En route vers l’école – l’histoire des élèves de 1re année de l’école Wilfrid-Bastien

C’est avec une grande fierté que nous mettons en ligne le premier texte complété par des élèves de l’école Wilfrid-Bastien! Vous trouverez, après le début du récit que nous avons proposé aux enseignants le 11 mars dernier, la suite imaginée par les élèves des quatre classes de 1re année.  Bonne lecture!

En route vers l’école… 

            Fred ouvre doucement la porte de la cour en poussant son vélo vers le trottoir. Lili le bouscule en passant devant lui, pédalant déjà, pressée comme d’habitude…  Fred et Lili sont jumeaux.  Fred est né le premier et, comme Lili est née quelques minutes après son frère, elle a toujours l’impression qu’elle doit  prouver qu’elle est la plus rapide.  Fred referme bien la porte de la cour avant de pousser sa bicyclette vers le trottoir et de rejoindre sa jumelle qui l’attend devant la maison.  Pas question de partir pour l’école sans dire au revoir à leurs parents, quand même! D’ailleurs, ils sont déjà en train de monter dans leur voiture pour aller au travail.  C’est la même routine tous les jours de la semaine où il fait beau et que les enfants partent à vélo pour l’école. Échange de bisous et vérifications, toujours dans le même ordre : « Avez-vous votre sac d’école? Toutes vos choses pour aujourd’hui? Votre cadenas? Votre lunch? La clé de la maison? Laissez-nous un message sur le répondeur si vous allez chez des amis après l’école… À ce soir pour souper! Bonne journée les jumeaux! »

Et voilà! Ils sont partis.  Lili et Fred partent en roulant vers l’école, dans la direction opposée.  Ils ont le temps.  La première cloche ne sonne que dans 30 minutes!  Évidemment, Lili est déjà rendue au coin de la rue, alors que Fred n’a pas encore donné son premier coup de pédale.  Fred préfère rouler plus lentement, s’arrêter, observer les détails en chemin, respirer les odeurs du matin.  Il salue son voisin préféré, un vieux monsieur à qui il rend parfois des services.  Il n’est pas vraiment pressé d’arriver à l’école, Fred, à part pour y retrouver ses amis, qui eux arrivent par l’autobus scolaire.  Il se demande souvent ce que l’école a de bon pour lui… Pas certain d’aimer beaucoup ça…

À mi-chemin, devant le parc, Lili s’est arrêtée.  C’est étonnant, elle qui veut toujours arriver la première…  Elle aime bien l’école, elle.  Elle aime les crayons, les livres, les leçons, le bruit, les consignes et les activités.  Mais, lorsque que Fred la rejoint, elle est penchée pour examiner quelque chose qui brille par terre.  Fred s’arrête lui aussi, intrigué.  C’est un ipad, dans un étui rigide vert lime avec deux grosses poignées sur les côtés pour bien le tenir.  Les deux enfants, étonnés, regardent autour pour voir si la personne à qui la tablette appartient n’est pas loin.  Étrange, il n’y a personne dans les alentours. De plus en plus étrange… Lili suggère une explication : d’après elle, c’est un ipad qui appartient à l’école et quelqu’un l’a laissé tomber sans s’en apercevoir.  Elle veut le rapporter à l’école, là, tout de suite.  Fred veut bien, mais avant, il voudrait  essayer un peu le ipad qui brille… Ils ont encore du temps!  Au moment où il met sa main sur l’une des poignées, Lili s’empare de l’autre.

PFFFT! Ils ont disparu! À l’endroit où les deux enfants se trouvaient avec leurs vélos l’instant d’avant, plus rien…  Sauf le mystérieux ipad qui scintille dans son étui vert…  Dans l’écran, sur leur vélo, Fred et Lili se regardent, étonnés

La suite du texte,

par les élèves des classes de 1re année de l’école Wilfrid-Bastien.

Les idées sont des enfants. 

Elles ont été reformulées avec l’aide des enseignantes,

Mesdames Amélie, Isabelle D., Isabelle P. et Dahbia.

Après quelques minutes, le voisin préféré de Fred, Monsieur Max, passe par là.  Ce jour là, il s’en allait aider Madame Charlotte à faire du ménage dans la classe.

Juste avant d’enter dans la cour, il trouve le Ipad par terre.  Il ne sait pas comment l’allumer.  Fred et Lili lui pointent le bouton.

M. Max est surpris de voir ses deux petits voisins dans cette étrange machine.  Il allume tout de même le Ipad.  Il découvre comment jouer au jeu « Fred et Lili à vélo ».

Il s’amuse bien avec le Ipad, quand tout à coup : Pffff!  M. Max disparaît aussi.  Sur l’écran du Ipad, on voit Fred, Lili et M. Max qui se regardent, étonnés.

Nos trois amis décident de démarrer le jeu du Ipad « Fred et Lili à vélo » pour retrouver le chemin de l’école.  La cloche sonnera bientôt pour signaler le début de la journée. Alors, il faut faire vite!

Dans le jeu, Lili, Fred et même M. Max parcourent à vélo des obstacles difficiles à réussir. En plus, ils doivent réussir des calculs, des phrases à compléter et plusieurs autres exercices d’école. Fred, qui réussit moins bien à l’école, est très agile pour les obstacles de course, de sauts et d’acrobaties à vélo. Lili réussit plutôt facilement toutes les épreuves de calculs, de lecture et d’écriture demandées. M. Max les aide de temps en temps, mais il est très impressionné par les talents différents des deux jumeaux.

Finalement, ils réussissent les épreuves et arrivent au deuxième niveau. Dans le Ipad, ils ont retrouvé le chemin de l’école. Ils sont devant une école et une enseignante qui les attend pour le deuxième niveau.

L’enseignante qui se trouve devant eux est en fait madame Charlotte.  C’est à elle qu’appartient le Ipad.  Elle s’y est retrouvée lorsque celui-ci lui a glissé des mains ce matin.  Tout comme les 3 amis, elle a réussi le premier niveau du jeu « Fred et Lili à vélo ».  Toutefois, elle n’a pu terminer le deuxième niveau seule.

Madame Charlotte est très contente de voir Fred, Lili et Max.  À quatre, ils réussiront sûrement à franchir le niveau.  Elle leur explique alors en quoi consiste la première épreuve.  Charlotte et Lili affrontent l’équipe de Génies en herbe.  Elles répondent parfaitement et rapidement à toutes les questions.

Ensuite, ils doivent faire une course à vélo contre  les Jaguars.  Fred et Max sont désignés.  Fred est nerveux car il n’a pas l’habitude d’être le plus rapide.  Ils gagnent la course.

Le niveau se termine par la remise d’un trophée.  Au moment où nos quatre amis  prennent ce dernier dans leurs mains….. PFFFFT!  Ils sortent tous du Ipad et se retrouvent dans la cour d’école.  Au même moment, la cloche sonne.

Mme Charlotte, Fred et Lili sont contents d’être à l’heure et montent dans la classe. Par contre, M. Max préfère retourner chez lui.

Dans la classe, Mme Charlotte a à peine déposé le ipad sur son bureau que tous ses élèves se précipitent pour voir cette machine. Mme Charlotte leur donne alors la consigne de ne pas toucher à son ipad pour ne pas disparaître.

Toute la classe commence à rire car ils pensent que Mme Charlotte leur raconte des blagues.

À ce moment précis,  Xavier, le génie de la classe, touche l’appareil et tous les amis  font la même chose que lui … PFFFFT ! Tous les élèves disparaissent et il ne reste dans la classe que Mme Charlotte, Fred et Lili.

Fred décide alors de rentrer dans le ipad pour aider ses amis de la classe à retrouver le chemin de la sortie. Avant de partir, il demande à  Mme Charlotte et Lili de l’attendre.

Arrivé dans la machine, Fred explique à ses amis le jeu « Fred  et ses amis à vélo » qu’ils ont très bien réussi.

Ensuite, Xavier, le génie, entame toutes les épreuves de calculs, d’écriture et de lecture. Pendant ce temps, Fred et les élèves de la classe font plein d’activités comme la course, les sauts et les acrobaties à vélo.

Enfin, les amis ont réussi toutes les épreuves avec brio, mais ils leur reste à franchir le deuxième niveau.

Pour cette dernière étape, tous les amis de Mme Charlotte affrontent bien leur adversaire et réussissent tous les défis qui restent.

Au moment de la remise du trophée… PFFFFT! Tous les élèves sortent du ipad et se retrouvent dans la classe. Quelques secondes après, le ipad explose et disparaît à jamais!

Enfin, tout le monde est content et félicite Fred pour son courage.

À la fin des cours, Fred et Lili, épuisés par cette longue journée, rentrent à la maison pour souper avec leurs parents.

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 24 mars 2013

Surtout pas à la manière de Claude Gingras

Difficile aujourd’hui de m’insérer « dans » le texte de mon amoureux…

J’ai donc décidé d’écrire en parallèle!

D’ailleurs, j’ai écrit en réécoutant ce fameux concert!  En cliquant sur le lien, vous y aurez accès aussi.

http://www.espace.mu/classique/lu-vu-entendu/7317 

Environ une heure de votre temps… que je vous invite à « perdre »…  Vous trouverez mes commentaires, qui sont en lien avec chacune des parties du concert, à la suite du texte d’Yvan… J’aime la musique, les concerts, les spectacles et  le monde des arts.   Mais je suis moi aussi une « amateure », j’y vais pour le plaisir.  Nous écrivons aujourd’hui nos impressions, surtout pas, donc, à la manière de Claude Gingras!

Bonne lecture et bonne écoute!

Ça faisait très longtemps que je n’étais pas allé à la Place des Arts pour assister à un concert de l’OSM.  À une époque depuis longtemps passée, entre les deux relations importantes de ma vie, j’avais des billets de saison.  Ça me permettait de voir régulièrement une bonne amie et de m’imprégner d’une atmosphère presque  d’aristocratie où je découvrais une musique qui, jusque-là, m’était absolument inconnue.  Je m’étais mis à lire les chroniques du réputé et redouté Claude Gingras de La Presse.  Je n’y comprenais presque rien, tellement ses textes avaient des références obscures pour moi.  Je me souviens surtout que j’aimais ce qu’il n’aimait pas, et vice versa.  Il est devenu mon baromètre à l’inverse. 

La salle Wilfrid-Pelletier est immense.  Nos sièges étaient dans le dernier tiers du parterre.  De là, tout était petit, sauf peut-être Charles Dutoit qui respirait la grandeur dans tout son comportement.  J’y avais aussi mes « préférés », ces gens qui au travers de l’harmonie de l’orchestre ressortaient par une personnalité et une virtuosité qui me touchaient.  Il y avait le percussionniste qu’on avait appelé  « M. BoumBoum »  (son vrai nom est Louis Charbonneau),

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le flutiste Timothy Hutchins et le hautboïste Theodore Baskin.  De cette époque, je me souviens aussi d’une artiste invitée, une violoniste qui jouait dans une robe joliment ajustée, aux épaules dénudées.  Même si je me trouvais très loin, je me souviens du charme auditif et visuel émanant de Anne-Sophie Mutter.

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C’est avec ces images d’un temps passé qu’avec Marie je suis allé, pour la première fois, à la maison symphonique, écouter un concert spécial « Fréquence OSM », présenté par Espace Musique et l’OSM.  On sait, quand on arrive dans un tel endroit pour la première fois, qu’on sera incroyablement soufflé.  J’ai eu le grand bonheur de vivre une telle sensation à quelques reprises dans le passé: ma première fois au vieux Forum de Montréal (malgré une défaite cinglante du Canadien 5-0 contre les Red Wings de Détroit) ou mon premier concert à l’église Notre-Dame.  Je savais que j’allais être ébloui par la nouvelle salle de l’OSM et j’avais hâte.  Littéralement, à chaque pas, mon excitation du moment attendu augmentait.  Nous arrivons en face de la porte qui donne accès à la salle de concert.  On entrevoit le lieu et le charme est immédiat.  On entre presque sur la pointe des pieds de peur de déranger la beauté de l’endroit.  Ce qui m’a d’abord frappé c’est à la fois  la grandeur ET la petitesse du lieu.  C’est un grand salon mais pas l’immensité de Wilfrid-Pelletier.  L’orchestre est déjà installé.  Les musiciens harmonisent leur instrument, ils ne sont pas des lilliputiens dans le fond d’une salle.  Puis, il y a le bois, omniprésent, chaleureux;  je suis émerveillé.

maisonosm

 Je serais tout simplement incapable de parler de la qualité du son par rapport à l’ancienne salle.  C’est tout simplement d’une grandiose beauté et, sans chercher à analyser cette sensation,  je me laisse simplement envahir par elle.  Maestro Nagano se présente, souriant et enthousiaste, il donne l’impression de quelqu’un qui est vraiment heureux de nous recevoir.  Le concert commence par le Te Deum de Marc-Antoine Charpentier (mettre l’hyperlien), musique bien connue que je ne savais pas que je connaissais (vous me suivez j’espère). Je me laisse « imprégner » par l’endroit et la musique puis survient un événement inusité.  J’ai cru entendre une fausse note.  Mes connaissances de la musique sont si minuscules que je me dis que j’ai dû me tromper.  Pourtant,  j’ai senti Marie réagir exactement à ce moment.  Aurais-je eu un réflexe « Gingrassien » pendant un instant?  

Tout le concert est pur ravissement.  M. BoumBoum n’est plus à l’orchestre mais Hutchins et Baskin y sont toujours, inchangés par rapport à mes souvenirs. Je suis bien. 

Ce concert est un peu spécial car il est, en fait, une émission de radio.  Nous réalisons à notre retour de l’entracte que nous réentendrons exactement ce que nous avons entendu en première partie mais avec des moments d’animation par des personnalités de la SRC (Les animateurs de l’émission : François Davoine et Michel Keable, et d’autres « voix », en particulier, Vincent Gratton, Jean-René Dufort, Anne-Marie Dussault et Guylaine Tremblay).  La « fausse note » de la première partie n’est pas réapparue dans la reprise de la deuxième.  La participation des personnalités ajoutent un autre dynamisme à l’ensemble.  Si j’ai été un peu déçu de la « reprise » musicale de la deuxième partie, le produit final m’a énormément plu.  

À la sortie de la salle, on a pris la revue de l’OSM qui décrit le programme de la saison 2013-2014.  J’ai comme l’impression qu’on va revenir… même si Anne-Sophie Mutter n’y sera pas.

RADIO-CANADAESPACE MUSIQUE MA RADIO

OSM MON CONCERT

 

La radio prend beaucoup de place dans nos vies; dans la mienne, à tout le moins…  Médium qui habite l’espace, qui devient mien.  Radio-Canada, c’est un peu moi, depuis toujours.  Le lien avec « l’onde », celle qui traverse l’espace et le temps, par les voix et les instruments de l’orchestre  illustre vraiment  bien ce concert!

Alborada del gracioso (aubade du bouffon) de Maurice Ravel

On entend le tic-tac du temps dans ce rythme. Le temps, les horloges. On qualifiait Ravel d’horloger suisse. Il y a 7 percussionnistes sur scène, cela s’entend!    On entend aussi les castagnettes et l’influence de la musique espagnole.

Concerto pour violon et violoncelle de Johannes Brahms

Aérien et dansant.

Jean-René Dufort est égal à lui-même! Impertinent et amusant!  Quand même, comparer ses cheveux à ceux de Kent Nagano!

Loiseau de feu dIgor Stravinsky (Danse infernale du Roi Katchei)

Pièce saccadée et flamboyante. Parfois comme une tempête en mer… Sans le mal de cœur!

Marcia funebre sulla morte dun pappagllo (Marche funéraire sur la mort dun perroquet) de Charles Valentin Alkan

On se demande parfois ce qui inspire les compositeurs … Curiosité musicale… Les quatre solistes en costume d’apparat qui s’égosillent de leur plus belle voix, en harmonie… « As-tu déjeuné, Jacquot? »  L’analyse d’Anne-Marie Dussault illustre avec humour l’absurdité!  Que de questions pertinentes, haute voltige de liens avec l’actualité!

Pavane de Gabriel Fauré

Encore le début du siècle… Ai-je vécu une autre vie, déjà, à cette époque? J’aime chaque note de cette pièce! J‘aime l’équilibre entre les cordes et les vents. J’aime l’harmonie. J’aime la mélodie.  J’aime la subtilité de Monsieur Hutchins, le flûtiste! J’aime!

Dans de la nature, de Maxime McKinley

(Non, il n’y a pas de faute, je n’ai pas oublié le e…)

Ici, on est dedans la poésie (Denis, je pense à toi!) de Philippe Beck et dans ce qu’elle a inspiré au compositeur. Concerto pour cor anglais, cor de basset, cor français et orchestre.  Et dans l’orchestre, des instruments peu commun : machine à vent, bâton de pluie, cloches à vache…  On entend la nature dans cette musique, et des allusions à d’autres œuvres, des mesures connues…   On a aussi entendu un téléphone sur vibration, juste devant nous, mais ça, le compositeur ne l’avait pas écrit sur la partition… Évocateur, vous dites?  Et Yvan a sympathisé avec sa voisine, toute fière de lui dire qu’elle était la maman du soliste qui jouait du cor anglais!…

Short Ride in a Fast Machine de John Adams

Mise en scène amusante du radioroman, avec Denise Monette (Guylaine Tremblay), son époux Raymond Monette (Vincent Gratton) et le bruiteur Sébastien Heppel, évoquant la menace soviétique dans les années cinquante des régions reculées du Québec.  Ils avaient le dos bien large, les communissss…   Dans la pièce musicale qui suit, Wow! Monsieur  Pulsation (Serge Desgagnés), qui a dignement remplacé Monsieur BoumBoum et assuré la régularité dans ce chaos bien orchestré.

Applaudissements… Un bien beau concert!

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 17 mars 2013

À la manière d’un chroniqueur

À tous les jours, que ce soit sous la plume d’Yves Boisvert, de Philippe Cantin ou de Foglia, les chroniqueurs nous présentent leur analyse ou leur réflexion sur les grands et petits événements de l’actualité. Notre défi de cette semaine est de s’inspirer de leur travail… et de le faire à notre façon.

Des nouvelles du projet: Il était une fois…

Marie a présenté notre proposition d’histoire aux enseignants de l’école Wilfrid-Pelletier et plusieurs, à leur tour, l’ont présentée à leurs élèves. Notre histoire ne nous appartient plus. Selon ce qu’on a appris, elle devrait nous revenir en plusieurs versions autour de Pâques. D’ici là, Marie vit de belles émotions dans son école. La reconnaissance, même à petite échelle, semble bien plaisante à vivre!

Les mots et les images

C’est fascinant comme Facebook et Twitter contribuent à faire circuler les idées et les mots. L’image qui me vient en tête, c’est celle de ces ballons géants et ultra légers qu’on se lance et se relance dans les stades où l’on présente des méga-spectacles et où la foule est immense. Dans le cyberespace, grâce à Internet, les « ballons » contiennent des messages de toutes sortes, qui sont lancés et relancés à répétition. Il m’arrive de penser que les réseaux sociaux sont capables du meilleur comme du pire… Voici l’un de ces messages trouvé dans un ballon de la Toile, évidemment classé dans la première catégorie. C’est un texte rempli d’expressions et d’images, que nous relançons à notre tour! Notre façon de « cliquer sur J’AIME », de « partager » ou de « retweeter ».

« Avec la crise que nous traversons, tout le monde souffre…

Les problèmes des boulangers sont croissants…

Alors que les bouchers veulent défendre leur steak,

Les éleveurs de volailles se font plumer

Et en ont assez d’être les dindons de la farce.

Les éleveurs de chiens sont aux abois.

Les pêcheurs haussent le ton.

Et bien sûr, les éleveurs de porcs sont dans la merde.

Les céréaliculteurs sont sur la paille.

Alors que les brasseurs sont sous pression,

Les viticulteurs trinquent, heureusement.

Les électriciens résistent

Mais pour les couvreurs, c’est la tuile.

Certains plombiers en ont ras-le-bol

Et les autres prennent la fuite.

Chez GM les salariés débrayent

Et la direction fait marche arrière.

À l’Hydro, les syndicats sont sous tension

Mais le grand patron ne semble pas au courant…

Les cheminots voulaient garder leur train de vie

Mais la crise est arrivée sans crier gare.

Les veilleurs de nuit vivent au jour le jour

Et les carillonneurs ont le bourdon.

Les ambulanciers ruent dans les brancards

Pendant que les pédicures travaillent d’arrache-pied.

Les croupiers jouent le tout pour le tout,

Les cordonniers sont mis à pied,

Les dessinateurs font grise mine,

Les exterminateurs ont le cafard,

Des militaires battent en retraite,

Et les policiers se sont arrêtés.

Les imprimeurs dépriment,

Les météorologues aussi sont en dépression,

Les pendus sont sur la corde raide.

Les prostituées se retrouvent sur le trottoir,

C’est vraiment une mauvaise passe….»

Auteur(e) inconnu(e)

Merci Josiane de m’avoir « lancé le ballon »!

Un pape

À part le petit côté vieillot et spectaculaire de l’élection du pape François, je ne ressens qu’une complète indifférence par rapport à ce choix. Dans ma jeunesse, j’ai été très impliqué dans la vie spirituelle de ma paroisse, particulièrement en servant la messe pendant quelques années. Puis, comme bien d’autres, j’ai trouvé mes réponses de vie par l’esprit de l’exemple du Christ mais pas dans la pratique de la religion des hommes.

Le nouveau pape a 76 ans, un âge qui me semble bien avancé pour cette tâche. D’après ce que j’ai lu, les autres prétendants à cette énorme responsabilité ne m’auraient pas davantage ému. Pourtant, d’après les Évangiles, le Christ était une espèce de révolutionnaire de l’amour qui n’avait pas hésité à bousculer les comportements et les croyances de son époque pour bien illustrer son message. Je ne comprends pas qu’une église qui a été construite sur les traces de ce dieu/homme n’use pas d’une partie de son audace pour adapter sa philosophie à l’évolution de notre époque. Le défi est sûrement de taille. Notre monde est si diversifié et si complexe. Mais se murer dans les positions du passé, n’est-ce pas une bonne façon de se rendre obsolète pour une bonne partie des gens?

Je ne crois pas avoir besoin de ce genre de guide spirituel pour vivre une vie pleine et utile. Je suis quand même un peu curieux de savoir comment le Christ vivrait aujourd’hui.

Le printemps

La semaine dernière, une belle et douce chaleur a fait fondre une bonne partie de la neige du terrain. On voit la cour ressurgir peu à peu. Biscotte, notre chatte, recommence à sortir de plus en plus. Nos vélos sont au magasin pour leur mise-au-point. À partir de la semaine prochaine, il faudra faire attention au côté de la rue où on peut stationner l’auto. L’anniversaire de Marie est le 21. On appelle tout ça le printemps.

Yvan et Marie

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Les nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 10 mars 2013

Il était une fois…

LE DÉFI D’ÉCRITURE DE MADAME MARIE ET MONSIEUR YVAN

Ce matin, nous vous amenons dans une histoire dont nous ne connaissons pas la fin.  Ce défi d’écriture sera proposé aux élèves de l’école primaire Wilfrid-Bastien, où Marie travaille, demain (11 mars).  Vous trouverez dans les prochains paragraphes l’explication de ce défi et une vidéo le proposant.  Au moment d’écrire ceci, nous ne savons pas si les classes de l’école choisiront de le relever et encore moins, s’ils embarquent, de quelle façon ils le feront.  Si tout va comme nous l’avons imaginé, nous devrions revenir dans ce blogue avec les suites de cette histoire dans deux semaines.  Le texte qui suit, en rose, est une partie d’un document préparatoire qui a été envoyé aux enseignants de l’école, il y a quelques jours. 

La création de la capsule vidéo a été pour le Pépère et sa blonde/maîtresse un projet rempli d’embûches et de satisfaction (remerciement à Sylvie G. pour nous avoir mis sur la piste de la chanson qui nous a inspirés).  Nous attendons avec un brin d’excitation et de nervosité vos réactions.  Pour certains d’entre vous, ce sera d’ailleurs la première fois que vous nous «rencontrerez » en personne (vous pouvez avoir accès à cette capsule par l’hyperlien qui se trouve dans le texte de Marie).

Bon visionnement et bonne lecture 

Yvan et Marie

LE DÉFI D’ÉCRITURE DE MADAME MARIE ET MONSIEUR YVAN

Dans le cadre du Cyclo Défi contre le cancer, organisé chaque année par l’hôpital juif de Montréal,  mon conjoint, Yvan Deslauriers, participe pour la quatrième année au circuit à vélo de 2 jours entre Montréal et Québec.   En plus de ramasser annuellement la somme minimale de 2 500$, de s’entraîner en vue de la première fin de semaine de juillet, nous avons décidé Yvan et moi de nous lancer aussi un défi d’écriture en publiant chaque semaine un texte sur un blogue, entre janvier et juillet. https://lepepereavelo.wordpress.com

Cette année, nous lançons également un défi d’écriture aux enseignants titulaires VOLONTAIRES et à leurs élèves de toutes les classes du préscolaire à la 6e année (régulier et accueil) de l’école Wilfrid-Bastien.   

Dans la semaine du 11 mars (cette semaine), un message explicatif écrit et une capsule vidéo seront présentés à l’école afin d’expliquer plus précisément le défi aux enseignants (volontaires, l’ai-je dit?) et à leurs élèves.   

Les classes participantes recevront aussi le début du récit mettant en vedette deux enfants, des jumeaux du même âge que les élèves, qui partent le matin pour l’école à vélo, mais dont les plans pour la journée  changeront radicalement suite à une rencontre étonnante…

Durant les deux semaines suivantes, les titulaires volontaires de chaque cycle ou de chaque niveau pourront rédiger à relais une section du récit racontant la journée des deux enfants, avec leurs élèves, en projet d’écriture collective ou partagée ou en illustrant leur portion de texte.  Chaque équipe (cycle ou niveau) conviendra de l’ordre dans lequel chacune des classes volontaires rédigera sa partie du récit. 

Au final, nous devrions avoir autant d’histoires que de niveaux ou de cycles participants!   Tous ces récits se retrouveront sur notre blogue et pourront être lus par des lecteurs curieux.  N’est-ce pas le but de cette forme d’écriture?  D’être lue, justement?

 

LE DÉFI D’ÉCRITURE DE MADAME MARIE ET MONSIEUR YVAN

Le début du récit

En route vers l’école…

            Fred ouvre doucement la porte de la cour en poussant son vélo vers le trottoir. Lili le bouscule en passant devant lui, pédalant déjà, pressée comme d’habitude…  Fred et Lili sont jumeaux.  Fred est né le premier et, comme Lili est née quelques minutes après son frère, elle a toujours l’impression qu’elle doit  prouver qu’elle est la plus rapide.  Fred referme bien la porte de la cour avant de pousser sa bicyclette vers le trottoir et de rejoindre sa jumelle qui l’attend devant la maison.  Pas question de partir pour l’école sans dire au revoir à leurs parents, quand même! D’ailleurs, ils sont déjà en train de monter dans leur voiture pour aller au travail.  C’est la même routine tous les jours de la semaine où il fait beau et que les enfants partent à vélo pour l’école. Échange de bisous et vérifications, toujours dans le même ordre : « Avez-vous votre sac d’école? Toutes vos choses pour aujourd’hui? Votre cadenas? Votre lunch? La clé de la maison? Laissez-nous un message sur le répondeur si vous allez chez des amis après l’école… À ce soir pour souper! Bonne journée les jumeaux! »

            Et voilà! Ils sont partis.  Lili et Fred partent en roulant vers l’école, dans la direction opposée.  Ils ont le temps.  La première cloche ne sonne que dans 30 minutes!  Évidemment, Lili est déjà rendue au coin de la rue, alors que Fred n’a pas encore donné son premier coup de pédale.  Fred préfère rouler plus lentement, s’arrêter, observer les détails en chemin, respirer les odeurs du matin.  Il salue son voisin préféré, un vieux monsieur à qui il rend parfois des services.  Il n’est pas vraiment pressé d’arriver à l’école, Fred, à part pour y retrouver ses amis, qui eux arrivent par l’autobus scolaire.  Il se demande souvent ce que l’école a de bon pour lui… Pas certain d’aimer beaucoup ça…

            À mi-chemin, devant le parc, Lili s’est arrêtée.  C’est étonnant, elle qui veut toujours arriver la première…  Elle aime bien l’école, elle.  Elle aime les crayons, les livres, les leçons, le bruit, les consignes et les activités.  Mais, lorsque que Fred la rejoint, elle est penchée pour examiner quelque chose qui brille par terre.  Fred s’arrête lui aussi, intrigué.  C’est un ipad, dans un étui rigide vert lime avec deux grosses poignées sur les côtés pour bien le tenir.  Les deux enfants, étonnés, regardent autour pour voir si la personne à qui la tablette appartient n’est pas loin.  Étrange, il n’y a personne dans les alentours. De plus en plus étrange… Lili suggère une explication : d’après elle, c’est un ipad qui appartient à l’école et quelqu’un l’a laissé tomber sans s’en apercevoir.  Elle veut le rapporter à l’école, là, tout de suite.  Fred veut bien, mais avant, il voudrait  essayer un peu le ipad qui brille… Ils ont encore du temps!  Au moment où il met sa main sur l’une des poignées, Lili s’empare de l’autre. 

PFFFT! Ils ont disparu! À l’endroit où les deux enfants se trouvaient avec leurs vélos l’instant d’avant, plus rien…  Sauf le mystérieux ipad qui scintille dans son étui vert…  Dans l’écran, sur leur vélo, Fred et Lili se regardent, étonnés…

 À partir d’ici, l’histoire vous appartient!  Seule contrainte : rappelez-vous que Fred et Lili doivent être rentrés chez eux pour le souper!

Marie Lalande

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 3 mars 2013

ÊTRE DANS LA COULEUR…

Cette semaine, on se laisse inspirer par la couleur. Est-ce le fait du blanc de cet hiver qui n’en finit plus de finir? Le besoin de se retrouver, ici, maintenant mais dans un ailleurs? Qu’importe… À la manière de l’auteur Christophe André, dans son livre « Méditer jour après jour », on vous propose un tableau de Maurice Prendergast et on se sert des mots pour simplement ressentir et éprouver quelque chose. On plonge avec vous dedans et on vous emmène ailleurs. Pour tous ceux qui la prennent, bonne semaine de relâche! Profitez-en, ralentissez, où que vous soyez!

Vous comprendrez que le défi est de taille pour moi. C’est d’ailleurs la première fois que c’est Marie qui initie la chronique hebdomadaire et moi qui ajoute mes réflexions. Considérant le sujet choisi, je vais travailler fort!

Handkerchief Point

handkerchief-point-1897« Alors, l’esprit ne regarde ni en avant ni en arrière. Le présent est notre seul bonheur. »

D’abord la ligne d’horizon de l’océan Atlantique, toute droite, au loin. Puis les anfractuosités des rochers. On imagine qu’ils doivent être glissants… Le bleu de l’eau qui rappelle la sensation mordante ressentie quand on y met le bout des orteils, partout sur la côte-est américaine. Non! On ne se baigne pas! D’ailleurs, personne n’est dans l’eau… On contemple le mouvement des gens, la force tranquille du vent dans les robes des dames, la beauté des ombrelles ouvertes. Les nuages au fond nous ramènent au drôle de temps qu’il fait : la lumière suggère que le soleil est comme un peu voilé, et les ombrelles sont ouvertes. Est-ce qu’il fait chaud? Mystère. Ce sont les vêtements qui nous situent quant à l’époque du début du siècle. À l’époque, on ne se dévêtait pas en public…

J’ai l’impression de suivre un guide dans un musée. J’aime qu’on me raconte les histoires autour d’une peinture et surtout que mon séjour dans le musée ne dure pas trop longtemps. Dans ce cas-ci, ça se passe en 1896 à Nantasket Beach au Massachusetts. On devrait d’ailleurs passer pas très loin dans nos vacances cet été (quand on est à la retraite, comme nous le serons cet été, et que c’est le temps normal des vacances, est-ce qu’on est nous aussi en vacances?). Les photos actuelles que j’ai vues de cet endroit, ne ressemblent en rien à cette peinture.

img005

On se concentre ensuite sur les activités des gens. Certains sont assis, discutent ou contemplent la mer. Beaucoup s’en vont quelque part ou marchent sans but et flânent. Cet homme en bleu avec un canotier, est-ce qu’il esquisse un pas de danse? Qu’est-ce que c’est au fond, vers la gauche, en noir et blanc? Un homme qui pêche? Qui lance des cailloux à l’eau? Qui ramasse des coquillages? Ou alors c’est un panda?

Comment sont venus ces gens à cet endroit? Wikipédia nous dit qu’en 1895, il n’y avait que 80 voitures aux États-Unis. On doit donc penser à la calèche (plusieurs calèches dans ce cas). Est-ce que l’ancêtre du Bixi existait déjà?

robe blanche

Les vêtements me font rêver… Les robes des dames et des jeunes filles, longues et vaporeuses, suggèrent jupons et tissus soyeux. Blouses, jupes, ceintures, chapeaux, accessoires et rubans, manches bouffantes et froufrous, tailles cintrées et cols remontés, cheveux coiffés et attachés. Les vêtements des messieurs sont plutôt sombres. Ceux des dames souvent plus pâles, couleurs pastel et douces. Pour compenser, sans doute, la rigidité des cols empesés et des corsets serrés… Devant, une famille s’avance. La dame d’abord en robe blanche et blouson marine. Quelques pas derrière elle, l’homme (son mari?) porte une petite fille. Où vont-ils?

Il est évident que le cancer de la peau ne devait pas être une maladie importante ou même connue à l’époque. La crème solaire n’avait probablement pas été créée. Qu’est-ce que les mères, pouvaient alors dire à leurs enfants comme précautions sur la plage? Pour un homme de mon âge, le port du pantalon, veston, chapeau est sûrement plus séduisant que le costume de bain. Par contre, à mon avis, le charme féminin est moins bien servi par la mode de ce temps.

ombrelles

Parmi les gens assis, ces deux hommes qui semblent discuter. Ils portent des chapeaux melon plutôt que des canotiers. Plus sérieux? Peut-être des gens d’affaire ou des banquiers?

Et celui qui est en vert, vers la gauche, qui porte un drôle de couvre-chef de la même couleur, comme les quakers.

Certains semblent s’avancer, marcher rapidement (vers nous?).

Deux fillettes… L’une, penchée, joue dans le sable ou ramasse un coquillage. Elle est toute vêtue de blanc, comme si l’artiste n’avait eu le temps de colorer que les rubans dans ses tresses. L’autre, debout, nous fait dos. Elle est chaussée. Bottes? Bas?

fillette chapeau fillette

Intéressant de constater que la notion de plaisir change selon les époques…

Notons d’ailleurs des différences majeures avec maintenant : pas de chaises longues, glacières ou jeux. Personne ne mange ou ne boit. Est-ce que les pique-niques n’étaient réservés que pour être faits que sur l’herbe? J’aurais bien vu quelques cerfs-volants dans cette peinture.

voiliersEnfin, retour au fond, plus loin dans le tableau. Un homme, debout, observe les voiliers sur l’eau. Bruit des vagues qui se brisent. Le regard se perd. Point de fuite… Retour à la réalité. Nous avons accroché cette reproduction dans la salle de bain à la maison. Je la regarde tous les matins. Chaque jour, je me réserve ce plaisir d’observation. C’est difficile pour moi de « méditer ». Mais entrer dans ce tableau que j’aime, c’est une façon de m’arrêter, de rêver aux vacances, de m’imaginer la vie du début du siècle. J’assume complètement cette folie, n’en déplaise aux gens qui me croiront un peu fêlée…!

Je viens d’apprendre que notre salle de bain et cette reproduction en particulier était source quotidienne de paix et de réflexion. Ma routine matinale risque d’être chamboulée à partir de demain matin. Ce défi d’écriture a parfois des conséquences insoupçonnées.

Crédits et remerciements :

Les photos proviennent du site du musée du Louvre.

Je voudrais dire merci à ma sœur, qui m’a donné cette reproduction, achetée au musée des Beaux-Arts de Boston. Merci aussi à Lucie, collègue de l’école Wilfrid-Bastien, qui m’a appris comment faire des captures d’écran avec mon ipad mini! J’ai bien pratiqué!

Marie et Yvan

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 24 février 2013

Tandem à Mendoza

(Échange de courriels entre le Pépère à vélo et sa blonde/maîtresse)

Cette aventure ne s’est pas (encore) produite. C’est Lyne la CA du Québec/Mexique/Honduras/Bengladesh  qui nous a envoyé ce défi de son Bengladesh lointain (ce bout-là est très vrai…il y a des choses comme celle- là qui ne s’inventent pas vraiment). Sa proposition : imaginer un journal de voyage à propos dune aventure à vélo à l’étranger. Le lieu : Mendoza en Argentine.

Y : Chère blonde/maîtresse, que connaissons-nous de l’Argentine?  Ça fait deux semaines que l’émission « C’est bien meilleur le matin » de la radio de la SRC nous présente les merveilles de Buenos Aires (au point où ça me tente beaucoup d’y aller)… Il y a du vin… Beaucoup de bœuf … Les Andes … Le tango (malgré ta timidité, aimerais-tu danser le tango avec moi en Argentine?)… La bande dessinée de Mafalda.  Mais Mendoza, ça te dit quelque chose?  Et à vélo ?

M : Ça te tente beaucoup d’y aller?  Sérieusement? Honnêtement, les deux dernières semaines, je suis partie en général assez tôt de la maison pour aller travailler et je n’ai pas écouté les topos de René Homier-Roy sur Buenos Aires. En réalité, je ne connais presque rien de l’Argentine.  J’aime bien leur vin, entre autres le Malbec. Le bœuf, bien grillé, pas trop saignant, je veux bien.  Les Andes? Est-ce que c’était là, dans Tintin  et le Temple du soleil, qu’il rencontrait Zorino? (On a les références qu’on peut!  Il faudra qu’on étudie un peu la géographie de l’Amérique du Sud.  Après recherche, Zorino apparaît dans le livre Le temple du Soleil dont l’action a lieu au Pérou.  Les Andes semblent toucher le Pérou, le Chili et l’Argentine).  Le tango, je ne sais pas… En fait ce n’est peut-être pas tant la timidité que la maladresse qui m’inhibe? Mafalda, je connais et j’aime bien, autant pour la vision critique de la société que pour le regard des enfants.  Mais Mendoza, je ne connais pas… À vélo? Ce ne serait pas notre seul moyen de transport, non?

Y : C’est vrai que, comme tu aimes un certain confort (et un confort certain comme auraient dit les Dupont et Dupond),  Buenos Aires pourrait te convaincre mais Mendoza?  Pourquoi la CA nous a-t-elle aiguillés dans cette direction?  Il y a près de 1000 km entre les deux villes.  Buenos Aires c’est la sophistication de l’Europe en Amérique du Sud, avec en boni, plusieurs plages autour (Je sens que je commence à t’intéresser.  Après quelques jours de tourisme tranquille, on pourrait sauter dans un avion (ou un train) et atteindre Mendoza.  De là-bas, tout en regardant les cimes enneigées des Andes (je vais me retenir d’aller y marcher, promis), on peut enfiler un tandem (c’est Julie qui va être fière de nous) et faire la visite des vignobles de la région.  La maison Trapiche s’y trouve.  Ça doit être rigolo de rouler en tandem un peu pompettes.  Tu me crois un peu fêlé?  Des gens l’ont déjà fait et en ont parlé.  Regarde ce blogue.

M : C’est certain qu’à partir du moment où l’on retrouve les mots confort certain, sophistication et plages dans le même paragraphe, ça m’intéresse!  Et si le vélo se conjugue avec tourisme tranquille, je veux bien, fut-ce en tandem…  Par contre, avant « d’enfiler » un tandem comme tu dis, je crois que nous aurions besoin d’un peu de pratique et d’exercices de synchronisation.. Quand est-ce que tu m’amènes rouler le long du Richelieu et dormir à l’auberge des Trois Tilleuls? Je recommande chaleureusement  cet entraînement en tandem, justement.  Peut-être même que nous pourrions aussi monter le Mont-St-Hilaire et le Mont St-Grégoire, tant qu’à y être, histoire de gravir quelques collinettes…  Les Andes, quand même…

Y : D’ici là, que dirais-tu du menu suivant?  Soupe maison argentine, empanadas, parillada (BBQ sud-américain), le tout arrosé d’un Chacayes 2007 et complété par un Flan con Dulce de Lece.  À part le vin, ça se trouve au restaurant Grillades Gaucho Grill  sur avenue du Parc près de Bernard.  On pourrait même appeler Lyne par Skype pour qu’elle partage une partie de notre repas par l’image et le son.  Si on y va bientôt, on oublie le vélo, bien sûr!

M : Je suis partante!  On y va quand tu veux. Au restaurant bien sûr, en attendant l’Argentine pour vrai. Et comme c’est le pays-vedette du Festival Montréal en Lumière, là, tout de suite, l’Argentine est partout autour de nous…  Je suis curieuse de voir combien de temps Lyne va prendre pour nous appeler ou nous écrire et fixer une date!

Le chronomètre est parti, Mademoiselle Lyne!

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 17 février 2013

Quiétude et Sortir

Cette semaine nous sortons complètement de notre zone de confort (en avons-nous vraiment une? et vous?) en essayant d’oser toucher à la poésie.
 

Quiétude

Je ne dors plus, je me lève lentement pour ne rien déranger de l’apathie temporaire ambiante

La pénombre extérieure semble une parenthèse entre l’arrêt de la nuit et les premières mouvances du matin

La vie est encore pour quelques moments dans une pause, endormie dans une douceur rassurante

J’essaie de profiter, un peu sur la pointe des pieds, de cette paralysie qui prendra bientôt fin

Rien ne bouge, ni dedans ni dehors, même le vent s’accorde sur cette trêve générale

Pendant quelques instants, je ne fais ni lumière ni bruit

Je cherche à savourer cet intermède de vie

Avant que ne reprenne le mouvement matinal

Malgré mon désir de ne rien déranger

Je ne sais comment faire partie de la pénombre et du silence

Je suis d’une nature qui cherche à constamment bouger

Je ne comprends pas le plaisir de la dormance

Une lueur hésitante surmonte les toits

D’ici peu, je mélangerai couleurs, sons et odeurs

Des chambres en haut, quelques bruits, une rumeur

Le temps, inexorablement, reprend ses droits

Yvan 

Sortir 

Sortir de l’ombre

Ne plus être confiné

Goûter le clair-obscur

 

Se jouer de soi

Sortir enfin de l’ombre

Douter, y croire

 

Se battre, toujours

Contre soi d’abord

Sortir de soi

 

S’en sortir

Combattre pour, contre, avec

S’affronter, soi

 

Donner, rendre les coups

Apprendre rigueur et discipline

Trouver l’apaisement, enfin

 

S’en sortir

Chaque jour

Combattre

Connaissez-vous la série « Les voix humaines »? C’est une série documentaire, réalisée par Anaïs Barbeau-Lavalette et diffusée sur ARTV.  L’idée est intéressante : 

« Dix auteurs-compositeurs-interprètes sortent de leur univers créatif habituel et se plongent dans des réalités sociales qui les déstabilisent. Les rencontres qu’ils y font inspireront la création spontanée de nouvelles chansons

Cette semaine, l’auteur-compositeur-interprète Jérôme Minière rencontre Jason, un ex-détenu qui refait sa vie, un morceau à la fois, avec le soutien de son club de boxe. La profondeur de cette rencontre inspire Minière à raconter les défis de la réinsertion sociale d’un combattant à travers une chanson poignante. »

Cette chanson, je l’ai entendue cette semaine à la radio.  Depuis le début de ce défi d’écriture, je pense à essayer de trouver des façons d’illustrer l’expression « s’en sortir».  Dans cette chanson, elle prend tout son sens. Ce fut mon inspiration. Malheureusement, je n’ai pas vu l’épisode à la télé.  Mais on peut se reprendre… Mardi 19 février à 10 h et  21 h 30.

En attendant, vous pouvez entendre la chanson en cliquant sur ce lien: http://artv.ca/emissions/les-voix-humaines

Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 10 février 2013

Autour d’une chanson

L’idée de ce défi nous trotte dans la tête depuis le début: l’idée, c’est de prendre le texte d’une chanson et de le commenter, plus ou moins sérieusement.  Inspirée par la venue imminente de la St-Valentin et le hasard de la chaine musicale de la SRC, Marie nous propose cette chanson de Plume Latraverse.  Lien étonnant entre Plume et la St-Valentin… En effet! Dans notre réalité, nous ne nous sommes pas rencontrés sur une patinoire mais par le biais de l’écriture (grosse surprise, n’est-ce pas?).  Si nous nous étions vraiment rencontrés sur une patinoire, on peut imaginer que celle-ci aurait pu être celle qui est à l’angle d’Iberville et Beaubien.  De là, on voit le cinéma Beaubien où on aime passer du temps (mais pas assez à notre goût).  

Copyright – Plume Latraverse – Select Distributions 2007

 LES PATINEUSES

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(source: niarunblogfr.unblog.fr)

 

Avec son coat en minou bleu, son foulard rouge, son béret noir                       était comme un bouquet frileux au milieu de la patinoire 

Je n’ai jamais vu Marie en coat en minou bleu et si nous nous étions rencontrés sur une patinoire, c’est moi qui aurait eu le béret, qui était rouge à l’époque.

J’ai 8 ans. J’ai reçu en cadeau un ensemble bleu pour aller patiner: chandail à col roulé en laine et collants assortis, motif pied de poule  bleu poudre et bleu royal; le tout rehaussé d’une tunique sans manches avec jupette marine en velours matelassé. Wow! Avec mes patins blancs de fille, je me sentais magnifique… Jusqu’à ce que je me retrouve sur la patinoire…  D’abord, c’est pas chaud, mais surtout, mon style n’a jamais été très gracieux! Le « suit » bleu ne réussissait pas à camoufler les « tentatives d’arrêts sur bande »… 

Moi, j’patinais sur la bottine… était-ce elle qui m’éblouissait?                               était-ce le décor qui glissait? J’avais les jambes en gélatine…                                 je n’en croyais pas mes rétines et j’en perdais tout mon français 

Mes talents de patineurs se sont développés sur le tard par les nombreuses heures sur le canal Rideau.  Aurais-je eu l’audace et la capacité d’approcher cette « déesse des glaces » dans mon patinage approximatif?  Quant au français, aucune inquiétude…

Curieuse, l’image des jambes en gélatine… Sur des patins, moi, j’ai plutôt l’impression que mes jambes ont la rigidité des popsicles… 

Le vent emporta son béret et déploya ses longs cheveux                                       Elle dût marquer un temps d’arrêt et j’eus le temps de faire un vœu                que son béret vole jusqu’à moi, que je puisse mieux voir sa frimousse             que je me porte à sa rescousse, qu’on se regarde avec émoi                                     en souhaitant que le vent me pousse, moi qui patine comme une oie

Dans ce cas-ci, j’aurais probablement essayé mon plus beau style, tout en douceur (de toute façon en patin, je ne vais jamais vite), pour chuter avec grâce et rire tout près d’elle.  J’aurais souhaité que ce mélange de démonstration athlétique et d’autodérision ait su toucher son cœur. Mélange gagnant, sans aucun doute! L’autodérision de l’athlète plait à la jeune patineuse terrorisée qui hésite à lâcher la bande…

Le béret, soufflé dans les airs, semblait ne plus vouloir tomber                            Je patinais tout de travers en le voyant se dérober                                                Était-ce le hasard qui voulut faire preuve de haute précision                              lorsque j’entrai en collision avec la belle chevelue                                             exécutant pour l’occasion un acrobatique salut? 

Avec sa grande habileté physique, elle aurait voulu me tendre la main mais aurait perdu l’équilibre pour tomber avec moi.  Nos lèvres ne se seraient pas rencontrées mais nos fronts, oui (collision frontale). Habileté physique qui rivalise avec le sens du ridicule, bien connus de mes proches, qui doivent sourire ici…

Étendu parmi les étoiles, foudroyé à deux minutes près                                       quand le vent releva le voile et fit retomber son béret 

C’est beau, cette image du vent qui, arrêtant de venter, fait retomber le béret!   J’imagine aussi le rire des enfants devant notre gaucherie et le bruit des voitures circulant dans les rues avoisinantes, un peu diffus dans mon faux souvenir.  Est-ce le choc physique ou amoureux?  Je ne vois et n’entends qu’elle et le temps est arrêté, mais cette douleur au front est bien tenace. 

Me suis perdu dans ses yeux d’ange et pendant un instant heureux            comme lorsque l’on tombe amoureux, ce moment de curieux mélange            où tout est tellement doucereux que vraiment rien ne nous dérange 

Ça fait plusieurs fois que je relis ces lignes pour en arriver à la conclusion heureuse que je ne veux en rien y ajouter quoi que ce soit. Ben moi non plus! Pourquoi d’ailleurs?  Les débuts d’histoires d’amour, réelles on non, ont ce quelque chose de magique qu’on cherche toujours… 

Toutes ces fées sur qui l’on tombe et dont le secret nous attire                           qui nous font l’effet d’une bombe et qu’on laisse pourtant repartir                dans des circonstances nébuleuses, sans même de contact établi                        et qui glissent vers notre oubli parmi nos amours en veilleuse                             sur des patinoires remplies de toutes ces belles patineuses

À partir de maintenant, en allant au cinéma Beaubien, on jettera un regard à l’endroit où la patinoire trône l’hiver et on sera convaincu que notre premier « contact » l’un avec l’autre y a vraiment eu lieu.  Et on aura le plaisir tranquille d’un amour qui ne glisse pas dans l’oubli, loin d’être en veilleuse.

Pour écouter la chanson… http://www.youtube.com/watch?v=Aj4hwOTPgtY

Bonne Saint-Valentin, chers amis!

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 3 février 2013

À la manière d’un journal gratuit

Nous avons reçu un défi de l’une d’entre vous, la CA du Québec/Mexique/Honduras/Bengladesh, défi que nous avons choisi de relever un peu plus tard pour laisser le temps à notre imagination de créer la situation proposée.  Patience, la belle Lyne! Et bon anniversaire mardi! Entretemps, cette semaine, j’ai eu à prendre le métro à quelques reprises et j’ai proposé à ma blonde/maitresse de nous laisser influencer par une approche journalistique, consommation rapide, un peu comme ces feuilles de nouvelles qui nous sont distribuées gratuitement à lentrée des stations de métro. 

À la une

Quand le rêve coûte trop cher

Le ministre Duchesne annonce, avant même la tenue du Sommet sur l’enseignement supérieur, qu’il est hors de question de discuter de la gratuité scolaire parce que les capacités budgétaires de la province ne le permettent pas.  Le Pépère à vélo, tout comme le Parti québécois lors des revendications du printemps érable, avait émis à plusieurs reprises l’opinion qu’on se devait, comme société, de débattre pleinement de cette option et, comme société, de choisir une direction à prendre face à l’éducation supérieure.  Le Pépère avait même proposé qu’on se serve de ce débat non seulement dans l’optique de l’éducation mais aussi dans celle du combat contre la pauvreté.  Il semble qu’on puisse rêver d’un pays mais qu’on ne puisse pas se permettre de rêver d’autres façons de financer l’éducation…  Comme si les rêves, arrivés au pouvoir, étaient soudain détournés. Décevant qu’on ne puisse même pas en discuter, en effet.

Écologie

Des sapins au repos

Pour plusieurs raisons valables pour nous, nous avons jeté nos deux sapins de Noël à l’extérieur le 12 janvier dernier seulement.  En date du 3 février, ils sont encore là.  Avec le temps doux du milieu de la semaine, ils ont émergé de leur jeu de cache-cache sous la neige.  De toute évidence, nous avons manqué la date du ramassage des « sapins qui nous ont rendu heureux par leur odeur et leur parure pendant la période des fêtes ».  On semble être les seuls de notre rue à avoir commis un tel impair.  Soit que nos voisins entreposent leur sapin artificiel quelque part, soit qu’ils ont passé une période des Fêtes moins tumultueuse que la nôtre et ont respecté, eux,  la date de collecte des arbres de Noël.  L’écologie semble devoir respecter des délais plutôt courts dans notre arrondissement… En tout respect pour l’écologie, qu’est-ce qu’on peut faire avec ces reliques?

International

Le dénominateur commun

Mme Gabrielle Giffords, ancienne représentante américaine atteinte d’une balle à la tête lors d’une fusillade en 2011 a lancé un vibrant appel en faveur des lois sur les armes à feu.

Chicago.  Meurtre d’une adolescente qui a été tuée par balle dans un parc alors qu’elle discutait avec ses amis.

Arizona.  Une fusillade fait trois blessés lors d’une dispute à Phoenix.

(Pour cette section j’ai recopié presqu’intégralement les titres des pages 16 et 17 du journal Métro.  Probablement que si les seules armes en vente libre aux États-Unis étaient les lance-pierres, il aurait fallu que je cherche pour une autre idée pour ce paragraphe).

Sur Twitter, Dan Bigras écrivait : « Bon. On est rendu à une par jour. » Et : « Après combien de tueries est-ce que la NRA cessera de dire que le droit d’être armé est un droit donné aux humains par Dieu? » #Indignation… 

Économie

Ambiguïté

La facture de carte de crédit de la période du temps des Fêtes est arrivée, suivie quelques jours plus tard de la facture de taxes municipales.  Je devrais être fier de notre contribution à l’essor de l’économie locale.  En lisant les faits saillants de la Commission Charbonneau et en regardant le geyser d’eau qui a inondé le centre-ville de Montréal, j’ai une petite brûlure à l’estomac.

Mode

Haute couture et produits dérivés

C’est la semaine de la mode à Montréal du 4 au 7 février.  Le saviez-vous?  Pas moi! Franchement, je n’y connais rien! Mais j’ai appris que même à Montréal, les créateurs ont compris la valeur des produits dérivés et feront valoir leur nom stratégiquement la semaine prochaine par le biais de produits dérivés mais rentables comme des sacs à mains, des parfums ou des cosmétiques.  Moi, j’aimerais bien faire la promotion de Marie Saint-Pierre ou  de Harricana… On peut bien rêver, ça ne coûte rien, ça! 

Livres et télé

Le souffle coupé

Nathalie, la Fonceuse épicurienne,  avait acheté ce petit livre (157 pages) à la demande de son fils,  l’avait lu d’un trait et me l’avait prêté.  Le Magasin des Suicides, roman de Jean Teulé, est drôle, noir, grinçant, joyeux et finit comme un coup de poing dans le ventre.  Imaginez un magasin où l’on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour bien se suicider.  Malheureusement pour les propriétaires, le plus jeune de cette famille est un optimiste incorrigible… Ce livre a été adapté au cinéma en bande dessinée mais la critique a été plutôt mauvaise.  Un petit trésor littéraire inconnu.

Lundi soir, le premier épisode de la saison de la série 19-2 a commencé comme prévu à 21h00 et s’est terminé comme prévu à 22h00. Quand le générique de l’émission est apparu, j’ai été surpris qu’une heure se soit déjà passée.  Combien de temps ai-je vécu avec une seule respiration?  Ai-je souffert de l’apnée du réveil?

Je ne crois pas que ce soit courant, d’un quotidien à l’autre, que les chroniqueurs fassent référence à leurs concurrents…  Comme la concurrence n’a rien à voir ici (!), je vous suggère la lecture de la chronique parue dans La Presse le 30 janvier, qui fait le parallèle entre cet épisode formidable visionné cette semaine (la fiction) et la fusillade de Dawson en  2006 (la réalité). http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/patrick-lagace/201301/30/01-4616420-le-reel-de-dawson-la-fiction-de-19-2.php

Bouffe

Qu’est-ce qu’on mange ce soir?

Depuis longtemps, on consulte des sites de recette pour varier notre ordinaire.  Ça donne parfois des résultats surprenants, d’autres fois c’est justement ordinaire.  Cette semaine par contre, nous avons eu un petit festin rapidement fait à chaque soir.  Voici les recettes que nous reprendrons sûrement encore:

  • Pizza au jambon fumé, figues et chèvre (site Coup de Pouce). Suggestion, ajouter des oignons rouges et des morceaux de cœurs d’artichauts.
  • Tilapia aux agrumes sur quinoa aux légumes racines (les deux recettes se trouvent sur le site de Ricardo).
  • Soupe au cheddar (site Ricardo) accompagnée de viandes froides.
  • Sauté de poulet aux pois mange-tout avec nouilles chinoises style sobaya (site Coup de Pouce).

  • Bon appétit… 

Événement culturel

Le jeu pour apprendre

À l’approche de la semaine de relâche, on apprenait cette semaine que le réseau des bibliothèques de Montréal s’associe aux industries du jeu vidéo et du jeu de société pour offrir aux jeunes la première édition du Festival Montréal joue!  Pendant deux semaines, du 23 février au 10 mars, dans près de 40 bibliothèques montréalaises, on offrira aux jeunes (et à leurs parents;-) des tournois, des conférences et des animations centrés sur les jeux vidéo et les jeux de société.

http://arene.bibliomontreal.com/festival-montreal-joue

Que ceux qui croient que le jeu est une perte de temps se détrompent… La recherche récente prouve le contraire! Les enfants apprennent lorsqu’ils jouent.  Voir la déclaration du Conseil des ministres de l’éducation du Canada : http://www.cmec.ca/Publications/Lists/Publications/Attachments/282/play-based-learning_statement_FR.pdf

Nécrologie

Et si…

Richard Garneau est décédé.  Combien de fois j’ai rêvé, comme René Lecavalier et lui, de parcourir les arénas et les stades pour décrire des matchs de hockey ou les Jeux olympiques.  J’ai souvent une petite fierté à entendre les analystes sportifs de la télévision reprendre presque mot pour mot les commentaires que je viens de faire gratuitement dans le salon.  Je suis témoin!  J’ai admiré ces deux personnes parce qu’ils faisaient partie d’événements fantastiques et parce que, par leur préparation et la passion de leurs reportages, ils me faisaient vivre le fantastique de ces événements.  Si je vis assez vieux pour utiliser une machine à remonter dans le temps, j’aimerais les côtoyer au moins une fois.  Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai réussi avec difficulté à contrôler ma peine. J’étais témoin ici aussi… Je l’ai vu «tenter de contrôler sa peine avec difficulté ».

Astrologie

Sans maquillage

Gémeaux: Alors que le cycle de la lune parcourt la Balance, autre Signe d’Air, vous pourriez recevoir une visite inattendue.  Toutes les conditions sont réunies pour vous permettre de faire une percée significative dans votre domaine d’expertise.  Il s’agit de battre le fer tant qu’il est chaud et de ne pas vouloir tout exécuter sans recevoir d’aide.  Une affaire peut se conclure de manière à vous plaire (La Presse, vendredi 1er février). 

Quand rien de ce qui était prévu ne se passe, est-ce que c’est reporté au lendemain?

Jeudi midi 31 janvier 2013, même prédiction trois fois dans le même biscuit  chinois : Votre vie amoureuse sera heureuse et harmonieuse ». J’ai décidé que j’y croyais!

Météo

Souvenirs Nostalgie vs Changements climatiques

J’aimais bien l’époque où l’hiver durait un bon trois mois avec beaucoup de neige et quelques périodes de grands froids.  C’était suivi par le printemps où une douce chaleur nous emmenait graduellement à l’été.  Je ne vois pas vraiment l’intérêt d’avoir de rudes journées d’hiver et de chaudes journées de printemps dans la même semaine de janvier.

Sports

Vu des estrades

Pas de spinning de toute la semaine, je suis en manque.  J’y suis allée seule lundi.  Confidence : n’ayant pas pu y aller plus d’une fois cette semaine, je vis un manque  aussi. 

Par contre, Antoine (notre Gentil Géant) et son équipe des Étoiles de l’Est, midget AA, ont gagné le tournoi midget de Saint-Gabriel-de-Brandon.  En toute objectivité, ce n’était pas un grand tournoi, seulement quatre équipes faisant partie de la catégorie AA.  Mais pour nos Étoiles de l’Est ce fut un tournoi fantastique.  Pour une équipe somme toute ordinaire, ils ont eu un parcours étonnant.  Pour Antoine en particulier, c’était la première fois en onze ans de hockey qu’il jouait dans une finale.  À échelle très réduite, c’est le miracle de Lake Placid qui s’est reproduit.  L’équipe qui ne devait pas être là a surpris et bien tenu son bout.  Avec un score de 2-2  en temps régulier et une période de 10 minutes en surtemps,  le tout s’est terminé en tirs de barrage.  Après l’arrêt final de leur gardien de but, ils ont pu lancer leur bâton et leurs gants dans les airs et se sauter au cou.  Trophée, bannière, médailles et photo de groupe;

Étoiles de l'est

pendant quelques minutes, ils ont été les meilleurs joueurs de hockey au monde entier.  Moi, envieux… Qu’est-ce que vous allez chercher?  Mais FIER, ça, c’est certain! 😉

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 27 janvier 2013

À la manière d’une entrevue…

Le défi de cette semaine est le premier défi proposé par l’une d’entre vous.  Une des Châtelaine de Monsabré (c’est le surnom donné il y a quelques années à Julie, l’une des soeurs de Marie, pour ceux qui se joignent à nous depuis peu. Au fil des années d’écriture, plusieurs de nos parents et amis ont hérité d’un surnom sur ce blogue…) nous suggère l’entrevue suivante: « Votre relation avec l’objet qu’est le vélo et ce qu’il vous fait vivre ».

Au départ, je voyais notre photo du petit couple heureux roulant dans le vent en Une d’un hebdo de vedettes bien connu.  Puis, considérant notre âge de plus en plus vénérable, on s’est dit qu’on pourrait faire la page couverture du « Bel âge ».  En plus, on n’est même pas connus… Pour l’instant, ça sera simplement dans le blogue du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse!

Allons-y…

Le premier vélo que vous avez reçu ou que vous vous êtes acheté vous-même :

Mon premier vélo ne s’appelait pas un vélo, c’était un bicycle.  Un bicycle de fille usagé (l’accord est très important ici 😉) avec un panier en avant qui nous servait à tous les trois dans la famille.  J’ai appris la ville de Montréal avec lui (elle?).  Je ne me souviens plus comment on s’en est départi.  Y a-t-il quelque part un cimetière de bicycles?

Je ne me souviens pas de mon premier vélo… C’est certain de toute façon que c’est mon frère qui l’a utilisé avant moi et plus que moi.  Et certain également qu’il a dû le briser aussi…!

Le vélo que vous avez gardé très (trop) longtemps (non, non Yvan, je ne pense pas à toi… 😉 :

En général,  je garde toutes mes choses très (trop) longtemps.  Le fait de ne pas avoir toujours vécu avec la même fille m’a probablement forcé à changer ma garde-robe à quelques reprises (Changement essentiel, d’après moi. Souvenir des débuts : shorts rouges en tissu brillant avec t-shirt orange… Brrrrrr… Je l’ai cru daltonien.).  Dans le contexte, je me souviens surtout d’un vélo que j’ai perdu trop vite.  Je travaillais au bureau de poste du 715 Peel, le 1er juillet en surtemps lors d’un travail d’été… Mon salaire de cette journée (et peut- être un peu plus) m’a servi à remplacer ce vélo volé (un CCM Targa 10 vitesses, il me semble).

J’ai eu très longtemps un vélo vert (CCM?) extrêmement lourd.  Considérant que mes premiers appartements étaient tous au troisième ou au deuxième étage, j’ai peiné pas mal à monter la bécane jusqu’en haut.  Sur la rue Adam, le hangar était haut en maudit!

Vos plus belles balades, les plus beaux paysages :

Je pourrais répondre en politicien et dire que chaque balade est une belle balade, que les plus beaux paysages sont ceux qu’on ne soupçonnait pas voir arriver et ce serait vrai.  J’adore découvrir un nouvel endroit à vélo.  Il y a eu la Hollande au temps des tulipes, la Céphalonie (cherchez du côté de la Grèce) en vélo moteur en panne d’essence (ça doit compter comme faire du vélo?), les Rocheuses et le plaisir souvent renouvelé de rouler aux Îles-de-la-Madeleine.

Je suis allée moins loin à vélo! J’ai par contre de très beaux souvenirs de mes Tours de l’île… Avec Yvan d’abord.  À l’époque, je pouvais encore, pour un gars, faire plus de 75 km sans entraînement préalable…  Les années suivantes, la famille, les amis et les enfants se sont joints à nous.  Le plaisir de rouler ensemble et d’être encouragés par les gens sur leur balcon. Autres beaux souvenirs, pour les paysages et parce qu’on était en amoureux: le long de la Rivière du Richelieu, à l’Île-du-Prince-Édouard et dans le parc Kouchibouguac au Nouveau-Brunswick. 

Les plus grosses montées et les douleurs/souffrances/désirs d’abandon/fierté qui viennent avec:

Je me suis mis à aimer les montées à partir du moment où j’ai arrêté de vouloir monter le plus vite possible au lieu de tout simplement vouloir monter.  Le déclic s’est produit à Lac Louise (ça se place bien dans une entrevue!).  Après la première journée de vélo dans les Rocheuses, on arrive en fin d’après-midi à une auberge de jeunesse.  Le Lac Louise est tout en haut d’une longue et sinueuse montée (un peu comme en haut du Mont-Royal sauf que ça ne ressemble pas du tout au Lac des Castors).  En soirée, j’avais grimpé à pied jusqu’au lac et j’ai réalisé alors que dans la pire des situations, je pouvais rouler à « un rythme de marche » et me rendre tranquillement en haut.  Ça m’a été bien pratique pour le reste de ce voyage.

Mais comme tu me poses la question, comment oublier le premier Défi métropolitain dans la région d’Oka.  À la toute fin d’une centaine de kilomètres, il y a une très longue côte avant d’arriver au stationnement.  Benoit (le Capitaine Haddock – vous aurez compris que c’est son surnom… et c’est mon frère.  Ben oui, celui qui nous pétait nos vélos quand on était petites!) et moi venions de terminer depuis peu quand tu nous a appelés.  Sans le dire vraiment (comme les filles le font parfois), tu cherchais à nous faire comprendre que tu étais épuisée et que tu aurais aimé qu’on vienne te chercher.  Au lieu de comprendre le sens profond de ton appel, je t’ai plutôt encouragée en te disant: « Tu es presqu’arrivée, tu n’as qu’une longue côte à monter, vas-y lentement ».  Un jour peut-être comprendras-tu le cadeau que je t’ai fait ce jour-là de te faire goûter à la fierté d’avoir surmonté un obstacle aussi imposant.

Je me souviens de l’os… de côte Berri,  ou de celle qui passe sous la rue Sherbrooke dans le parc olympique, qu’on devait monter en fin de parcours du Tour de l’Île. Comme j’étais toujours à la traîne derrière, je la montais seule, en essayant d’imaginer que je la marchais, justement.  Autre longue montée, sur le chemin des Montants (ou sur le chemin des Buttes ?) aux Îles-de-la-Madeleine.  Le coup d’œil en haut était presque aussi grandiose que la fierté de m’y être rendue sur le vélo…

Les plus belles descentes:

Autant j’aime monter autant je suis peureux en descente… même si j’aime ça.  La descente du Mont-Royal vers Côte-des-Neiges est une superbe récompense pour une montée éreintante… et c’est beau à regarder… avec les terrains de  la montagne à gauche et le cimetière de à droite (attention de ne pas se laisser attirer vers ce havre de paix).  Tout récemment cet été, dans les Cantons de l’Est près de Covey Hill, il y a une grande montée qui nous amène à un poste frontière (poste de Havelock ???).  L’asphalte venait d’être refait.  Pour le retour, on roulait comme sur un tapis.  C’était tout droit pour une belle distance de pur bonheur.

L’été dernier, en revenant de Pointe-aux-loups aux Îles.  Je ne crois pas avoir jamais roulé aussi vite dans une descente…  Je n’en croyais pas mon odomètre : 49 km/h…(il me semble avoir vu un peu de fumée s’en échapper)  Grand sourire!!!  Vous aurez compris que je préfère descendre!

Vos plus mémorables chutes :

Contrairement à mon beau-frère Réjean, je n’ai pas chuté de vélo de façon mémorable,  mais j’ai trois chutes honteuses et les trois fois Daniel , le Chevalier de Pointe-aux-Trembles y était.  Dans les trois cas, je devais rouler à moins de 3 km/h : je veux m’arrêter pour ramasser un objet ou pour me retourner, j’oublie que je suis « clippé » à mes pédales et je tombe tout doucement, sous le fou rire de Daniel, qui ne comprend pas ce qui se passe.

Moi, je ne suis jamais tombée. Je n’ai jamais eu l’air fou. J’ai toujours l’air absolument en contrôle. Sans farce, touchons du bois, à part quelques égratignures et humiliations,  rien à signaler.

Les meilleurs compagnons de vélo (non, non Yvan, je ne pense pas à moi ici… 😉 :

Les compagnons de route pour les longues randonnées comme le cyclo-défi (250 km en deux jours) sont des gens avec qui on partage efforts, pensées, niaiseries, faiblesses et grande réalisation.  Il y a là une connivence qui se transforme littéralement en énergie.  Je le sais, je l’ai fait seul la première année.

Il y a aussi la gang d’Isabelle (la Comtesse de Carignan) avec qui Benoit, Daniel et moi avions fait, la deuxième année, la sortie d’entrainement « Montréal-Trois-Rivières » qui avait été très spéciale.  On se connaissait très peu mais on avait roulé en équipe compacte pour confronter un vent fatiguant.  Quelle randonnée…

Yvan, parce que c’est une  de nos premières activités en amoureux. Julie et Martine, mes sœurs, parce « qu’on s’encourage, on  lâche pas! » et que parler n’est pas toujours nécessaire pour être heureux!

Vos premières randonnées de couple, les endroits visités en vélo au début de votre relation, les liens tissés :

Là on parle des Maritimes et en particulier de l’Île-du-Prince-Édouard, c’était le voyage qui devait nous permettre de savoir si nous avions un avenir ensemble.  On a quelques photos de cette épopée mais on les garde pour nous.  Même si je trouve qu’on vieillit bien, on était pas pire dans le temps… il y a un peu plus de 22 ans!

Il y a aussi une vingtaine d’années, durant le congé de Pâques. Enceinte de Félix, dans la région de Wells aux États-Unis. On avait voyagé de nuit dans la tempête avec les vélos sur le toit de la Jetta. Et roulé en plein soleil quelques jours après!

L’arrivée du spinning dans vos vies :

Autant j’haïs courir, même si j’aime beaucoup m’entrainer, autant j’adore le spinning.  Il y a eu mon vieux chum Benoit (Ben 16) au début avec qui j’ai sué presque sang et eau pour bien m’acclimater.  Il est parti dans des voyages de retraite avec sa douce.  J’ai continué seul en entrainement pour le cyclo-défi avec le petit bonheur de rêvasser dans ma bulle au milieu de plein de monde.  Puis j’ai connu « le coin de la Petite Italie », en avant à gauche où j’ai appris à parler (un peu) en spinnant.  Depuis septembre, Marie est venue voir … et elle semble aimer ça … au moins un peu.  Il y a pour moi un petit plaisir à la rencontrer pour faire quelque chose ensemble en dehors de nos responsabilités de parents.

Au début honnêtement, j’ai douté beaucoup…  Dans la piscine, j’avais détesté l’aquavélo. Et le spinning, au départ, ne correspond pas du tout à ce que j’aime du vélo : on est loin du contemplatif, disons! Fait chaud, on travaille fort…   Curieusement, je me surprends moi-même, mais j’y prends du plaisir de plus en plus.  C’est certain que la complicité contribue à l’acclimatation, autant que les gens qu’on retrouve avec le sourire.  J’ajoute la contribution de la musique, valeur ajoutée pour soutenir l’effort dans la bulle personnelle.  

Les randonnées que vous aimeriez faire :

Celle qui me vient en tête peut paraître bien modeste mais elle a une bonne dose de signification.  Il s’agirait de rouler autour du Richelieu dans le coin de l’Auberge des Trois-Tilleuls à Saint-Marc-sur-le-Richelieu.  On avait fait un circuit semblable en août 1991 (une partie sous la pluie d’ailleurs), la fin de semaine où notre neveu Simon (fils du Capitaine Haddock et de la Castafiore) est né. Bis!

D’un point de vue plus corsé (!?!), il y aurait le Five Burroughs Bike Ride…un petit 40 kilomètres à New-York…Cette année c’est le 5 mai… Partante, mais à la condition que nous soyons une équipe… La perspective de me perdre et me retrouver toute seule dans New-York me terrorise! Et un « petit » 40 km, pour moi, c’est quand même un défi. On va continuer à faire du spinning régulièrement!  (On vient de voir que les inscriptions sont déjà terminées.  On s’essaye peut-être l’an prochain alors)

Autre projet : pédaler dans la région de Cape Cod et des îles environnantes l’été qui s’en vient… À préciser encore… 

Et pour terminer, demande spéciale : la volonté de la châtelaine de Monsabré que vous tentiez l’expérience du Tandem, qui je crois, vous ferait faire plein de beaux kilomètres, chacun mettant la force qu’il veut/peut… tout en pouvant jaser ou commenter le paysage à votre guise!

Si tu fais Montréal-Trois-Rivières cette année, je m’engage à louer un tandem et à faire le circuit autour du Richelieu de cette façon… si Marie est d’accord, bien entendu.  Marie est d’accord, bien entendu!

Yvan et Marie avec la participation spéciale de Julie Lalande

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