Des Nouvelles du Pépère à vélo – 18 – 26 juin 2011

Un petit coup d’oeil dans le rétroviseur

Je viens d’avoir 55 ans. Ma date de naissance est sur plusieurs documents importants et me donne toujours ce même constat. Pourtant le matin, en me regardant dans le miroir, je n’y vois pas ce que je pensais avoir l’air à cet âge. Est-ce que le réchauffement planétaire a un effet sur mes cheveux qui ne sont pas encore gris? Dans la chronique de cette semaine, je lance un défi du retour dans le passé à la blonde/maîtresse (une partie de l’année, nous avons le même âge), juste pour le plaisir de réaliser tout ce qui a pu changer.

Ici, la blonde/maîtresse s’énerve pas mal… Un défi? Comment pourrai-je compétitionner avec un disciple de Paul Houde question mémoire des événements importants?… Je déclare forfait immédiatement! J’interviendrai donc ponctuellement, lorsqu’un souvenir (qui se raconte) émergera… Je garde les autres pour mon filtre. Ben bonne pour corriger les fautes d’orthographe des autres, mais beaucoup moins habile et un peu trop timide pour laisser aller ce type d’écriture publique « fluidement »… Chacun ses limites…

De 1956 à 1965 (0 à 9 ans)

  • Les couches sont en tissu.
  • Le lait qu’on donne aux bébés est du lait de vache.
  • Le laitier livre le lait à la porte de nos maisons à tous les jours. Les pintes sont en verre et les jours très froids, le lait gèle.
  • En 1956, le premier ministre du Québec est Maurice Duplessis. Il meurt en septembre 1959. Son successeur est Paul Sauvé qui meurt lui-même le 2 janvier 1960 (112 jours en poste seulement). Des élections importantes ont lieu en 1960. Le parti libéral de Jean Lesage est élu et avec lui le début de ce qui sera appelé la révolution tranquille. Deux députés de cette équipe auront une influence importante sur ma génération : Paul-Gérin Lajoie, premier ministre de l’éducation et René Lévesque qui nationalisera l’électricité.
  • Ma sœur Hélène naît en 1958 et mon frère Denis en 1960.
  • Mon frère Benoit naît en 1958, Martine en 1960 et Julie en 1965.
  • Le maire de Montréal est Jean Drapeau.
  • On joue dehors. La ruelle est notre terrain de jeu.
  • La plupart des mères n’ont pas un travail rémunéré à l’extérieur.
  • En hiver, il y a des tempêtes de neige qui forcent la fermeture des écoles, les bancs de neige sont plus hauts que nous.
  • On va à l’école à pied.
  • La télévision est en noir et blanc. On capte quatre postes (deux français et deux anglais). Pour changer de poste ou ajuster le volume, on doit se lever et tourner des boutons sur le téléviseur.
  • Chez nous, la télévision est à Radio-Canada, lorsqu’elle est allumée. Télé-Métropole est interdit, sauf en de rares exceptions… On avait toujours l’air fou, à l’école, les lendemains de Cré Basile…
  • Quand on reçoit en hiver, il y a du monde plein la maison, les bottes sont dans le bain, les manteaux pêle-mêle sur les lits et de la fumée de cigarette flotte constamment, les bouteilles de bière sont petites et trapues, le vin n’existe (presque) pas.
  • Les légumes sont les patates, les oignons, les carottes, les fèves jaunes, le chou et la laitue iceberg.
  • J’ajoute les petits pois et le maïs (en boites).
  • Les poids sont en onces et en livres, les distances en miles, en pouces et en pieds et les quantités en chopines, en pintes et en gallons.
  • Les journaux sont le Montréal-Matin, La Presse (qui a deux éditions quotidiennes), La Patrie et le Petit Journal.
  • John Kennedy est assassiné à Dallas le 22 novembre 1963, le pape Jean XXIII meurt à Rome la même année et Winston Churchill à Londres en 1965.
  • La musique ne fait pas partie de mon univers (je n’arrive à me souvenir que des Cahiers de la Bonne Chanson de l’abbé Gadbois).
  • Chez nous, oui… Les chansonniers du Québec et de France, les compositeurs classiques, le jazz, mais, surtout, la radio de Radio-Canada.
  • Les joueurs importants du Canadien de Montréal sont Jean Béliveau, Bernard Geoffrion, Doug Harvey et Jacques Plante.
  • Le cinéma, c’est le dimanche après-midi au sous-sol de l’église. J’y découvre Zorro et Tarzan et oui, j’ai lancé des sacs de chips sur l’écran. Un film marquant de cette époque : La Grande évasion, avec Steve McQueen.
  • Il n’y avait même pas d’église dans notre paroisse… Elle a été construite plus tard. Je n’ai pas de souvenir d’enfance de cinéma…
  • Mon premier contact avec un vélo est une « randonnée louvoyante» de quelques secondes sur un petit vélo avec des roues de 18 pouces qui se termine heureusement sur un poteau qui m’empêche de rouler dangereusement vers la rue Jean-Talon.

De 1966 à 1975 (10 à 19 ans)

  • C’est à l’âge de dix ans que je commence à servir la messe. Je fais alors partie d’un groupe de servants de messe qui aura des réunions à chaque semaine avec des jeux, du sport et probablement des activités liturgiques. Pour la première fois de ma vie, j’ai des activités de loisirs hors de l’environnement de l’école et de la maison.
  • Je rencontre un ami avec qui je garderai des contacts constants et irréguliers à travers toutes les années, pour moi il sera toujours Benoit 1er.
  • La musique est vendue en 33 et 45 tours. Pour les écouter on a des pick-up qui ont l’air de petites valises qu’on peut apporter partout. On écoute les Beatles en chantant les paroles « au son » en pensant qu’on parle vraiment anglais. Il y a aussi Robert Charlebois, Jean-Pierre Ferland, Harmonium et Beau-Dommage.
  • Premier 45 tours acheté avec mes sous : Hey Jude et Révolution des Beatles. Ça change des chansons folkloriques, des contes et des histoires de vie de compositeurs célèbres que j’écoutais avant…
  • À cause de l’influence du prêtre qui dirige les servants de messe, je commence mon secondaire dans un collège classique privé, le Collège André-Grasset où j’y apprends entre autre le latin. Deux ans après mon arrivée, ce collège devient CEGEP, je finirai mon secondaire au Collège de Montréal pour retourner à André-Grasset pour le collégial.
  • Les premiers ministres québécois se succéderont rapidement suite à des élections et des décès : Daniel Johnson, Jean-Jacques Bertrand et Robert Bourassa.
  • Le maire de Montréal est toujours (et sera toujours?) Jean Drapeau. Ces années sont un peu son âge d’or : construction de la Place des Arts, du métro mais surtout l’exposition universelle de 1967 et La Ronde. C’est un été magique, il y a à Montréal des gens du monde entier. On sort de notre ruelle.
  • Vous souvenez-vous du pavillon des mormons? J’y suis retournée plusieurs fois et j’ai beaucoup ri!…
  • Création du Parti Québécois sous la présidence de René Lévesque.
  • Crise d’Octobre, l’ambassadeur anglais James Richard Cross et le ministre Pierre Laporte sont enlevés et séquestrés. Pierre Laporte sera assassiné. Lors de cette crise, l’armée est appelée à aider à faire régner l’ordre à Montréal. L’entrée du métro Guy que j’emprunte pour aller au Collège de Montréal est encadrée par deux soldats, mitrailleuse aux poings.
  • Les Expos de Montréal voient le jour avec des joueurs aux noms étonnants : Rusty Staub, Mack Jones, Coco Laboy et John Boccabella.
  • 21 juillet 1969, des hommes marchent sur la lune.
  • Je découvre le cinéma au cinéma. Deux titres me reviennent : One Flew Over the Cuckoo’s Nest avec Jack Nickolson et Orange Mécanique de Sydney Kubrick (et la 9ème de Beethoven).
  • Je commence à travailler, camelot, livreur de commande, commis à Poste Canada comme et avec mon père. Avec une de mes premières payes je m’achète une télévision avec le câble et une commande à distance!!!
  • Je ne peux faire la liste des joueurs étoiles du Canadien. Tout se résume par Guy Lafleur. On est souvent à la parade de la Coupe Stanley.
  • Premier baiser, il me semble que c’était dehors, au coin de Bordeaux et Jean-Talon, la terre avait arrêté de tourner.
  • Premier voyage en Europe et premier verre de champagne.
  • Entrée à l’université.
  • Mes vélos de l’époque ont été un vélo de fille bleu avec un panier en avant qui m’a servi à découvrir Montréal et un CCM Targa blanc 10 vitesses.
  • J’ai déjà dit que si on s’était rencontrés durant ces années (et les quelques suivantes), probablement qu’on ne se serait pas parlés, ni même regardés!… On avait des styles de vie et des préoccupations bien différentes…

1976 à 1985 (20 à 29 ans)

  • J’avais 20 ans en 1976 à Montréal; pouvait-on imaginer un meilleur alignement des planètes?
  • Jeux Olympiques de Montréal, contrairement à Expo 67, je suis un grand participant de ce moment. Je travaille au Centre Étienne-Desmarteau comme placier aux compétitions de basketball le jour et dans une auberge de jeunesse près de chez moi le soir. À la soirée de fin des olympiques, je tombe pour la première fois de ma vie sérieusement en amour et ça durera 10 ans.
  • Je suis recenseur au recensement du Canada. Expérience de travail d’été qui marquera mon cheminement professionnel.
  • Élection du Parti québécois. Je travaille à un bureau de vote. À la fin de la soirée, après avoir compté (et recompté) les votes, personne n’en croit ses yeux. Le Québec croit en lui.
  • Première vraie job : je suis embauché à Statistique Canada…à Ottawa!!! J’y découvre un endroit merveilleux et des amis importants qui constitueront une famille outaouaise. Époque des premières : premier appartement, première paye, premier mariage, premier char, première maison, premiers bébés pour nos amis.
  • Les souvenirs de film qui me reviennent correspondent à des voyages : The Sound of Music dans une auberge de jeunesse en Suisse (d’où on voyait les montagnes par les fenêtres) et Indiana Jones et le secret du Temple perdu en Italien à Vérone (!?!).
  • Échec du premier référendum, en 1980, Lyne C. mon épouse de l’époque travaillait pour le Parti Québécois. Le party de cette soirée n’a pas levé.
  • Me suis mariée aussi à cette époque… (La même année qu’Yvan d’ailleurs!) Autre vie, autres mœurs, plutôt mouvementées dans mon cas…

1986 à 1995 (30 à 39 ans)

  • Fin de l’époque outaouaise, je gagne un poste à Statistique Canada à Montréal mais je reviens y vivre seul. Je vis chez maman avant de m’acheter un condo dans les usines Angus près du stade olympique.
  • Le Canadien de Montréal gagne une coupe Stanley inespérée grâce à un jeune gardien de but plutôt gringalet et frondeur : Patrick Roy. Sept ans plus tard, une autre coupe Stanley surprenante et depuis plus rien.
  • Un vélo important : un Peugeot alpin 18 vitesses que j’ai acheté pour un voyage organisé dans les Rocheuses entre Banff et Jasper. Je pensais y rencontrer des personnes de sexe féminin qui partageraient cette passion. Le groupe a été constitué d’un jeune couple, du guide et de moi. Un superbe voyage… de vélo.
  • Un film surprenant, un lundi matin du Festival des films du monde, en première mondiale : Cinéma Paradiso de Giuseppe Tornatore (il avait lui-même présenté son film). J’en sors en extase les yeux rougis et bouffis d’avoir pleuré sans retenue.
  • Un autre film qui indirectement transformera ma vie: Born on the 4th of July d’Oliver Stone avec Tom Cruise. Le film est bon sans être nécessairement mémorable mais cette soirée-là une amie, Johanne A. m’explique comment fonctionne une agence de rencontre, La boîte à mots. Grâce à l’écriture, je rencontrerai une jeune et jolie dame qui deviendra un jour ma blonde/maîtresse.
  • Grands changements de vie… Des choix de vie plus sages (enfin!), engageants mais toujours passionnés.
  • Mon premier voyage en Europe, enceinte de Félix. Moyenne de température de 30o C (le matin…), on a tellement marché, je trouve que le métro est ben laid et que ça pue; Paris m’impressionne, moi qui croyais être une vraie citadine… Le sud m’a beaucoup plu (mis à part la bouillabaisse…), de même que ce que j’ai vu de l’Autriche (l’Opéra Carmen en plein air sur une scène au dessus d’un lac) et de l’Allemagne (les Alpes) et de la Suisse.
  • Naissance de Félix (1992) et Antoine (1995). Je me souviens du matin du 3 décembre 1992. Félix était né la veille, Marie était à l’hôpital. Je me réveille seul dans mon lit en me disant que ma vie à partir de ce moment ne serait plus jamais la même… Quel grandiose bonheur.
  • Le Québec passe à quelques votes de devenir un pays. Si ça avait été le choix des Québécois, j’avais décidé que je participerais de mon mieux à ses premiers pas…soirée déchirante.

1996 à maintenant (40 ans à aujourd’hui)

  • La vie de « famille » est un long fleuve parfois tranquille, parfois sinueux, jamais plat. Elle est faite de plusieurs petits moments que je garde précieusement pour moi. Deux grandes époques de vacances ressortent de cette période : les voyages dans la région de Bouctouche avec ma mère qui se joignait à nous et les sept derniers étés aux Îles-de-la-Madeleine. Doux moments d’arrêt où le temps perdait de son importance.
  • Attendez-nous pour l’été 2012…
  • Des films d’enfant, il y en a eu plein, deux que j’ai beaucoup aimés: Le roi lion et Shrek.
  • On a aussi vu souvent Petit-Pied le dinosaure avec Félix. Fallait couper la musique à la fin parce que c’était trop triste.
  • Antoine, lui, écoutait les parties de hockey à 6 heures le matin lors des Jeux Olympiques de Nagano en 1998. Il y jouait en pieds de bas aussi.
  • Un film d’adulte: La Vita e Bella de Roberto Benigni.
  • L’an 2000 se présente avec faste et la crainte que tous les ordinateurs deviennent fous… Et la vie continua…
  • À 50 ans, ma famille et ma belle-famille se mettent ensemble et m’offrent mon vélo actuel : un Specialized séquoia 24 vitesses. C’est avec lui depuis deux ans que je parcours certaines parties du Québec autour du Cyclo-Défi contre le cancer. À cause du financement à rassembler pour cette activité, je vous ai sollicité et j’ai découvert le plaisir d’écrire!
  • Nos garçons sont presque des adultes maintenant. Les préoccupations changent (mais restent…). On essaie de suivre. La vie nous pousse!

 

Mon baptistère a donc raison. J’ai vraiment l’âge que j’ai. Jusqu’à présent ça valait vraiment la peine et j’espère qu’il m’en reste encore un grand bout!

Et vous, quelle a été votre histoire?

Souhaitons que nos souvenirs auront activé les vôtres!

Yvan et Marie

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Info Lettre (16) du Capitaine Haddock à bécane- 19 Juin 2011

Semaine mouvementée au niveau des horaires. D’abord ce fut un mardi de migraine,  alors journée de congé, puis jeudi j’accompagne la Baronne des Jardins à un  rendez-vous à la clinique et Vendredi, je dois remplacer un bout de clôture avec le Moussaillon. Ce fut un de ces moments privilégié, la discussion allant bon train  j’en profite pour découvrir des cotés de plus en plus secret ou devrais-je dire de plus en plus privé de notre jeune adulte.

Il y a pourtant une chose qui est resté présente dans mon esprit tout au long de cette semaine, je vous le donne en mille, c’est le souvenir de cette journée du 11 juin entre Mtl. et Trois-Rivières.

 

A partir de maintenant, chers lecteurs, considérez-vous comme membre d’un petit groupe très SÉLECT, de personnes qui en connaissent un peu plus sur  ma personnalité. Ce n’est pas que je suis un être très mystérieux mais……!

Le mercredi soir avant la randonnée, Isabelle (la Comtesse de Carignan), me donne un coup de fil pour savoir comment se rendre chez moi. Je savais que son copain et deux de ses amies se joindraient à nous. Ce que je ne savais pas …c’est que les deux amies en question font parti  d’un club de vélo et qu’elles roulent souvent en peloton. Isabelle m’informe aussi, que son copain (le Cheminot) est un cycliste qui s’entraine sérieusement. Plus la conversation avançait, plus mon expression faciale se modifiait, la Castafiore et le Moussaillon peuvent en témoigner et en étaient très amusé. Une petite crainte s’empara de moi accompagné d’un questionnement existentiel.

Est-ce que je suis prêt pour cette journée à vélo?  Est-ce que je pourrai tenir le rythme pendant110 km? Si je flanche, qu’arrivera-t-il? Est-ce que je me souviens comment on roule en peloton? Vont-ils m’attendre? Est-ce que je serai à la hauteur ? Et plus encore..!

 

Les personnes qui me connaissent bien, reconnaitrons bien les signes de nervosité et d’inquiétude qui se manifestent dans ces circonstances. Alors …. je me suis encore énervé pour rien. Les gens avec qui nous avons roulés on été d’une gentillesse exemplaire. Nous formions un groupe homogène et la vitesse de croisière était bonne malgré le vent qui soufflait. J’ai été très impressionné par Philipe l’ami d’Isabelle, celui que l’on surnomme (le Cheminot), moi  je l’appellerais plutôtla locomotive. Ils’est placé au début du peloton dès le départ et il y est resté pratiquement toutela randonnée. Ilnous a permis de parcourir la distance entre Montréal et Trois-Rivières d’une façon beaucoup plus constante.

Ceci étant dit, je m’en voudrais de ne pas mentionner le travail d’équipe des autres membres de notre peloton. On pourrait dire que nous étions la Confrèrerie de la 138 : Tous pour Un et Un pour Tous.

Je me sentais comme dans un mini Tour de France, et c’était le mien………..!

Merci à Isabelle, Philipe, Chantal, Sophie et son frère,  Daniel, et un merci très spécial à Yvan l’instigateur  de cette activité……….inoubliable …!


 


 




 

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Entre Montréal et Trois-Rivières

  • J’avais fait cette randonnée l’an dernier, accompagné du Genou de Pointe-aux-Trembles.  Ça m’avait grandement rassuré sur ma capacité à réussir le Cyclo-Défi tout en me faisant découvrir une partie du parcours.  Dès le début de mon engagement de cette année, je voulais que le Capitaine Haddock à bécane fasse les mêmes constats (et par le fait même le rendre un peu moins grognon!).  Après quelques réflexions, la date du 11 juin a été choisie et des invitations faites pour rouler et/ou manger à tous nos supporteurs.
  • Depuis janvier, j’ai un bureau d’où je peux voir trois drapeaux.  Trois-Rivières se trouve au Nord-est de Montréal et souvent, en été, le vent vient du sud ou du sud-ouest, donc dans le dos du cycliste qui va vers Trois-Rivières ou Québec (Jacques Lavigne, un des supporteurs, a longtemps travaillé à Environnement Canada.  Il pourrait commenter cette observation).  Depuis quelques jours déjà les drapeaux vont dans l’autre sens!!!  Peu importe le nombre de fois que je les regarde, ils sont bien droit…vers la gauche… mauvais signe.
  • La météo aussi a l’humeur changeante.  En début de semaine, Environnement Canada et Météo Média sont d’accord, il fera beau avec un maximum de 22C.  Mercredi, Environnement Canada annonce maintenant un peu de pluie, mais Météo Média reste au beau fixe.  Quel malheur pour un fonctionnaire fédéral!
  • Entre temps Isabelle, avec qui j’avais participé au Pentathlon des Neiges, m’informe qu’elle veut être de l’épopée avec trois de ses amis.  Pour rester dans le monde de la noblesse, se joindront donc à nous :

o       La Comtesse de Carignan… Isabelle

o       Le Cheminot… son chum Philippe

o       La Duchesse Marinoni… Chantal

o       Maître Baril (une avocate)… Sophie

  • Vendredi, le verdict est tombé et les deux organismes produisant des prévisions de météo se sont remis à s’entendre.  Il fera nuageux le matin avec de la pluie en après-midi  AVEC UN VENT DE 20KM/H EN PROVENANCE DE L’EST (OUACHE!!!!!).  Comme je dois me préparer à tout, je n’hésite pas quand même.
  • La Châtelaine Julie craint qu’avec un nouveau vélo et un genou qui l’a déjà fait souffrir dans le passé, elle trouve cette randonnée trop ardue.  Elle nous rejoindra au resto.
  • Samedi matin, 5h30, il ne pleut pas, le soleil se montre timidement le bout du nez et la cime des arbres penche malheureusement comme prévu vers l’ouest.  Le défi de la journée sera davantage de rouler contre le vent que la distance.
  • 6h45, le Genou est le premier au point de départ :

 

  • 7h15, on se retrouve au point de rencontre prévu.  Nous sommes 7 pour l’instant (une huitième personne se joindra à nous à Berthier).  Ce qu’il y a de particulier: personne ne connaît tous les autres, de plus, les gens retiennent plus facilement les surnoms que les vrais prénoms.  (Est-ce que j’ai créé un monstre avec tous ces surnoms…). Un gentil monsieur nous prend en photo avant notre départ.

De gauche à droite: Le Genou (maintenant Le Chevalier), Maître Baril, Duchesse Marinoni, Le Cheminot, Comtesse de Carignan, le Pépère et le Capitaine

  • On démarre…la température est doucement fraîche et le vent présent mais pas trop actif.  On forme une file indienne indisciplinée, le peu de circulation nous permet parfois d’être 2 par 2 et de jaser.  De grosses bernaches, au pied du pont Legardeur, sont complètement indifférentes à notre passage.
  • Après un certain temps, le Cheminot se glisse en avant.  La file devient indienne et file allégrement même contre le vent.  J’apprendrai plus tard que Phillipe, le Cheminot, est un fort cycliste qui ne travaille pas seulement à réparer les trains mais qui présentement est une vraie locomotive.  Pour la première fois de ma vie, je roule en peloton.  Nous roulons maintenant contre le vent à une vitesse d’environ28 km/hsans avoir l’impression de dépenser énormément d’énergie.  J’adore.
  • Je dois faire quelque chose à propos du Genou.  Il ne mérite vraiment plus son surnom.  Je l’ennoblis donc : il sera désormais Chevalier de Pointe-aux-Trembles.
  • Berthier est notre arrêt de mi-parcours.  Comme vous le voyez sur les photos, nous ne semblons pas avoir trop souffert des premiers 56km.  Il est 9h45, je suis impressionné par notre vitesse.  Même les nuages ont décidé de se tenir loin de nous.  J’appelle la blonde/maîtresse pour lui dire que nous devrions arriver entre 12h30 et 13h00.


 

  • La blonde/maîtresse en question se met donc en devoir de laisser tout ce qui avait été entrepris de côté (soit le lavage, un peu de rangement, la lecture de La Presse et le sommeil des deux garçons), empoigne le téléphone, convient avec les sœurs d’un départ vers 11h00 et saute dans la douche, afin d’être pile à l’heure pour voir arriver le peloton des valeureux cyclistes!…
  • La deuxième moitié est plus exigeante, le vent s’étant intensifié et soufflant sur nous un peu de biais.  Notre progression en peloton est moins efficace dans ces circonstances.  La combinaison vent/soleil commence à faire rougir ma peau.  J’ai déjà eu une expérience semblable en Hollande (ça se place bien dans une chronique, Lyne C. qui lit ces textes s’en souviendra peut-être).  Marie, la blonde/maitresse ne sera pas contente que je n’ais pas mis de crème solaire, mais il n’était pas sensé faire soleil.  PFFFFFTTTTT…..
  • Le frère de Maître Baril, parti de Trois-Rivières, nous rejoint un peu passé Berthierville.  Lui aussi est un bon rouleur, ça nous permet de rouler en 4 rangées serrées de 2 cyclises avec le frère de Maître et le Cheminot en tête.
  • Petit arrêt Chez Caillette à Maskinongé.  On est un peu moins fringant que tantôt mais il ne reste qu’une quarantaine de kilomètres à partir de ce point.  Le Chevalier de Pointe-aux-Trembles tient bien le coup mais il sent que le rythme est élevé pour lui sur une longue distance.
  • Je ne sais trop à quelle heure, à Louiseville, on contourne une dizaine de drapeaux qui claquent allégrement.  Pour la deuxième fois en deux grandes sorties, il me semble que je sens la route différemment tout à coup.  Autre crevaison du pneu arrière; heureusement le Frère est très habile pour m’aider à la réparation.  On se croirait à un arrêt au puits en Formule 1. J’ai remis une nouvelle chambre à air en quelques minutes et on repart.
  • On forme vraiment une belle équipe de huit.  Les plus forts ralentissent le tempo pour que les plus fatigués puissent suivre sans être décrochés.  Je me suis trompé dans ma prédiction, nous arrivons au restaurant Grec Jolie-Baie vers 13h30.  Si le corps est prêt pour un arrêt prolongé le moral lui est au beau fixe.  Les sourires de la photo ne sont pas artificiels.
  • On attend la troupe depuis 12h30…  Josée (c’est quoi le féminin de Genou? Chevalière) est arrivée plus tard, sans doute plus réaliste!  Et… malgré le fait que nous n’ayons pas pédalé pour arriver, on a faim!

  • Lors d’un arrêt, le Cheminot explique au Capitaine que pour progresser en cyclisme, il faut parfois se rendre au bout de ses ressources.  Le Chevalier m’a semblé tout près de ce point à l’arrivée au stationnement.  Quant à moi, j’avais encore un peu de réserve mais c’est sûrement grâce à l’appui du groupe…gros merci.
  • Plusieurs parents se sont joints à nous pour la célébration d’usage.  Les discussions animées et les rires font partie du menu.  À la sortie, les nuages sont omniprésents et il fait un peu froid.

Yvan

P.S.  Autre rebaptême, dans la chronique de la semaine dernière, j’avais nommé une amie connue à Épic et qui fera aussi le Cyclo-défi, La Fonceuse de la Rive-Nord.  Ne la connaissant que depuis peu mes déductions m’avait fait pensé qu’elle demeurait à Laval (Sherlock Holmes n’aurait pas été fier de moi).  Elle sera maintenant connue comme La Fonceuse Épicurienne.  Je ne crois pas me tromper cette fois.

  • Bravo à vous!    Sincèrement, je vous crois prêts à relever le défi!  J’aimerais, en ce dimanche 19 juin, vous souhaiter à tous les deux, Yvan et Benoit, une bonne Fête des Pères!  Vous contribuez à faire de cette journée bien autre chose qu’une fête commerciale… Mon souhait se dédouble aujourd’hui, puisque c’est aussi l’anniversaire d’Yvan!!!  55 ans…  Tu es officiellement plus vieux que moi jusqu’en mars prochain! Bonne fête, mon amoureux!

Marie

Publié le par Yvan Deslauriers | Laisser un commentaire

Info Lettre (15) du Capitaine Haddock à bécane- 12 Juin 2011

Semaine assez tranquille coté travail, mais plutôt éprouvante coté température. C’est probablement un petit aperçu de l’été qui s’en vient.

La cadette des Châtelaine (Julie) a fait ajuster son nouveau vélo et elle en est apparemment très heureuse. Cela lui prendra sûrement un peu de temps pour s’ajuster à sa nouvelle monture, je lui fais confiance elle est persévérante.

Pour ma part, mon entrainement a pris une nouvelle tournure, je pars de la maison pour allez travailler en vélo. Ce qui me fait parcourir environ 55 km. par jour. Laissez-moi-vous dire que je m’ennuie des conditions routières lors de nos dernières vacances de Pâques aux USA.

Je commence aussi à trouver la cohabitation entre cyclistes et automobilistes de plus en plus difficile à supporter. L’intolérance des rois de la route à notre égard (les cyclistes) est d’une méchanceté grandissante et surprenante. Vous me direz, qu’il y a des pistes cyclables…c’est vrai… mais quand on roule à une vitesse de 25/30 km  ce n‘est pas l’endroit ……!

Mais soyez sans crainte, je me fais un devoir de remettre a l’ordre ces URLUBERLUS d’ECTOPLASMES, et de leur faire comprendre pourquoi on m’a surnommé le Capitaine Haddock….!

Samedi dernier en revenant d’une sortie à vélo très agréable, un jeune conducteur qui quittait le Mc Donald, un Sundae à la main m’a presque ‘ barrer ‘ le chemin. Au feu de circulation suivant le Capitaine Haddock … lui fis part de son mécontentement. Sa seule réponse fut de rouler de plus en plus près du trottoir et réduire l’espace entre sa voiture et mon vélo. On se sent puissant assis à l’intérieur d’une boite de tôle………!

J’ai eu la réflexion suivante, mais où donc est passé la notion de respect ? Ou de civisme ?  C’est fou comme les petits gestes …de politesse et de gentillesse…comme  un salut de la main, un sourire, un remerciement donne le ton à notre journée.  Les bonnes actions attirent les bonnes actions ….ca me fait pensé  à ce très beau film américain  ‘ Pay it forward /Payez au suivant’ avec Kevin Spacey et Helen Hunt.  Au fait,  le Cyclo-défi, le défi des têtes rasées,  La marche pour la vie  …Ce sont des actions pour rendre le monde meilleur …..!!!

La semaine prochaine je vous parlerez de cette merveilleuse journée d’entrainement vers Trois-Rivières, je ne vous en dit pas plus………….!

Le Capitaine Haddock à bécane …!     

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Des nouvelles du pépère à vélo -16- 12 juin 2011

La cause… 

Depuis le début de l’aventure de cette année, je me suis attardé à plein de choses : mon financement, l’introduction et le soutien rassurant au Capitaine pour le projet, l’organisation de la rédaction des Nouvelles du Pépère avec la participation de la blonde/maitresse, mon entrainement, la création du blogue.  La « cause » était intrinsèque à toutes ces activités sans en être totalement présente.  Puis, lundi dernier (30 mai) en fin d’après-midi, je suis à ÉPIC à la session de spinning.  J’y retrouve une nouvelle amie, appelons-la « La fonceuse de la rive nord » (vous devriez voir la détermination qu’elle met à sa préparation au cyclo-défi), qui m’a réservé un vélo (les sessions de spinning de 17h30, le lundi et le mercredi sont TRÈS TRÈS populaires.  On est presque une secte.  On jase du Défi métropolitain de la veille.  Le système de ventilation ne fonctionne pas, mais deux gros ventilateurs remuent l’air.  Il devrait faire chaud aussi les 9 et 10 juillet. À part la sueur plus abondante que d’habitude ça ne dérange personne.  Les gens sont détendus, il fait beau.

Après une trentaine de minutes, le CD de notre jolie tortionnaire-animatrice se met à faire des folies et elle doit en mettre un autre.  Normalement les pièces musicales en spinning sont très rythmées et presqu’exclusivement en anglais.  On écoute peu les paroles; de toute façon, notre concentration est ailleurs.  Dans ce cas-ci, les directives sont du genre « on va monter une côte pour 4 minutes et 20 secondes, on commence à 70% de la résistance du vélo ». La musique démarre, suivie de ces paroles :« C’est ma fête j’ai 19 ans, plus d’cheveux mais toutes mes dents et quand je regarde en avant y’a comme un flou dans le temps ».  Je ne connais pas cette chanson mais je suis brusquement et entièrement aimanté à ses paroles.  Il n’y a plus personne dans la salle, comme un automate je change les vitesses de mon vélo tel que demandé mais ma tête est avec ce garçon : « J’ai tout surmonté, la tête baissée, si j’redescends la côte, ce s’ra la tête haute. »  

Soudain, je réalise que le vrai lien entre tous mes  efforts, ce n’est pas que le plaisir de se mettre et de rester en forme ou même de célébrer un peu ostensiblement, presque de façon frondeuse, les bonheurs de la vie… C’est aussi d’ajouter son petit soi au combat contre la maudite douleur : « J’ai tout surmonté la tête baissée maintenant j’redescends la côte j’ai la tête haute. » 

J’étais secoué, mais je n’en ai rien laissé paraître, je suis un gars…

Bonjour à la Fonceuse, je retrouve la blonde/maîtresse dans la piscine de l’aqua-jogging.  Je laisse cette musique garder le contrôle pendant les 45 minutes de nos exercices.  Arrivé à la maison, après souper et mini-ménage de la cuisine, je me précipite à l’ordinateur.  L’internet est fantastique pour trouver ce qui nous semble une aiguille dans une botte de foin.  La fameuse chanson c’est « La tête haute » des Cowboys fringants.  La voici : (http://www.youtube.com/watch?v=mYAC_izqkRQ)

C’est ma fête j’ai 19 ans 
pu d’cheveux mais toutes mes dents
et quand je r’garde en avant
y’a comme un flou dans le temps

tantôt le doc passera
me donner mes résultats
et j’saurai si oui ou non
j’ai des chances de guérison

mes bougies d’anniversaire
s’ront peut-être bien les dernières
Mais je n’suis même pas fébrile
j’ai en moi cette force tranquille
des gens qui sont habitués à voir la mort rôder

J’ai tout surmonté
la tête baissée
si j’redescends la côte
ce s’ra La Tête Haute

Si je suis au bout d’la route
de ma vie beaucoup trop courte
je partirai quand même en paix
sans éprouver de regret

Car même si j’ai encore la flamme
j’ai en moi cette vieille âme
de ceux pour qui la sagesse
a remplacé la jeunesse

Et qui m’a fait garder espoir
dans le moments les plus noirs
Mais qui a aussi tempéré
les victoires à l’arrachée
J’me s’rai tenu comme un roi
Face à ce cheval de Troie
Sans me plaindre de la douleur
Et sans pleurer sur mon malheur

Que je survive ou que je meure
Maintenant je n’ai plus peur

J’ai tout surmonté
la tête baissée
si j’redescends la côte
ce s’ra La Tête Haute

C’est ma fête j’ai 19 ans
pu d’cheveux mais toutes mes dents
Je soufflerai mes bougies
les dernières de ma vie

Le doc me l’a confirmé
le mal a trop progressé
une affaire de quelques s’maines
peut-être deux mois à peine

Les yeux qui flottent dans l’eau
Dans un dernier soubresaut
De colère et d’impuissance
Il faut accepter l’évidence

Ce n’est plus le temps pour les larmes
je dois rendre les armes

J’ai tout surmonté
la tête baissée
maintenant j’redescends la côte
et j’ai La Tête Haute
j’ai La Tête Haute
j’ai La Tête Haute

Selon Wikipédia, son auteur, Jean-François Pauzé dit avoir composé cette chanson d’un trait, en quelques heures. Elle a été écrite en mémoire de Laurent Pilon, un jeune Québécois atteint de cancer dont le courage et la soif de vivre chaque jour à fond ont impressionné les membres du groupe. Laurent, un grand fan des Cowboys dont il admirait les paroles engagées et les musiques entraînantes, est décédé, la tête haute, en novembre 2006 après plus de 2 ans de lutte.

C’est triste et puissant, touchant mais réconfortant, la mort est une certitude et il n’y a presque jamais de belle façon et de bon temps pour partir.  Par mes quelques modestes coups de pédales et votre soutien des deux dernières années, pouvons-nous espérer que ce passage vers l’inconnu se fasse le plus possible dans la plus grande des douceurs?…

Yvan

Hier soir, nous sommes allés entendre le concert de l’ensemble vocal Katimavik, parce que notre amie Nathalie (« la française ») y chante et que son amoureux Patrick (« le chef ») le dirige.  C’est un choix de sortie facile à faire, parce que ce sont nos amis d’abord, mais aussi parce que Katimavik nous a habitués à des concerts de grande qualité et à des choix musicaux éclectiques et raffinés.

J’aime!

Cette année, le thème du concert était « Cycles ».  Au-delà du fait que cette fois-ci encore, l’ensemble a réussi son pari et nous a fait vivre une soirée musicale exceptionnelle, c’est le thème exploité dans la deuxième partie du concert qui m’a interpellée.  Le compositeur, un contemporain britannique (un ex des King Singers), s’est inspiré de divers textes autochtones des Amériques  et de la spiritualité des ces peuples pour composer « Circlesong » ou Le cercle de vie :

la naissance, l’enfance, les amours, l’âge adulte, le mitan, la vieillesse et la mort.

La place de l’homme dans un monde plus grand que lui. Les grandes étapes de la vie. Les sentiments et les quêtes, qui sont les mêmes pour chacun de nous, quel que soit l’endroit  où le moment où l’on débarque sur cette planète.

Le cancer, c’est comme un grain de sable dans l’engrenage de ce « cercle de vie ». 

Ce qui me touche, dans la chanson « La tête haute » des Cowboys fringants, c’est l’âge.  Dix-neuf ans, c’est tellement jeune…  C’est la vie devant soi. 

Tous les gestes posés pour éroder ce grain de sable  comptent, autant les petits que les grands. 

Je pense à la fille de notre amie choriste, justement, qui participe ce matin au Défi Têtes rasés, tout comme son frère, d’ailleurs.  Chapeau!  Je pense aux cyclistes du Cyclo-défi de chacune des années.  Tout particulièrement à ceux et celles qui le font et qui ont déjà combattu un cancer. 

Tous les gestes posés pour éroder ce grain de sable  comptent…

Marie

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Info Lettre (14) du Capitaine Haddock à bécane- 05 Juin 2011

Toute bonne chose ayant une fin, j’ai donc terminé mes vacances la semaine dernière.

Me revoilà frais et dispos pour continuer cette aventure littéraire et physique qu’est le Cyclo- Défi.

Pendant ce petit arrêt, j’en ai profité pour rouler un peu, par exemple en faisant le tour de l’ile de Montréal. Départ de P.A.T. parla rue Notre-Dame en direction ouest jusqu’à l’endroit où la rue du Bord de l’eau (celle qui longe le lac St. Pierre, je crois) devient le blv. Gouin, et retour au point de départ, par le coté nord de l’ile. Ce qui ajoute à mon odomètre un petit106 KM.

Ce qui m’amène à faire un appel à tous : pourquoi un vent de face lorsque je roule en direction ouest est encore un vent de face quand je roule en direction est?

J’ai aussi changé de moyen de transport pour me rendre au travail, je prends mon vélo maintenant. Surtout que j’en ai un tout neuf et croyez- moi je suis en Cadillac question confort et performance.

Pour ceux qui ont lu l’article du Pépère à vélo, cette semaine (voir Des Nouvelles du Pépère à vélo -15- dans ce blogue). Vous comprendrez que la comparaison du Pépère à mon égard, soit celle d’un moteur diésel qui est plutôt lent lors du démarrage, est un peu dépassée. La technologie a fait des progrès et que voulez-vous on ne peut pas être intellectuel et motoriste à la fois…….!

En ce qui concerne la cadette des Châtelaine, elle peut arrêter de s’inquiéter en ce qui a trait à sa participation à la randonnée de la semaine prochaine jusqu’à Trois-Rivières. Sa journée sera grandement améliorée étant donné qu’elle est devenue la nouvelle propriétaire de mon ancienne monture. On peut presque dire que la moitié du travail sera  fait……….!

P.S. : j’ai moi aussi un problème de genou qui s’appelle un Plika, mais je ne me plains pas ..!

Parlant de genou, je ne sais pas où Yvan a déniché le sobriquet de (genou de P.A.T.) pour son pot Daniel mais je n’y est vu que du feu…..!

Ce qui m’amène à dire que : le Genou de P.A.T. et moi (le Capitaine) avons peut-être presque l’air de vrai cyclistes, comme le relate Yvan dans son texte, mais nous le sommes. Alors pas de place pour la pleurnicherie et les soit disant crevaisons mais plutôt pédalez Messieurs et Madame et vous y arriverez…….!

Farce à part ce fut une très belle journée, un peu trop pluvieuse à mon goût mais très agréable quand même.

Je vous rappelle que la randonnée d’entrainement de Montréal à Trois-Rivières aura lieu le samedi prochain 11 juin. Nous partirons de Montréal 7h00 et nous pensons arriver au restaurant Grec Baie-Jolie autour de 13h30 (peut-être 14h00). Pour l’instant, Le, Pépère à vélo (Yvan Deslauriers) le Genou de Pointe-aux-Trembles (Daniel Clément), la Châtelaine Julie et moi(le Capitaine Haddock ) pédalerons la distance de 122km. Vous êtes invités à vous joindre à nous…soit pour la randonnée à vélo (condition : pouvoir rouler à une vitesse de 20 à 25 km/h) ou soit pour le dîner au resto (est-ce que je vous ai déjà dit que la pizza vaut amplement le déplacement). Signifier-moi votre intention par le retour de ce courriel. EN CAS DE MAUVAISE TEMPÉRATURE, NOUS ALLONS QUAND MÊME MANGER À TROIS-RIVIÈRES…mais peut-être pas à vélo. Il y aura fort probablement la plupart des personnages de notre blogue, en chair et en os. J’ai bien hâte de voir plusieurs d’entre vous!

Le capitaine Haddock…!

Benoit…!


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Des nouvelles du Pépère à vélo – 15 – 5 juin 2011

Le Défi métropolitain – 29 mai 2011

Le Défi métropolitain est une randonnée de vélo organisée dans le cadre de la Féria du vélo il y a peut-être une dizaine d’années.  Le trajet se déroule autour de Montréal et offre aux cyclistes des circuits de 75 à 150km.  Comme ça se passe souvent sur de petites routes, chacun a le choix d’y aller à son rythme; ceux qui aiment rouler en peloton et à grande vitesse ne sont plus frustrés par le Tour de l’Île, qui est devenu une activité plus accessible pour tous (52km cette année) en tenant compte des limites et des beautés de la grande ville.

Je crois avoir fait tous les Défis métropolitains depuis le début de cette activité.  Jusqu’à l’année dernière, c’était le signal de se décrasser de l’hiver et de commencer à se remettre un peu en forme pour l’été.  Je commençais deux ou trois semaines auparavant et je croyais être prêt pour la boucle de 100km.  Je l’ai toujours finie, souvent de peine et de misère.  Depuis l’an dernier le Défi métropolitain est devenu une étape de préparation en vue de la réalisation du Cyclo-défi.  La température de cette année est vraiment pluvieuse. Pourtant, la veille, Ève Christian à Radio-Canada a dit que ce serait nuageux mais qu’il n’y aurait pas de pluie … le matin et que ce serait moins beau l’après-midi.  Comme je dois me préparer à tout pour le Cyclo-défi, je prépare ma sacoche de vélo en conséquence.

Dimanche matin, 6h15, le Capitaine en bécane (une bécane flambant neuve, toute en légèreté et en modernité, il a presque l’air d’un vrai cycliste là-dessus), le Genou de Pointe-aux-Trembles (qui a lui aussi un nouveau vélo de quelques semaines), Julie, une des Châtelaines de Monsabré et moi partons en voiture vers Pointe-Calumet au célèbre Super Aqua Club (où je n’étais jamais allé auparavant).  C’est la première fois que des personnes que j’ai « baptisées » dans ces chroniques et qui ne se connaissent pas se rencontrent.  Ils semblent avoir plus de facilité à s’interpeler par leur nom de « baptême » que leur vrai nom.  Il fait gris, il ne vente pas mais un léger crachin nous accompagne jusqu’au stationnement.  7h30, les sacoches sont attachées, les pipis faits, on part.

À cette heure là de la journée, on aime bien partir un peu lentement.  Le Capitaine réagit d’ailleurs beaucoup comme une voiture diesel: une fois lancé rien ne l’arrête mais son départ est très progressif.  Dans ce cas-ci ça commence par deux longues montées qui nous laissent rapidement le souffle court. Arrivés en haut, le crachin se transforme carrément en averse; on s’habille pluie et on repart.  Le reste de cette première partie est en petits vallons surtout en descendant, ça roule bien mais on peut quand même faire la jasette… Un de nos sujets favoris… nos gars.

On arrive à la halte dîner au bout de 47km autour de 9h30, la bouffe sera servie à partir de 10h, on a le temps de prendre son temps. La pluie nous laisse un répit, on pourra manger au sec… mais debout.  Il y a un groupe de comédiens dont fait partie Sébastien Delorme.  Pour le bonheur des lectrices de ce blogue, voici sa photo :

En vérifiant quelques détails pour cet article, je réalise qu’il est le porte-parole de la Féria à vélo de cette année.

Re-départ autour de 11h (je ne m’en souviens pas vraiment), au 60ème kilomètre je me mets à sentir beaucoup les bosses et les trous… crevaison du pneu arrière.  Il faudra remettre une nouvelle chambre à air à l’abri partiel du toit d’un petit dépanneur.  Le Pépère n’est pas très habitué, mais au bout d’une trentaine de minutes c’est un re-re-départ.  Le Capitaine, qui ne s’est aperçu de rien, est loin en avant et la Châtelaine, après un court arrêt, est partie aussi.  Comme elle roule un peu moins vite, Le Genou (qui est en train de perdre son surnom) et moi devrions la rattraper éventuellement.  Je ne sais pas ce qu’il y avait dans le sandwich de la Châtelaine, mais ça nous a pris 30km pour la rejoindre (et on ne roulait pas en pépère, façon de parler)…  Et elle nous attendait sur le bord du chemin.

Le stationnement est précisément à 100,10 km de l’arrivée.  On est crotté et mouillé comme si on avait fait du vélo de montagne.  Nous avons tenu une excellente vitesse (24,8 km/h dans mon cas) et nous méritons le fameux t-shirt remis à chaque année avec le dessin du parcours dans le dos.  Je suis fatigué mais pas trop.  Comme l’an dernier, je sais maintenant que je peux faire la distance du Cyclo-défi.  Moins naïvement que l’an dernier, je sais aussi que ça demandera de bien gérer l’alimentation et les énergies, que malgré tout l’entrainement et la préparation, ce sera exigeant.

En bons gaulois que nous sommes, cette journée s’est terminée par une bouffe au château de Monsabré.  Presque toute la joyeuse bande que vous connaissez était là.  Le Genou a dû passer son tour parce qu’il travaillait ce soir là.  Lyne P., appelons-la « la CA du Honduras » est même partie de sa contrée de l’Amérique du Sud pour venir célébrer avec nous.   Tiens, il fait beau.

Yvan

Chronique de la cadette des châtelaines!

Je peux maintenant vous rassurer : Pépère et Capitaine sont assez en forme! Aujourd’hui, j’ai fait le Défi métropolitain avec eux et le fameux Genou. 101km sous la pluie (sauf les 20 minutes de lunch qu’on a mangé debout parce que tout était mouillé et quelques autres rares minutes tout au long du parcours!), pas vraiment de vent et quelques côtes pour ralentir la cadence ou l’accélérer.
Ils ont d’ailleurs une bonne cadence (malgré que j’aie dû faire une petite rallonge de parcours pour ne pas finir trop avant eux…). Le moral est bon, les discussions vont bon train en roulant et même une crevaison ne les fait pas sacrer! Je ne suis pas inquiète pour eux : Montréal-Québec se fera sans aucun doute et dans le plaisir, j’en suis certaine.

Sérieusement, je suis très fière de moi : I’m back! Il y a deux ans, j’avais dû abandonner au lunch parce que mon genou (syndrome fémoro-pathellaire….) ne voulait plus continuer contre le vent. L’an passé, le même vent m’avait retournée me coucher le dimanche matin du Défi. Cette année : pas de vent, alors pas d’excuses… Je l’ai donc fait avec une moyenne de 21.3km/h (je crois que celle des 3 autres tourne autour d’un peu plus de 25!). Je peux donc m’avancer un peu et dire que si la température et les vents sont de notre bord, je vais peut-être me rendre à la pizzéria de Trois-Rivières en vélo…

Yvan et Benoit, votre aventure est rassembleuse et incite tout le monde au dépassement! Bravo à vous et Bonne route!!!

Julie la Châtelaine!

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Des nouvelles du pépère à vélo – 14 – 29 mai 2011

De la page titre à la quatrième de couverture…

Sans que j’en prenne conscience, les livres ont fait partie de mon univers en tous lieux et à tous moments.  J’ai, grâce à eux, parcouru plusieurs parties de mondes réels et imaginaires.  Ils ont été des compagnons fidèles des périodes heureuses et moins heureuses, en métro, dans le lit, dans des arénas ou sur une plage du Nouveau-Brunswick ou des Îles de la Madeleine.  Je vous propose dans cette chronique une liste de livres dont je garde un souvenir particulier, pour une raison ou une autre.

Je n’étonnerai personne en disant que j’aime lire.  Depuis toujours d’ailleurs, les livres font partie de ma vie personnelle. Je ne peux pas « ne pas avoir quelque chose à lire ».  C’est une situation impossible à envisager pour moi.  Lorsque je termine un livre, avant même les dernières pages, j’envisage le prochain univers à investir.  C’est compulsif,  mais je m’assume comme lectrice compulsive!  Ma vie professionnelle me permet aussi de profiter de la littérature jeunesse.  C’est une chance que j’ai et que je provoque le plus souvent possible.   En fait, que ce soit de la littérature jeunesse ou pas, je ne fais pas de différence…  J’aimerais citer un auteur pour illustrer l’idée que j’ai là-dessus.  Il s’agit de Carlos Ruiz Zafon  Dans la note, à la fin de Marina, il écrit :

« J’éprouve toujours la même difficulté à comprendre ce que le terme « littérature jeunesse » signifie exactement.  Je considère que j’écris pour des gens qui aiment lire, et je ne demande jamais une photo d’identité pour vérifier leur âge, leur race ou leur sexe.  Pour être honnête, j’avais tendance quand j’étais adolescent à éviter les livres qui portaient la mention « pour la jeunesse ».  L’idée que je me faisais d’un livre destiné à des jeunes gens était exactement la même que celle d’un livre destiné à n’importe quel type de lecteurs : on s’immerge totalement dedans. »

Ce qui est bien, dans « l’immersion », c’est le bien-être immédiat et complet qu’il procure.  De ce fait même, ce qui est ardu pour moi dans l’exercice auquel nous convie Yvan, c’est la mémoire…  Le meilleur livre, c’est souvent celui que je suis en train de lire! 

Alors, quand même, on y va!                              

  • Le livre qui a encore aujourd’hui un effet sur mes rêves : Le lion de Joseph Kessel.  Je relis très rarement un livre.  J’ai lu celui-ci au moins trois fois.  J’espère encore pouvoir aller marcher sur le Kilimandjaro. 
  • J’ai lu, relu et aimé chaque fois les livres de Tolkien, particulièrement Bilbo le hobbit et la trilogie du Seigneur des anneaux.  D’abord adolescente, presque religieusement.  Ensuite pour les valeurs de ces mondes parallèles et l’organisation tellement détaillée et précise de ces sociétés imaginaires. 
  • Les biographies que j’ai lue avec le plus de plaisir (ou de peine) : 1- Sur les traces du Lion (la biographie de Joseph Kessel) ou comment un être humain peut être sur les lieux d’événements les plus importants de son époque. 2- Jacques Brel, une vie d’Olivier Todd.  Il était un être humain exécrable et un créateur époustouflant.  Évidemment, je savais que le livre se terminait par sa mort (cancer du poumon il me semble) mais j’ai quand même pleuré comme si j’étais à son chevet. 
  • Le livre pour enfant qui m’a probablement le plus secoué : Je t’aimerai toujours de Robert Munch.  Trouvez-vous vite un enfant pour le lui lire.  Je ne peux pas lire ce livre sans pleurer.  À peine si je peux y penser! Les illustrations sont plutôt moches (elles ne sont pas de Robert Munch), mais l’histoire est vraiment émouvante.  En fait, les enfants sont moins émus que les parents qui leur lisent cet album… 
  • La série de livres que j’ai eu le plus de plaisir à lire : les Harry Potter.  Quand j’ai commencé, c’était la lecture de dodo des garçons.  Je leur lisais une dizaine de pages à haute voix à chaque soir.  Félix a lu le dernier dans sa version originale anglaise.  En repensant au temps où j’ai lu ces livres, je revois l’enfance de mes garçons.  L’engouement était si grand…  On a tous pleuré, chez nous, quand Dumbledore a été tué…  
  • Les auteurs que j’ai lus en entier : Dominique Lapierre et Larry Collins.  Le premier était journaliste à Paris-Match et l’autre pour United Press International (UPI).  Ils m’ont initié à la petite histoire des gens ordinaires au travers des événements de la grande histoire.  Ça commence par Où tu porteras mon deuil sur la guerre civile en Espagne en parallèle avec la vie du toréador El Cordobes, Paris brûle-t-il  sur la libération de Paris, O Jérusalem sur la création de l’état d’Israël et Cette nuit la liberté sur la libération de l’Inde et la création du Pakistan dans le sillage de Gandhi. 
  • Je ne peux pas me passer des livres d’Élisabeth George.  C’est une américaine qui écrit des romans policiers dont l’action se passe en Angleterre.  Je me suis attachée aux deux enquêteurs principaux, Thomas Lynlay un lord BCBG et Barbara Havers, une policière mal fagotée aux bonnes manières inexistantes.  Tous les liens qui se tissent autour d’eux sont aussi intéressants que les enquêtes elles-mêmes, complètement actuelles. 
  • Les bandes dessinées dont je ne pouvais me lasser : Astérix, en particulier à cause des jeux de mots en latin (que j’étudiais à cette époque) et les aventures de Lucky Luke.  Plaisir coupable en BD : For Better and for Worse de Lynn Johnson sur la vie ordinaire d’une famille canadienne anglaise (coupable parce que c’est en anglais ou parce que c’est canadien?!!!). 
  • Même registre : Babyblues.  Quand on est jeunes parents ou vieux parents avec jeunes enfants, c’est thérapeutique. 
  • Les livres que je ne croyais pas aimer et que j’ai adorés : 1- Replay de Ken Grimwood (autre livre que j’ai lu à au moins deux reprises).  Le héros meurt à la page 3…et renaît à la page 4 à l’âge de quatorze ans, l’année de ses quatorze ans, dans sa chambre de petit garçon mais il a la connaissance des événements de sa première vie.  Il cherchera donc à utiliser cette connaissance à son profit…mais ça ne sera pas aussi simple.  2- Au bonheur des ogres, La fée carabine, et toutes les abracabrantes aventures de la famille Malaussène de Daniel Pennac dans un quartier pauvre mais si charmant de Paris (pour ceux qui, comme moi, sont amoureux de lecture, vous devez lire Comme un roman du même auteur, un essai sur tout ce qui entoure la lecture). 3- Les fourmis de Bernard Weber, un roman qui met en parallèle le monde des fourmis et celui des humains et où on se surprend à préférer les sections sur les fourmis. 
  • Plaisirs coupables de fille: 
    • La série des livres de Katherine Pancol, avec des titres abracadabrants, de toutes les couleurs (Les yeux jaunes des crocodiles, La valse lente des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi).  Littérature accessible, hyper française, parfois invraisemblable, mais on ne peut plus s’arrêter de tourner les pages!
    • Série de filles de Diana Gabaldon : ça se passe à la fois en Amérique et en Écosse et on voyage dans le temps avec les personnages.  Volets historiques intéressants (sans doute parce que je ne suis aucunement spécialiste de l’histoire!) : on assiste à pleins d’événements et de faits qui se sont déjà passés pour vrai avec des personnages fictifs et attachants.
    • Les trois livres de la trilogie Le Goût du bonheur de Marie Laberge : Gabrielle, Adélaïde et Florent.   L’émotion, le désespoir profond, l’espoir toujours. 
  • Le livre que j’ai lu à l’endroit où ça se passait : Le parfum de Patrick Süskind.  L’action a lieu à Paris au 18ème siècle avec plein de descriptions des rues et des odeurs… À lire sur une terrasse avec un verre de rouge. 
  • Le livre de fiction qui m’a fait pleurer sans retenue : L’élégance du hérisson de Muriel Barbery.  Je l’ai fini sur le traversier en direction des Îles de la Madeleine, heureusement j’avais des verres fumés. C’est vrai, je l’ai vu.  Et j’ai pleuré aussi! 
  • Même thème des larmes derrière les lunettes fumées : les cerfs-volants de Kaboul.  J’ai lu ça aux Îles, justement.  Je crois que j’ai contribué à la salinité de l’Estuaire…  Un livre formidable, sur l’amitié, la trahison et les racines afghanes de l’auteur. 
  • Le livre de fiction qui a défié le temps : Les piliers de la Terre de Ken Follett sur la construction d’une cathédrale au Moyen-Âge.  Comment s’engager dans un projet et être sûr qu’on n’en verra jamais la fin. Le premier volet m’a portée.  Passionnant. La suite m’a un peu déçue. 
  • Une des plus belles lettres d’amour se trouve dans Soie d’Alessandro Barrico. 
  • Romans policiers : mon cœur balance entre Hercule Poirot et Miss Marple (Agatha Christie), Kurt Wallander (Henning Mankell), Maud Graham (Christine Brouillet), Temperance Brennan (Kathy Reich) et Bernie Gunter (La Trilogie Berlinoise, Philip Kerr).  Je vote pour Wallander.  Je suis en deuil du plus récent.  J’ajoute la série de Camilla Läckberg, suédoise aussi, et son héroïne Érika Falck.  J’aime bien les livres qui se passent dans les pays nordiques. 
  • Pour tous ceux qui ont à diriger des gens (et qui lisent l’anglais), Perseverance de Mark Trestman, l’entraineur des Alouettes de Montréal.  Si vous n’aimez pas le football, vous l’empruntez à la bibliothèque et vous lisez les premières pages de chaque chapitre sur sa vision de la gestion des hommes dans une équipe.  Si en plus vous aimez le football… achetez-le et savourez. 
  • Un livre complètement violent mais absolument hypnotisant : Les rivières pourpres, de Jean-Christophe Grangé, à ne pas lire si on a peur du sang.  En fait, tous les livres de Grangé sont dans la même veine : durs, forts, intenses.  Pas trop dans les nuances.  Mais hallucinants. 
  • Le premier livre de langue anglaise que j’ai lu par choix : The Thorn Birds de Colleen McCullough.  Je l’ai lu avant de partir travailler huit ans dans la région d’Ottawa.  J’avais vu auparavant la série télévisée (Les oiseaux se cachent pour mourir) que j’ai préférée. 
  • Je ne lis pas beaucoup en anglais.  J’aime tellement les mots et ce qu’ils me font vivre que j’hésite puisque je crains de perdre ou manquer quelque chose.  Je me suis fait les dents sur le dernier tome de la série de Harry Potter.  Je sais que je saisis l’essentiel, mais il me manque les nuances. 
  • Parlant de ma période outaouaise, je vous propose ce livre d’une personne que j’ai connue à cette époque.  L’enfant du cinquième nord de Pierre Billon.  C’est un suspense fantastique qui se passe principalement à Ottawa (j’imagine votre surprise ici, comment les mots suspense fantastique et Ottawa peuvent-ils être dans la même phrase?).  Intrigue policière et science-fiction pour une lecture surprenante et renversante. 
  • Les livres obligatoires à l’école que je relirais maintenant par choix avec plaisir : 1- Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway, 2- Histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe et 3- Lord of the Flies de William Golding. 
  • J’ai un problème avec cette association : les mots livre et obligatoire…  À cet effet, lire ou relire Pennac, mentionné plus haut.  Et si les enseignants faisaient plus souvent la lecture à haute voix de ces livres « obligatoires » au lieu de laisser les jeunes tout seuls avec des défis trop grands pour eux… On peut rêver! 
  • Le livre que j’ai lu en entier dans la même journée (c’était le 26 décembre, pendant quelques années, je ne sortais pas de chez moi cette journée-là) : The Right Stuff de Tom Wolfe sur le programme spatial américain. 
  • Anna Gavalda, surtout pour Ensemble c’est tout.  J’ai lu sans arrêter, peu dormi et replongé sans cesse jusqu’à la fin de cette histoire.  Trois écorchés vifs que tout oppose et qui finissent par s’attendrir.  On voudrait les avoir comme amis. 

Nous avons eu un très grand plaisir à fouiller dans nos mémoires pour trouver ces moments où nos temps et nos lieux perdaient de leur importance.  Si le jeu vous intéresse, faites nous connaître aussi vos beaux coups de cœur de lecture.  Nous les ferons paraître sur le blogue.

Yvan et Marie

P.S.  La semaine prochaine, les 4 et 5 juin, une d’entre vous, nous l’appellerons affectueusement La trotteuse du Haut-Canada, marchera à Ottawa 60km pour faire sa part dans la lutte contre le cancer du sein.  L’an dernier, lors de cette marche la température a été exécrable au point où  notre trotteuse a flirté avec l’hypothermie. Francine, nous t’envoyons des ondes ensoleillées et chaleureuses.

 

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Info Lettre (13) du Capitaine Haddock à bécane- 24 mai 2011

 

  

Nous sommes mardi le 24 mai 2011 et le Capitaine est en vacances.  C’est une petite pause, qui je l’espère lui fera autant de bien à lui qu’à moi…..! 

J’en profiterai pour rouler à l’extérieur le plus souvent possible si Dame Nature me le permet.  

Samedi dernier, j’ai fait une petite virée en vélo de Pointe- Aux -Trembles à St- Jean- sur-le Richelieu, soit un petit 70 km. Mon trajet m’a amené sur le circuit Gilles Villeneuve, j’en ai donc profité pour faire 2 ou 3 tours, à ma grande surprise je n’ai pas croisé le Pépère, alors allais- je trop vite, ou sa présence sur le dit circuit n’était que fiction ??????

Quoiqu’il en soit la Castafiore et moi profitons de ce beau mardi matin pour prendre le petit déjeuner chez Dupond et Dupont dans le très chic quartier de N.D.G. (preuve à l’appui).

   

 Je serais donc de retour la semaine prochaine avec plein d’autres aventures…….! 

Le Capitaine Haddock à bécane …!

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Des nouvelles du pépère à vélo – 13 – 19 mai 2011

Ailleurs et un peu ici

Cette semaine, j’étais en réunion à Trois-Rivières lundi puis de mercredi midi à jeudi à Gatineau (Francine H. ne m’en veux pas de ne pas t’avoir fait signe mais mon horaire ne me permettait pas que l’on se rencontre). 

Rien de fantastique à raconter de mon aller-retour à Trois Rivières:  il pleut beaucoup, il vente énormément, il y a de l’eau presque partout et même plusieurs grosses vagues sur le fleuve se déplacent DANS LA DIRECTION DE MONTRÉAL.  Est-ce que ça ne devrait pas être l’inverse?  Avec qui dois-je discuter pour organiser des changements climatiques adéquats pour le mois de juillet? 

J’ai vécu huit ans dans l’Outaouais qui, à plusieurs égards est devenu un endroit d’adoption pour moi.  Je ne retournerais probablement pas y vivre mais c’est avec grand plaisir que j’y reviens.  Les environs de la rivière des Outaouais sont toujours bien soignés, presque manucurés.  Des pistes cyclables serpentent paresseusement entre les bosquets et la rivière et sont constamment utilisées.  Ici, la population est tranquillement active, les gens marchent, roulent, courent, patinent et skient en français et en anglais et souvent en parlant les deux langues en même temps.  Autant j’aime et je ne pourrais me passer de l’excitation constante de Montréal autant j’aime le mouvement coulant de cette région.  De plus, nous sommes à l’époque de l’année où Ottawa se maquille de mille tulipes multicolores, même la grisaille de la température n’y peut rien. 

J’ai séjourné plusieurs fois dans cettte région pour le travail.  Dans le passé, je travaillais pour des ministères ayant pignon sur rue à Ottawa, j’ai donc souvent été dans des hôtels de cette ville.  Les bureaux de mon ministère actuel, Ressources humaines et développement des compétences Canada, sont situés à Gatineau (dans ma période outaouaise, on appelait ce lieu Hull)  Étrangement, j’ai eu de la difficulté à me trouver une chambre dans les grands hôtels de la ville.  Le Best Western de la rue Laurier est « correct », il est près de mes lieux de réunions et a une belle vue sur la rivière mais le décor et les commodités sont modestes.  Par contre, grand intérêt pour moi et explication de la difficulté de trouver facilement une chambre, il y a plein de cyclistes et de vélos de course dans le stationnement et dans le lobby de l’hôtel.  Commençant ce jeudi (19 mai), se tient le Grand Prix cycliste de Gatineau, compétition sanctionnée par l’Union cycliste internationale. Des rouleurs (amateurs?) de plusieurs pays y participent.  La première compétition est un contre-la-montre de 17,35 km se déroulant tout près de l’hôtel.  Après ma journée de réunions, je fais mon inscription à l’hôtel,  prends ma clef et me dirige vers l’ascenseur pour aller à ma chambre.  Les portes de l’ascenseur  s’ouvrent, trois personnes se préparent à sortir dont une avec un vélo. Il pleut et il fait une humidité moite, mais comme toujours, Clara Hughes est souriante.  Elle apporte son vélo au technicien qui verra à ce qu’il soit parfait pour la course du lendemain (pour les intéressés c’est un Specialised S-Works).  Évidemment je ne l’ai pas dérangée de sa conversation avec son technicien, d’autant plus que j’avais déjà un autographe d’elle obtenu lors d’une conférence, l’an dernier à Cornwall.  Ça fait quand même deux « rencontres » en deux ans (et peut-être même le même jour, le 18 mai).  Si je refais le cyclo-défi l’an prochain est-ce que je devrai la recroiser à nouveau (tradition ou superstition)?  Elle pourrait bien être en entraînement pour participer aux Jeux olympiques de Londres…perspective intéressante.  (Je suis une personne sérieuse, j’avais des réunions et je ne suis pas allé assister à la course cycliste…mais Clara Hughes a gagné le contre-la-montre). 

Lors de mes réunions, je côtoie des collègues de partout au Canada.  Un sujet fait l’unanimité : la température est pourrie.  Il pleut trop presque partout mais en Alberta il y a des feux de forêts violents.  Sur le chemin du retour, le soleil se faufile parmi plusieurs nuages.  J’espère qu’il fera beau samedi (vous qui lirez ceci dimanche vous aurez la réponse).  Je prévois aller finalement sur le circuit Gilles-Villeneuve et avaler plusieurs dizaines (peut-être une centaine) de kilomètres… Je suis en manque. 

Samedi 21 mai7h00, j’ai parlé au Genou de Pointe-aux-Trembles hier mais il a un empêchement pour aujourd’hui.  Je n’ai pas parlé au Capitaine.  Il fait gris et il vente de l’est vers l’ouest.  Il faut que je bouge, je suis tanné de l’entraînement au gym. et du spinning.  Je ramasse mes affaires et je pars. 

Vent vers l’ouest veut dire pour moi en direction du circuit Gilles-Villeneuve, je roule donc allégrement.  Je trouve la montée du pont Jacques-Cartier toujours aussi impressionnante… Tiens, les vagues vont dans le bon sens!  Le circuit Gilles-Villeneuve a un peu la forme de l’œil d’un asiatique de l’est vers l’ouest.  Chaque tour de 4 km aura sa portion vent-dans-le-dos et vent-dans-le-visage.  Les descentes et les montées sont rares et  petites.   

À l’aller (est vers ouest) on côtoie le bassin olympique sur la gauche, il y a des kayakistes et des avironneurs qui ne semblent pas en mode promenade du dimanche (demain peut-être?). Au retour, il n’y a rien de particulier à noter point de vue paysage, de toute façon on se débat contre le vent qui frappe comme dans un corridor.  Mes deux premiers tours sont des tours de reconnaissance.  Je commence à réagir comme un pilote de voiture de course en faisant mes changements de vitesse aux mêmes endroits à chaque passage.  La vitesse de l’aller est d’environ 30km/h sans pousser et facilement 35km/h en forçant les choses.  C’est très agréable de rouler ainsi même en se faisant parfois dépasser par des troupeaux compacts de cyclistes aussi sérieux que les kayakistes d’à côté.  Le soleil est maintenant omniprésent, à une halte j’enlève mes manches de cycliste.  Je pense que c’est la première fois cette année que je roule « habillé en été ».  Au bout de seize tours, avant de quitter l’Île Notre-Dame, j’ai roulé jusqu’à ce moment 82 km à une vitesse moyenne de 26,5 km/h.  Je suis un pépère très heureux mais qui commence à être fatigué et ce qui me reste est le retour sur le pont et le parcours vers Anjou …contre le vent. 

Grosse surprise, ça va moins vite qu’à l’aller mais ça va bien quand même, faut croire qu’un hiver de spinning ça sert à quelque chose.  J’arrive à la maison au bout de 101 km en ayant tenu de peine et misère mon objectif de 25 km/h (en fait j’ai roulé à 25,1 km/h).  Il a plein de bons restants de la semaine qui m’attendent sûrement dans le réfrigérateur, dont un potage à la courge qui va sûrement ramener de l’énergie dans mon vieux corps éreinté 

·         Samedi prochain, une d’entre vous, appelons-la, « la petite marathonienne du Haut-Anjou », courra lors du marathon d’Ottawa. J’ai une petite idée des efforts et de l’excitation qui viennent avec cette participation.  Vous avez tous la responsabilité de faire tout ce que vous jugez à propos pour que la température de la semaine prochaine soit au moins correcte.  Bonne chance Françoise pour la semaine prochaine!

·         Le Gentil Géant m’a fait remarquer hier que selon certains, la fin du monde aura lieu à 18h00 ce soir (avant le match de boxe entre Jean Pascal et Bernard Hopkins).  Sa réaction : ça scrappe une fin de semaine de trois jours…  (j’ai l’impression que le Capitaine va l’aimer celle-là)! 

Quand on roule sur de longues distances, il arrive souvent de se mettre à rêvasser.  L’idée d’une de ces rêvasseries  sera le sujet de la semaine prochaine.  Vous pourrez y participer si ça vous chante (la blonde/maîtresse y sera plus active).  J’aimerais parler de livres qui m’ont marqué, en les qualifiant en une ligne ou deux (comme si vous aviez à mettre ces livres dans des catégories en vue de la remise des « oscars ».  Par exemple, le livre que j’ai eu le plus de plaisir à lire aux garçons quand ils étaient petits).  Si ça vous tente de faire de même, envoyez-moi vos propositions, on pourrait influencer mutuellement nos prochaines lectures.

 Yvan

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