Des nouvelles du Pépère à vélo – 20 mai 2012

P comme pot-pourri…

Cette semaine, c’est moi qui commence! Considérant les événements de la semaine, considérant les émotions que cela nous a fait vivre, je propose en vrac, un pot-pourri de mots qui commencent par la lettre P, qui se veulent suffisamment évocateurs pour se passer d’explications…  Pathétique, pitoyable, politique, projet de loi matraque, pas d’accord, priorité, pourriture, proposition, pus capable, peine, punition, pouvoir (comme dans abus de…), potentiel, provocation,  probabilités, paix sociale, perturbation, paradoxe, pessimisme, pilule (comme dure à avaler…), pire, plate, percutant, poursuivis en justice, parents, polarisé, problème, pantin (comme dans bras droit…), patience (comme dans à bout de…), pénitencier, prisonnier, peur, point de vue, porte (comme dans mettre à la…), piquetage non permis dans le monde de l’éducation, policiers, poudre (comme dans feu aux…), pouache ça pue

Pétition : Je vous invite à aller signer Pétition d’appui à la requête en nullité du Projet de loi spéciale 78.

Prime : La version revisitée de la chanson « Jeudi, 17 mai » d’Ariane Moffat.  Lisez l’article avant, cela vous donne le contexte!  Écoutez la chanson ensuite… On aime!

Peut-être que suite à cette chronique, nous serons dénoncés, puisque maintenant illégaux à cause de nos idées contestataires et subversives publiées dans un blogue… ?

Parole (avoir la…) : Heureusement, je fais la mise en page finale de ces chroniques…

Parenthèses : Dans les Nouvelles du Pépère à vélo, j’ai fait une première petite mention de mes opinions sur le financement du cheminement de l’éducation au Québec le 4 mars, lors de la troisième chronique.  Depuis cette date, à toutes les chroniques nous sommes revenus d’une façon ou l’autre sur ce sujet.  Nous écrivons présentement la 15ème  chronique. 

Ainsi, pour une période d’environ un an, toute contestation est mise entre parenthèses.  On pourra contester, si on ne dérange pas, si on ne fait pas de bruit ou si c’est pour une bonne cause (ex. : le jour de la terre ou la Parade de la Saint-Jean-Baptiste… je crois).

Soyons très clair : je suis contre toute violence, sans condition et je la condamne sans retenue.  Par contre, cette loi spéciale se préoccupant de l’ordre public me blesse personnellement.  Dans l’éducation de nos enfants, nous avons voulu qu’ils deviennent des citoyens capables de raisonnement et de critique constructive … et je crois qu’ils deviennent des citoyens capables de raisonnement et de critique constructive; qu’ils soient persévérants et engagés… et je crois qu’ils deviennent persévérants et engagés…; et qu’ils expriment leurs idées et opinions de façon claire et précise dans la préoccupation et le respect des autres… et je crois qu’ils expriment leurs idées et opinions de façon claire et précise dans la préoccupation et le respect des autres.  Depuis le début de cette crise, j’ai vu ces traits de caractères chez une majorité de jeunes et j’en ai retiré une petite fierté.

Face à cette situation,  des gens de ma génération, ceux qui sont légitimement au pouvoir, ont d’abord décidé de ne rien faire en pensant que ça passerait.  Puis ils ont proposé des mesures d’amélioration de l’accès à l’éducation sans en discuter avec les jeunes et sans se préoccuper de la question principale de leur colère en pensant que ça suffirait.  Puis, ils ont décidé de s’asseoir avec les jeunes lors d’un blitz de 22 heures (après 12 semaines de manifestations !!!) en concoctant une solution hybride qui ne touchait toujours pas au nœud du problème et ce fut rejeté (Rima Elkouri a tellement mieux résumé ces dernières semaines que moi dans cet article). 

Ma génération a presque dit aux jeunes : vous avez le droit de vous exprimer si vous êtes d’accord avec nous et si vous n’êtes pas d’accord avec nous… après un certain temps, on vous mettra entre parenthèses.  Même si je ne suis pas d’accord avec toutes les revendications des jeunes, j’ai quand même le besoin de vouloir m’excuser.

Patinoire : Changement total de situation : vendredi soir, on est au début d’une fin de semaine de trois jours.  On annonce du beau temps d’été pour les trois prochains jours (il y aura du vélo en bras et en cuisses!).  Je suis assis dans les gradins d’un très froid aréna, en train d’avoir du plaisir à regarder le Gentil géant jouer au hockey dans une ligue de printemps.  Est-ce que je suis sain d’esprit?

Probabilisme (comme dans échantillon probabiliste) : samedi, 6h00 du matin, je lis La Presse sur ma tablette électronique.  À la page 1 de mon journal favori, les résultats d’un sondage CROP-La Presse révèle que 66% (2/3 !!!) des Québécois appuient la loi spéciale.  Je vérifie que je suis bien réveillé… c’est malheureusement bien le cas.  6h05, Félix m’a parlé cette semaine de la méthodologie de ces sondages (suite à un cours de CEGEP sur les méthodes d’enquête statistique pris l’an dernier, il va sans dire).  Cette fois-ci c’est indiqué à la page 3.  Je cite : « Pour cette enquête, CROP a eu recours à une liste d’internautes qui ont accepté de participer à ses sondages (…) Cette enquête ne comporte pars de marge d’erreur, puisque l’échantillon « non probabiliste » n’est pas constitué à partir de la totalité de la population. »

Trois réactions :

  • Ce sujet n’est-il pas important au point de faire un sondage avec un échantillon probabiliste pour vraiment donner une image réaliste de l’opinion des Québécois?  Comment peut-on interpréter correctement des résultats en provenance d’un groupe de volontaires?
  • Même si ce n’est pas un échantillonnage probabiliste, le résultat démontre quand même bien que les opinions sont très polarisées sur cette question.
  • Combien de personne ne liront que la page 1 sans se soucier de la page 3 et se feront une opinion à partir de ces chiffres présentés avec sensationnalisme? Grande déception à propos de mon journal favori compensée un peu par cet éditorial spécial du Devoir..

Pédalage, promenade versus performance : Besoin de prendre l’air, Marie et moi partons pour une sortie à vélo.  Dans notre cas, ça veut dire promenade pour moi, performance pour elle… et plaisir pour les deux.  20 km (21,5km précisons!) autour de la rivière des Mille-Îles à Terrebonne.  Vous pouvez stationner (si vous êtes un groupe de moins de 50 personnes, autrement, prévenez la police 8 heures à l’avance…) dans le stationnement de l’église St-François-de-Sales à Laval.  De là, vous êtes à quelques coups de pédales du pont Sophie-Masson et d’une piste cyclable qui parcourt doucement Terrebonne en longeant et gardant presque constamment un œil sur la rivière.  Le pont Sophie-Masson, c’est la version moderne de l’ancien pont métalique de Terrebonne qui a été démoli, il y a quelques années.  Une fois rendu à Terrebonne, vous roulez au gré de la fantaisie de plusieurs pistes.  Nous nous sommes rendus jusqu’à Lachenaie et avons fait demi-tour.  La prochaine fois, on tournera dans la direction opposée vers le Vieux Terrebonne et l’Île-des-Moulins.  Petit bonheur garanti pour tous les types de rouleur.

Pédagogie: Science, art, qualité… Source de fierté et de motivation.  Sentiment d’utilité.

Personnalités : Depuis deux ans, par hasard, le 18 mai à chaque fois, j’ai rencontré une idole : Clara Hugues.  Cette année, le hasard s’est calmé et je ne l’ai pas croisée (mais je viens de voir un reportage à propos d’elle à Sport 30 sur RDS, je déclare donc que la tradition n’est pas brisée).  J’ai pensé toutefois, par fantaisie, à des gens que j’aimerais rencontrer pour certaines activités :

  • Faire un tour à vélo avec… Clara Hugues ou Pierre Lavoie mais la première est sans doute plus rieuse que le second.  Pour le plaisir de rouler et la jasette sur deux roues, il y aurait Alain Gravel de l’émission Enquête (SRC) et Michel Coulombe, critique cinéma à Radio-Canada, deux fanatiques du vélo.
  • Aller au cinéma avec Marie et avec… Marc-André Lussier ou Sonia Sarfati de la Presse, tout dépendant du film… ou Rémy Girard tout le temps.
  • Faire la cuisine avec … Ricardo si c’est dans une atmosphère légère ou Daniel Vézina si c’est sérieux.
  • Aller voir trois matchs de hockey d’Antoine avec … (un invité différent chaque fois)  Dany Dubé, Paul Houde et Joël Bouchard.
  • Parler politique avec Félix et Pierre-Luc (un jour ma fantaisie pourrait être cette seule première ligne) et aussi… Emmanuelle Latraverse, Marie-France Bazzo, John Parisella, Françoise David, Barack Obama et Guy Nantel (méchante soirée, j’espère que Ricardo ou Daniel Vézina pourraient me donner un coup de main).
  • Regarder les Jeux olympiques (comme cet été) avec …  Paul Houde (encore), Richard Garneau et Sylvie Bernier (qui en plus d’avoir gagné une médaille d’or en plongeon aux Jeux de Los Angeles, a étudié comme moi (mais pas en même temps) au collège André-Grasset).
  • Jaser d’exploits autour d’une bouteille de vin avec… Chantal Petitclerc.
  • Bouquiner et me faire lire des histoires avec et par… Marie Laberge et René Homier-Roy.
  • Fêter un cinquantième anniversaire de naissance avec…  Johanne Renaud, une lectrice de ce blogue (cette fantaisie est réalisée depuis hier lors d’une fête surprise pour elle!).

Bonne semaine!  On s’en souhaite une tranquille!!!

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo – 13 mai 2012

O comme dans Obsessive lourdeur de l’obscurité

Chaque partie de ce conflit (on parle toujours ici du conflit opposant les étudiants et le gouvernement… Ben oui, encore… Pfffffffh…) a sa propre lumière, sa vérité pure, qui ne semble pas pouvoir tolérer une autre forme de lumière.  Pourtant après plusieurs semaines, on organisa une rencontre de ces lumières et en dépit d’un optimisme hésitant on sembla en arriver à une forme de lumière commune.  Puis, plus rien, dans ce cas-ci, deux + égalent un -.  Retour vers une obsessive et obstinée obscurité, où il est plus important d’avoir raison que de trouver ensemble la raison.  J’aime la réflexion et la plume de Josée Legault dans Voir qui résume encore bien cette dernière semaine.

La confrontation a causé de vrais blessés physiques. Pour d’autres jeunes, la blessure de délaisser peut-être à jamais ses études prendra aussi beaucoup de temps à se guérir.  Est-ce que, comme société, ces pertes, pour quelques dollars qu’on pourrait peut-être trouver autrement, valent vraiment la peine (dans tous les sens de ce mot)?  La sagesse de s’arrêter pour regarder calmement toutes les options ne doit pas être perçue comme de l’immobilisme mais au contraire, comme une volonté farouche d’oser vouloir trouver l’ouverture.  Est-ce que le carré blanc proposé cette semaine par quelques personnes pourrait devenir le signe d’une nouvelle lumière?

Oncologie: ne pas parler de cancer n’en élimine pas la réalité.  On pouvait lire dans La Presse de cette semaine que les connaissances des variantes de cette maladie et des façons de s’en défendre progressaient de façon importante.  Les radeaux de sauvetage sont donc de meilleure qualité et les chances de survie en sont améliorées.  Certains parmi vous, ont eu maille à partir avec le cancer qui s’est attaqué à vos proches ou à vous-mêmes, avec des résultats divers.  Certains autres, parmi vous, font face présentement à la maladie qui atteint vos proches ou vous-mêmes.  Dans cette lutte, Marie et moi ne savons pas guérir… Nous écrivons et je pédale (et nous aidons à recueillir de l’argent).  Dans les années passées, dans ce blogue, il y a eu une semaine où vous étiez invités à écrire pour célébrer la vie.  Si on faisait de cette invitation une tradition? La chronique de la lettre V sera le 1er juillet;  vous avez donc sept semaines pour trouver une façon de dire comment, à cause et malgré tout, vivre peut être une maudite belle aventure.

P.S. Dans La Presse de mercredi deux tiers de page pour une publicité sur le cyclo-défi (quand vous aurez cliqué sur ce lien, cliquez sur le X en haut à droite de l’article pour voir la page telle que présentée mercredi dans le journal).

Omelette: Malgré ses 16 ans bien avancés, le Gentil Géant est toujours aussi gentil.  Son côté géantisme s’est un peu transformé et cette transformation se manifeste visiblement par une importante diminution de kilos autour de la taille (je suis un peu envieux) et un gain notable mais raisonnable de muscles « dans le haut du corps » (pour ça aussi, je suis un peu envieux).  Il travaillera PEUT-ÊTRE pour la première fois cet été.  Un de ses talents, qui ne peut toutefois faire partie d’un CV, est sa créativité à faire des omelettes.  C’est vraiment fascinant de le voir explorer le réfrigérateur pour en sortir des viandes, des fromages et des légumes qu’il coupera en tout petits morceaux et qu’il mélangera avec inspiration pour confectionner une colorée et savoureuse omelette.  Je peux définitivement témoigner de l’aspect visuel de ses réalisations… Quant au goût, il n’a pas encore atteint l’étape d’en faire pour les autres…

Oto-rhino-laryngologiste:  Au début je voulais juste écrire ce mot si long, sans ajouter de commentaire.  Puis je me suis souvenu que quand Antoine était très jeune, il a eu des problèmes d’adénoïdes et d’amygdales.  L’ORL que nous avions consulté à PLUSIEURS REPRISES était particulièrement séduisant.  Il me semble l’avoir rencontré… une fois.

Outre-mer:  Ceux qui ont suivi nos histoires l’an dernier, on connu la CA du Honduras, une amie qui depuis plusieurs années maintenant travaille à l’étranger.  Son passeport commence sérieusement à s’épaissir.  Après quelques mois à l’usine de Gildan au Honduras, elle vient de se faire offrir un mandat de plusieurs mois au Bangladesh (où son français et son espagnol seront de peu d’utilité).  Elle a choisi d’aller faire renouveler son permis de travail en faisant un saut à Bangkok et prépare quelques semaines de vacances avec ses parents… en Espagne.  Grâce à elle seule, les chroniques du Pépère à vélo auront été lues cette année en Amérique du Sud, en Europe et en Asie! Des volontaires pour l’Afrique et l’Océanie?

Ordinaire : J’étais en secondaire 4, (c’est comme ça que ça s’appelait à cette époque)  comme le Gentil Géant aujourd’hui. Nous avions à faire un travail d’équipe sur la poésie.  Nous avions monté un projet vidéo (avec diapositives et enregistreuses à bobines!!!) sur la poésie québécoise.  Le texte de cette chanson de Robert Charlebois y était.  Évidemment, notre travail de jadis ne se trouve pas sur You Tube mais je peux quand même vous offrir des images d’hier avec les moyens d’aujourd’hui.

OOOOHMMMMMM: Cette semaine, ce sera le seul commentaire rose. C’est la folie au travail (les examens du ministère sont rentrés, c’est la période la plus intense de l’année pour moi, incluant “l’épluchage” des documents pour la planification des rencontres préparatoires avec les enseignants, l’animation de celles-ci et la preparation de la correction avec les enseignants… Question de santé mentale, le plus sérieusement du monde, j’opte pour la méditation!  À la semaine prochaine!

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo – 6 mai 2012

N comme NON

(Ce titre n’indique en rien, pour le moment, ce que sera celui de la semaine prochaine, qui s’inspirera de la lettre O…!)

(Jeudi soir)  Plus on avance dans le conflit entre les étudiants et le gouvernement, plus on s’enfonce dans la rhétorique du NON et plus oser s’en dissocier devient nécessairement et tristement une marque de faiblesse.  On semble plus préoccupé par « ne pas perdre » que par atteindre un environnement favorable à l’accessibilité à l’éducation supérieure.  Ça donne d’un côté des NON à la gratuité, au gel des frais de scolarité ou à l’établissement d’un moratoire et de l’autre des NON à l’amélioration du programme des prêts et bourses ou à la répartition de la hausse sur sept ans au lieu de cinq.  Au lieu de travailler à partir de OUI, aussi petits seraient-ils, on se braque et on reste sur ses positions.  Je considère que les propositions émises par les différentes parties en cause auraient dû être faites en début de conflit et que des discussions auraient peut-être pu amener des solutions acceptables pour tous.  Nous sommes 80 jours plus tard et les conséquences de cet immobilisme risquent d’être importantes.  Qui aura la force de persuasion d’imposer une trêve?

Le Collège de Sherbrooke a voté pour un retour en classe.  Si j’étais à la tête d’une association étudiante;

1-    je considérerais sérieusement d’accepter les termes du gouvernement pour ce qui est de l’élargissement du programme de prêts et bourses et sur la mise sur pied d’un comité de surveillance de la gestion des universités;

2-    je prônerais le retour rapide en classe et je profiterais de la sympathie populaire ainsi acquise;

3-    je continuerais à faire la promotion de la gratuité scolaire jusqu’aux prochaines élections (d’ici un an au plus).  Les conditions et les interlocuteurs pour discuter de cette avenue pourraient avoir changé d’ici là et les possibilités de faire avancer cette idée seraient peut-être meilleures.

(Vendredi midi) Le gouvernement du Québec rencontrera les représentants des associations étudiantes en fin d’après-midi.  Est-ce qu’on va trouver une façon de ne pas se dire NON de part et d’autre?

(Vendredi soir) Violence à Victoriaville, des scènes comme celles qu’on voit à la télévision ressemblent très malheureusement aux scènes des manifestations lors de la tenue des réunions du G8 et du G20.  Malgré les désaccords, nous avons le bonheur d’être dans un pays où la liberté de s’exprimer est un droit qui fait l’envie de plusieurs.  Je ne crois pas que s’exprimer de cette manière est enviable.  Par contre, pendant ce temps, à Québec on continue à se parler… Espoir.

(Samedi après-midi) Les discussions semblent avoir donné des résultats positifs.  Il y aurait tout lieu de commencer à être optimiste pour qu’un OUI puisse faire sa place.  Je demeure amer devant la discrète satisfaction que je perçois chez les représentants gouvernementaux.  Je relis nos textes de ce blogue des dernières semaines sur ce sujet.  Qu’est-ce qui a tant empêché tous les gens impliqués de s’assoir et de discuter résolument de ce conflit AVANT?

Négociations:  Beaucoup d’espoirs placés dans ce mot.  Beaucoup d’habiletés requises pour les mener et ensuite faire comprendre et accepter les compromis auxquels on est arrivé en bout de ligne… Espoir pour contrer la morosité qui colle…

Nouvelles des 5km de ma sœur : ciel fantastique, temps un peu frisquet, organisation impeccable, Hélène a complété son 5 km en 40 min et 10,9 secondes.  Elle pensait le réussir en 43 minutes.  Elle était donc radieuse.  Selon elle, ce temps représenterait un nouveau record mondial pour les femmes de 53 ans moins trois jours.  C’est toujours excitant d’assister à un record mondial… Elle a bien mérité sa bouteille de champagne.

Nouvelles  du triathlon de Sylvain, le chum/chauffeur/photographe de la Fonceuse Épicurienne… Il a complété son épreuve en 4h 15min 13sec.  Il y a les grands champions qui passent à travers ces compétitions en des temps presqu’indécents, puis il y a les grands champions inconnus qui persévèrent jusqu’à la ligne d’arrivée.  Il semble que son épreuve a vraiment été une épreuve… Mais il s’est rendu jusqu’au bout et il veut même en faire d’autres.  Je remarque que son temps pour l’étape de vélo a été très bon.  Ça promet pour des randonnées futures… S’il veut passer un peu de temps avec un Pépère de ma trempe…  A-t-il pu apprécier St-Petersburg?

Nivellement par le bas : Depuis l’avènement de la réforme de l’éducation, je l’ai tellement entendue, cette association entre la dite réforme et le nivellement par le bas… Dommage, puisque ce n’est pas ce que les fondements de cette réforme préconisent, au contraire.  Depuis douze ans, dans mon travail de conseillère pédagogique (et même avant, comme enseignante) je travaille avec des collègues et des enseignants qui ont compris l’importance de tout mettre en place pour que les enfants et les jeunes apprennent, comprennent, développent, sachent, connaissent, partagent, réalisent, produisent et donnent le meilleur d’eux-mêmes.  C’est rarement compatible, ça, avec le nivellement par le bas!

Neurochirurgien : c’est un spécialiste des plus rares au Québec.  J’ai eu la chance (!) d’en rencontrer un il y a bientôt huit ans.  Après deux rencontres rapides, on s’était mis d’accord sur les conditions d’une intervention chirurgicale où il allait me retirer un kyste qui avait élu résidence dans mon cervelet.  À bien y penser, nos rencontres avec des vendeurs automobiles pour acheter un nouveau véhicule en novembre dernier ont pris plus de temps que mes rencontres avec le neurochirurgien.

Quand on roule à vélo sur les routes de la province, on doit passer parfois près d’accidents qui pourraient avoir de très graves conséquences.  Je n’y ai jamais vraiment pensé et je continue ma route avec efforts et plaisir.  C’était un médecin généraliste qui m’avait annoncé la présence de ce kyste et fait les contacts pour que je rencontre ce neurochirurgien.  En quelques instants, pour la première fois, j’ai eu à faire face à la fatalité de ma mortalité.  Heureusement, tous les gens qui m’ont entouré à cette époque se sont montrés confiants et rassurants… avec raison!  Dans la vie de tous les jours, je continue à me comporter comme si rien n’allait m’arriver… Mais maintenant je sais, dans mon cerveau, qu’il y a une fin… Ça rend les beaux moments vraiment très beaux.

Nuances : je suis une personne de discussion et de compromis.  Je ne suis ni rouge vif, ni vert foncé, ni noir ni blanc.  Mes solutions sont un mélange dosé de toutes ces couleurs. Ça semble enrager parfois mon Apprenti-politicien de fils qui souhaiterait peut-être que j’appuie de façon plus prononcée ses positions plus radicales.  Ça donne des résultats qui sont rarement éclatants mais ça donne des résultats.

Nutella : un des deux éléments essentiels à l’alimentation de tout enfant au Québec… L’autre étant le ketchup! Était-ce le lien avec l’alimentation de la semaine?!

Nonante-neuf + 2,5 km :  Le Chevalier de Pointe-aux-Trembles, le Barroudeur Italien et le Pépère ont eu le goût d’avoir une discussion… devant l’église de Lanoraie.  Départ de chez moi hier vers 9h30, température fraîche (+8C) avec vent du nord-est à 17 km/h.  Je ne présente pas tous ces détails pour le plaisir de la Fonceuse Épicurienne qui en raffole mais aussi pour noter une anomalie :  le vent était contre nous à l’aller ce qui normalement aurait dû être le contraire.  Nous roulons donc avec l’énergie de notre début de journée en belle rangée de trois pour bien couper le vent :  vitesse moyenne de l’aller 25,0 km/h.  Le jus pris devant l’église de Lavaltrie a un petit goût de champagne.  Éole a été constant aujourd’hui et nous bénéficions souvent de sa poussée pour le retour.  J’ai enlevé mon coupe-vent , le ciel est d’un bleu uniforme sans tache de blanc.  Nous formons une bonne équipe en maintenant un rythme de pédalage élevé.  Arrivée à la maison vers 14h30, distance parcourue 101,5km, vitesse moyenne 26,5 km/h.  Je ne me souviens pas d’avoir parcouru une telle distance à cette vitesse si tôt dans la saison.  Je suis TRÈS satisfait.

New-York à vélo: à lire dans La Presse de samedi en pages 6 et 7 du cahier Voyage (ce lien est tiré de mon abonnement à La Presse sur mon ordinateur). 

Ne pas manquer: J’ai cherché très fort pour trouver un lien entre la lettre de la semaine et ce film.  Rire beaucoup et pleurer un petit peu (très discrètement, j’ai une réputation quand même…).  Intouchables est une irrévérencieuse façon de tirer la langue devant les mauvais coups de la vie.  C’est une grande amitié improbable mais pleinement réalisée et en plus c’est intimement inspiré d’une vraie situation.  Suite au plaisir que j’ai eu à voir le film, je l’ai prolongé (le plaisir, et je vous le partage) en allant lire ceci. Prenez le temps d’aller lire aussi les commentaires : comme quoi la non-maîtrise de la langue écrite n’est pas toujours l’apanage des québécois!…

Nous: bonheur de créer des images imparfaites à partir de morceaux hétéroclites, acharnement à chercher d’autres images à créer à partir des nouveaux morceaux que nous devenons, volonté perpétuelle de n’être pas seulement je. En apprentissage et en éducation, condition gagnante et phénomène curieux qui facilite souvent les choses, puisque que c’est en confrontant nos conceptions et nos représentations avec celles des autres que d’autres idées surgissent, que les compétences se développent.

Neuf : Chiffre anodin, mais pas au mois de mai : cette semaine, ma mère fêtera ses 82 ans!!! Bon anniversaire!

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo – 29 avril 2012

M comme Multitude de mots

(ou méli-mélo matinal)

Certaines semaines la chasse aux mots significatifs est parsemée de trous et d’incertitudes; pas cette fois-ci, bien au contraire.  Étant donné le grand nombre de ceux-ci et la difficulté à en éliminer de façon importante, on s’est lancé le défi d’écrire seulement quelques lignes sur chacun d’eux.  Une dérive de Twitter autour des mots (mais sans respecter à la lettre la limite de 140 caractères!) : 

Mère : Cette personne a le pouvoir de rendre extraordinaires les moments ordinaires.  À vous d’en juger dans ce vidéo

Mémoire : Faculté qui oublie… Dans mon cas, qui n’existe pas tellement ou encore qui opère de façon tout à fait sélective et aléatoire.  Inquiétude.

Mots qui racontent cette maudite maladie :   Ça parle de cancer …mais surtout et beaucoup de la vie

Montréal : J’aime rouler dans cette ville aux multiples visages à sept heures du matin, prendre la rue Rachel à partir du Jardin Botanique jusqu’au Parc Jeanne-Mance, le contourner, grimper parfois un peu facilement, souvent difficilement le Mont-Royal, descendre follement vers le chemin de la Côte-des-Neiges, tourner à Edouard-Montpetit jusqu’à Côte-Ste-Catherine puis Laurier et Masson jusqu’au Jardin Botanique.  En deux heures, j’ai frôlé presque tous les continents… dans ma ville. 

Mai, Marie : C’est mon mois, ça a l’air? C’est le mois le plus beau!!!

Manifestations, ministre:  Après plus de dix semaines de manifestations continues contre la hausse des frais de scolarité, souvent de façon pacifique, souvent impliquant un très grand nombre de personnes de plusieurs générations, la ministre accepte de s’assoir (ses représentants, pas vraiment elle) avec des représentants des élèves pour parler, semble-t-il, d’autres choses que de la hausse des frais de scolarité.  Puis on est surpris que la situation déraille…Mystérieux pour beaucoup: Logique différente, organisation et fonctionnement que se sont donnés certaines organisations étudiantes et qui échappent complètement à ce qu’on connait dans les syndicats et les institutions, en cette situation de crise…Mur : Ça a tout l’air que c’est là qu’on s’en va si la situation ne change pas, de part et d’autre.  Ce serait bien si on détournait le dicton  et s’ils avaient des oreilles… pour s’écouter et s’entendre.

Météo, maringouins, moustiques: Il me semble que si les deux derniers éléments de cette liste étaient présents, ça mettrait du piquant au premier.

Mathématique : Monde fascinant qui m’échappe.  La poésie des mots m’attire davantage que les chiffres.  Une chance qu’Yvan est dans ma vie!

Marche: On était entre 150 000 et 300 000 personnes (dépendant des sources) pour signifier clairement l’importance de prendre soin de notre planète.  On sentait un besoin urgent de se rassembler et de marcher dans les rues pour exprimer notre besoin de parler d’une grande voix. Josée Legault, dans le magazine Voir de la semaine dernière, a bien décrit ce phénomène. 

Martini, mousseux, « mood »: Let’s party!!! Tous contre la grisaille et l’air ambiant plutôt déprimant!

Mlle court : Ceci est un coup de chapeau à une des personnes la plus déterminée et passionnée tout en étant non-athlétique que je connaisse.  Elle a marché le 60 km pour combattre le cancer, s’est promenée dans les montagnes du pays des Cathares en France, elle part parfois de Laval à vélo pour aller manger un glace … à St-Jérôme.  Ce dimanche, elle courra (trottinera,  trottera, défilera…) pendant 5 km pour le Défi caritatif de la Banque Scotia.  Aura-t-elle assez d’énergie pour le champagne que je lui servirai à l’arrivée?

Motivation: Intrinsèque? Extrinsèque? Cause? Conséquence? L’œuf ou la poule? Je ne sais pas… Mais c’est un levier magnifique dans mon travail et en général dans le monde de l’apprentissage.

Macaroni, manicotti : Les Italiens ont compris le côté festif de la bouffe.  Tous leurs mets (il y a sûrement des contre-exemples mais je n’en chercherai pas) ont des noms qui se terminent par une joyeuse voyelle bien sonore.  Grazie per spaghetti, osso buco, tiramisù o cannolli con un espresso e un goccio di grappa (Merci pour les spaghettis, l’osso bucco, le tiramisu ou les cannollis avec un espresso et une goutte de grappa).

Musique : Phénomène formidable et magnifique qui se situe quelque part entre le bruit et l’harmonie, formé de quelques notes, un souffle ou une vibration, l’association de rythmes et de cadences, le tout produit par des instruments variés, plus ou moins sonorisés. Plaisir! Mon côté mathématicien est abasourdi par le nombre incroyable de pièces musicales créées par les hommes à partir…de sept notes!!!

Mille millions de mille sabords : Le Capitaine Haddock à vélo avait vraiment mal au genou!!!  Il s’est fait opérer cette semaine.  Moments durs en perspective pour la Castafiore.  Retour sur ses pattes sans soutien dans quelques semaines, sur le vélo on ne le sait pas… 

Mouliner : Pédaler à une cadence rapide sans avoir à forcer.  C’est un peu le bonbon du cycliste.  En spinning, après des minutes d’exercices difficiles (équivalentes à de longues montées par exemple), Josianne nous dira, avec son éternel sourire de personne qui n’est jamais fatiguée, vous pouvez vous assoir, enlever la tension sur vos vélos et mouliner… Petite extase temporaire.

Marathonienne : La petite marathonienne du Haut-Anjou nous donne de ses nouvelles: « Salut, je suis à New York avec des copines pour le week-end.  J’ai débuté le programme d’entraînement cette semaine.  Après avoir couru pour m’amuser pendant l’hiver, la discipline d’un entraînement est difficile à intégrer. Mais c’est toujours aussi motivant.  Je me demande comment j’ai réussi l’an dernier mais je ne doute pas réussir encore cette année.  J’ai hâte qu’il fasse plus chaud!!!!! » 

Dans le même ordre d’idée, Sylvain, le chum/chauffeur/photographe de la Fonceuse Épicurienne entreprend aujourd’hui son premier triathlon à vie…à St-Petersburg en Floride.  Je ne ferai jamais de triathlon mais si j’en faisais un c’est un endroit que je choisirais.

Muscles: Trop ou mal sollicités, ils deviennent parfois étonnamment  présents ou douloureux.  Non sollicités, ils s’avachissent, ce n’est pas mieux…

Maintenant : Concept étrange qui prend beaucoup de temps à maîtriser.  On est toujours maintenant… à réfléchir à la façon dont le passé s’est passé et à préparer l’avenir.  À quand le simple bonheur de pouvoir apprécier le maintenant… maintenant?

Mutisme : C’est ce qui vient après la fin de cette chronique!

Mutinerie : Je garde le dernier mot.  Revenir à l’avant-dernier paragraphe!

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo – 22 avril 2012

L comme un Lien avec la Terre

Je n’ai jamais pensé que j’avais une responsabilité particulière dans la préservation de la planète.  Je ne me souviens pas avoir entendu le mot écologie avant mon entrée à l’université.  Quand j’étais plus jeune, l’eau, le pétrole, l’air de bonne qualité étaient des éléments éternels de mon environnement.  On ne se posait pas de question sur la capacité de la terre à nous fournir ces ingrédients essentiels, on en trouvait en quantité et on croyait qu’il en serait toujours ainsi.

Puis on s’est mis à parler de couche d’ozone qui s’amincissait sérieusement, de pollution grandement due à la prolifération des autos partout dans le monde (avant que la Chine se mette à laisser les vélos de côté au profit de la voiture), de l’eau qui pourrait être aussi en demande que le pétrole et du réchauffement de la planète.  Même le rythme des saisons d’aujourd’hui semble différent d’il y a une trentaine d’année : hivers plus doux, chutes de neige moins abondantes, printemps (été?) plus hâtifs, canicules plus nombreuses et périodes de temps doux qui durent plus longtemps.  Peut-être que la chanson Cartier de Robert Charlebois n’avait pas vraiment sa raison d’être.  Il fallait seulement attendre que les changements climatiques qui feraient du Québec une terre de soleil et de chaleur soient complétés.

Aujourd’hui, dimanche 22 avril, Marie et moi nous joindrons à plusieurs milliers d’autres personnes pour signifier de façon concrète notre inquiétude face au lien que nous entretenons avec la Terre.  J’aime faire du ski de fond l’hiver et du vélo l’été.  Je suis moins chaud (!!!) à l’idée de pouvoir faire du golf toute l’année.  Je suis prêt à faire ma petite (juste?) part mais je souhaiterais que les gouvernements et les grandes entreprises en fassent tout autant.  N’y aurait-il pas source de développement économique à créer davantage de méthodes pour préserver notre environnement?

Pour ma part, j’ai le goût de signifier haut et fort à la fois mes inquiétudes et mes doutes, quant aux moyens pris par les dirigeants dans cette voie.  Je partage les positions de Dominic Champagne et je veux joindre ma voix à la sienne. J’aime l’idée de jumeler des mots comme indignation, mobilisation, conscientisation  et espoir.  Je souhaite qu’on rêve et réalise une vision plus idéaliste d’un monde où la richesse se définit d’abord comme un « bien commun ».

Laurent Voulzy: Maintenant, dans les téléphones cellulaires, sur I tunes, c’est par les prénoms qu’on classe par ordre alphabétique (de mon temps, on se servait plutôt des noms de famille, mais bon…). Donc L comme Laurent Voulzy.  Complètement Années ’80.  Clip de France.   Autre époque!  Allez voir!  La post-synchro est terrible! En fait, allez surtout entendre cette chanson de Laurent Voulzy, Belle-Île-en-mer, l’équivalent français de l’amour que j’ai pour les Îles de la Madeleine.

Livres : J’aime aller chez Renaud-Bray et regarder le palmarès format poche, ces livres qu’on n’hésite pas à trainer partout avec nous, qui deviennent rapidement mal pliés et écornés.  J’aime y choisir des livres d’auteurs ou d’histoires que je ne connais pas en me laissant simplement séduire par la couverture ou le texte de la  quatrième de couverture.  Dans ce cas-ci, je vous parle d’un livre que j’ai tout de suite voulu offrir à Marie (y avait-il une occasion???).  En voici la raison (sur la quatrième de couverture) :

«François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse… 

– Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. 

Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité».  

Après lecture, Marie me l’a fortement recommandé mais comme je passe mes petits temps libres à jouer à « Angry Birds » sur ma tablette électronique, je l’ai longtemps mis de côté.  Puis à Wells, il y a quelques semaines, j’y ai mis le nez… Vingt-quatre heures plus tard je le refermais avec ce doux plaisir de m’être laissé envahir par un univers comique, tragique, incertain… la vie quoi… et c’est tellement bien raconté.  Ça s’appelle La Délicatesse de David Foenkinos.  Le film tiré de ce livre (et réalisé par l’auteur et son frère) sera au cinéma Beaubien à partir du 27 avril. J’ai hâte de voir le film, mais en même temps, je suis curieuse de voir comment y sera rendue la finesse d’écriture que j’ai aimée du livre.  C’est toujours un risque…

Ça m’a pris un peu de temps pour me laisser séduire par tout ce qui est Apple.  Disons que j’ai un iPad depuis septembre dernier et je suis constamment avec (les parents des coéquipiers de l’équipe d’Antoine peuvent en témoigner).  Évidemment, j’ai lu sur ma tablette la biographie de Steve Jobs, le principal architecte des nombreuses inventions Apple et du cinéma produit par Pixar (dont Toy Story fut le premier film) qui sont en train de transformer nos vies.

On aimerait que ces gens hors du commun soient des héros avec plein de qualités hors du commun.  Dans ce cas-ci, il n’en est rien.  Autant Steve Jobs avait une imagination, une volonté et un souci de la perfection hors du commun, autant il était souvent un être détestable hors du commun.  Sa très grande contribution (dont nous bénéficions tous) est d’avoir su faire le lien entre l’art et la technologie.  Si vous avez 15 minutes devant vous et que vous comprenez l’anglais, je vous propose ce clip, où il se raconte aux étudiants de l’université de Standford, le jour de leur graduation.  Il se présente en trois petites histoires.  J’aimerais dédier la première, sur son étonnant parcours universitaire, à Félix, particulièrement à cause de l’anecdote sur la calligraphie;  la deuxième, sur ses choix de vies (love what you do and if you haven’t found it keep looking / aimez ce que vous faites et si vous n’avez pas trouvé quoi continuez de chercher) à Simon L, à Simon B. et Joannie, à Mathieu et Véronique et à Antoine;  et finalement la troisième sur l’importance de la mort dans la vie (death is the best invention of life / la mort est la meilleure invention de la vie) à vous tous.  Steve Jobs est décédé le 5 octobre 2011 à l’âge de 56 ans des suites du cancer.  Il en a vécu pleinement chacune des minutes en appliquant le souhait qu’il faisait ce jour-là aux étudiants devant lui :  Stay hungry, stay foolish (restez affamés, restez fous).

Lecteurs: Curiosité… Chers lecteurs, qui êtes-vous? Si cela vous chante, faites-le nous savoir en écrivant un commentaire sur le blogue!

Lapis-lazuli : Ce paragraphe va me coûter peut-être un peu d’argent, il me rappelle que je n’ai pas acheté de bijou depuis probablement trop longtemps.  Quand j’en achetais plus régulièrement, j’étais fasciné par les couleurs riches et entremêlées de cette pierre.  Ça me fait penser à la personne qui le porte.  Ça me fait penser à la personne qui me l’a offert… Tu parles que ça va te coûter un peu d’agent!

Lentement: C’est un mot que j’aime, parce qu’il me convient bien.  Mon rythme est lent.  Je marche lentement.  Je comprends les choses lentement.  J’apprends de la même façon.  Je prends du temps à m’adapter aux choses qui changent.  J’aime manger et savourer lentement.  Pourquoi se presser?

Léthargie : Je ne peux admettre qu’on ne travaille pas résolument et concrètement à trouver une solution à cette grève des étudiants parce qu’on n’arrive pas à condamner (Liste de synonymes qui pourraient convenir et être utiles aux deux parties, tant qu’à faire: dénoncer, se dissocier, blâmer sévèrement, désapprouver, critiquer, désavouer, anathématiser, maudire…) « de la bonne manière » l’usage de la violence.  Comme parent, si j’avais deux enfants qui avaient ce genre d’obstination, je les assoirais autour d’une table et ils n’auraient pas l’autorisation de se lever avant d’avoir discuté de leur vrai problème et d’en être arrivés à un compromis.  Dans ce cas-ci, le père de famille a décidé de faire des blagues qui ont un goût de mépris.  Les mots d’esprit d’une personne en autorité peuvent être parfois aussi blessants qu’un coup de matraque.

Loi et Limites: Certains soirs comme hier (vendredi le 20 avril), je reste “scotchée” devant le bulletin d’information et les mêmes images qui tournent en boucle, rappelant la bêtise humaine et les limites d’un système supposément intelligent… Je comprends que les policiers doivent intervenir et protéger quand il y a violence ou risque de violence.  Je ne comprends pas ce que j’ai vu et entendu hier. J’ai plein de questions… La  protection devient-elle la violence? Il suffit de quelques casseurs pour faire déraper une foule en colère… Il suffit de quelques abus de pouvoirs pour provoquer la violence…  Dans ce dossier, je crois qu’on a dépassé les limites du bon sens…  Qui agira comme médiateur???

Lasagne au poulet À mettre dans la catégorie des « mets réconfortants », on mange ce plat et tout redevient agréable.  La recette vient de Ricardo.  Ça doit être santé, il y a des épinards.  Conseil : ne mettez pas du poulet haché dans cette recette mais demandez plutôt à votre gentil boucher de vous couper des poitrines de poulet en très petits cubes, ça rehausse la saveur du poulet. J’ajoute, pour les intéressé(e)s, le lien pour le dossier du site de Ricardo écrit par Hélène Laurendeau: “Manger malgré la radio et la chimio” .  Quatre pages de renseignements, d’informations utiles, de conseils et des ressources supplémentaires.  La recette de lasagne réconfortante au poulet avait été publiée dans la revue dans ce contexte.

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo – 15 avril 2012

J et K comme dans une journée sur le Kilimandjaro 

Jai environ 12 ans.  Je participe à un camp d’été organisé par le Collège André-Grasset où je commencerai mon secondaire en septembre.  Il y a une pause en début daprès-midi où nous devons être dans notre tente.  Je ne me souviens plus pourquoi je lis ce livre, Le Lion de Joseph Kessel.  Devons-nous l’étudier à lautomne et je prends de lavance?  Lhistoire se passe sur une terre qui mest totalement étrangère auprès de gens et danimaux qui me sont totalement étrangers.  Je suis entièrement absorbé par ce récit où se confondent une banale histoire de famille, une relation privilégiée entre une petite fille et un lion, un Masaï fier et impétueux, un parc national rempli dune vie variée aux règles fascinantes et une montagne qui, sans être un acteur actif de ce récit, vient sinstaller à demeure dans un coin de mon cerveau. 

Depuis ce moment, je souhaite connaître ce monde avec lequel je ne partage aucune affinité mais qui mystérieusement mattire.  Moi qui ai été, jusqu’à présent, surtout logique et raisonnable, dans une Amérique riche et confortable,  je rêve de passer une journée sur le Kilimandjaro et de ma petitesse regarder ce continent qui malgré son éloignement fait partie de ma planète.  Depuis plusieurs années déjà je prétends vouloir réaliser ce rêve.  Après le cyclo-défi de cette année, je m’y mets.  Quelque chose me dit que je vous en parlerai. 

Juvénile 

Propre à la jeunesse; mot quon associe souvent à fraîcheur, à ardeur.  Jespère que le bras de fer que les jeunes vivent actuellement, le « non-débat »  sur la question de la hausse de frais de scolarité ne les décevra pas trop  Quils sauront réfréner leurs ardeurs et que lattitude fermée des dirigeants (eux se disent fermes) naura pas trop deffets sur leur fraîcheur  Démocratie, dites-vous? Cest quand les élections déjà? 

Kinésiologues

Elles ont la responsabilité de rendre la pratique régulière de lexercice intéressante et sécuritaire.  Bien qu’à cause de leur âge, elles pourraient être nos filles (très peu de garçons font ce travail à ÉPIC), elles atteignent le délicat équilibre de nous stimuler sans nous infantiliser.  Ça, cest très important pour moi : quand je me retrouve avec quelquun qui a le style des moniteurs de camps de vacances, je décroche complètement! Souvent elles réussissent à établir un tel lien avec nous, que quand elles partent vers dautres mandats, on doit en faire un petit deuil.  La personne qui a trouvé ce nom de fonction naurait-elle pas pu inventer un mot plus facile à mettre sur le dos dun chandail? 

Dans le cas de Marie et moi, les kinésiologues en charge danimer nos activités ont des prénoms qui commencent par J ou K (drôle de coïncidence).  Au spinning, il y a eu Karine B., une grande blonde lumineuse qui avait la faculté de nous décrire les parcours extérieurs que nous empruntions tant bien que mal à lintérieur.  Pour ma part, cest un peu grâce à elle que le spinning à ÉPIC a pris son essor.  Il y a un an environ, elle est partie avec son chum belge à Bruxelles.  Un petit bout de femme aux yeux pétillants et au sourire ineffaçable la remplacée.  Josiane L. a su conquérir doucement mais résolument ladhésion des « spinneux » du groupe de Karine.  Ses sessions sont énergiques et bien structurées.  Elle na pas le côté visualisation de celle qui la précédait, mais elle a la douce folie de créer de petits événements : déguisements à lHalloween ou à Noël ou soirée des chansons quétaines. 

Johanne B. est celle qui réussit depuis trois ans à me concocter des programmes dexercices qui me permettent de renforcir les parties de mon corps que l’âge, la gravité et la paresse ont une facilité à ramollir.  À cause de sa créativité, je ne peux utiliser lexcuse de la plate routine des mêmes exercices pour m’éloigner du gymnase.  Elle pourrait se vanter aussi davoir intéressé Marie à laquajogging.  Encore ici, la variété des mouvements quelle nous proposait et le fait quelle encourageait de façon différente chaque personne avait convaincu ma blonde/maitresse de devenir plus assidue.  Quest-ce qui ma convaincue? Johanne?  L’âge? La satisfaction personnelle? Les effets? Lactivité en couple?  Probablement toutes ces réponses! 

Finalement, Karine L. a pris progressivement la place de Johanne à la piscine.  Karine a une autre approche.  Elle a  fait sa place auprès de nous tout en douceur et en humour.  Comme de nouvelles connaissances, nous avons mutuellement mis le temps à bien nous comprendre et maintenant, on ne se lâche plus.  Elle arrive toujours à ses cours très préparée mais selon les circonstances et les défis quon peut lui proposer (comme faire une petite partie du cours de façon muette à cause du film « The Artist » ou organiser un set carré dans l’eau), elle peut improviser rapidement.  Les cours sont un mélange de concentration et de fou-rires. 

Jour de la Terre 

Le 22 avril prochain   Nous y serons!  Parce que jaime bien cette idée dun « printemps tranquille ».  Parce que je veux faire partie de ce mouvement et signaler mon inquiétude.  Rendez-vous dimanche prochain à 14 heures sur la Place des Festivals! 

Journalistes un peu dans le Jus 

Cest  notre dixième chronique de ce marathon d’écriture.  Contrairement au vélo, il ny a pas ici dessoufflements ou de fatigue mais la rédaction conjointe de nos trois ou quatre pages avant le dimanche matin tôt à chaque semaine est un sport qui comporte sa dose d’énervements.  Trouver les sujets, les relier à la lettre de la semaine, écrire avec un angle qui pourrait susciter de lintérêt à travers nos autres activités (travailler, manger, dormir) nous demande une persévérance et une rigueur qui nous font parfois un peu défaut.  Ça nous donne une perspective différente sur la profession de journaliste et nous convainc de rester dans les domaines où nous sommes le plus à laise.  Mais nous irons au bout de ce défi, aidés de temps à autres par vos  commentaires et réactions. 

Kilomètres 

Deux premières activités cyclistes du Chevalier de Pointe-aux-Trembles, du Baroudeur Italien et du Pépère à vélo en préparation du cyclo-défi de cette année.  

Jeudi d’abord, une heure de spinning organisée par le Cyclo-défi Enbridge au Club Atwater, endroit cossu, un peu dune autre époque qui pour moi ressemble davantage à un club privé de golf qu’à un centre dexercice.  L’animatrice de cette soirée s’appelait Kristina (le K vient de moi).  C’était la première expérience du genre du Chevalier, habitué à des montures d’un autre type.  Le Baroudeur, lui, n’a pas semblé particulièrement déboussolé.  L’expression « frais comme une rose » ne correspondait pas vraiment à notre physionomie à la fin de cette séance mais le moral était à son mieux. 

Samedi matin, 8h00, nous nous retrouvons pour la vraie affaire: rouler et avancer sur de l’asphalte.  Françoise, la Petite Marathonienne du Haut-Anjou et épouse du Baroudeur, se prépare frileusement à aller courir.  Le Baroudeur étrenne son Trek de marque Madone, le Chevalier a une monture Specialised d’à peine un an et moi le Pépère, je suis fidèle à mon vélo de bientôt six ans. 

Dans la grande forme du matin, on fait face au vent (détail pour la Fonceuse épicurienne… vent du nord-ouest à 20 km/h) en se dirigeant vers le pont de la route 25. Aussitôt  sur la rive nord de la Rivière des Prairies, on tourne à droite, le vent devient un compagnon apprécié, on roule à belle allure vers un autre pont qui nous amène à Terrebonne.  Le Baroudeur semble avoir de la difficulté à se tenir près de nous.  Son dérailleur avant ne fait pas bien son travail, il ne peut utiliser de gros braquets.  Un magasin de vélo aura un visiteur bientôt…  La route qui suit la rivière des Mille-Îles est souvent en douce descente et la vue est magnifique (belle piste pour une balade).  On revient sur l’Île de Montréal en passant par le pont Legardeur et le boulevard Gouin en direction de l’ouest.  Le vent n’a pas vraiment diminué depuis le début et nous roulons dans un tête-à-tête essoufflant.  La fin de cette sortie d’une soixantaine de kilomètres est une enfilade de longues montées suivies par une descente tranquille.  Nous semblons tous les trois en bonne forme physique et mentale, ça promet pour la suite!

Kilo 

Cest  un préfixe. Un élément grec qui veut dire mille ou mille fois.  Une unité de mesure.  Banal.  Comment se fait-il que ce tout petit mot de quatre lettres me mette dans cet état, lorsquil est jumelé à grammes et quil est question de les perdre ou pire, de les prendre?    Question à mille (un kilo ?) dollars!!!

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo – 8 avril 2012

I comme ici

Il existe, pour certains, un endroit qui est un prolongement de la maison familiale, un lieu qui devient un point de joyeuse réunion, dans un contexte de détente et de vacances.  Pour les Lalande, cette maison familiale ailleurs qu’à Montréal se situe dans le petit village de Wells, dans le Maine.  À chaque période de Pâques depuis plus de vingt ans, ils reviennent ici.  Plus précisément, il s’agit de l’unité 12 d’un petit complexe nommé Ocean Dunes.  De cet endroit, la plage et la mer sont à nos pieds, présence impressionnante et rassurante.  Pour faire partie « officiellement » de cette famille vous devez recevoir L‘assentiment par une invitation à cet endroit.  Dans mon cas, il a fallu une année entière dans ma relation naissante avec Marie.  Il faut dire qu’on s’est rencontré quelques jours seulement avant Pâques en 1990; ce n’était absolument pas suffisant pour je puisse entrer dans ce « temple ».

Endroit modeste dans un lieu hors de l’ordinaire, cette maison est la deuxième maison Lalande mais seuls les Lalande le savent.  À chaque année, le 2 janvier, nous devons appeler la firme qui s’occupe de la location de cette maison et la réserver pour la période de Pâques.  Comme nous ne l’occupons que  cinq jours, notre demande est parfois refusée pour satisfaire des gens qui la louent pour une plus longue période.  C’est pourquoi, depuis deux ans, nous avons trouvé, pour ce congé, une maison à Pine Points près de Old Orchard.  Cette année, nous voici enfin de retour et dès les premiers instants, on le savait, chez nous, c’est ici.  En réalité, l’idéal serait de déménager la grande maison trouvée à Pine Points, sur la plage ici!!!  C’est ici que les fous rires fusent, que Martine et Benoit chantent des chansons niaiseuses à la manière de Michel Louvain couplé à Nathalie Choquette, que maman s’exclame à tous les instants que « c’est donc beau! », que Johanne et moi on pleure pour rien ou on a chaud, froid, chaud, froid, chaud, froid, que Yvan fait les meilleurs œufs bénédictines le matin de Pâques et que Julie dort le mieux! 

Comme l’an dernier, cette chronique aura plusieurs auteurs parce que dans ce week-end en famille tout se passe en famille.  Pour les lecteurs qui en sont à leur première année dans ce projet de cyclo-défi, sachez que les titres et surnoms que chacun utilise leur ont été donnés par moi dans les chroniques du Pépère à vélo de l’an dernier. 

Indubitablement, c’est ici que nous préférons prendre nos vacances de Pâques. La mer est toujours là… Une ombre au tableau: les petits enfants n’y sont pas.  Mais on pense souvent à eux.  On rit et on pleure…Je pleure de joie en appréciant l’amabilité des enfants à mon égard.

Pierrette, la grand-mère, la Baronne Desjardins

Italie: Actuellement, Antoine a la chance d’être en Italie avec une quinzaine d’amis de l’école.  C’est la première fois qu’il n’est pas avec nous et la famille Lalande à Pâques.  C’est quand même chic de pouvoir dire qu’on n’est pas allé aux États-Unis à Pâques parce qu’on était en Italie!  À 16 ans, j’étais allé en Floride et à Hampton Beach dans le New Hampshire, je n’avais pas encore touché à un ordinateur… même avec des cartes perforées; et nous avions le câble à la maison depuis peu.  (Le câble???En en 1972?  Vraiment???) Aujourd’hui, environ 40 ans plus tard, Félix et Antoine sont allés en Espagne, en France et en Belgique.  Ils ont visité Boston et New-York.  Félix est allé aussi à Cuba, Washington et Philadelphie.  Nous avons à la maison, deux ordinateurs de table, un Mac Book, un iPad, quatre téléphones intelligents et le signal internet et télévisuel est transmis par fibre optique.  Changements vous dites? 

Inquiétude  Est-ce nécessaire de dire que je trouve Antoine bien chanceux moi aussi, mais que je suis un peu inquiète, même si je sais bien que cela ne sert à rien de l’être…Cest la mère qui s’inquiète en moi.  La mère qui fait confiance, mais qui s’ennuie un peu en fin de semaine… Antoine est en Italie… Félix est resté au Québec en amoureux pour profiter d’une fin de semaine sans parents. Heureuse pour eux, mais  tout de même un peu inquiète! 

ICI

C’est l’endroit où nous sommes… Peu importe où au monde; ici c’est ici ! Sur un plan, on voit « vous êtes ici ». Comment le savent-ils ?!? C’est cette maison réconfortante où on se retrouve à Pâques, où on a vu arriver le nouveau beau-frère, les nouveaux neveux, où on a vu papa… et où on ne l’a plus revu… où on ne voit cette année que des adultes, mais où on éprouve toujours le même bonheur, la même paix, le même amour familial. Et si ICI c’était en dedans de nous? Alors, normal que ce soit n’importe où au monde, ici c’est en soi et c’est bien ainsi ! 

Martine, la plus vieille des Châtelaines de Monsabré 

Impôt: Bizarrerie, depuis quelque temps, le gouvernement provincial fait la promotion (l’imposition?) de l’augmentation des frais de scolarité en expliquant que les étudiants doivent assumer « leur juste part » du financement de leur éducation.  J’ai toujours pensé que le système d’impôt progressif que nous avons au Canada et au Québec était justement basé sur le principe que chaque individu sur le marché du travail doit faire « sa juste part » du financement des biens et services publics.  C’est pourquoi les gens qui ont un revenu plus élevé (beaucoup de ceux-ci ayant justement suivi un programme d’éducation à l’université) doivent payer plus d’impôt que ceux qui ont des revenus plus modestes.  On semble dire que ce système n’est pas suffisant pour le financement de nos universités et que les jeunes doivent en assumer leur part.  Se pourrait-il que la solution proposée ne convienne pas à ce problème? Plus le temps passe, plus la situation s’envenime… Se pourrait-il qu’on prenne un peu de recul?  Que la solution d’un  moratoire d’un an proposée par les enseignants soit envisagée et qu’on prenne le temps de considérer d’autres solutions, dont celle des paliers  d’imposition? 

ICI maintenant,

Je regarde la mer,

J’entends le bruit des vagues

Je suis heureuse…

Ici maintenant,

Avec les gens que j’aime

Je ris, je pleure,

Je suis heureuse, la vie est belle…

Ici avant,

Pendant vingt ans, une famille, trois enfants,

Poussettes, comptines, cerf volant

Je m’émerveille….

Ici maintenant,

Transition, adaptation…

Je me souviens, je réfléchis au passé, au présent …

Ici avant, maintenant, 

Ici le bonheur d’être ensemble tout simplement…

Johanne, La Castafiore. 

Idoles: Je pense vous avoir déjà mentionné mon admiration pour Clara Hughes et dernièrement pour Pierre Lavoie.  Il y a deux autres personnes pour qui je ferais quelques kilomètres à genoux afin de les rencontrer.  

Dany Dubé est l’analyste des matchs de hockey du Canadien à la radio.  Loin des éclats spectaculaires de plusieurs personnes dans ce domaine, il propose des analyses sensibles, bien articulées qui mettent en relation l’humain qui joue au hockey et l’organisation structurée qui amène un groupe de joueurs à donner de grandes performances d’équipe.  Il assaisonne son travail de petites touches d’humour bien dosées.  Parmi mes rêves non encore accomplis, j’aimerais pouvoir un soir être sur la passerelle de la presse au Centre Bell et assister à un match du Canadien à côté de Dany Dubé. 

Pierre Légaré est un philosophe-humoriste, c’est celui qui posait naïvement des questions sur les illogismes de la vie.  J’avais l’idée de le vous décrire mais je viens de trouver de ses citations, alors je vous en offre quelques-unes: 

«Quand quelqu’un te dit que tu es brillant, il finit toujours par te dire qu’il pense exactement comme toi.»

«Les orteils, ça sert à trouver les pieds de chaise et les montants de porte quand il fait noir… »

«Juste avant de mourir, tout le film de notre vie défile devant nos yeux; pour les aveugles, est-ce la bande sonore?»

«Pourquoi  » abréviation  » est-il un mot si long ?»

«Pourquoi les Kamikazes portaient-ils un casque ?»

iiiiiiii!!!! : ils m’ont tous volé mes idées avec les ‘i’… alors mon imagination s’en trouve impuissante! J’innoverai donc et sans plus d’information, je retourne lire immédiatement !!! 

Julie, la plus jeune des châtelaines de Monsabré  

Internet, Ipod, Ipad, Iphone, Iclasses: Des mots qui n’existaient pas, il n’y a pas si longtemps dans notre vie et qui maintenant, l’habitent complètement. On communique avec vous, avec les amis et enfants partout dans le monde grâce à Internet.  Les Ipod, Ipad et Iphone nous mettent en contact avec le monde, sans fil, instantanément.  J’ai la chance de travailler dans une école où tous les « Ilèves » de certaines classes ont accès au monde et aux connaissances par le biais de ces nouveaux outils technologiques. Ça m’Ipate! 

Itinéraire vélo: De Wells, on prend la route 1 vers le sud jusqu’au village d’Ogunquit et par la suite vers Perkins Cove.  À l’embranchement qui mène à gauche vers le petit port de Perkins Cove, on prend plutôt à droite sur une petite route qui monte et descend, serpente sans trop qu’on sache pourquoi.  On longe un joli terrain de golf sur la droite, puis une église nous salue à gauche, juchée sur le haut d’une courte mais abrupte côte.  Un petit vent froid freine doucement la progression puis, en descente avec un virage sur la gauche, la mer vient jeter un coup d’oeil sur le cycliste qui essaie de rouler bon train.  Le village de York ne présente pas vraiment d’intérêt mais on peut y prendre une longue montée au dessus de la mer pour arriver, haletant, au phare du Cap Neddick.  Ce lieu rocheux est entouré d’une mer souvent agitée.  Le phare se dresse blanc et rouge dans un ciel parfaitement bleu, solide dans un vent vif omniprésent. Photo, barre tendre et jus d’orange puis chemin du retour.  À la sortie de York, sur la route 1, une petite pâtisserie artisanale trône depuis au moins toutes les années où nous venons dans cette région.  «Pie in the Sky» est une caverne du délice.  Marie aura, demain, quand nous célébrerons son anniversaire de naissance, une majestueuse tarte au citron et à la meringue! 

Il s’en trouve qui disent que le i n’est pas commode alors sachez bandes d’iconoclastes que toutes les lettres de l’ablaphette sont unique. Aucune n’est plus docile que l’autre. Seul un individou de tonnerre de Brest de ma trempe peu s’amuser facilement avec cet invértébré d’albaphlette. Tous autant que vous êtes ivrognes ou isotopes vous serez toujours et seulement que des incas de Carnaval. 

Bien à vous ….!

Benoit, Le Capitaine Haddock !

Propos recueillis et mis en page par Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo – 1er avril 2012

H comme humeurs changeantes… 

Jeudi,  29 mars 7h00 – Ce matin, j’écris de ma chambre d’hôtel, je suis à Ottawa depuis lundi soir pour différentes réunions. On s’attendait à des grandes annonces sur nos orientations de l’an prochain, mais pour l’instant c’est toujours l’attente. En fin d’après-midi, ce sera le dépôt du budget fédéral.  On soupçonne que seront annoncées des coupures importantes.  Ça fait maintenant presque 34 ans que je suis au service de mes concitoyens dans différents mandats pour la fonction publique fédérale.  À partir de ce soir, mon univers professionnel risque de changer de façon majeure.  Je pourrais moi-même être touché par ces réductions ou avoir à gérer ces diminutions.  D’une façon ou d’une autre, je n’avais pas imaginé la fin de ma carrière de cette façon.

Je comprends très bien que la population canadienne, via un gouvernement majoritairement élu, demande à sa fonction publique de maintenir la qualité des services rendus à un coup beaucoup moindre.  Le défi professionnel, conséquence de cette demande, est fascinant et jusqu’à un certain point intellectuellement stimulant.  Si ce travail est bien fait, le résultat pourrait être une fonction publique foncièrement plus moderne à un coût mieux ajusté à conditions économiques incertaines.  De quoi être fier.  Une conséquence serait d’avoir à annoncer à des gens que je connais bien que leur futur immédiat est appelé à changer.  Si j’ai à le faire, j’ai la conviction que je peux faire un bon travail autant pour mon employeur que mes employés.  Mais, j’espère ne pas avoir à le faire…   

Jeudi, 29 mars 18h00 – À la première lecture, les conséquences du budget fédéral sur Service Canada semblent moins importantes que prévues, en particulier pour 2012-2013.  Nous verrons dans les prochaines semaines, comment en pratique nous mettrons en place ces exigences du gouvernement.  Pour le moment, on dit ouf… 

Humeurs: Définition du dictionnaire: “Tendance dominante du tempérament, du caractère d’une personne.”  Le paragraphe qui précède donne une bonne idée de l’humeur générale qui habite l’homme et le Pépère… Somme toute plutôt conciliant!  Le même sujet provoque chez moi des craintes plus grandes et de la colère, qui définissent assez bien mes “humeurs” à moi!   

HockeyAntoine, notre Gentil Géant, joue cette saison pour les Étoiles de l’est, l’équipe midget BB de la région Anjou / Montréal-est / Pointe-aux-Trembles.  Son équipe a eu une saison qui compte beaucoup plus de déceptions que de moments excitants.  Puis un jour, il y a deux mois environ, l’équipe des instructeurs a été changée.  La personne en charge de l’équipe a maintenant une approche beaucoup plus ferme avec un encadrement stratégique plus développé.  Après quelques semaines, des résultats intéressants sont apparus, pas toujours en terme de victoires mais toujours par des matchs bien disputés ainsi que par des efforts soutenus et bien coordonnés.  Les Étoiles de l’est ont franchi la première étape des séries éliminatoires de leur ligue.  Ils sont en demi-finale cette fin de semaine.  J’ai hâte.  (Ils ont perdu hier un match très enlevant avec beaucoup d’implication et d’émotion.  Ça promet pour cet après-midi.) 

Je n’ai jamais moi-même joué au hockey dans des équipes organisées comme Antoine a la chance de le faire.  Par contre, j’ai la chance de le côtoyer.  Étant donné son âge, ça veut dire l’accompagner à une cinquantaine de matchs et quelques pratiques (j’assiste de moins en moins aux pratiques) un peu partout dans la grande région de Montréal et ses alentours.  Ceci implique plusieurs heures de voiture à écouter de la musique rock, à parler de sport, des études ou de la vie en général ou parfois de ne rien dire du tout.  Antoine est un bon joueur et son comportement sur la glace est énergique et respectueux.  J’ai un grand plaisir à vivre sa passion à ses côtés, de plus en plus en arrière même.  Le jour où ça sera fini, j’aurai un petit deuil à faire mais sûrement pas de regrets à entretenir. 

Hymne au printemps: C’est une chanson-culte de Félix Leclerc. Une bien belle saison! À partager:  cette video, sur YouTube.  De jolies images, des mots magnifiques et une bien belle voix que je ne connaissais pas, celle de Sabrina Bisson.  C’est un extrait d’un disque-spectacle hommage à Leclerc (08-08-88 à 8:08).  Une belle découverte, merci Marie. 

Plus récemment, cette association entre le mot printemps et le mot érable!  Le jeu de mot nous rappelle le “printemps arabe”, le redoux et fait honneur à une jeunesse qui revendique, s’oppose et rêve de quelque chose de mieux…

Hausse des frais de scolaritéAu début de ce marathon d’écriture, nous étions loin de penser que ce sujet en deviendrait  récurrent.  Je comprends la détermination du gouvernement à vouloir aller de l’avant avec une décision difficile mais, selon  lui, nécessaire.  D’un autre côté, la détermination, la créativité et la persévérance des étudiants sont impressionnantes.  On est bien loin d’une génération de personnes individualistes, portées sur l’éphémère sans grande imagination ou esprit critique.  Ne devrions-nous pas, comme société, s’assoir et discuter?  Les revendications des étudiants ne me semblent pas des caprices d’enfants gâtés et méritent d’être débattus.  Je sais que les représentants des étudiants ont claqué la porte lors d’un sommet récent pour définir la façon d’augmenter les frais de scolarité (mais ils n’étaient  pas les seuls à quitter, à reprocher au gouvernement que les dés étaient pipés et que les choses semblaient être décidées d’avance...)  À ma connaissance, ils ont justement décidé de partir parce que les autres options de financement des universités n’allaient pas être débattues.  

À un moment où plusieurs personnes prendront bientôt leur retraite et que la relève deviendra si importante pour l’essor de notre société, ne devrions-nous pas écouter ce que les jeunes ont à dire?  Quand j’avais 16 ans, un des groupes de l’heure, Harmonium, a justement composé une chanson qui décrit bien mon sentiment d’aujourd’hui.  

Hommage:  Une collègue et amie à la retraite m’a envoyé cette semaine de ses nouvelles.  J’aimerais vous en partager un morceau pour les moments où le gris prendrait un peu trop de place. 

“Bref, ce matin, je voulais rendre hommage:

à des gens qui me sont proches et qui sont confrontés à la maladie, ils m’inspirent par leur sens des valeurs et la justesse de leurs priorités;

au personnel des hôpitaux qui m’impressionne par l’excellence de leurs interventions;

au personnel du CLSC qui, par la qualité des soins apportés à une de mes parentes, donne un sens à la dignité humaine;

aux personnes qui se battent contre la maladie, pour leur courage et la contagion de leur dynamisme;

aux médecins qui font de la relation patient/professionnel, une réalité oubliée;

aux personnes qui s’investissent pour la cause et qui contribuent aux petites victoires qui alimentent le progrès et;

à la vie qui chaque jour me permet de constater à quel point je suis privilégiée.” 

Hostie… : À lire, dans La Presse de cette fin de semaine, la chronique de Patrick Lagacé “L’homo tabarnacus”. Il y est fait mention du juron entendu dans la série-culte Mad men, dont on a beaucoup parlé cette semaine… N’étant pas une fan de cette télésérie, ce qui m’a davantage intéressée dans la chronique, ce sont les liens avec le rapport que nous entretenons avec les sacres au Québec.  Je ne savais pas qu’il y avait un Musée des religions du monde à Nicolet (Bonjour la police!)… Ni qu’on y présente une exposition sur les sacres au Québec “Tabarnak, l’expo qui jure” 

En allant manger de la pizza à Baie-Jolie ou encore voir les oies à Baie-du-Febvre, on pourrait aussi s’arrêter et visiter l’exposition…! 

Hors piste 

Le Rallye des Gazelles s’est terminé vendredi.  Carole et sa sœur Sonia ont eu un parcours impressionnant.  Avant la dernière étape, elles étaient 62ème du classement général.  La dernière étape sur deux jours a semblé avoir son lot de difficultés pour nos deux conductrices du désert.  Elles ont glissé à la 82ème place du général sur 129 équipes et 42ème place des équipes à leur première expérience sur 89 équipages.  J’ai suivi leur aventure avec excitation à chaque jour.  Je suis un peu curieux de connaitre leur réaction quand un de ses beaux jours, elles se tromperont de chemin dans un de leurs déplacement au Québec. 

Hamburger 

On a eu quelques difficultés cette semaine à trouver un élément de nourriture pour notre chronique avec la lettre H.  Les mots humus, habitudes alimentaires et hors-d’œuvre ne généraient pas pour nous d’idée particulière.  Puis hier soir, nous avons soupé au restaurant La Boulette.  Je pourrais vous présenter la très bonne critique de La Presse de février dernier mais quand vous aurez une chance allez-y voir.  On s’éloigne pas mal de la restauration rapide… 

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo – 25 mars 2012

G comme dans gang… 

… du spinning: Quand j’arrive dans le gymnase réservé au spinning, au Centre Épic, la salle se présente à moi sur la longueur.  Josianne, notre animatrice sera à droite, à mi-longueur du mur, tournée vers nous.  Elle aura devant elle une quarantaine de personnes de tout âge et de tout format.  À l’heure de mon arrivée, certains soirs, tous les vélos sont déjà pris et je vais alors faire de la musculation mais en général, je peux choisir parmi les trois ou quatre vélos qui restent.  Dans le gymnase les « habitués » occupent presque toujours les mêmes places.  Je ne les connais très peu par leur nom mais je pourrais facilement dire qui sera où avant de pénétrer dans la salle.

Au fond de ce gymnase, presque toujours en première rangée, il y a la Petite Italie.  Sa population est composée de neuf personnes surtout d’origine italienne.  Je suis le plus récent ajout à ce groupe (italien honoraire probablement).  Aucun de nous n’est un athlète du gymnase mais nous avons plaisir à défier le freinage du temps en se côtoyant de deux à trois fois par semaine sur nos bécanes statiques.  Je vous ai présenté deux de ces personnes, Nathalie, la Fonceuse épicurienne et Marie-Josée, la Rouleuse Gourmande qui elles aussi sont Italiennes d’adoption. Le reste de la Famiglia (Elsa, Johanne, Salvatore, Somon e Roberto) se regroupe autour de la Capitano, Michelina, qui se préoccupe du bien-être de chacun.  C’est souvent giorno festivo (jour de fête) dans la Petite Italie où les rires et les encouragements font partie de nos efforts.  All’epoca delle feste del Halloween e di Natale abbiamo portato anche fieramente il mascheramento (lors de l’Halloween et de la période de Noël, nous avons même roulé avec des déguisements d’usage).  C’est du sérieux, le spinning pour la gang de la Petite Italie!!!

… de l’aquajogging: autre activité, autre gang.  Certains arrivent à l’avance et font des longueurs en attendant le début.  D’autres placotent doucement.  J’arrive en général à la dernière minute tout comme moi qui vient de finir ma session de spinning ; juste le temps de saluer les sauveteurs et de mettre ma ceinture… Hop! Je me rends dans la partie profonde, je salue les quelques habitués et la musique commence en même temps que Karine, notre animatrice,  salue tout le monde et débute l’entraînement.  Évidemment, je ne connais pas le nom de tout le monde; j’entretiens une nature un peu sauvage!  Mais certains se distinguent… Lionel, drôle, sarcastique, pince-sans-rire infatigable.  Les autres gars (ils sont quand même une minorité) ont tendance à commencer dans le même coin de la piscine, solidarité masculine aidant et ensuite à se disperser.  Anne, Hélène, Marie, Christiane et Huguette discutent cinéma, voyages, parfois même en joggant: (je ne sais pas comment elles font…) On traverse et retraverse la piscine de façons variées, on fait du sur place tout en travaillant le cardio ou la musculation.  À certains moments, chacun dans sa bulle.  À d’autres, on s’éclate de rire en réponse à une réflexion bien placée.  Une belle gang…  Deux semaines sans y aller déjà.  C’est trop!

Sortie de garage…  C’était dimanche dernier (le 18 mars).   La météo annonce  20o C pour l’après-midi mais ce début de matin n’est  pas vraiment au courant.  Mon vélo tout fraichement de retour de l’atelier de réparation attend, indifférent, dans le garage.  Cuissard long, gants de course à pied avec gants de vélo par-dessus, tuque légère sous le casque, anorak léger pour l’exercice physique, je suis prêt et même fébrile à affronter pour la première fois de la saison une vraie sortie de vélo, par ce timide 4o C, accompagné d’un soleil qui s’échauffe doucement.

Dès les premiers coups de pédales, douce satisfaction, ça roule bien et l’asphalte de fin d’hiver des rues de Montréal n’est pas trop poussiéreux ou percé de nids-de-poule.  Je pense rouler à une vitesse intéressante mais mon odomètre est encore en hibernation.  Malgré mes efforts à l’ajuster, il gardera le silence visuel jusqu’aux  2/3 de la randonnée où il se remettra à bien fonctionner. Arrivé à la Rivière-des-Prairies, une multitude d’oies blanches discutent bruyamment (peut-être de la pertinence de participer à la manifestation familiale de l’après-midi contre la hausse des frais de scolarité…).  Le débat est enflammé mais finalement, seuls les humains, en très grand nombre, y participeront.

Je suis sûrement bien et joliment habillé pour rouler dans ce matin tranquille de la fin de l’hiver.  Le problème c’est que ce matin tranquille commence à avoir davantage des airs de fin de printemps.  Il fait chaud, pas seulement à cause de l’effort physique.  Heureusement mon ami Benoit (pas mon beau-frère) est de retour de son séjour hivernal au Texas et, Oh! Surprise, il est réveillé à cette heure hâtive du matin dominical.  J’arrête pour jaser quelques instants et en enlever une couche pour le parcours du retour.

Environ 1h30 après mon départ, le soleil est, lui aussi, fier de sa sortie et nous le montre chaleureusement.  On pourrait s’habituer à ce type de température…

Gel des frais de scolarité: Il y donc eu foule, dimanche dernier, pour la manifestation familiale contre la hausse des frais de scolarité.  Nous y étions, arborant fièrement notre carré rouge dans une mer écarlate estimée à 5000 personnes selon les policiers et 30 000 selon les organisateurs.  La vérité se situe sans doute entre les deux…  Jeudi, ils étaient près de 200 000 à scander pacifiquement leur message.  Étonnant que les Beauchamp, Bachand, Charest ne semblent pas l’entendre, ni considérer revenir sur leurs positions.  Giga-étonnant… (GIGA = multiplié par mille millions, tant qu’à être dans les chiffres…)

Les Gazelles: La conductrice du désert, Carole Baril et sa soeur (équipe 102) sont en action, et les suivre sur le site est vraiment très excitant.  Au moment d’écrire ceci, elles étaient 88mes sur 129 équipes et 48mes sur les 89 équipes qui participent pour la première fois.  Ne reculant devant aucune audace, elles sont même le sujet d’un reportage sur TV5.  Vous êtes encouragés à lui envoyer un petit mot d’encouragement par courriel.  Ça pourrait lui mériter un prix (de participation ???).  Comment on dit go! go! go! en arabe?

Gâteau d’anniversaire et Gâterie météorologique: Tout le monde en parle, on a eu une température exceptionnelle cette semaine.  Mercredi, le 21, j’avais décidé de célébrer mes 55 ans officiellement sonnés (Ma chère Marie c’est à ton tour…d’avoir le même âge que moi…pour les trois prochains mois) en prenant congé et j’en ai bien profité, de cet étrange printemps déguisé en été.  Étrange parce que trop chaud, trop vite; étrange parce que plus de neige et que les érables ne couleront plus.  Étrange parce qu’on bat des records de presque 20 degrés et qu’on n’est pas trop certain que ce sont des records dont il faut tant que ça se réjouir…

À lire: la chronique de Stéphane Laporte dans La Presse de cette fin de semaine http://www.cyberpresse.ca/

Le Grand Défi Pierre Lavoie: Quand La Fonceuse épicurienne m’avait convaincu de m’embarquer dans cette aventure, j’avais à la fois le goût de relever ce défi impressionnant et la trouille de  me casser le nez sur ce défi impressionnant.  À mon âge et dans ma forme, ce type de défi est à la frontière entre le « difficile mais possible » et le « hors de portée ».  J’avais prévu un entraînement presque spartiate de longue haleine.  Puis il y a eu ce reportage à l’émission Découverte qui m’a convaincu que c’était définitivement faisable.  Finalement, il y avait la possibilité de côtoyer, EN VÉLO, une de mes idoles secrètes, Pierre Lavoie (j’aurais eu la même excitation à rouler au côté de Clara Hughes d’ailleurs).  Groupie?…!

Mais le Grand Défi a des limites d’inscription.  Pour des raisons d’encadrement et de sécurité, 185 équipes peuvent prendre part à cet événement.  Le problème pour nous, c’est que 180 des équipes de l’année précédente se sont réinscrites.  Plus que 5 places pour de nouvelles équipes, qui sont attribuées par tirage au sort.  Nous n’avons pas été choisis.  Un mélange de grande déception et de petit soulagement s’est créé dans ma tête quand j’ai lu la nouvelle sur l’Internet.  Je ne saurai pas si j’aurais réussi (tiens, un si avec un « rais » tout à fait approprié ici) .   Je roulerai sûrement avec une pincée de détermination supplémentaire lors du Cyclo-défi de cette année.

Yvan et Marie 

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Des nouvelles du Pépère à vélo – 18 mars 2012

F comme Feeling good

Une nouvelle lectrice parmi vous, nous l’appellerons la Batailleuse de l’Ombre, est dans un face-à-face avec la maladie.  Lorsque nous avons appris cette situation, nous avons hésité à lui faire connaître notre projet de cyclo-défi et d’écriture.  Le temps passant, se sentant plus à l’aise avec la direction que commençait à prendre nos chroniques « abécédaires » de cette année, nous lui avons fait signe.  Nos craintes du début ne semblaient pas fondées; les premières réactions de la Batailleuse sont enthousiastes et enjouées.   Lors d’un échange récent, elle nous suggère une dose d’énergie qui est sans danger de consommation…à utiliser autant de fois que nécessaire :  Feeling good

Feuille blanche

Nous avons tous vécu des moments ou des actions qui se sont avéré des points tournants dans nos vies.  Nous y avons fait allusion dans certaines chroniques passées mais comme la date anniversaire de notre première rencontre approche, il nous fait plaisir de s’en souvenir.  Il y a 22 ans, j’essayais, tant bien que mal, d’écrire une lettre qui, je l’espérais, allait devenir un de ces points tournants.  Rarement, je n’ai travaillé aussi fort sur un texte pour tenter de séduire quelqu’un que je ne connaissais absolument pas.  Certains sarcastiques diront qu’on appelle ce genre d’écriture un CV et l’entreprise de séduction s’adresse à un patron potentiel.  Rien de tel dans ce cas, la lettre écrite pour me décrire devait susciter l’intérêt et la curiosité d’une personne dont j’avais lu une lettre de présentation semblable plusieurs semaines auparavant.  Après plusieurs essais, la feuille, longtemps blanche, contenait une histoire qui me représentait… et elle a provoqué une rencontre pour un dessert.  C’était le 20 mars 1990, j’avais un imperméable bleu avec un foulard et un béret rouges (ce n’était pas une façon de me faire reconnaître, je m’habillais vraiment ainsi à cette époque).  Nous nous sommes rencontrés, comme prévu, à 19h00.  La conversation et le dessert nous ont facilement fait passer une très belle soirée.  Sur le trottoir, sans montrer trop d’excitation (un peu de retenu quand même), nous nous sommes proposé de nous rappeler.  Ce qui fut fait…

Ça fait 22 ans cette année… Ça nous fait encore plaisir de nous rappeler et de nous le rappeler! F, comme feuille blanche, mais aussi comme Fidèles ; )

Films

Le dernier film que nous sommes allés voir est « La séparation », le film iranien qui a gagné le prix du meilleur film étranger à la dernière cérémonie des Oscars, devant M. Lazhar de Philippe Falardeau.  Bien sûr, on s’est demandé si nous aurions choisi ce film plutôt que M. Lazhar pour l’Oscar.  Heureusement je n’étais pas membre du jury.  Dans le cas de M. Lazhar, j’ai regardé ce film avec mon cœur, toutes mes émotions en alerte.  Pour ce qui est de « La séparation », c’est beaucoup plus ma tête qui a été sollicitée.  J’ai trouvé fascinante cette histoire en Iran de 2011 mais c’est une société si loin de moi qu’émotionnellement je n’y étais que bien peu.

Ce ne fut pas le cas cette fois-ci, mais notre cinéma de prédilection est le cinéma Beaubien.  Vieil édifice dans le quartier de mon enfance, c’est un cinéma où on ne peut que voir des films, pas d’arcade, pas de grands comptoirs restaurants, un cinéma comme les cinémas étaient faits avant.  Et quand on en sort, le quartier se présente à nous tout en teintes et en douceur : le parc Molson avec son grand kiosque au centre (certains dimanches on y entend les discussions des joueurs de pétanque), l’épicerie fine Fleur de sel avec son assortiment de bières de toutes provenances et des restos originaux et savoureux à deux pas à gauche ou à droite.

Famille

Mot qui me tient à cœur.  Une famille, c’est un nid, un cocon, des liens solides et parfois inextricables, des attaches, des souvenirs qu’on fabrique ou qui reviennent. C’est aussi parfois des empreintes, des « patterns », des dépendances, des tensions.  Chez nous, pour toutes sortes de raisons, les liens sont forts, tissés serrés. Ma famille, autant celle dont j’ai hérité  que celle que j’ai construite, c’est la confiance, la constance, la solidité, les traditions et les rituels : des balises pour un équilibre. 

Femmes au volant

Après la Petite marathonienne du Haut-Anjou, la Fonceuse épicurienne et la Trotteuse du Haut-Canada, j’ajoute un autre personnage aux chroniques du Pépère.  Au moment où vous lirez ceci, Carole Baril, la Conductrice du désert, se trouve avec sa sœur à la recherche peut-être de son chemin dans le désert du Sahara.  Les deux sœurs ont trouvé un moyen un peu radical de s’éloigner de l’hiver (combien fait-il présentement au Québec?) en s’inscrivant au Rallye Aïcha des Gazelles.  Vous pouvez suivre leurs péripéties en cliquant sur le lien suivantOn dit qu’après cette aventure, la circulation lourde et les nids de poule ont moins d’importance.

Félicité(s)

Au singulier : bonheur tranquille et simple. Au pluriel : ce qui contribue au bonheur d’une personne. Vendredi soir, nous étions invités à manger de la pizza chez des amis (un peu comme la famille qu’on se choisit).  Adultes, ados, jardinier, enseignants, policier, pompier, cuisiniers, comptable agréée, gestionnaires et autres orientations, tous réunis autour d’une très grande table improvisée; grandes et petites conversations, musique d’ambiance jouée à la guitare et chantée allègrement, du bon vin, de la tire d’érable sur la neige de la galerie (!!!).  Wow! Le vrai bonheur…  Par moment, nous avions vraiment l’air de faire partie d’un film français où plein d’amis se rejoignent à la fin de la semaine pour casser la croûte.  J’ai réalisé à ce moment que j’étais bien chanceuse d’être là! Merci Maryse, Benoit et Lyne!!! 

Fleurs du désert

Revenons quelques instants dans un environnement sec et chaud.  Sylvie Gagnon est une jeune dame avec qui j’ai travaillé dans le passé.  À la retraite maintenant, elle aime passer une partie de l’année aux États-Unis, marcher et faire de la photo.  Je l’ai baptisée l’an dernier la Voyageuse au regard différent.  À partir de ses photos de fleurs du désert, elle nous propose des cartes de souhaits que nous pouvons acheter.  Voici son offre :

Cartes de souhait sans texte avec enveloppe 5  » x 7 « , emballées sous enveloppe de plastique, photo couleur 4  » x  6″ de fleurs du désert de l’Arizona et de la Californie.  

Prix : 3,50$ l’unité ou 10,00$ / 3 cartes 

Un montant de 1,00$ pour chaque carte vendue sera remis en don à CYCLO-DÉFI édition 2012. 

Veuillez faire parvenir votre commande par courriel à Sylvie Gagnon à l’adresse sylviec.gagnon@hotmail.com en indiquant vos coordonnées, le numéro de(s) carte(s), ainsi que la quantité de chacune. 

Payable à la livraison, prévue le 1er mai 2012. 

Ces cartes sont idéales pour souligner la fête des Mères, comme carte de souhaits ou comme cadeau à offrir.

Note : la légende est affichée à titre d’indication pour permettre votre sélection et elle n’est pas imprimée sur la photo de la carte.

Pour accéder à l’album de photos, cliquez sur le lien suivant : 

https://picasaweb.google.com/lh/sredir?uname=jparcand58&target=ALBUM&id=5710890124868296529&authkey=Gv1sRgCOKC17DWysSa5gE&feat=email 

J’ai eu la chance, l’an dernier, d’utiliser deux « essais » des photos de Sylvie avec beaucoup de bonheur.  Je suis très enthousiaste d’avoir cette collaboration pour le financement de notre projet.

Ça vous intéresse?  Communiquez avec Sylvie et je m’engage à organiser la distribution.  Dans la mesure du possible, le Pépère pourrait sonner à votre porte bientôt…

Fourmilière humaine

Pendant huit ans, j’y ai travaillé.  La semaine dernière, nous avions une réunion de travail pour les gestionnaires de la région du Québec de Service Canada dans les salles de l’hôtel Bonaventure juste à côté. Lors d’un diner, j’y suis retourné, à la foire alimentaire, comme dans le bon vieux temps.  J’y suis arrivé vers 11h40.  Le lieu était relativement vide et paisible.  Ce qu’il y a de particulier à cet endroit est un dôme de verre qui fait que nous sommes sous terre mais qu’on voit le ciel.  Je m’installe avec ma boîte de sushis et mange tranquillement.  Le va-et-vient des gens surtout en complet et en tailleur s’accentue graduellement.  Le son ambiant est un mélange de français-anglais-autre dans un essoufflement un peu pressé.  Les fourmis ouvrières se répandent, principalement pour manger mais aussi pour faire un petit magasinage-midi dans les boutiques huppées de la place.  Un grondement sourd et omniprésent a repoussé fermement la paix fragile d’il y a 15 minutes.  J’aime parfois, comme maintenant, être seul dans ma bulle au milieu du tumulte.  Les sushis avalés, le journal rapidement parcouru, je sors à l’extérieur pour une courte marche avant de m’enfermer avec mes collègues pour l’après-midi loin de cette fourmilière humaine de la Place Ville-Marie.

Foule contre la hausse des Frais de scolarité

Aujourd’hui, dimanche 17 mars, il y aura sans doute foule pour le défilé de la St-Patrick au centre-ville.  Un peu plus au nord et un peu plus à l’est, au parc Lafontaine, j’espère qu’il y aura foule également, pour manifester en famille contre la hausse des frais de scolarité! Le carré rouge sera à l’honneur!  Je le porterai fièrement.  Ce sera aussi intéressant de marcher dans les rues avec Félix, l’Apprenti-politicien. Nous l’avions déjà fait, il y a plusieurs années lors d’une manifestation contre l’invasion de l’Iran.  Disons que cette fois-ci, le sujet de la marche est plus près de nos préoccupations quotidiennes. 

Financement

Si vous le souhaitez, vous pouvez faire votre don pour le cyclo-défi : http://www.conquercancer.ca/site/TR/Events/Montreal2012?px=2407321&pg=personal&fr_id=1412&s_locale=fr_CA

Fiston et les Flocons de neige

Benoit, le Capitaine Haddock à bécane (qui ne roulera pas cette année à cause d’un genou à réparer), nous envoie des nouvelles directement de Whistler où son fils Simon (le Moussaillon) travaille depuis novembre :

Maintenant laissez-moi vous parler de ma matinée de ski avec mon fils et ses potes. Ce que vous aller lire, je ne le réécrirai pas une deuxième fois, et ce n’est pas le capitaine Haddock qui parle ( pour ceux qui me connaissent ). Ils m’ont fait lever à 6:30 AM pour être les premiers rendus à la Gondole qui mène au sommet, jusqu’à présent rien de trop inhabituel sauf qu’il est tombé la nuit dernière à peu près 30 cm de nouvelle neige. Johanne est restée se reposer pendant que j’allais explorer la montagne avec les garçons. Elle nous a rejoints vers midi.  Alors lisez bien ceci, je n’ai jamais de ma vie de skieur, skié dans autant de neige et de surcroit avec aux pieds une paire de skis paraboliques du Québec. Simon est allé à sa boutique me chercher une paire de fatski pour que je puisse finir l’avant-midi. Ce que vous devez retenir mais n’en parlez  à personne c’est que je me suis rendu compte que l’élève a bel et bien dépassé le maître et de très belle façon. Alors dites-vous bien que je vais revenir de ce voyage complètement vidé mais surtout avec 5 ans de plus. Avis aux intéressés, demain 5 à 10 cm de neige et jeudi 25 à 35 cm de plus. Alors vous ne m’en voudrez pas si je vous dit BONSOIR….!

 

France 

Comme administrateur dublogue, il m’est possible de connaître la provenance géographique, par pays, des gens qui l’ont consulté.  Par exemple, dans la semaine commençant le 11 mars, 119 personnes ont consulté ce site, dont 42 de la France!!!  Y aurait-il là-bas un pépère à vélo que j’aurais avantage à connaître? 

Filer comme le vent (ou comme un faible mouvement d’air selon le point de vue)

Je mets la dernière touche à ce texte, il fait +4C; je croyais qu’il ferait plus chaud déjà.  Mon vélo tout frais retapé de cette semaine attend patiemment dans le garage.  Première sortie officielle le 18 mars… J’ai hâte.

Yvan et Marie

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