bien ma maman vous comprendrez aussi qu’elle a dit Oui sur le champ.

Alors me voilà Lundi le 11 avril en matinée bougonnant… que j’avais trop de travail pour assister à ce concert, que j’avais une présentation à faire le lendemain qui demandait toute mon attention ……J’ai du écourter une réunion, courir à mon stationnement, subir la circulation dense ….pour enfin de peine et de misère me rendre au Monument National.

En arrivant sur place, je vois ma mère assise sur un banc ….avec son grand sourire toute heureuse d’être en présence de sa fille pour une soirée.  Le stress diminue et je suis heureuse d’être là.  Je présente ma mère à mes collègues, ils sont tous tellement gentils avec elle …..plusieurs lui font des compliments sur ses filles (ma sœur Sylvie travaille pour la même entreprise que moi). Un de mes collègues lui dit qu’elle doit être très fière de ce qu’elle accompli comme mère …… .. Je vois dans ses yeux … .. l’émotion, la fierté ….!!! Déjà je savais que le concert soit bon ou non , je venais d’offrir tout un cadeau à ma maman……

Nous prenons nos sièges et je réalise seulement à ce moment que je suis au concert bénéfice pour la maladie du Parkinson dont la porte parole est Chantal Joly. Pour ceux qui ont vu tout le monde en parle voilà quelques semaines elle a en parlé.  La voilà qui arrive un pas à la fois lentement sur la scène ….pas un mot, je trouve le silence difficile à supporter … elle prend le micro , s’adresse à l’audience puis prise par l’émotion et de sanglots , elle ne peut plus parler…les mots restent emprisonnés  …silence de nouveau dans la salle…..j’ai des frissons……puis elle trouve la force de poursuivre et nous livre son message sur cette putain de maladie !  Ovation !!!

On nous présente le chœur des voix possibles, sept personnes atteintes du Parkinson se joignent  à une chorale pour nous faire un pot pourri de leurs chansons préférées.  Mes yeux sont rivés sur cette jeune fille, qui à cause des tremblements peut difficilement lire ses notes et glisse de sa chaise au point ou un de ses collègues doit la soutenir pour ne pas qu’elle ne tombe …. Applaudissements … elle se lève lentement , avec difficultés mais sans aide …fière de ce qu’elle vient d’accomplir …Quel courage !

Et puis est arrivé Marc Hervieux, humble, drôle, sensible  et très attentif à Chantal Joly , la chorale et la salle. Quelle soirée incroyable….j’avoue que je ne connais pas très bien Marc Hervieux et non plus l’opéra pour juger de ses talents de chanteur. Ce que je peux dire par contre c’est que peu importe  tout cela …cette soirée était tout simplement magique …il y avait quelque chose dans l’air …d’indescriptible !

Ovation, rappel, applaudissements, …je me retourne vers ma mère , elle  m’embrasse et me dit merci pour cette soirée extraordinaire !!!!

Il y a la lutte contre le cancer et il y a la lutte contre le Parkinson et il y a ……des centaines d’autres luttes que les gens mènent sur la planète …..

Johanne, La Castafiore

 

 

 

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Agnès, ma mère

Je vous présente aujourd’hui ma mère, Agnès Varin.  Elle a eu 85 ans aujourd’hui le 16 avril 2011.

  

Maman et moi avant le départ du Cyclo-défi 2010

L’an dernier, je vous ai parlé de ma brève rencontre avec l’olympienne Clara Hughes.  Récemment, je vous décrivais la forte impression que j’ai eue suite à la conférence de M. Rémi Tremblay.  Agnès Varin n’a jamais gagné de médaille ou de trophée, elle n’a jamais écrit de livre ou fait de conférence ou même été reconnue comme personnalité de La Presse. Elle fait partie des gens dont l’excellence est faite de discrètes et continuelles petites attentions.  Souvent on fait l’éloge des gens quand ils reçoivent des prix, dans de grands galas pour souligner « l’ensemble de leur œuvre » ou quand ils nous quittent.  Dans ce cas-ci rien de tel. Je profite toutefois de vous, lecteurs des Nouvelles du pépère à vélo pour vous parler d’une de mes plus grandes idoles. Elle a marqué et continue de marquer ma vie de façon heureusement indélébile.

Tous ceux qui ont le bonheur de la connaître ont vécu ce moment spécial de devenir en un instant la personne la plus importante à ses yeux.  Elle a cette faculté de rendre chacun d’entre nous un héros et le plus fascinant, à cause de son regard bienveillant, on se met à vraiment essayer. 

Ma mère n’a pas la mémoire des lieux ou des dates, ce qui fait qu’à ses yeux, ses enfants ont à un moment ou l’autre visité tous les coins de l’univers sans nécessairement y avoir mis le pied.  Elle a elle-même peu voyagé, est-ce que sa connaissance approximative d’environ 9 mots d’anglais prononcés avec un fort accent de St-Alexis du comté de Montcalm y serait pour quelque chose?   Par contre, pendant quelques étés, j’ai eu le très grand bonheur qu’elle se joigne à nous, la petite famille Lalande-Deslauriers, pour partager nos vacances sur les plages du Nouveau-Brunswick.  Quelle joie, à l’âge adulte, de pouvoir échanger sans se presser sur le temps qui passe doucement et de voir sa mère à quatre pattes dans le sable avec ses petits-fils.

Je n’ai pas souvenir de ma mère sans arthrite, mais je n’ai pas non plus souvenir de ma mère qui se plaigne…de ce mal ou rarement de quoi que ce soit d’autre.  Elle est douce et forte, volontaire, généreuse, tenace et diplomate. Je la soupçonne d’avoir inventé la sérénité. À travers toutes ces années, les distances, les unions qui se sont faites et défaites, les naissances, la croissance des petits enfants qui se transforment en adolescents et en adultes, elle a toujours été là.  Pas une présence étouffante ou dérangeante mais une juste et constante disponibilité adaptée aux besoins de chacun.  Elle sait être très près ou garder une distance.  Elle sait faire la différence entre les choses vraiment importantes et celles qu’on pense importantes.  Je me suis donné le défi dans ma propre vie de toujours chercher à reconnaître cette différence.

Elle souhaite constamment que les autres soient en vedette, elle aime être en arrière-plan pour savourer, dans l’ombre, nos petits moments de gloire.  Je ne sais pas si maman (je ne l’ai que très rarement appelée par son prénom) sera heureuse de cet article.  Elle ne cherche jamais à être reconnue, que ce soit pour son anniversaire ou toute autre occasion.  Imaginez sa réaction au fait qu’un de ses fils ait produit un éloge à son nom qui sera disponible via Internet pour la Terre entière.

Sachez, Terre entière, que moi, le Pépère, j’aurai bientôt 55 ans et que Agnès Varin a été, à chaque étape de ma vie (et qu’elle l’est toujours) une de mes idoles.  J’ose croire qu’elle le serait même si je n’étais pas son fils.  Elle m’a montré, en le vivant à chaque jour, que se dédier aux autres fait partie d’une vie pleine d’exigences et de grandes récompenses, que c’est en fait une vie pleine et que je suis vraiment heureux d’en faire partie!

Comment s’immiscer dans ce texte?  Et pourquoi?!  Ce serait manquer de respect, autant à mon amoureux et à la relation exceptionnelle qu’il vous présente qu’à Agnès elle-même…  que j’aime d’amour!

Un tout petit ajout: Je vous souhaite de la rencontrer!  Vous aurez alors la chance de vous sentir meilleur, puisqu’elle a le talent naturel de faire ressortir le meilleur des gens!  

Yvan et Marie

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Message de Martine au Capitaine – 13 avril

Hey !

Bonsoir espèce de porc-épic mal embouché !

Ça fait plaisir de te lire !

Je dois avouer que j’ai de plus en plus de plaisir à te lire malgré tes airs de loup-garou à la graisse de renoncule de mille tonnerres de Brest !

Le Pépère et toi avez tellement l’air de prendre  du plaisir à préparer ce périple qu’on vous méprendrait presque avec de vieilles perruches bavardes !

Continuez cette complicité, faites-nous plaisir en nous donnant de vos nouvelles et allez …flibustiers de carnaval ! 

Martine, l’aînée des Châtelaines de Monsabré.

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