Des Nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 20 janvier 2013

Le vélo et la lutte contre le cancer ont fait partie de l’actualité cette semaine mais pas nécessairement de la façon habituelle.  Nous avons donc choisi cette situation pour vous proposer notre deuxième défi d’écriture de la saison, un billet d’humeur sur le thème des héros.

Héros

Il avait survécu spectaculairement au cancer et, par la suite, avait dominé dans son sport comme pas un.  J’ai eu une très grande admiration pour Lance Armstrong.  J’ai lu ses deux livres et j’ai suivi avec attention ses exploits.  Je ne fais pas du vélo à cause de lui mais dans des difficultés, peu importe le sujet, au moment  où je considérais le retrait ou l’abandon, je me demandais comment lui ou quelques autres de mes héros auraient réagi dans une situation semblable et je revoyais ma position.  Il n’a pas été que du vent.  Malgré l’apport des drogues, il lui a fallu quand même un acharnement hors du commun pour suivre le chemin qu’il a parcouru. Mais il a menti et, à cause du mensonge, il a perdu l’importance que je lui accordais (ce qui ne devrait pas vraiment l’inquiéter dans les prochains jours…).

L’héroïsme pour moi se compose d’une forte volonté pour rendre le monde meilleur autour de soi tout en étant persévérant dans cette volonté.  Les gens que j’admire ont réussi des choses, en ont ratées et continuent de vouloir améliorer leur monde.  Ce qui est fascinant, c’est de regarder leur parcours à travers les défaites ET les victoires.

L’héroïsme, pour moi, c’est être plus grand que nature. C’est voir plus grand que nature. C’est poursuivre ses rêves ou ne pas penser trop longtemps et foncer tête baissée pour se dépasser.  C’est, parfois sans le savoir, entraîner d’autres personnes dans son sillage à cause d’une certaine forme de charisme ou de charme.  L’héroïsme, pour moi, est parfois spectaculaire et remarquable, mais parfois, aussi, force tranquille et persévérance constante. Le plus souvent, pour moi, héroïsme est synonyme d’altruisme et de plus fort que soi.

Dans le domaine sportif (et dans la gestion des gens et des équipes), j’aurais aimé travailler au côté de Marc Trestman, le tout « nouveau ancien » instructeur des Alouettes de Montréal.  Il sait conjuguer l’intelligence requise pour bien comprendre un sport violent et complexe et la communication pour amener une soixantaine de personnes à travailler ensemble pour obtenir des résultats qui soulèveront les passions de plusieurs milliers de d’autres personnes.  Si vous êtes confortables en anglais, lisez son livre ‘Perseverance’ (!!!) qui raconte autant son cheminement personnel et professionnel que sa vision de la gestion des gens.

Dans un contexte complètement différent, il y a Barack Obama.  Je viens de terminer de lire le livre Lincoln (je suis prêt pour le film maintenant) et j’avais lu l’autobiographie d’Obama.  Malgré des origines et des époques très différentes, les parallèles entre les deux sont intrigants (je vous laisse vous faire votre propre opinion).  D’ailleurs si Lincoln n’avait pas mis fin à l’esclavagisme, Obama ne serait pas devenu président 150 ans plus tard.  Selon moi, Obama a la vision, la volonté et la pensée stratégique requises pour créer de grands changements en tenant compte des possibilités et des limites auxquelles il a à faire face.  Je comprends la frustration des gens qui trouvent qu’il ne fait pas autant qu’il ne l’avait annoncé.  Par contre, j’aime son approche (régime d’assurance santé, contrôle des armes à feu, budget), j’aime qu’il aille aussi loin que ses pouvoirs le lui permettent et qu’il présente au peuple américain les confrontations des obligations politiques.  Je suis impressionné aussi par la place qu’il réussit à donner à sa famille.  Je pourrais être prêt à suivre cet homme (comme j’aurais pu suivre René Lévesque).  Présentement, je ne reconnais personne de cette envergure au Canada ou au Québec.

Puis il y a ces héros de l’ombre, ceux qui ne se considéreront jamais comme des héros.  Ceux qui transforment une école secondaire d’un quartier difficile en un lieu dynamique de création et de développement de nos citoyens de demain. Ou ceux qui, jour après jour, travaillent dans des bureaux d’institutions diverses,  dans un hôpital ou un foyer pour personnes âgées à servir inlassablement des gens dans le besoin. Ou encore ceux qui prennent soin de leurs proches.  On encore ceux qui savent voir, révéler et faire surgir le potentiel ou le meilleur des gens avec qui ils s’impliquent. Il y a pour moi, à notre époque, une forme d’héroïsme à dépasser le cynisme constant, sans naïveté, par une action concrète de solidarité.

Certains héros le sont parce qu’ils sont connus et reconnus.  Certains héros le sont et ils sont reconnus. D’autres le sont. Point.

Depuis trois ans maintenant, je côtoie un autre type de héros.  Ils pédalent et font le cyclo-défi Montréal-Québec avec un drapeau jaune sur leur vélo, drapeau qui signifie qu’ils ont fait face au cancer et qu’ils sont guéris.

Au fait, j’ai regardé l’entrevue que Lance Armstrong a accordée à Oprah Winfrey jeudi soir.  Je n’ai pas regardé la suite le lendemain.

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 13 janvier 2013

Une semaine résumée en tentatives de petits gazouillis…

C’est toujours avec un brin de nervosité qu’on commence le marathon d’écriture.  Cette année, nous tenterons de relever certains défis d’écriture.  Celui de cette semaine aura été de vous écrire comme sur un fil Twitter.

 

Comment commencer ce quatrième marathon d’écriture qui encadrera mon cyclo-défi 2013 pour aider au financement de la recherche sur le cancer?

L’an dernier, nous avons utilisé l’alphabet un peu comme une béquille (un soutien…) pour encadrer nos réflexions sous la forme d’un abécédaire (grand merci aussi aux étudiants pour les efforts importants qu’ils ont déployés pour nous inspirer).

Cette année, nous avons décidé de jouer à un genre de ligue nationale d’improvisation en pigeant « imaginairement » dans un baril de défis de toutes sortes.  Par exemple, cette semaine, nous présentons nos réflexions  plutôt anecdotiques avec une contrainte de forme:

(Ici, vous devez penser à Yvan Ponton dans son chandail d’arbitre qui lit une carte de façon très officielle)

Improvisation mixte, sous la forme d’une conversation de Twitter, sur le thème: la première semaine complète de l’année.

Dimanche, 6 janvier

  • Antoine joue au hockey en soirée, j’avais pensé que faire un soufflé serait à la fois festif et simple pour un repas pas compliqué.  Dans le four c’était superbe, dans l’assiette c’était pffff… Mais il y avait la galette des rois!
  • Bon, problème!… 234 caractères! Presque 100 de trop!
  • J’ai décidé de prolonger la période de Noël cette année au-delà des Rois. La fée des étoiles est contente!

Lundi, 7 janvier

  • J’ai horreur de la journée de retour de vacances. 150 courriels à trier, rencontrer les collaborateurs, prendre des décisions, manger en travaillant… pour relaxer… aller au spinning. Vivement mardi pour reprendre une vie un peu normale.
  • Journée pédagogique. Ouf! Le genre de journée où les conseillers  pédagogiques travaillent fort!
  • Nouvelle animatrice au spinning, après deux ans, Josianne est partie étudier à Sherbrooke.  Va-t-on aimer les cours avec Marion? Le début est un peu timide puis l’entrain fait son chemin… Ça finit bien… Et on va revenir avec plaisir.
  • J’aime spinner, mais pas répondre fougueusement aux questions des monitrices… Ben oui, je suis là. Suis-je obligée de le crier?

Mardi, 8 janvier

  • Le sapin trône encore royalement en uniforme d’apparat dans le salon.  Ranger les décorations c’est mettre fin à la période des fêtes.  Pour des raisons d’horaire chargé (exemple: regarder Unité 9), la période des fêtes durera jusqu’à samedi prochain.
  • Pour des raisons d’horaire chargé (exemple : cette année, les vacances n’en étaient pas)… le sapin trône, sèche et nous on est fatigué.

Mercredi, 9 janvier

  • Spinning sans Marie… Elle s’est mise à cet exercice, un peu extrême parfois, en septembre dernier et doucement… à sa manière douce… a apprécié.  Quand elle n’est pas là, il manque une douceur à mon entrainement.
  • Pas grave s’il y a plus de caractères dans ce qui précède… Chaque mot me touche.
  • Je suis plutôt allée prendre soin de ma maman. Les courses sont un prétexte pour aller chez elle et m’assurer qu’elle va mieux. 
  • Foutue grippe dont elle se sort…

Jeudi, 10 janvier

  • On vient de recevoir par la poste une vraie carte de souhait dans une vraie enveloppe et un timbre de la part de quelqu’un qui n’a pas un quart de siècle… Comment on répond à ça maintenant???   Merci Florence!
  • Depuis plusieurs semaines, mon iPod se moque de moi parce que je le cherche partout sans le trouver.  En se pensant invincible, il a osé se montrer un petit bout quand je cherchais autre chose ET JE L’AI VU.  J’ai horreur de perdre quelque chose.
  • Est-ce que nous avons un petit problème de contrôle?! À peine!!! ;-)))
  • Un souper avec les sœurs et le frère pour décompresser et prendre soin de nous. Ça fait du bien de revenir à cette complicité facile.
  • Pour mon amie Suzanne : «Quelqu’un meurt et c’est comme des pas qui s’arrêtent. Mais si c’était un départ pour un nouveau voyage… »

Réf. :https://www.facebook.com/BouddhismeEtPhilosophies

 Vendredi 11 janvier

  • Pendant quelques dizaines d’années, elle a dans l’ombre de sa tâche professionnelle pris soin des gens autour d’elle.  Francine, qui a été mon adjointe pendant quatre ans, a pris sa retraite hier.  Nous étions plusieurs dizaines en ce vendredi soir pour lui dire merci et qu’on l’aime très fort.
  • C’est vendredi! Yesss! On a réussi : Félicitations pour le retour au travail!!!

Samedi 12 janvier

  • Je suis poche à écrire avec une limite de 140 caractères.  J’ai probablement manqué mon coup à toutes les fois.
  • On remballe les décorations de Noël et il y a deux bons matchs de football à la télévision.  Je suis même allé spinner.  Ça devrait être un bon samedi.
  • Pfiou! Réunion ce matin, 5 brassées de lavage plus tard, plus une seule aiguille de sapin nulle part, tout est bien rangé! Quelle journée…
  • Je ne sais pas pour vous, mais l’exercice tire à sa fin et moi, j’ai eu vraiment beaucoup de plaisir!
  • Stimulant, vivifiant, rapide! Vivement, un verre de vin…

À la semaine prochaine!

Yvan et Marie

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Reprendre la route

Je pensais avoir fait ma part (certains diront ma « juste » part).  Ma réflexion de vie en ce début de 2013 est fortement teintée par la retraite professionnelle qui se profile dans mon (notre) horizon de juillet prochain.  Le vélo était toujours dans le portrait, l’engagement social aussi mais le lien entre les deux était flou.  Puis, tout récemment, en quelques jours, des conversations dans nos milieux de travail ont tourné d’une façon ou d’une autre sur le cancer.

Bien que les avancements vers des solutions soient impressionnants, quand la maladie se présente, c’est toute la vie des gens touchés directement et indirectement qui est chamboulée.

Depuis trois ans vous, Marie et moi, avons apporté notre petite contribution à donner à la vie des possibilités qui n’existaient pas il n’y a pas si longtemps.

Par contre, il y a encore des besoins.  Marie et moi (et vous, souhaitons-le…) sommes encore dans une forme permettant de continuer… alors… on continue et on reprend notre projet.

Je me suis inscrit au Cyclo-défi 2013 pour soutenir la recherche sur le cancer.  Vous pouvez m’encourager en participant à mon financement d’au moins 2 500$ en cliquant sur  l’adresse suivante:

http://mo13.conquercancer.ca/site/TR?fr_id=1451&pg=pfind&s_locale=fr_CA

Vous pouvez aussi faire vous-même partie de l’aventure cycliste.  Il s’agit de rouler environ 250 km en deux jours entre Montréal et Québec.  C’est une expérience physique étonnante, autant pendant la période de l’entrainement que lors de l’événement lui-même.  Que diriez-vous de vous joindre à nous (Daniel, le Chevalier de Pointe-aux-Trembles et moi) et que nous formions l’Équipe du Pépère à vélo?  Vous verriez que rouler en groupe c’est formidable!  Ça vous intéresse ou ça pourrait intéresser des gens que vous connaissez?  Écrivez-moi et je vous guiderai dans votre ce projet.

Nous reprendrons aussi le marathon d’écriture.  Marie et moi jonglons présentement avec quelques idées :

Nous avons bien envie de revenir à l’anecdotique, sans la contrainte de l’abécédaire imposée l’an dernier.  Raconter doucement ce qui nous occupe et nous préoccupe nous plaît bien.

Nous sommes préoccupés par le lien à établir entre la cause que nous soutenons, soit la recherche contre la maladie, l’écriture et l’espoir. L’une de nos idées tourne autour d’exemples illustrant positivement et de différentes façons l’expression « se sortir de… ». C’est une idée à peaufiner encore.

Nous avons envie d’explorer l’idée de la rédaction d’un texte à relai vous impliquant et/ou impliquant des élèves du primaire.  Comme c’est, pour moi aussi, une dernière année de travail, j’aimerais proposer un projet d’écriture collaborative impliquant des élèves… On réfléchit!

À ce moment de nos réflexions, vos idées sont toujours les bienvenues.

Comme à chacune des trois dernières années, nous vous écrirons régulièrement entre maintenant et le cyclo-défi de juillet prochain.  Si vous ne souhaitez plus faire partie de ce genre d’aventure, écrivez-le nous par le retour de ce courriel et nous retirerons votre nom de notre liste.  Vous nous aurez permis de vivre une implication hors du commun et nous vous en remercions énormément.

La neige tombe en petits flocons un peu paresseux, il est un peu étrange de penser maintenant à la chaleur et au vélo.  Durant les dernières semaines, pour des raisons personnelles, j’ai eu un petit contact avec une salle d’urgence bondée d’un de nos hôpitaux.  Ma mère a attrapé le virus de l’influenza et elle été d’abord hospitalisée à l’urgence de Joliette puis à l’urgence de l’hôpital de Maisonneuve-Rosemont.  C’est très simple : on ne veut pas être malade.  Détresse, stress, microbes, surcharge de travail et émotive…  C’est curieux de penser que c’est à la fois l’endroit où l’on doit être pour recevoir des soins de santé et là où redoute le plus d’aller, à cause du temps d’attente interminable, de l’état de vulnérabilité et de dépendance dans lequel on se retrouve et du risque d’attraper tout ce qui grouille…

J’espère pouvoir rouler encore longtemps.

Et moi donc! À un rythme plus lent, mais constant!

À vous tous et toutes, une belle et bonne année 2013, remplie de douceur, de santé, de projets et de défis à votre mesure!!!

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo – 9 juillet 2012

W, X, Y et Z comme Week-end avec deux gars de la génération X

en jetant parfois les Yeux vers une zone Zen

Il a fait très beau, nous étions très prêts, les organisateurs avaient même arrangé les inscriptions pour que le nombre total de cyclistes, 1956, soit égal à mon année de naissance (charmante attention pour un Pépère à vélo!).  Ensemble, eux et nous tous, avons amassé 7 millions $ pour la recherche sur le cancer.  De ce montant, 7 815 $ viennent de vos contributions.  Le Baroudeur italien était vraiment impressionné par cette belle réalisation.  Il restait la performance athlétique, le dépassement physique pour lequel nous avons mis tant d’efforts depuis notre première réunion en janvier.  D’ailleurs la Rouleuse Gourmande a filmé mes premiers coups de pédale dans un document cinématographique mémorable (à tout le moins pour moi).

Puis, comme c’est arrivé à quelques reprises depuis que je me suis lancé dans ces cyclo-défis pour la recherche contre le cancer, un petit message est venu tout simplement mettre tous ces efforts dans une lumière douce et juste.  Il y a quelques jours, celle que j’ai appelé en février dernier la Batailleuse de l’Ombre a écrit sur sa page Facebook:

« L’été dernier je rageais quand je ne parvenais pas à faire mon 10km dans le temps escompté…aujourd’hui, je me réjouis d’avoir marché 40 minutes, tranquillement !!! »

Jusqu’à maintenant, seule Marie, parmi mes proches, avait vu ce message.  Bien sûr, pendant tout le week-end, je me suis préoccupé de la vitesse et de la direction du vent, de ma vitesse et de celle de mes compagnons (26,8 km/h pour moi pour la fin de semaine, incluant presque une dizaine de belles grandes montées dans les 40 derniers kilomètres entre Cap-Santé et Saint-Augustin-de-Desmaures; notre cours sur « comment grimper » aura été très utile), de bien boire et de bien manger.  Autant j’ai été fier de notre performance, autant j’ai été ému par celle de la Batailleuse.  Chaque victoire est une victoire, il y en a plusieurs qui sont peu connues et peu célébrées dans les médias, il y en a certaines qui changent des vies.  Celle-ci m’a entrouvert une porte vers une zone zen qui a ajouté une belle couleur à cette randonnée.

Zone zen : Étonnant quand même…  Après avoir entendu vos commentaires de gars hier après-midi, j’avais pensé que ce qui avait largement contribué à votre zone zen durant cette randonnée tenait plutôt des jeunes et jolies cyclistes suivies dans les pelotons de vélos ou encore observées à la dérobée pendant leurs étirements de yoga…  Comme quoi on prête parfois des intentions aux gens…!

Génération X : Selon quelques sources sur le Web, c’est la génération qui suit immédiatement les baby-boomers, entre 1960 et 1979.  Le Chevalier de Pointe-aux-Trembles et le Baroudeur italien ont représenté avec panache cette cohorte.  Si pendant un temps j’avais baptisé le Chevalier « le Genou de Pointe-aux-Trembles »  à cause de ses problèmes d’articulation, il n’en est plus rien aujourd’hui.  Au moment où les côtes ont commencé, il s’est littéralement catapulté vers le haut avec une forme et une énergie impressionnantes (le bout que j’ai pu voir).

Le Baroudeur, lui, s’est démarqué par sa détermination, son calme et son esprit d’invention.  C’est celui des trois qui a connu le plus des petits moments de fatigue, mais il savait profiter pleinement des pauses pour reprendre le rythme de la randonnée. C’est celui aussi qui a inventé une nouvelle utilisation à la soie dentaire.  Quand vous êtes dans un hôtel et que vous voulez laver votre maillot de vélo pour le lendemain, vous devez aussi le faire sécher.  Dans plusieurs hôtels, la tête des cintres (le crochet) reste fixée dans l’armoire à linge pour éviter que les gens ne repartent avec les cintres.  Le Baroudeur a donc pris le cintre sans le crochet et l’a attaché avec de la soie dentaire à la barre du rideau de douche!  Maillot propre et sec pour le lendemain!!!

Il y avait aussi  un acteur silencieux mais très actif et très utile dans cette équipée (et baby-boomer de surcroît).  Le Capitaine Haddock à vélo s’est fait opérer au genou il y a quelques semaines mais sa passion pour la photographie est intacte.  Il s’est donc proposé pour nous suivre en voiture et pour nous photographier, la plupart du temps à notre meilleur (photos à venir incessamment).  On avait vraiment l’air des super-étoiles qui se promenaient avec leur photographe.  Il a semblé apprécier son week-end mais c’est évident qu’il préfère rouler.  Il devra peut-être revoir quelques éléments de son alimentation santé : n’ayant pas droit aux repas des cyclistes, il a dû se  « contenter » de restauration « rapide »…

Chromosomes X

Puisque Marie a fait allusion à cette situation, je tiens à apporter ici quelques précisions (pour ceux et celles dont les cours de biologie sont un peu loin, les hommes ont un chromosome X et un chromosome Y et les femmes deux chromosomes X).

Quand nous roulions, il est arrivé à plusieurs reprises de rattraper des gens devant nous et de prudemment les dépasser (aussi surprenant que ça puisse paraître, le contraire est aussi arrivé à quelques reprises).  Il est arrivé aussi qu’un groupe devant nous roulait à une vitesse intéressante et que nous nous contentions de nous joindre à eux sans les dépasser et de profiter de l’aspiration créé par eux.  À quelques occasions, le cycliste qui fermait la marche du groupe devant nous était une cycliste.  Mes deux collègues croient fermement que si la silhouette devant moi avait une belle technique de pédalage, je ne la dépassais pas.  Pourtant, cette décision ne tenait qu’à une saine gestion de nos énergies.  Que les gens peuvent être menés par leurs préjugés parfois.

Ziz-zag dans la musique

En presque neuf heures de vélo en deux jours, il y plusieurs moments où, tout en ayant les yeux sur notre environnement immédiat, on plonge dans une rêverie sans but.  Évidemment, avec autant de personnes autour, il est hors de question d’avoir un iPod sur les oreilles.  Voici donc les quatre chansons qui ont tourné très souvent dans ma tête :

Papparazzi

Petite entorse à notre règle alphabétique (mais il y a beaucoup de z dans ce mot).  Quel beau groupe pour notre départ, avec plein d’appareils photos.  Membres de nos familles et amis de la Famiglia de la Petite Italie du spinning, vous nous avez choyés.

Retour vers zéro

Le projet du Cyclo-défi de 2012, avec son volet physique et son volet d’écriture, tire à sa fin.  Ça va être un peu déroutant à partir de la semaine prochaine de ne plus avoir le plaisir et la contrainte des entrainements et de la rédaction, mélange sucré /salé toujours savoureux (tiens, encore la bouffe).

Merci d’avoir été fidèlement à l’autre bout de nos écritures ; quelle excitation de lire vos réactions ou de vous entendre parler de certains segments.  Votre présence a été une source d’inspiration précieuse.

Merci pour ceux et celles qui ont sauté à l’eau avec nous lors de la chronique sur la vie (des textes se sont ajoutés depuis la parution de cette chronique).  Dans tout ce projet, votre apport est un moment fort que je relis souvent.

Merci à ceux qui nous sont très proches (j’ai l’impression d’être à un gala), vos commentaires, vos suggestions et vos actions (genre… manifestations étudiantes) ont alimenté généreusement nos réflexions et nos orientations.

J’ai découvert avec un immense bonheur et de belles bouffées d’énergie deux compagnons (et leur famille) qui ont fait disparaître tout ce qui aurait pu devenir routinier dans ce troisième défi pour moi.  À partir de notre réunion de janvier autour de la table de la cuisine, nous avons accompli tous les objectifs que nous nous étions fixés et réalisé de multiples activités: le financement, les entraînements, l’adhésion à un club de vélo, le cours des Chèvres (pour apprendre à monter des côtes), la randonnée du Défi métropolitain, celle de Montréal à Trois-Rivières et celle du tour du lac Champlain, le souper italien succulent et arrosé et finalement le cyclo-défi.  Je retiendrai surtout la camaraderie et la confiance qui nous a permis de progresser tout en échangeant sur plein de sujets importants et sur d’autres beaucoup  moins.

Et il y a ma complice du volet d’écriture, d’un peu de vélo et de beaucoup d’aqua-jogging.  Tu m’as présenté plein de trouvailles en musique, littérature et lecture de l’actualité.  Cette deuxième année de chroniques nous a permis réflexions, discussions et prises de positions, entre autres autour du conflit étudiant. C’est vrai que ce conflit aura plus que teinté nos chroniques hebdomadaires, parfois bien malgré nous.  D’aucuns y auront vu une certaine lourdeur…  Possible.  J’assume complètement!  Pour le plaisir et le besoin d’expression.  

De plus, nous avions choisi, cette année, un défi d’écriture qui a pris la forme d’un ABÉCÉDAIRE : défi à saveur « pédagogique », exercice de style plutôt exigeant, parfois contraignant, tout de même stimulant. Chaque semaine nous a permis de faire des liens entre des mots choisis pour chacune des lettres de l’alphabet,  l’actualité  et le quotidien.  Je trouve qu’on s’en est sorti pas trop mal…!

Chère Marie, à l’aube de notre dernière année de travail dans nos professions respectives, nous avons établi les bases de projets communs passionnants pour ce que seront nos prochains choix de vie dans une retraite qui s’annonce active et remplie de surprises.  J’ai hâte! Et moi, donc!

Encore cette année, je ne sais pas quelle forme aura mon implication sociale l’an prochain… mais on a bien le temps de s’en parler… Et de s’en reparler, puisque ce sont aussi les mots, écrits, lus ou dits, qui nous réunissent!

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo – 1er juillet 2012

V comme dans vivre

Cette chronique sur les moments où il fait bon vivre a plusieurs objectifs :

  • Orienter un événement qui au départ vise à enrayer une maladie aux conséquences terribles vers une forme de célébration de la vie;
  • Ramasser des ondes positives qui pourront servir dans les moments du cyclo-défi où les coups de pédales deviennent de plus en plus difficiles;
  • Vous impliquer concrètement dans notre projet d’écriture (autrement qu’en nous lisant). 

Les résultats de l’an dernier ont été tellement fascinants que dès le début, nous souhaitions reprendre l’expérience cette année…et cette fois, je participe aussi.

Et moi discrètement! Mon mot pour cette chronique qui célèbre la vie, c’est « VOUS ». Vos commentaires et vos textes sont touchants et émouvants.  Je les ai lus avec plaisir, surprise et autres émotions nécessitant parfois un mouchoir!…  Vous avez pris le clavier avec courage et partagé des moments précieux, uniques.  Votre implication nous fait basculer de « vous » à « nous »… ou vice-versa!  Magnifique lien entre lecteurs et auteurs amateurs…  J’aime ce pouvoir des mots!

 

Johanne Zenga, c’est la Radieuse de la Famiglia de la Petite Italie du spinning.  Son sourire est à ce point éclatant que, lorsqu’il est absent, c’est inquiétant.

Je suis de descendance italienne mais je n’avais jamais mis les pieds au pays de mes grands-parents paternels et ne parlais pas davantage la langue. Mon retour aux sources tardif m’a fait vivre une expérience inoubliable. Voilà une dizaine d’années, un article attire mon attention: comme à chaque année, François Dompierre, réputé musicien, compositeur et marcheur aguerri, se prépare à accompagner un groupe de randonneurs québécois sur les sentiers de Toscane pendant deux semaines en mai. Au programme: plusieurs marches d’une vingtaine de kilomètres dans des collines verdoyantes, la visite de joyaux comme Gênes, Sienne, Florence, les délices de la cuisine régionale et des auberges de charme. J’ai conservé l’article environ un an, puis j’ai entrainé ma sœur à la séance d’information. Nous avons eu le coup de foudre et nous avons aussitôt amorcé notre préparation. Une décision que nous n’avons jamais regrettée. Marcher au cœur des merveilleux paysages ensoleillés du Chianti en Toscane, parmi les coquelicots en fleurs, les genêts, les cyprès, les vignobles, les oliveraies et à l’ombre d’abbayes et de châteaux. S’ouvrir à des gens vrais, au mode de vie des paysans. Voir Lucca et San Gimignano mais surtout le Ponte Vecchio de Florence, un temps fort pour moi. Goûter la panzanella toscane, les rotolo di spinaci de Florence, le panforte siennois et déguster l’huile d’olive artisanale. Rencontrer des compagnons de route de tous les horizons et sentir naître de belles amitiés. Me retrouver en moi, faire le point sur mon parcours. Et découvrir les capacités insoupçonnées du corps, les plaisirs de la marche, sans oublier ceux de la photo. Ce voyage a été l’un des plus beau de ma vie et depuis, je retourne en Italie aux 2 ans. Je suis maintenant très fière de mes racines italiennes et ma devise préférée est: La vita e bella!

Johanne

Je vous ai déjà présenté Michelina, la Capitano de la Famiglia de la Petite Italie du Spinning. À se voir une ou deux fois par semaine pour environ 45 minutes, on ne connaît qu’un petit bout des gens.  Michelina se dévoile ici un peu plus (pardon pour mes traductions artisanales).

Après notre cours de spinning de cette semaine, la Rouleuse Gourmande, a demandé à Johanne (à ma connaissance, elle n’a pas encore un surnom, c’est depuis quelques minutes la Radieuse) et moi, si on avait écrit un petit mot sur la VIE pour le blogue du Pépère à vélo. Je lui ai dit que j’y songeais mais à chaque fois que je m’y mettais mes yeux se remplissaient d’eau, parce que j’aimerais rendre hommage à mon père. Elles m’ont convaincue que je devrais essayer de le faire quand même et dans ma langue maternelle. Je vais l’écrire en français avec quelques mots en italien et en anglais.  Donc voilà, déjà six ans que mon père n’est plus avec nous. In July 2006, my dear dad was diagnosed with lung cancer. The only thing that could save him was to be operated (En juillet 2006, mon cher père a reçu le diagnostic  d’un cancer du poumon.  Seule une opération pouvait le sauver). Après quelques consultations avec les médecins, il a décidé qu’il voulait vivre, non seulement pour lui mais aussi pour sa petite famille (surtout ses petites-filles).  The operation was a successful one, the doctors were very optimistic, but two weeks later and on his way home to recovery all havoc broke loose. There were complications, and the surgeon had to re-operate.  Today all I think about is the last words he said to me before the surgeon brought him in the operating room for the second time « Please help me ». Well he didn’t make it (L’opération s’est bien déroulée, les médecins étaient très positifs, mais deux semaines plus tard, en chemin vers la récupération, plus rien ne va.  Des complications nécessitaient une deuxième opération.  Aujourd’hui, je pense encore aux derniers mots qu’il m’a dit avant que les chirurgiens l’amènent en salle d’opération « S’il te plaît, aide-moi ».  Il n’a pas survécu à cette opération). Mio carissimo papa era un uomo molte gentile, simpatico, amichevole et generoso, se  poteve fare qualque cosa per qualcuno lo avrebbe fatto (Mon père était un homme d’une grande gentillesse, sympatique, amical et généreux, toujours prêt à aider quelqu’un qui en avait besoin). He was always there to lend a helping hand (On pouvait toujours compter sur lui). Mon père a toujours travaillé quand nous étions jeunes, donc il n’avait pas beaucoup de temps à nous consacrer côté loisir, mais quand il a pris sa retraite (à 60 ans), mes nièces en ont profité, il les emmenait au parc, au cinéma, you name it he went (n’importe où, il y allait). My father was a very strict man, and I did not have many privileges, but today I’m glad he was, because he taught us morales and values. I wish I had more time with this kind and compassionate man, but GOD decided his time had come (Mon père était un homme strict, je n’ai donc pas eu beaucoup de privilèges, mais aujourd’hui je suis heureuse qu’il ait été ainsi.  Il nous a inculqué une morale et des valeurs.  Cet homme bon, rempli de compassion me manque énormément, DIEU avait décidé que son temps était venu). Je suis sûr qu’il veille sur nous et à sa façon nous donne encore des conseils.

Je n’ai pas eu une super relation avec mon père, but I was daddy’s little girl and a lucky one (mais j’étais sa petite fille, une petite fille très chanceuse).

En fin de compte, je n’ai pas réellement rendu hommage à mon père, j’ai plutôt raconté mon histoire de peine et de tristesse. I miss you dad, Ti amo dal profondo del mio cuore (Tu me manques, papa.  Je t’aime du plus profond de mon cœur).

The moral of this story, when I started writing it is (La morale que je voulais donner à cette histoire était): Profitez de la vie, ne pas remettre à demain ce que vous pouvez faire aujourd’hui.  Live life to your fullest, one must work to  live (Vivez pleinement, il faut bien travailler pour vivre) mais il faut prendre le temps d’avoir du plaisir. I should practice what I preach (je devrais mettre en pratique ce que je prêche) et merci Yvan et tous les autres cyclistes qui rouleront pour vaincre le cancer.

Michelina

In memory of Angelo Di Liello

1932 – 2006

Sylvie Gagnon, la Voyageuse au regard différent, est la personne qui a confectionné les cartes de souhait dont je vous ai parlé à l’occasion. Elle nous propose ici un clin d’œil étonnant.

Pour moi, un moment où il fait bon vivre, qui fait partie de mes petits bonheurs, c’est le suivant :
L’écoute de la chanson «Love Generation» de Bob Sinclar.
Que ce soit à la télé (publicité de Loto Québec), ou encore sur Youtube, peu importe ce qui se passe à ce moment-là, cela me redonne une énergie étonnante.
Tout sentiment de « depress » ou de fatigue s’envole. Ma bonne humeur revient instantanément, garanti!
J’aime particulièrement la vidéo tournée sur cette chanson du jeune garçon qui part le matin en vélo (ici un lien avec le Pépère à vélo….) pour ce qui semble être l’école, et qui en fait, s’en va faire le tour de l’Amérique du Nord.
Les paysages de la route 66, des montagnes désertiques du sud-ouest américain et du sable fin des White Sands au Nouveau-Mexique me font rêver aux coins déjà visités, dans mon cas, en motorisé.
Bonne humeur garantie; à télécharger sur ton ipod si cela n’y est pas déjà.
 
http://www.youtube.com/watch?v=v0NSeysrDYw
 
Bon Cyclo Défi, je serai avec toi en pensée
Amicalement,
Sylvie

Nathalie, la Fonceuse épicurienne, a eu le difficile défi cette année de réduire ses activités sportives le temps que son genou (et pourtant elle n’est pas de Pointe-aux-Trembles) se refasse une santé.  Elle nous ramène dans le cyclo-défi de l’an dernier.

Cher Yvan,
Un moment fort et inoubliable pour moi fut celui de ma participation au cyclo défi contre le cancer en juillet 2011.
J’avais envie de faire une différence dans ma vie et celle des autres. Sans compagnon de vie à ce moment, ( le chum photographe ne faisant pas encore partie de ma vie :-)) je me cherchais un petit quelque chose pour pimenter ma vie, un défi à relever dont je serais fière. Un petit quelque chose décidé par moi et pour moi, que je suivrais quoi qu’il arrive car il deviendrait une priorité.
 
J’ai donc décidé de m’inscrire au cyclo-défi. Le début d’une belle aventure débutait.
Je ne savais trop quelle serait la finalité de ce périple, mais ayant toujours dit que ce qui nous séparait du point A au point B était bien plus important que le point d’arrivée, je me suis donc lancée dans l’aventure.  Après l’avoir fait, je peux vous dire que l’arrivée du cyclo-défi est la récompense après l’entraînement.
 
J’avais pourtant peur, l’inconnu se pointait devant moi. Serais-je à la hauteur? Y arriverais-je ?
Tous ces gens que je ne connaissais pas, moi et ma timidité. Tant pis! Je voulais le faire et allais le faire.
Je me suis donc entraînée régulièrement et assidument.  Ayant su par Karine que tu l’avais déjà fait, j’ai tenté une approche, quelques questions et conseils attrapés au vol puis, doucement, une belle amitié s’est développée. 
 
On se voyait au spin les lundis et mercredis et tranquillement on se rapprochait du jour J. Puis est venu le temps de ta sortie Montréal-Trois-Rivières. Ne pouvant me joindre à vous ce week-end, je décidai donc de relever le défi le week-end d’après. Quelle générosité de ta part d’en rouler un petit bout avec moi jusqu’à St-Sulpice. Une bonne cadence, de belles discussions, j’avais déjà hâte au week-end de juillet qui pointa finalement son nez. Tous ces gens présents au départ, tous ces cyclistes et moi qui se retrouvais parmi eux. J’étais bien fière de moi. J’avais rêvé de ce moment et j’y étais enfin.
 
Je ne raconterai pas tout car tu sais que je peux écrire longtemps quand je m’y mets…
Mais, au deuxième jour du cyclo-défi, tu te rappelles cette belle échappée à une vitesse plus qu’acceptable à dévaler la route. Nous avions une telle énergie et un si grand plaisir à faire chacune des étapes rapidement pour se rendre à notre point d’arrivée. Justement, l’arrivée devant la Cathédrale est un moment que je n’oublierai jamais… Puis, on a roulé avec plaisir jusqu’à l’arrivée ou l’on nous attendait avec tambours et trompettes. Quels moments inoubliables!  Quelle joie! Quelle satisfaction personnelle!
 
À une semaine du cyclo défi, laisse-moi te dire que je suis très émotive mais ça ne te surprend pas. Me rappeler ce week-end grandiose à rouler avec toi, Benoit et Catherine quel WOW!
 
Je vous souhaite à toi et tes coéquipiers de cette année un week-end extraordinaire! Amusez-vous et savourez chaque étape!
 
Ce week-end de juillet 2011 m’a apporté une telle satisfaction, un tel plaisir et une si grande fierté. Voilà donc mon grand moment que je voulais partager avec toi.
 
Nathalie / La fonceuse Épicurienne.

Francine, la Trotteuse du Haut-Canada, ne marchera pas contre le cancer cette année.  Sa relation étroite avec cette maladie ne s’arrête pas pour autant.

Merci à toi Yvan pour ton implication depuis trois ans pour une cause qui me tient à cœur. Le cancer frappe tellement de personnes – peu importe l’âge et il cause tellement de tristesse et de remous dans tout l’entourage de la personne qui reçoit un tel diagnostic.  Dans ma famille, il y a maintenant, comme tu le sais, une autre personne atteinte du cancer du sein.  Il y a 5 ans c’était ma sœur Louise qui recevait un diagnostic de cancer du sein.  En avril 2012, c’est Elyse, la fille de mon autre sœur, qui vient de recevoir ce terrible diagnostic – cancer du sein à 35 ans.  Quand je regarde Elyse avec ses deux petits trésors (3 ans et demi et 1 an), je ne peux que souhaiter que la recherche ait trouvé de nouveaux traitements encore plus efficaces afin que ma nièce puisse voir grandir ses enfants et que ses deux amours puissent avoir leur super maman près d’eux encore plusieurs années.
 
Yvan, quand tu sentiras des crampes dans tes jambes, ou que la pluie te fouettera le visage ou que le soleil ardent rendra ton périple plus difficile, pense à tous ceux et celles qui pourront recevoir de meilleurs traitements et qui gagneront leurs luttes contre le cancer, parce que tu auras amassé des fonds et que tu auras parcouru non seulement la distance Montréal-Québec une fois, mais bien plusieurs fois tout au cours de ton entraînement.  Merci, Merci  Mille fois Merci et plus encore.  Je garde espoir pour la guérison d’Elyse, qui, elle, s’est engagée dans un ultime marathon pour vaincre le cancer et vivre.
 
Francine

Une suite à ce message est arrivée quelques jours plus tard:

Yvan, je ne croyais pas que tu inscrirais mon mot sur ton carnet – tu pourras y ajouter ceci, si tu le veux.
 
La vie, il faut la vivre à plein tous les jours et profiter de tous les bons moments qui passent, car on ne sait jamais quand notre vie s’arrêtera subitement ou sera complètement chamboulée par la maladie.  Il faut laisser de côté les choses qui n’ont pas d’importance réelle et celles sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle.
 
Durant la fin de semaine, je garde le petit d’un an de ma nièce (en fait je me gâte et je m’amuse).  Elyse, son amoureux et leur fille sont partis passer trois jours au bord de la mer.  Ils profitent de ces quelques jours tranquillement avant qu’Elyse commence son marathon de 12 traitements (un par semaine) de chimio.  Ça sera tout un défi !!!
 
Quand on pense qu’on peut mourir dans quelques mois, on se concentre sur ce qui est important dans la vie: l’amour, l’amitié, les bons moments avec la famille, les amis et les rires qui doivent continuer à faire partie de notre vie, malgré la douleur, la tristesse et la crainte de ne pas passer au travers de la maladie.   Le sourire d’un enfant d’un an, le rire d’une petite fille toute serrée auprès de sa maman, le regard tendre de son amoureux, la famille et les amis qui viennent vous aider, qui vous apportent de bons petits plats et qui vous écrivent des mots d’encouragement, ça, se sont des moments merveilleux de la vie, ceux qui sont tellement précieux.
 
Mon implication cette année, ce n’est pas de marcher pour amasser des fonds pour la recherche sur les cancers féminins.  C’est une implication plus personnelle, puisque durant tout l’été, je passerai deux semaines par mois chez ma nièce, pour l’aider avec les tâches quotidiennes et lui permettre de se reposer un peu et de gagner sa bataille.  
 
Il faut continuer d’espérer en se disant que la vie est remplie tous les jours de petits moments magiques qui nous rendent heureux. 
 
Francine

Julie, c’est l’une des Châtelaine de Monsabré et ma belle-sœur.  Elle entreprend dans quelques jours un défi pas banal. 

V comme Vie, V comme Vivre, V comme Vacances. V comme Puy-en-Velay!
Cet été je me fais un cadeau : je pars marcher un bout du chemin de Compostelle. Mon trajet pédestre débutera à Puy-en-Velay le samedi 7 juillet et se terminera 3 semaines plus tard quelque part autour de Cahors. J’ai donc échangé le vélo pour une paire de bottes de marche cet été et je marche pour m’entraîner (histoire d’éviter l’ampoule…). J’ai toujours aimé marcher. J’aime la vitesse (lenteur…) de la marche qui permet de regarder, admirer, penser, respirer. Je pars donc marcher sur ce chemin mystique que certains font avec un but religieux. N’étant pas très religieuse, je le fais pour d’autres raisons plus ou moins définies. Pour être dans la nature, pour bouger, pour voir du pays, pour réfléchir, pour rencontrer des gens de partout, pour tester mes limites et sortir de ma zone de confort, pour vivre… Certains appellent ce chemin, le Chemin de la Vérité! Peut-être que j’y vais un peu pour trouver la mienne… Yvan nous demandait un texte pour Célébrer la Vie avec des moments où il fait bon Vivre. La préparation de ce voyage m’en fait vivre plein depuis quelques mois et je compte bien en avoir la mémoire remplie à mon retour dans quelques semaines!
 
Julie, la plus jeune des Châtelaines

Félix, c’est l’Apprenti politicien, c’est notre plus vieux.  Il a 19 ans, accepté à l’université avec un CEGEP pas encore fini pour des raisons connues de tous.

Cher Yvan,  

Cette année, j’ai beaucoup marché pour un Québec plus juste où l’éducation serait accessible à tous. À ton tour, tu t’apprêtes à beaucoup rouler pour un monde plus en santé où le cancer ne serait pas une fatalité. Ces centaines de kilomètres parcourus dans l’espoir de faire avancer de quelques pas l’intérêt commun sont admirables.  

Tu conviendras avec moi que ces moments de solidarité où nous sommes des milliers à avancer ensemble pour faire changer les choses ont quelque chose de magique. On y retrouve un sens du collectif que l’on avait perdu ou même jamais vraiment connu. On se dit qu’ensemble, on peut faire mentir ceux qui nous reprochent d’exiger l’impossible en prouvant qu’au contraire, on ouvre les possibles. Voilà, il me semble, de ces moments où il fait non seulement bon vivre, mais où il vaut surtout la peine de vivre.  

Je t’applaudis puisqu’à ton tour, tu nous montres une voie de solidarité et d’espoir. Bonne route! 

Félix

 Marie-Josée, c’est la Rouleuse Gourmande et, comme moi, membre honoraire (nous ne sommes pas italiens) de la Famiglia de la Petite Italie du Spinning

Partager des moments où il fait bon vivre 

Il y a tellement de bons moments dans la vie, rire aux éclats, stimuler sa créativité, oser s’affirmer, danser toute une soirée, ressentir la satisfaction dans l’accomplissement, découvrir une facette cachée d’une personne, caresser nos petits animaux, se guérir d’une peur, aider un ami, partager une tranche de vie, bénéficier des bienfaits d’un sport, recevoir un sourire, lire entre les lignes, découvrir une avenue nouvelle, accepter sa fragilité, sentir une complicité, réparer une gaffe,  se déstabiliser pour mieux se revigorer, dire merci, la liste est longue!!! Mais, j’ai découvert récemment que juste me coucher sur le dos, sentir que je suis confortable, fermer mes yeux, respirer doucement, latéralement, lentement, également, profondément, à mon rythme, en faisant abstraction d’où je suis, juste profiter du présent est un moment où il fait bon vivre!!

Marie-Josée 🙂

Françoise a plusieurs pseudonymes : c’est, entre autres, la Marathonienne du Haut-Anjou et la blonde du Baroudeur italien, mais on est souvent plus que nos qualificatifs… 

J’ai hésité avant d’écrire un mot car je croyais  que je n’avais rien à dire.  Puis j’ai vécu un petit événement cette semaine qui m’a fait réfléchir. 

 Je suis quelqu’un qui vit intensément.  je m’entraine à l’excès… d’où ma blessure à un pied (étirement des ligaments).  Cette blessure m’empêche de courir pour quelques semaines.  Je suis devenue impatiente, frustrée, envieuse des autres que je voyais courir et je me dévalorisais car je ne peux plus ressentir cette fierté  qu’on vit après un entrainement ou une course particulièrement difficile. 

Mon amie, de son côté,  a vécu des épreuves personnelles plus importantes : son conjoint l’a quittée pour une plus jeune après 25 années de vie commune et puis elle a appris que sa mère, très malade, n’en avait plus que pour quelques jours.  J’ai soupé avec elle samedi dernier et je la voyais triste et malheureuse.  Elle voulait aller voir sa mère mais ne se sentait pas capable de faire, seule,  un voyage éclair à Sherbrooke.  Je lui ai donc offert de l’accompagner.  Le lendemain, dimanche,  j’allais la chercher à 8 heures.  Je suis donc restée seule, à lire et à écouter de la musique jusqu’à 15 heures.  Ce fût très relaxant et reposant pour moi.  Mon amie, elle, a pu voir sa mère et passer du temps avec elle pour une dernière fois car elle est décédée jeudi dernier, soit 4 jours après la visite de sa fille. 

Je suis contente d’avoir permis à mon amie de passer ces derniers moments avec sa mère car elle s’en serait voulu de ne pas y avoir été.  Je n’ai fait que l’accompagner, cela ne m’a demandé que du temps  que j’ai pu apprécier car j’étais obligée de rester à ne rien faire (je marche avec difficulté et il y a des côtes à Sherbrooke!)  La fierté que je ressens de l’avoir accompagnée est beaucoup plus importante et valorisante que celle d’une course.  Être présente pour les autres et apprécier chaque moment qui passe sera ma nouvelle devise.  Chaque petit geste qu’on fait peut apporter beaucoup. 

Profitez bien de votre défi. Je vais penser à vous et prenez soin de mon Baroudeur italien!

 La marathonienne en béquilles du Haut Anjou

Des moments où le temps s’arrête

Nous vivons à un rythme essoufflant (T’appelle ça vivre, toi, Jos?, a déjà chanté Jean-Pierre Ferland).   Puis à un moment donné, pour une microseconde (parfois un peu plus) les planètes arrêtent de tourner.  On peut presque se voir de l’extérieur de soi-même.  Voici quatre moments où, pour moi, le temps s’est arrêté :

  • 3 août 1976, Centre Étienne-Desmarteau, soirée pour célébrer la fin des Jeux Olympiques de Montréal à l’endroit où nous avons travaillé.  Pour la première fois de ma vie, je tombe follement et merveilleusement en amour.  (Bonjour Lyne! ;-)) Cette belle histoire durera 10 ans.  J’y retourne parfois quand Antoine y joue au hockey.  À l’endroit où nous avions dansé, il y a maintenant quelques tables et chaises éparses près de la cantine.  Étonnamment, je ne les vois pas.
  • Sur l’autoroute 10, en direction de Montréal, près de St-Jean-sur-le-Richelieu, avant que Félix ne soit conçu, Marie et moi discutons du bonheur que nous avons partagé dans les derniers mois et de nos projets de famille imminents.  Nous avions senti le besoin de sceller cet instant.  Tout en continuant notre route (ça aurait pu être un peu dangereux de s’arrêter sur l’accotement pour cette raison, j’imagine mal la discussion avec un policier), nous avons « convenu » que nous étions maintenant mariés.  Les Montérégiennes se profilant au loin nous ont servi de témoins.  Quelques mois plus tard, il y a eu une vraie cérémonie, un peu pour confirmer notre engagement de cette soirée-là.
  • St-Édouard-de-Kent près de Bouctouche au Nouveau-Brunswick, les enfants sont petits, exceptionnellement, par bonheur, ma mère nous accompagne dans ces vacances au bord de la mer. Dans le chalet à côté du nôtre,  adjacent à la plage, un couple d’amis connus lors de nos cours prénataux, avec eux aussi deux enfants du même âge.  Les pêcheurs, accostant à quelques pas du chalet,  nous ont apporté des homards frais, pris l’après-midi même.  Nous avons installé une grande table dehors, garnie de homards qui venaient de cuire, de légumes et de vin rosé.  Seul le soleil couchant nous a fait comprendre que le temps continuait de suivre son parcours.
  • 13 septembre 2004, 14h00, j’ouvre les yeux dans la salle de réveil de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.  Je viens de me faire opérer pour l’ablation d’un kyste au cervelet.  Je me souviens que le neurochirurgien m’avait dit, en préparation à l’opération, qu’il y avait de petites possibilités que j’aie des séquelles et que je sois en général plus lent que je l’étais auparavant.  Je sors graduellement des brumes de l’anesthésie.  Il y a une horloge sur le mur devant moi, une fenêtre à ma gauche d’où entrent des rayons de soleil atténués par une toile, une autre malade est à ma droite.  Je me récite mon nom, mon âge, la date du jour, le nom de Marie, de Félix et d’Antoine.  Une infirmière vient me voir, prend ma température et ma pression et me pose ces mêmes questions (à part les noms de mes proches).  Je réponds sans hésitation (je venais quand même de pratiquer), à la satisfaction évidente de l’infirmière.  Tout va bien aller.

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo – 24 juin 2012

U comme utopie vers une réalité nouvelle 

Selon Albert Jacquard dans le livre Mon utopie : Une utopie qui se borne à décrire un rêve irréalisable est plus néfaste qu’utile; le fossé entre le réel vécu dans l’instant et le souhaitable imaginé pour plus tard apparaît définitivement infranchissable. Tous les abandons sont alors justifiés, tous les projets se heurtent à la lâcheté des À quoi bon ?. Elle peut être au contraire un facteur de renouveau, être à l’origine d’une dynamique, si elle est reçue en suscitant un Pourquoi pas ?. 

Je suis d’une génération qui, pendant plusieurs années, a osé oser : révolution tranquille, Expo 67, création et élection du Parti Québécois, Jeux olympiques de 1976, construction des barrages de la Manic, tenue des référendums sur la souveraineté du Québec.  Avec le confort et l’indifférence, le goût d’oser s’est atténué et les rêves sont devenus raisonnables.  Une certaine jeunesse étudiante n’est-elle pas en train de nous faire le cadeau de redécouvrir l’audace de se demander « Pourquoi pas »? 

Ultimement, la fin de l’année scolaire : Finalement, on y est arrivé! Enfin! diront certains… Déjà? diront d’autres, ceux pour qui l’école est parfois source de constance, de sécurité affective, de balises et de régularité. Une fin d’année, c’est un peu chaque fois comme une petite mort, un deuil à faire, jumelé à l’espoir du repos et d’une autre année à venir.  Le beau texte qu’a écrit Rima Elkoury vendredi dans La Presse illustre bien les sentiments que j’éprouve chaque année vers la fin juin.  L’image des oies qui s’envolent est évocatrice; elle illustre bien le travail de coopération qui se concrétise dans bien des vies d’enfants, d’enseignants, de directions et de parents.

Urbanité et ruralité (1) – Randonnée Montréal-Trois-Rivières 

Vendredi, fin d’après-midi, grâce à vous, le financement est complété.  Nos vélos ont près de 1 000 km dans les roues depuis la première sortie extérieure à Pâques, en avril.  À cause, de l’entrainement en gymnase depuis septembre, dont au moins deux séances de spinning par semaine, mes jambes pensent pouvoir ajouter 1 500 km au compteur. La maintenant traditionnelle randonnée d’entrainement Montréal-Trois-Rivières aura probablement des airs de révision finale avant l’examen de fin d’année.  J’ai déjà parcouru cette route quatre fois.  Je suis à l’étape de la visualisation (en fait, je me vois surtout mangeant de la pizza à l’arrivée).

Samedi matin, nous nous rejoignons chez le Chevalier…à Pointe-aux-Trembles évidemment. J’aime ces départs de tôt matin.  Tout est plus doux, la lumière, la température même notre rythme.  Tel les trois mousquetaires, nous serons quatre aujourd’hui, Sophie, Maître Baril, que nous avons connu lors de la même randonnée, l’année dernière, vient joyeusement bousculer notre groupe masculin.  Le Baroudeur, donne ses premiers coups de pédale avec un peu d’appréhension, son dos l’a fait souffrir dans la dernière semaine.  120 km même en terrain plat ça peut être difficile dans ces conditions.  Et puis, il faut bien le dire, un petit vent de 15km/h nous accompagnera de côté ou de face sur presque toute la distance, nous aurons l’impression d’être en faux-plat la plupart du temps.

Ma grande découverte de l’entrainement de cette année aura été de rouler en groupe.  Chaque sortie est devenue un moment de plaisir où, non seulement, on peut mieux affronter le vent mais où les échanges sérieux et drôles donnent une autre dimension à la route.  Encore aujourd’hui, nous formons une belle équipe.  Nous réussissons à maintenir notre vitesse de 25 km/h en dépit du vent omniprésent tout en alternant les périodes de silence concentré et de babillage hétéroclite.  Cette fois, il y aura même quelques mètres de portage.  Près de Yamachiche, la route est en reconstruction.  Au lieu, de prendre le détour suggéré sur une distance inconnue, nous empruntons, le vélo à l’épaule, la voie ferrée qui longe la route.  Le Capitaine Haddock à vélo a profité de notre sortie pour rouler un peu (63 km!!!) pour travailler sur son genou en convalescence et faire de la photo.  Nous serons la vedette de quelques uns de ses clichés.

Nous approchons du fameux restaurant Grec Baie-Jolie, le Chevalier et Maître Baril roulent à bon rythme à l’avant.  Depuis trois ans que nous faisons cette randonnée, c’est la première fois que le Chevalier arrive ici bien entrainé…et ça parait.  Il survole la route.  Un peu en retrait, je roule avec le Baroudeur dans ma roue.  Le dos a tenu mais a usé ses énergies.  Il a travaillé fort et nous rentrons fièrement au stationnement du restaurant à 29km/h.

Samedi en début d’après-midi, avec amis et famille, nous sommes 12 autour de la table.  Ma visualisation de la veille se concrétise totalement.

Ubiquité : Pour la beauté du mot! Un don que je n’ai pas, évidemment, mais qui s’avérerait bien pratique avec la vie de fou qu’on a…

Ubiscuithé : Version pour diabétiques!

Urbanité et ruralité (2) – La Boucle du Grand Défi Pierre-Lavoie 

Ce sera dans un an et j’ai déjà hâte.  Je pense vous avoir peut-être mentionné mon envie immense mais contrôlée de faire partie du Grand Défi Pierre Lavoie (GDPL).  Mélange d’excitation de faire partie d’un si grand défi et crainte importante (presqu’une frayeur) de m’y planter complètement.  De toute façon, l’équipe dont je faisais partie n’a pas été sélectionnée pour l’aventure de 2012.  J’imagine ne pas être le seul dans cette situation décevante.  Pour 2013, l’organisation du GPDL a pensé à moi.  Elle m’offre une boucle de 150 km probablement autour de la ville de Québec à l’intérieur du parcours de 1000 km de l’an prochain.  Les inscriptions ont commencé dimanche dernier.  Je me suis fait un cadeau de fête un an et deux jours à l’avance.  Au moment d’écrire ceci, il y près de 650 personnes qui se sont inscrites pour rouler avec moi et les participants du GDPL 2013 (dont le Baroudeur Italien; Pierre-Luc, l’ami de Félix (pour qui je devrai maintenant trouver un surnom) et le célébrissime Capitaine Haddock à bécane (qui pense avoir réglé tout problème de genou d’ici là)).  2 999 cyclistes m’accompagneront lors de cette première.  Vous pouvez en apprendre plus en cliquant sur l’hyperlien dans le titre de ce paragraphe. Ça va bien l’humilité?!… En fait, en te lisant, on croirait que le nom de l’événement est « La Boucle pour Yvan Deslauriers »!!!

Uzeb : Vous en souvenez-vous? Êtes-vous assez vieux pour ça?  Sans être une fan, j’aimais bien le son, l’association Cusson-Caron, à l’époque.  En cliquant sur ce lien, vous entendrez André Ménard (qui organisait les activités étudiantes à l’époque où j’allais au CEGEP Maisonneuve…) parler de leur dernier concert. Profitez-en, allez entendre les autres extraits!  On aime ou pas, c’est certain… Mais on reconnait le style et l’époque!

Uderzo : Son travail conjugué à celui de Goscinny a meublé ma jeunesse (et ma moins jeunesse) de découvertes drôles et passionnantes sur les traces d’Astérix, Obélix et Idéfix.  Je me souviens particulièrement de la concentration que je mettais parfois (ou souvent) à bien déchiffrer les jeux de mots des noms des personnages ou à comprendre les citations en latin (heureusement il y avait les pages roses du dictionnaire) ou à décoder les répliques du nègre à la vigie du bateau des pirates.  Je suis en train de me donner le goût de les relire (encore).  Ou d’organiser une soirée sympathique et d’inviter une amie d’origine française et son chum, chef de chœur, que nous n’avons pas vus depuis longtemps pour re-re-regarder (ai-je mis assez de re???) le film Mission Cléopâtre  autour d’une bonne bouffe et d’un bon vin.  Toute ressemblance avec des personnes connues de Marie et moi est tout-à-fait préméditée.  Autrement, si vous avez cinq minutes pour vous sentir bien (to feel good) allez voir cet extrait.

Un pas à la fois : Dans moins de deux semaines, ma petite sœur Julie sera sur l’un des chemins de Compostelle.  Partant de Puy-en-Velay en France, elle marchera une vingtaine de kilomètres par jour, un pas à la fois, seule et ouverte à ce qui arrivera.  Elle s’est préparée à ce voyage depuis quelques mois, un pas à la fois.  Elle s’est entraînée, avec son sac sur le dos et ses bottes de marche, un pas à la fois. Elle a pesé et soupesé son bagage, choisi ce qu’elle apportera et a abandonné l’inutile, un pas à la fois.  Elle s’est informée, a consulté, lu, vu et entendu les mots qui l’ont portée et fait espérer ce voyage, un pas à la fois. Elle a toute mon admiration pour son courage, sa force et sa persévérance!

Yvan et Marie


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Des nouvelles du Pépère à vélo – 17 juin 2012

T comme trêve

Chacun dans sa chambre, on ne parle plus, on ne joue plus, repos et/ou lecture.  Quand le calme sera revenu, on s’assoira ensemble et on trouvera une solution.  Dans la situation actuelle, une telle approche ne fonctionnera pas mais juste d’y penser c’est amusant.  Même l’humour, de part et d’autre, est source de méfiance et de hauts cris.  Je ne voudrais pas être dans les souliers de Louis Morissette et Véronique Cloutier en préparation du Bye Bye 2012… Peu importe ce qu’ils présenteront, ce sera critiques garanties (n’est-ce pas toujours le cas?).  Si on arrêtait tout simplement d’en parler… jusqu’à la prochaine campagne électorale!  Qu’est-ce qui arriverait si les résultats de ces élections confirmaient la situation actuelle?  J’avais oublié, c’est la trêve, on passe temporairement à autre chose.  Mais pas tout de suite!!!  Encore un p’tit peu et après j’arrête, promis!

Toupet : Au sens figuré bien sur… Faut tout de même en avoir pas mal pour faire un bilan de la gestion de la crise étudiante ainsi… Je cite J.C. lui-même, et un extrait d’un article de Tommy Chouinard dans la Presse de la fin de semaine: « On ne l’a pas échappé, le conflit étudiant » a-t-il souligné. Il n’a reconnu aucune faute.  Appelé à préciser les leçons qu’il tire de la crise, il n’en a cité qu’une seule : « On ne s’attendait pas à avoir devant nous des gens avec qui c’est impossible d’en venir à une entente… C’est pas mal l’essentiel de ce qu’on a vécu. »  Autre bel exemple d’arrogance… 

Terroristes : Vraiment très drôle, cette chronique d’humour de Jean-René Dufort!  Vivement des vacances pour notre P.M. et son équipe!

Trouble-fête: Finalement, il semble que la Fête nationale à Québec ne sera pas célébrée avec le groupe « Mise en demeure »…  Je ne sais plus trop qui est trouble-fête dans cette histoire.

Tranquilles : Extrait de l’analyse de Denis Lessard, tirée du texte « Vers des élections en septembre » dans La Presse de fin de semaine : « Plusieurs «lignes» de campagne sont prêtes. Sur la violence, surtout. Hier encore, M. Charest récitait carrément la litanie des excès des dernières semaines : les bombes fumigènes dans le métro, les menaces aux ministres, aux députés, à leurs familles, les saccages de bureaux, les bidons d’essence «avec des mèches», a-t-il précisé. Le scénario est déjà écrit. Il opposera la «stabilité, le développement économique et l’emploi» des libéraux au «référendum et la rue» du PQ.

Mais ce plan de match repose sur un élément qu’il ne contrôle pas. Que se passera-t-il à la mi-août si, conseillés par les centrales syndicales, les étudiants adoptent le profil bas, pour éviter de donner de l’oxygène à une campagne libérale tournant autour de la «loi et l’ordre»? Tenu responsable d’une crise de trois mois, avec son seul bilan en bouclier, Jean Charest passerait les cinq plus longues semaines de sa vie. » :)

La Tabarnak : Un long, très long ruban gris clair se profile devant nous.  Ce dimanche, nous sommes littéralement au pied de la dernière étape du cours « les Chèvres » visant à améliorer notre performance en circuits ayant beaucoup de dénivelés (extrait du dépliant du club de cyclotourisme Explo Tour)Je ne connaissais pas les informations que je vous présente à l’instant et c’était probablement une bonne chose : la Covey Hill, dans la région d’Hemmingford, est une montée d’environ 2 km qui nous amènera à environ 300 mètres au-dessus de notre point de départ (par comparaison, le Chemin Camilien Houde nous mène sur le Mont-Royal sur 1,5 km à une altitude de 218 m).  L’idée de base est de pouvoir se déplacer dans cette montée avec l’aisance d’une chèvre dans la montagne (je suis toutefois un peu curieux de voir l’aisance de la chèvre lors d’une ascension semblable À VÉLO!!!).  Depuis le matin, nous avons roulé dans les montées et descentes environnantes.  Le moral est au beau fixe, comme la température d’ailleurs.  Le défi est de taille mais probablement à notre portée… et puis, on a quand même payé pour être ici.

Avant de s’élancer (!?!), notre guide nous raconte les différentes étapes de la montée.  On a quand même une petite idée de ce qui nous attend, on a descendu cette même côte avant le dîner.  La première étape est longue mais graduelle.  Daniel, le Chevalier de Pointe-aux-Trembles, se place dans un groupe de trois ou quatre personnes tout en avant, le Baroudeur Italien et moi partons avec un bon rythme à quelques mètres derrière.  Le but de l’exercice n’est pas d’arriver en haut le plus vite possible (j’ai l’impression que le Chevalier n’est pas au courant de cet objectif) mais de tout simplement arriver en haut.  Un monsieur roule à mes côtés et nous piquons une courte jasette… pendant qu’on peut encore parler.  Deuxième partie, la pente est plus raide pour quelques mètres, quelques coups de pédales en position debout (en danseuse) permettent l’élan suffisant pour arriver au premier plateau (troisième étape).  Il est important de monter régulièrement et doucement, on vient de franchir environ 40% de la distance à parcourir.

Avec la quatrième portion, on entame la partie sérieuse de la montée, le Chevalier est loin en avant et semble en plein contrôle.  Le Baroudeur me devance de quelques mètres.  On se concentre à pédaler rond (!!!) et à avoir de l’action sur nos pédales à toutes les étapes du cercle de pédalage.  J’essaie de bien respirer par le nez et expirer par la bouche, mes mains sont presqu’au milieu du guidon, je suis reculé sur ma selle, je dégage ma cage thoracique le plus possible.  Un des guides me suggère aussi d’avoir les bras moins raides,  (c’est d’ailleurs ce qu’il fait à côté de moi).  Cinquième étape, on récupère dans un court faux-plat, je mets des braquets un peu plus difficiles pour ne pas perdre d’énergie à pédaler presque dans le vide.  Je contrôle assez bien ma respiration.  La côte grimpe résolument : nous sommes maintenant dans la dernière partie de cette montée.  Le Chevalier arrive en haut, de loin, il n’a pas semblé faiblir de tout le chemin.  Le Baroudeur a un bon rythme mais je réussi à le rattraper.  Nous échangeons quelques syllabes … tout va bien.  Je suis à ma plus petite vitesse, il doit rester environ 200 mètres.  Le son du souffle est bruyant mais régulier.  Ce que j’aime le plus dans les montées, c’est de VOIR la fin.  Contrairement à rouler contre le vent, on sait où l’effort se terminera.  Quelques coups de pédales en danseuses pour vraiment changer le mal de place.  Je lève le bras gauche en triomphe, un peu à la Rocky dans le premier film de cette série.  

Arrivé en haut avec le Baroudeur, je me joins au petit groupe de tête qui célèbre à grandes gorgées d’eau et de Gatorade.  On félicite avec les High Five de circonstance, l’arrivée de chacun des douze membres du groupe.  Ma récupération se passe rapidement, je suis très fier de ma performance.  Récompense suprême dans les circonstances : notre voiture se trouve au bout d’une longue et vireuse descente.  Finalement c’est  aux poignets qu’on sentira une petite douleur à force d’avoir « pompé » les freins.

À ma gauche, le Chevalier de Pointe-aux-Trembles et à ma droite le Baroudeur italien

Temps : On le perd, on le prend, on le reprend… Il passe lentement et s’étire ou  file à toute vitesse et nous échappe…  Il se conjugue et se décline, entre le passé et le futur, toujours présent.

Trois-Rivières : Pour le trajet à vélo ou pour la destination au restaurant étonnant où la pizza est réellement délicieuse… rendez-vous samedi prochain!  En fait, Baie-Jolie est tout près de Trois-Rivières.  On y sera presque!

Trajet matinal : Routine du matin de semaine, Antoine, le Gentil Géant et moi sommes dans l’auto en direction de l’école.  Normalement, j’écoute les nouvelles à la radio, lui a ses écouteurs sur les oreilles.  Ce matin, pas d’écouteurs, Antoine a l’air préoccupé.  Il a un examen de lecture ce matin sur trois textes biographiques.  Je lui demande pourquoi il est inquiet.  Il a lu les textes quelques fois mais les trouve difficiles.  Il me résume alors les extraits de la biographie de Daniel Pennac (Chagrin d’école), Gabrielle Roy (La détresse et l’enchantement) et Michel Tremblay (Un ange cornu avec des ailes de tôle) qu’il a étudiés.  Quinze minutes d’un récit étonnant et captivant, j’ai rapidement éteint la radio pour être totalement attentif à mon chroniqueur littéraire d’un matin.  Deux de ces livres (j’ai déjà lu celui de Gabrielle Roy) feront partie de mes lectures d’été.  Arrivés à l’école, Antoine se sent un peu plus confiant.  Dans mon esprit, cet examen est inutile, son voyage auprès de ces trois grands auteurs a été tout à fait réussi.  Zéro objectivité, évidemment! Ce qui me fascine ici, au-delà du fait qu’on parle de « mon » Antoine… c’est l’importance de l’échange et de l’interaction dans tout apprentissage.  C’est parce qu’il a parlé de ce qu’il a lu, compris et appris que les éléments se sont mis en place et réorganisés en un tout plus cohérent et plus accessible en mémoire, lors de l’examen.  Dommage que cette partie ne soit jamais intégrée dans les évaluations à l’école… Dommage, parce que les élèves à qui personne ne demande pourquoi ils semblent inquiets n’auront pas eu, eux, cette opportunité et cette chance, avant l’examen… 

Truc de magie: La dernière réunion de l’année du Conseil d’établissement de l’école Henri-Bourassa est toujours intégrée dans un souper au restaurant.  On sent la pression de l’année se dissoudre dans les discussions à bâtons rompus et les rires fréquents.  M. Bouchard, le directeur, prend deux bouchons de liège dans le creux de ses pouces et par une manipulation habile les amène au bout de ses doigts.  Mme Beauchemin, prof de sciences, est à la fois fascinée par le truc mais décidée à le faire elle-même.  Essais-erreurs, elle ne semble pas découragée par les échecs.  Puis, avec un mélange de chance et de persévérance, elle y arrive une première fois.  Les fois suivantes, la chance n’est plus un facteur.  Elle maîtrise parfaitement le truc, en y ajoutant ce petit pétillement dans les yeux de ceux qui contrôlent une nouvelle technique.  C’était intéressant de voir ces deux spécialistes de l’apprentissage en pleine expérience d’apprentissage.  Au final, le charme ajouté par Mme Beauchemin a rendu ce simple truc un petit « événement »; désolé, M. Bouchard! (Les deux héros de cette petite histoire sont aussi des lecteurs de ce blogue, j’en profite pour leur souhaiter de très belles et reposantes vacances.)

Tourbillon : Le mois de juin est toujours effervescent dans le milieu scolaire.  À chaque année, c’est la même surprise : on passe subitement des jours qui coulent en mai, où l’on réalise qu’il faut mener à termes tous les projets, à la folie des examens, aux galas, au bal et au journal de finissants, aux corrections, aux bulletins, aux listes d’effets scolaires pour l’année suivante, aux bilans des cinquante-mille comités, au grand ménage des casiers, des classes et des dossiers et enfin, en croyant qu’on n’y arriverait jamais, aux grandes vacances!!!  Fiou! On ne se plaint pas, parce qu’on est fichtrement conscient du net avantage que nous avons sur la majorité des gens qui survivent avec seulement deux semaines de congé en juillet…  Mais quelle intensité, tout de même, ce tourbillon annuel…

James Taylor : C’est mon chanteur préféré depuis l’adolescence. Vous écoutez Another day, une chanson pleine d’espoir et de tendresse. Je craque à chaque écoute à cause des mots, des arrangements, de la douceur de la Nouvelle-Angleterre et des yeux bleus!!! Mercredi 27 juin, parce que mon amoureux me permet cet amour discret, nous serons avec lui à la salle Wilfrid-Pelletier.  Groupie complètement assumée!

Thermomix: Je suis un accro de l’émission Les Chefs.  La première de cette saison commençait lundi avec autant de rythme et de suspense que lors des années passées.  Quel plaisir de rencontrer une nouvelle brigade d’apprentis-chefs et d’assister à leurs prouesses en respectant les produits tout en ajoutant de l’amour dans leurs plats.  Bien sûr que l’utilisation du thermomix est un élément  essentiel de leurs performances.  Peut-être que moi aussi, je serais bon cuistot avec un tel outil… peut-être.

Terre et Terrasse : Cette semaine et la semaine dernière, nous avons fait exécuter des travaux dans la cour arrière.  Sylvain, un ami jardinier et ses employés ont taillé les arbres, creusé certains espaces de la cour, transporté terre, engrais, outils  et matériaux divers, planté des arbustes et des plantes vivaces, enlevé l’escalier et la rambarde, reconstruit marches et rampes et construit une terrasse qui allonge et embellit la galerie.  J’admire les gens qui ont ce talent de naturaliste et cette créativité! Bref, on dirait que notre cour est allée chez le coiffeur!

Toi + moi: Plaisir coupable, chanson thème de Star académie de cette année, avec cette rengaine en tête, on a l’impression de rouler plus vite.  J’aurais peut-être dû me la chanter dans la Covey Hill. 

Texte : Deux semaines encore pour penser et pondre un court texte, que vous êtes invités à partager dans notre chronique dominicale.  L’intention : partager des moments de bonheur qui pourront servir d’inspiration à nos cyclistes lors de leur randonnée entre Montréal et Québec.  À vos claviers!

Traitement : Notre implication, Marie et moi, dans votre cheminement ou celui de vos proches vers parfois une difficile mais combien espérée guérison est bien minime et n’est d’aucune mesure avec les énergies exigées par les traitements.  Nos réflexions et anecdotes visent tout simplement et vraiment simplement à souligner à petits traits des moments où on se sent bien.

Ton anniversaire! Mardi 19 juin… Ce sera ton anniversaire!  Mon cher Yvan, ce s’ra ton tour, de te laisser parler d’amour!…  Encore une fois, pour les neuf prochains mois, tu seras plus vieux que moi…  :)

Tant qu’à faire : Bonne Fête des pères!

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo – 10 juin 2012

S comme un soupçon de sagesse

(ou savoir reculer pour mieux avancer)

Lors de conversations dans la dernière semaine, une inquiétude latente commence à se faire entendre : qu’arrivera-t-il en août prochain quand les cours sont sensés reprendre?  Les prises de position des différents partis de ce conflit, loin d’envisager les compromis nécessaires à une solution, se durcissent.  Personne ne veut être celui qui cédera.  Et si la clé était justement de bien choisir le ou les éléments de recul plutôt que de se le ou les faire imposer.  Tout grand changement s’est fait graduellement suite à une série de petits gains épars qui ont finalement fait un tout cohérent comme le soupçon d’épice qui transforme un plat ordinaire en une dégustation mémorable.  Qui aura cette sagesse de ne pas tout gagner immédiatement à tout prix? 

Signal : Signe convenu par lequel quelqu’un indique à quelqu’un le moment de faire quelque chose… Fait, événement qui annonce quelque chose, par lequel une action, un processus commence. C’est ce qu’on attend/espère encore dans cette histoire…

Sapin : Jusqu’à jeudi de cette semaine, je pensais que cet arbre planté il y a un quinzaine d’années dans le fond de la cour était un sapin (il semble que c’est une épinette).  Un hiver, nous étions dans la région de Ste-Adèle dans le B&B d’un ami de Marie, Félix devait avoir 5 ou 6 ans et Antoine 2 ou 3.  Il nous avait fait visiter les alentours de sa propriété et nous avait montré ces deux arbres naissants en souhaitant qu’on les plante à la maison.  Pendant longtemps, j’ai pensé que celui de Félix était mort tandis que celui d’Antoine, un beau grand sapin/épinette était devenu un témoin silencieux du temps qui passe. Depuis lundi, un autre ami a commencé des travaux de rénovation et d’embellissement de la cour arrière.  Il en a profité pour couper les branches trop longues de certains de nos arbres.  Ce faisant, il a dégagé un peu d’espace autour de chacun.  Derrière le grand sapin/épinette d’Antoine, nous avons trouvé un tout petit sapin/épinette, tout petit mais bien en forme, qui semble vouloir se faire une place au soleil.  Suite de cette histoire dans un autre quinze ans… 

Si : Deux toutes petites lettres liant l’imparfait et le conditionnel, dans lesquelles il y a souvent du regret, parfois de l’espoir ou des exigences, toujours des circonstances…

Strawberry field : Le mois de juin c’est le mois de mon anniversaire.  D’aussi loin que je me souvienne, ce mois a aussi signifié pour moi le début des vacances d’été (ou maintenant, le début d’un temps de travail à un rythme un peu moins essoufflant) et le temps des fraises du Québec (à une époque pas si lointaine, il n’y avait dans nos épiceries QUE les fraises du Québec de la mi-juin à la mi-juillet, pas d’autres fraises énormes et peu goûteuses du reste de l’année).  Pour faire suite à Revolution et Hey Jude de la semaine dernière, je vous propose cet autre succès des Beatles.

Sans fil : Voulez-vous bien me dire ce qu’on faisait avant?

Somnambulisme : Ce moment arrive presqu’à chaque longue randonnée.  On est parfois en file indienne ou parfois en solitaire, pas de préoccupation d’itinéraire, de bouffe ou de performance.  On se met à rouler sans vraiment tenir compte de son environnement, l’esprit se réfugie dans un coin isolé de son cerveau, on se met littéralement à rêvasser accompagné par le roulement régulier et presqu’endormant de la chaine sur les pignons de roue.  On est en semi-conscience de son entourage.  Au besoin, on peut même faire une manœuvre rapide, réflexe de cycliste acquis au fil des années.  Puis les couleurs reprennent leur vie, les sons, leur vivacité, on recalcule la distance parcourue, celle qui reste et le temps approximatif pour se rendre au bout.  Fin de la sieste-éveillée.

Silence : … 

Sol en si : Cliquez et revenez lire en écoutant! Sol en si ou Solidarité Enfants Sida.  C’est français (Souchon, Cabrel, Jonasz, Le Forestier, Lara, Maurane…), un spectacle et un disque tous les deux ans, pour une bonne cause.

Sable : Je suis une personne foncièrement urbaine qui, avec le temps, avait développé une affection pour la montagne et la marche (ou le ski de fond).  Puis, avec la rencontre des Lalande, il y a eu, à chaque période de Pâques le retour traditionnel vers Moody Beach dans la région d’Ogunquit dont nous vous avons déjà parlé à quelques reprises.

Il y a neuf ans, Marie m’a fait découvrir les Îles-de-la-Madeleine et plusieurs personnes de mon entourage (bonjour Denis!!!) se demandent pourquoi nous y retournons presqu’à chaque année depuis.  Au début, il y avait la découverte.  Les Îles renferment un ensemble de plages très différentes les unes des autres autant par leur couleur que de leur son (!!!) qui est particulier à cause de la  composition des grains de sable de l’archipel (je suis très sérieux), de nombreux petits sites à explorer (Île Brion, île Boudreau) et par la très grande tranquillité des lieux même quand les Madelinots trouvent qu’il y a beaucoup de monde chez eux. 

À la réflexion, c’est pour moi ce qui aujourd’hui m’y attire le plus encore.  Tout y est tranquillement beau, sans rien de spectaculaire,  la beauté à grandeur humaine et la douce rondeur de tous les paysagesL’an dernier nous avons été émerveillés par Paris et les surprises bien cachées de la Belgique.  Nous avons été de vaillants touristes, marchant beaucoup, visitant beaucoup, s’émerveillant beaucoup.  Cette année, nous retournons aux Îles avec son beau rythme lent qui nous donne la permission de ne rien faire et d’aimer ça.

J’écris ceci avec l’anticipation d’un petit frisson de pur bonheur.  Je commencerai à me sentir en vacances sur l’autoroute 20 quand on dépassera Québec mais les vraies vacances débuteront dans le stationnement du traversier pour les Îles à Souris, Île-du-Prince-Édouard, à cause de la rougeur du sable, de l’air salin, du silence relatif (pour un citadin comme moi).  Quelques heures plus tard, je reverrai avec émotion le profil harmonieux de l’Île d’Entrée… j’ai hâte.

Soleil : Élément complémentaire des vacances aux Îles-de-la-Madeleine (ou ailleurs)!  Ça veut aussi dire mettre de la crème solaire.  Pour une raison qui n’a rien à voir avec la raison j’haïs ce rituel auquel j’essaie d’échapper le plus souvent… jusqu’à ce que Marie me le rappelle.

Soeurs: J’en ai deux! J’ai de la chance, ce sont aussi des amies précieuses. Une chance qu’on s’a…

Samedi : Ça a toujours été ma journée favorite de la semaine parce que c’est congé et que le lendemain, c’est aussi est congé.

Sport automobile et statistiques : Avez-vous une idée de la quantité d’essence consommée par une voiture de Formule 1?  Soixante-quinze litres aux 100 km… Scandaleux… 

Sieste : Un des plaisirs du samedi… et du dimanche.

Scolaire : Système, articles, matériel, décrochage, milieu, matière, obligation, autobus, transport, brigadier, âge, réforme, adaptation, calendrier, agenda, année… Celle-ci s’achève bientôt!!! Vivement les vacances…Un lecteur de ce blogue et directeur d’école de son métier a mentionné cette semaine avec beaucoup d’à-propos que la beauté des années scolaires est qu’elles ont un début et une fin; on peut finir en beauté ou on peut se reprendre l’année suivante.  N’est-ce pas un peu un dommage collatéral de la grève étudiante non résolue?

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo – 3 juin 2012

R comme Rien

À force de tout vouloir, de part et d’autre, le résultat social obtenu c’est rien…  avec en prime des manifestations à chaque soir, une tension grandissante de la part des jeunes envers l’organisation gouvernementale et l’appareil judiciaire, une saison estivale normalement festive qui sera teintée de manifestations et revendications.  

Tout ça pourquoi déjà? 

La situation financière des universités québécoises serait très difficile.  Le gouvernement juge important d’investir dans ce secteur pour donner à notre jeunesse un système d’éducation de qualité.  Ce faisant, il considère à propos que les étudiants paient « leur juste part ». 

Les étudiants ne sont pas convaincus du besoin de financement des universités, ils prétendent que les ressources financières sont adéquates mais pas utilisées adéquatement.  Ils souhaitent aussi que d’autres formes de financement soient considérées permettant possiblement d’atteindre la gratuité scolaire complète. 

Au moment où les discussions ont été arrêtées par la ministre Courchesne cette semaine, le gouvernement proposait une hausse des frais de scolarité de 100$ pour 2012-2013, assortie d’une réduction du crédit d’impôt pour frais de scolarité pour que le résultat total équivaille à une augmentation de 254$ pour l’année.  De 2013-14 à 2018-19 (6 ans): hausse de 254$ des droits de scolarité par année.  Le gouvernement aurait pu  ainsi dire qu’il a mis en place une augmentation systématique des frais de scolarité. 

Du côté des étudiants, on proposait de diminuer davantage le crédit d’impôt pour frais de scolarité pour éliminer complètement la hausse (même si dans les faits, la diminution de ce crédit d’impôt implique mois d’argent dans les poches des étudiants).  Les étudiants auraient pu ainsi dire qu’il n’y a pas eu d’augmentation des frais de scolarité. 

Au bout du compte, puisqu’aucune des parties n’a pu afficher un gain de sa position, on a donc « rien ». 

Mon humble solution :  élargir la proposition du gouvernement de 2012-2013 à 2013-2014 (donc sur deux ans), ne pas s’engager plus loin, tenir le forum de discussion sur l’avenir des universités mais surtout avoir des élections générales. 

Un sommaire équilibré et éclairant de cette la situation est proposé par Gérald Fillion sur son blogue dans le site de Radio-Canada. 

Revolution /Hey Jude : Le premier achat de disque de ma vie, un « 45 tours »! 1968… Toute une époque! Les Beattles, bonjour l’ambiance! Dans le sous-sol chez nous, le son au coton, la table tournante, mon frère qui tapait sur sa batterie miniature… Wow! Comment peut-on oublier ce qu’on imaginait faire de nos vies à ce moment-là? Je sais que je triche, mais je transcris la définition du mot « Révolution » que donne Michel Lauzière dans son Dictionnaire inutile… mais pratique : Ce qui arrive quand un peuple en a assez de se faire taper sur les droits. » (pour ceux moins familier avec l’informatique si vous cliquez sur Revolution/Hey Jude vous arriverez à …1968)

Roue dans la roue : Depuis que les Défis métropolitains existent, je ne me souviens pas d’en avoir raté un.  Jusqu’à il y a trois ans, c’était pour moi le début de ma saison.  Depuis mon engagement dans le Cyclo-défi, c’est devenu une étape d’entrainement.  Le Défi métropolitain fait partie de la Féria du vélo et permet à ceux qui le désirent de rouler sur de plus longues distances et à de plus grandes vitesses qu’au Tour de l’Île.  Cette année, la fin de semaine dernière, le défi a eu lieu autour de Beloeil.  Nous choisissons de parcourir 114 km (ça sera finalement 120 km mais je ne sais pas pourquoi), distance qui nous rapproche des distances que nous aurons à parcourir lors du Cyclo-défi. 

La température est tout simplement fantastique.  Un peu frais, quelques nuages, petit vent paresseux qui semble plus nous pousser que nous retenir.  Le Chevalier de Pointe-aux-Trembles, le Baroudeur italien et moi commençons notre randonnée avec toutes les intentions de bien suivre les enseignements que nous venons d’avoir lors d’un cours sur les longues randonnées et les montées.  La première directive est de se réchauffer lentement pendant la première demi-heure.  Cela permet au corps de s’acclimater à l’effort et de doser ses énergies pour une longue période.  À titre de Pépère, j’aime bien cette approche.  Nous commençons donc à rouler en ayant en tête de viser une vitesse d’environ 20 km/h pour nous approcher graduellement de notre moyenne régulière de 25 km/h.  Un groupe d’une dizaine de cyclistes sont devant nous; oubliant quelques secondes nos bonnes intentions, nous les rejoignons pour se mettre dans leur sillage (autre apprentissage du cours).  Nous roulons bon train mais sans grand effort, jasant un peu tout en restant attentifs. Mon odomètre est régulièrement au-dessus de 30 km/h et nous sommes toujours dans ce qui aurait dû être notre réchauffement.  Le Pépère se sent jeune. 

Pour copier le rythme du cyclo-défi, j’ai pris l’habitude, lors de longues sorties, de faire des pauses à tous les 30 kilomètres.  Cette fois-ci, s’arrêter voudrait dire perdre notre groupe de rouleurs (locomotives?), de plus ça fait moins d’une heure qu’on roule quand on atteint le cap du 30 km… on continue.  Le Chevalier a pris (!?!) la responsabilité de simuler des difficultés que nous pourrions avoir lors du cyclo-défi et il y travaille très bien.  Son sac arrière n’est pas bien fermé et il perd une barre tendre; en buvant de l’eau de sa bouteille, il en échappe le bouchon; puis la classique crevaison arrière que nous réparons en une quinzaine de minutes (sous le regard impressionné du Baroudeur).  Nous arrivons à la pause du dîner au kilomètre 70 avec une moyenne de 29,9 km/h.  Nos hypothèses pour cette performance inhabituelle sont variées : j’étrenne de nouvelles roues, nous roulons en peloton régulièrement, nouvelle technique de pédalage, vent peu présent, terrain surtout plat et jujubes énergétiques (pourrions-nous réussir un test anti-drogue?). 

Comme tous les re-départs, c’est un peu plus pénible.  On s’accroche pendant quelque temps dans la roue de l’équipe du centre EPIC qui se prépare au Grand Défi Pierre-Lavoie.  Je suis envieux, je réalise que ce sera le plus proche que je serai de cet événement.  Arrivés à la fourche qui sépare le 114 km du 125 km, leur groupe se sépare.  Nous continuons notre route vers le mont St-Hilaire.  Nous roulons un peu plus seuls qu’en début de journée.  Daniel semble encore plein d’énergie, Dominique aussi.  Je me sens un peu fatigué mais nous roulons quand même autour de 25 km/h.  Pour que Daniel ne se sente pas coupable de toutes nos embûches, je perds la carte du parcours que je croyais avoir bien accrochée à ma sacoche. Après environ 105 km, nous avons devant nous une longue montée.  Comme nous l’avait dit notre instructeur, nous prenons des braquets (vitesses) faciles et nous pédalons sans se presser et nous changeons de vitesse dès qu’on sent que l’effort est trop exigeant.  Nous aurions mérité un diplôme en haut (d’autant plus que je viens de croiser un directeur-adjoint de l’école d’Antoine).  En guise de récompense, ce sera une belle descente presque jusqu’à l’arrivée. Résultats finaux : distance 119,6 km avec une vitesse de 27,7 km/h.  La bière était succulente. 

Comme il se doit, à la maison, Marie (la blonde/maitresse) et la famille Lalande ont organisé une petite célébration autour de savoureuses pizzas.  Vers 20h00, des sons de casseroles proviennent de notre rue où normalement rien ne se passe.  Des voisins ont parti un petit concert auquel nous nous joignons, complétant ainsi cette journée en beauté. 

Rythme : Doux vendredi soir… Yvan a rencontré une amie d’enfance qui enseigne et habite encore le même quartier, on a vu « Et maintenant, on va où? » au cinéma Beaubien, on est allés souper à La Boulette où j’ai rencontré une collègue qui habite aussi le quartier, et ensuite, on a marché, guidés par le rythme des casseroles, jusqu’à l’intersection Beaubien/Iberville.  Autant de bonnes raisons d’aimer ce quartier!

Région métropolitaine de recensement (RMR) : Vous vous demandez probablement la signification de ce titre.  Ayant travaillé 16 ans à Statistique Canada, je me dois d’inclure dans mes chroniques quelques notions de statistique.  Sachez donc que la région métropolitaine de recensement est un territoire formé d’une ou de plusieurs municipalités voisines les unes des autres qui sont situées autour d’un grand noyau urbain. Une région métropolitaine de recensement doit avoir une population d’au moins 100 000 habitants et le noyau urbain doit compter au moins 50 000 habitants.

Mais encore, pensez-vous, qu’est-ce que cette définition vient faire dans ce blogue?  C’est à cause de St-Augustin-de-Desmaures (ça s’éclaire n’est-ce pas?!).  C’est la première municipalité dans la partie ouest de la RMR de Québec. 

Pour absolument tout vous dire, c’est là que se terminera le Cyclo-défi de cette année.

Rap: C’est un genre musical où les mots sont importants et où le rebelle s’illustre. À voir et à entendre, la chanson « Les mots » de Samian.  Lui, c’est un amérindien pour qui l’école n’a pas été un lieu d’apprentissage facile… La chanson est magnifique, parce qu’elle illustre la force immense des mots.  Parce que les mots me fascinent, parce qu’ils sont tout à la fois poésie, inspiration et arme (une idée de projet de retraite que nous voulons préciser dans les prochains mois tourne d’ailleurs autour du plaisir que nous voudrions communiquer de lire et d’écrire des mots).  Une autre suggestion d’écoute : l’émission réalisée à la radio de Radio-Canada, « L’autre midi à la table d’à côté », qui réunit Samian et Grand Corps Malade.  Si vous avez un peu de temps devant vous…! 

Rizotto au homard et aux asperges: le risotto n’est pas un plat qui venait chatouiller mes papilles gustatives.  Je me suis quand même laissé séduire par la photo de la page frontispice du Coup de Pouce de mai qui parlait de faire un risotto parfait (pour être franc, c’est la photo de Véronique Cloutier en haut à droite qui a d’abord attirer mon œil mais c’est le résultat final qui compte).  Dans notre jargon de couple, Marie et moi, avons qualifié cette recette de recette du dimanche :  un repas qui termine la fin de semaine dans une savoureuse conclusion.  Si vous avez maintenant l’eau à la bouche cliquer ici pour la recette.

Rose et Relais pour la vie : Deux de mes collègues et amies, Claudine et Sophie, marcheront, courront, trottineront avec leur équipe « Explo pour la vie » le 8 juin prochain à Terrebonne.  Le relais a lieu la nuit et vise à rendre hommage  aux survivants du cancer ainsi qu’aux êtres chers qui ont été emportés par la maladie. Elles ont toute mon admiration, mes collègues!  

Retraite : Dans un an probablement, nous entreprendrons cette nouvelle étape de notre vie.  Dans mon cas, ça fait bientôt 34 ans que ma routine de vie tourne autour de mon travail dans plusieurs ministères de la fonction publique fédérale.  Périple fascinant et stimulant où à un moment donné ou un autre vous êtes apparus.  Je vois cette prochaine aventure remplie d’engagements sociaux et de douces folies.  Enthousiasme et petite crainte devant l’inconnu à découvrir. 

Retrouvailles et rires: Aujourd’hui, s’il avait fait beau, nous aurions fait un pique-nique sur l’île-de-la-Visitation avec des amis chers et précieux… Qu’à cela ne tienne! On fera notre pique-nique à l’intérieur…  Il y a maintenant vingt ans, nous suivions notre cours prénatal ensemble.  Nous avons accouché, chacune notre tour, de nos plus vieux et quelques années plus tard, de nos benjamins. Nous avons suivi les cours avec les bébés à la piscine pendant notre congé de maternité.  Nous avons instauré la tradition du repas au restaurant ou chez l’une d’entre-nous après la piscine. Aujourd’hui, les enfants ont grandi, la composition de la famille s’est redéfinie pour certains, d’autres visages se sont ajoutés… Nos visites se sont espacées mais le lien est toujours là.  Aujourd’hui, nos enfants se parlent sur Facebook, terminent virtuellement ou commenceront bientôt leur CEGEP,  marchent et revendiquent un monde meilleur et ont encore le goût de se revoir…  Tout comme nous! Belle amitié particulière!

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo – 27 mai 2012

Q comme qu’est-ce qu’on fait maintenant?

Plus de 100 jours de grève, plus de 30 soirées consécutives avec des manifestations à Montréal, des négociations qui ont mené à un accord de principe, accord qui a été rejeté par les associations étudiantes, une ministre qui démissionne et une ancienne ministre qui revient, une loi spéciale qui est votée et le début de manifestations spontanées avec des casseroles.  Il semble maintenant que la ministre Mme Courchesne va rencontrer les représentants étudiants en début de semaine.  La pression de l’annulation de la session étant éliminée par la loi 78, c’est la pression économique du début de la saison touristique qui devient maintenant importante.  Personnellement, je suis à court d’idée nouvelle.  J’ai entendu Jean Lapierre cette semaine à la radio suggérer de tout arrêter (augmentation des frais de scolarité, grève, manifestation) et de soumettre le plan d’action du gouvernement au choix du peuple lors d’élections générales.  J’aimerais mieux que les négociations de la semaine prochaine donnent des résultats concrets. J’aimerais aussi aller voter!

Québec :  J’ai l’impression que dans quelques années on parlera du printemps 2012 au Québec comme on parle encore de Mai ’68 pour la France.  Le soulèvement des étudiants à propos des frais de scolarité aura peut-être ouvert la porte à la remise en question de plusieurs parties du fonctionnement de notre société.  Déjà depuis quelques jours, des gens de plusieurs générations se retrouvent dans la rue pour signifier bruyamment leur désaccord avec les restrictions du droit de manifester.  Est-ce que les partis politiques comprendront le message et proposeront des projets sociaux qui parleront vraiment aux gens? Comprendrons-nous le message? Nous impliquerons-nous davantage en participant de façon plus importante aux élections et adoptant un comportement moins passif aux directions que prendront nos gouvernements?  Le Québec pourrait-il se distinguer par une participation citoyenne plus active? Beaucoup d’espoirs dans ce plaidoyer!  J’endosse!  Un très beau livre à proposer aux enfants sur ce thème de justice sociale est : « Et moi, que pourrais-je faire? » À lire, même par les adultes!

Quantité : J’aime ce mot quand il signifie « abondance  ou grand nombre».  Un petit manque de sécurité, peut-être?…

Qualité : J’aime ce mot quand il est associé à excellence ou valeur positive. Quand il permet aux humains de se démarquer, de se dépasser.

Des quidams, des quetzals et autres bizarreries autour de Montréal :                (Et vive les hyperliens!!!) Lundi matin passé, c’est congé.  Le Chevalier de Pointe-aux-Trembles est à la pêche.  Pour le Baroudeur Italien et le Pépère à vélo, il faut passer aux choses sérieuses.  Il fera chaud comme au mois de juillet, c’est un bon temps pour tester nos capacités cyclistes.  8h00, départ dans une petite fraîcheur vers le Mont-Royal.  Rouler en ville, ça implique plusieurs arrêts aux feux de circulation et peu de longues sections pour prendre un peu de vitesse et la maintenir.  Première chose bizarre de la journée, un cycliste sur Rachel est perché sur un vélo à environ 3 mètres de hauteur.  Ça doit rendre le contrôle un peu difficile avec un vent de côté.  On grimpe la montagne à un rythme très modéré mais constant.  Un cycliste nous dépasse comme si nous étions arrêtés.  Petite pause, tout en haut, pour célébrer par une gorgée de jus la première ascension du Baroudeur.

La récompense est immédiate, descente par Côte-des-Neiges et Atwater jusqu’au canal Lachine et direction vers l’ouest.  La piste qui suit fidèlement le canal nous permet de confronter avec bonne vitesse un vent de face persistant.  La faune de la piste devient plus abondante, quidams de tout âge avec toutes sortes de vélos.  Plusieurs papas et mamans avec des enfants accrochés à des girafes ou dans des remorques, beaucoup de coureurs et de patineurs à roues alignées (pourquoi ces patins rendent-ils la silhouette de ceux qui les portent plus attrayante?).  30 km, arrêt de au parc René-Lévesque; on ne s’y sent aucunement sur l’Île de Montréal.

On reprend la route en direction du fleuve, vers l’est.  Pour moi c’est la piste cyclable de Montréal qui offre la vue la plus spectaculaire.  Le passage près des rapides à Lachine est saisissant.  Premier quetzal de la journée, contrairement au cycliste haut-perché de ce matin, lui, est presqu’assis par terre.  J’imagine que par temps très chaud, la chaleur qui monte de l’asphalte doit être très difficile à endurer. Arrivés à Verdun, on s’enligne vers l’estacade du pont Champlain, le soleil y est radieux.  Je me colle à la roue du Baroudeur et nous nous rendons rapidement à un petit chemin de gravier fin qui nous amène au circuit Gilles-Villeneuve.  Les gradins temporaires sont déjà bien en place pour le Grand-Prix de Formule 1 de juin.  60 km : deuxième pause.

Le vent semble directement dans notre dos, nous passons à travers l’Île Ste-Hélène dans un souffle.  Ça en prendra plusieurs, par contre, pour la montée du pont Jacques-CartierPasser sur ce pont autour de midi est moins « bucolique » que tôt le matin.  La circulation y est plus animée…tiens La Ronde est ouverte!  Piste cyclable de la rue Notre-Dame jusqu’à l’embranchement de la rue Bennett, montée jusqu’au stade Olympique… Les travaux d’agrandissement du stade Saputo bloquent l’accès au parc Maisonneuve… On prend Viau jusqu’au boulevard Rosemont et jusqu’à Anjou.  Randonnée de 82 km qui se termine vers 13h15 à une température près de 30C.  Le massage prévu pour la fin de cet après-midi a été tout à fait exquis pour Marie et moi.

Quartier : À Anjou, à 20heures le soir, pas de bruit de casseroles, contrairement à d’autres quartiers de Montréal et d’ailleurs.  Faut croire que les angevins restent sur leur quant-à-soi…Ou qu’ils ont peur des qu’en dira-t-on? Qu’ils préfèrent leur quiétude? Dommage, j’aimerais bien sortir avec  ma cuiller de bois et me joindre aux voisins pour signaler fort mon ras-le-bol…  Mais je n’ose pas sortir la première!

Quadrature du pédalier : Mardi soir,  j’ai suivi un cours pour apprendre à monter les côtes.  J’y ai appris que depuis quarante ans, je ne pédalais pas en rond mais plutôt comme un piston.  Il serait possible de générer plus de puissance au pédalage en poussant la pédale vers l’avant quand le pied est complètement en haut du pédalier et en tirant vers l’arrière quand il est en bas.  Un dessin est sûrement plus efficace que cette explication, est-ce que ce sera suffisant pour me rendre plus efficace?… Ça reste à voir!

Quelle affaire! Expression qui me fait sourire! C’est un clin d’œil théâtral  à notre ami Benoit et aussi à Félix, qui l’emploient tous les deux joyeusement pour raconter leurs anecdotes et ponctuer la vie!

Question : Quand et qui trouvera quoi faire pour mettre en quarantaine cette (in)qualifiable querelle?

Yvan et Marie

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