Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 5 mai 2013

Une semaine de petits moments…

un peu à la manière de Philippe Cantin

Cette semaine,  Marie me met au défi d’écrire notre chronique comme si j’étais un chroniqueur sportif.  Vraiment pas facile, j’ai beau écouter Ron, Ron, Ron quelquefois (Ron Fournier pour les non-initiés), mais c’est loin d’être mon idole. Je préfère m’inspirer de Philippe Cantin de La Presse; pour moi c’est le Yves Boisvert de la section des sports.  Objectif un peu élevé, jen conviens.  Comment commenterait-il les différents petits  événements de cette semaine? Il vous faut donc accepter la convention découlant du défi lancé et relevé : cette semaine, Yvan parle de lui à la 3e personne. Il emprunte une autre personnalité, commente son actualité au travers le filtre des yeux dun autre, entraînant ce détournement grammatical. La forme même de ce défi d’écriture provoque aussi le fait que jy interviens moins    Midentifier à quelque chroniqueur sportif que ce soit relève (pour elle) de labsurde! 

Dimanche: Première grande journée du Pépère à vélo, à vélo.  Accompagné du valeureux  Chevalier de Pointe-aux-Trembles, il commence la matinée en se gelant les doigts à l’aube d’une superbe randonnée de 50 km sur les rives de la rivière des Mille-Îles et du fleuve.  En ce début de saison, un « athlète » pense souvent qu’il reprendra ses performances de la fin de la saison précédente.  Si c’est une erreur pour les vrais athlètes, imaginez pour les pseudos athlètes!!!  Heureusement, sa blonde/maîtresse l’attendait pour une sortie plus contemplative afin d’étrenner le nouveau vélo qu’elle venait de s’acheter la veille.  25 km plus en douceur pour apprécier pleinement la chaleur de cette belle journée de printemps.  À son âge bientôt vénérable, le sport doit, comme aujourd’hui, devenir une combinaison de performance et de relaxation.  Pendant ce temps, les joueurs du Canadien sont en congé avant le début des séries éliminatoires jeudi. 

Lundi: La chaleur s’amplifie.  La salle de spinning du centre ÉPIC ne semble pas avoir fait les ajustements de climatisation requis.  Le Pépère et sa blonde/maîtresse, sur la lancée de la veille, pédalent avec frénésie mais ont très chaud.  En 45 minutes, ils donnent l’impression d’avoir roulé deux heures… sans l’aspect doucement contemplatif de la veille.  Les Canadiens eux aussi ont sué à grosses gouttes, eux aussi dans le plaisir. 

Mardi: Autre performance remarquable du Pépère; depuis deux semaines son fils cadet, le Gentil Géant, a son permis de conduire.  Quelques jours par semaines, il se rend à l’école en auto et le Pépère prend le métro.  Loin d’être une punition, ce parcours lui permet de se replonger dans le plaisir de la lecture.  Et vlan, en quinze jours, il a avalé les  996 pages du tome 2 de la trilogie Le siècle de Ken Follet, l’Hiver du monde.  Qu’est-ce que les joueurs du Canadiens ont lu dernièrement? 

Mercredi: Petit matin, le Pépère sort pour aller travailler.  Du côté gauche de la rue, il voit arriver à vélo un homme d’un âge avancé avec un visage semblable à une pomme qui commence à ratatiner.  Du côté droit de la rue, un autre monsieur, aussi âgé, aussi à vélo, vient à la rencontre du premier.  Le Pépère se dit espérer pouvoir faire de même dans plusieurs années.  Il remarque alors le vélo du premier cycliste: un Specialized de marque Sequoia, le même que le sien!!!  Il a devant lui le « vrai » Pépère à vélo!!!  À cause de l’émotion importante de cette « rencontre », aucune réflexion aujourd’hui sur le monde des Canadiens. 

Jeudi: Le Pépère devient un sportif de salon aujourd’hui.  C’est le début des éliminatoires pour le Canadien.  Pour épicer un peu l’événement, notre Pépère a misé un souper avec sa filleule d’Ottawa, appelons-la « la Sénatrice voyageuse » (son passeport doit avoir une centaine de pages… remplies) sur le résultat de la série.  Quel plaisir de le voir se plonger dans l’excitation du match et de manifester bruyamment les buts réussis et les buts manqués.  Il y va même d’un juron aussi surprenant que bien senti sur le troisième but des Sénateurs.  Les blessures font partie de tout sport, mais perdre le plaisir de voir performer un bon joueur à cause d’un excès de violence (que certains excuseront d’ailleurs!!!) est réellement désolant.  (Il prend vraiment ça très au sérieux : les buts du Canadien sont ponctués de cris dignes de susciter, chez moi du moins,  un arrêt cardiaque et ceux de l’équipe adverse sont soulignés par des excès divers (langagiers et comportementaux). Évidemment, les excès comportementaux du Pépère sont somme toute bien mesurés… On parle d’Yvan, quand même!)   Bien que modeste, la Sénatrice voyageuse, via Facebook, a déjà choisi le plat qu’elle allait commander lors de son souper de victoire.  Mais la vraie victoire ne  se célèbre pas après le premier match… Attendons. 

Vendredi: Deuxième soirée de salon de suite; si les Canadiens se rendent loin en série, est-ce que le Pépère pourra se rendre loin entre son salon et Québec en juillet prochain?  Pour bien montrer l’importance (les gens de sport diront « l’urgence ») de la situation, contrairement à l’habitude (le vendredi soir, on ne fait pas de souper… !), c’est la blonde/maîtresse qui va chercher le souper parce que le match est déjà commencé.  Pour pouvoir crier à son goût, sans déranger, le Pépère regarde le match dans le sous-sol.  Tous ces ajustements ont porté fruit.  La Sénatrice voyageuse, en bonne perdante, lui souhaite une bonne nuit de repos en vue du prochain affrontement de dimanche.  Est-ce que d’ici là le Pépère retrouvera ses sens et le chemin de l’entrainement?

Samedi : Les joueurs du Canadien se reposent; certains d’entre eux soignent leurs blessures et les autres voyageront vers Ottawa. Le Pépère et sa blonde/maîtresse ne pédalent pas, malgré des fourmillements dans les jambes et un soleil radieux : tradition oblige, premier samedi de chaque mois,  c’est le déjeuner mensuel des Deslauriers et on souligne l’anniversaire de la sœur du Pépère…  En soirée, souper avec les amis  Patrick et Nathalie, leurs enfants et  les nôtres.  Toute une équipe! Les vrais amis sont ceux avec qui on retrouve le fil, comme si on s’était vu la veille, même si la dernière fois date de très longtemps.  Notons l’enthousiasme partagé par le Pépère et Patrick pour le Canadien : sans aller jusqu’à trimballer de bannière bleu-blanc-rouge sur leur voiture, ils vocifèrent! Certains statuts FB publiés cette semaine par Patrick sont truffés d’injures polies et bien ficelées à l’égard des arbitres et autres porteurs du chandail zébré!  C’est bien beau les séries et les amis, mais le Pépère étant justement un Pépère il devra reprendre très rapidement son vélo.  Il est important de ne pas négliger l’effet de son âge sur ses capacités à participer à de grands événements.  Si le passé est garant de l’avenir, il saura faire les ajustements nécessaires à ses engagements. 

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 28 avril 2013

Tourner une page ou lire sans papier

           Pas de défi particulier cette semaine, juste une réflexion « à quatre mains » sur notre plaisir de la lecture et de l’écriture en lien avec l’évolution de la technologie.

      J’aime lire.  J’ai toujours un (ou plus d’un) livre (s) en cours de lecture.  Depuis toujours, j’ai une relation fidèle avec le papier et la reliure qui ne se dément pas. J’aime toucher, sentir et tourner les pages, plier la couverture pour que le livre tienne ouvert. J’ai besoin de noter des choses directement sur le papier.  Quand je rencontre une coquille, je la corrige (je sais, je sais, c’est plutôt fou…J’assume ce travers!). L’aspect concret, palpable, charnel du livre me rejoint.  En général, j’aime dire que je consacre beaucoup de temps à lire chaque jour et que je lis sur différents supports.  Cette année, j’ai reçu en cadeau une tablette, un bébé ipad coquet  et j’ai commencé (à peine) à en explorer les possibilités.  Et, grâce à la patience et le génie de quelques enseignants de mon école,  j’ai découvert Facebook et Twitter qui ont radicalement transformé mes habitudes de lectrice.  Je lis maintenant aussi l’anodin, je suis témoin des «statuts» d’amis FB plus ou moins virtuels qui m’invitent à lire leurs mots d’humour, leurs émotions et leur suggestions au quotidien. Sur  Twitter, des gens que je connais (ou pas) me font découvrir des liens qui m’emmènent vers des blogues où je lis des textes insoupçonnés  sur l’actualité,  l’éducation, la twittérature et tout plein de sujets fascinants.  Au début, j’ai eu l’impression que je lisais moins.  C’est tout le contraire, somme toute! Je prends en fait beaucoup plus de temps pour lire… mais toutes sortes de choses.   C’est mon rituel de lecture, mes habitudes de lectrice qui changent, mais je lis toujours… Différemment.  Et j’écris davantage.

Un de mes rituels de chaque matin est d’ouvrir la porte et de tendre la main pour ramasser La Presse que le monsieur livreur a laissé à ma porte quelques minutes plus tôt.  Beau temps, mauvais temps, à la noirceur ou quand il fait plus clair, le monsieur livreur, je ne saurais lui donner un âge, est d’une fidélité impressionnante.  Chaque jour commençait avec une courte ou plus longue lecture sur l’état du monde, du sport et des arts avec, en prime, un mot croisé ou un sudoku.  Le jour où La Presse a cessé de publier son édition du dimanche,  j’ai été un peu déboussolé… Je me suis mis à vous écrire.

Depuis quelques jours, ce rituel est sérieusement mis à mal.  La Presse est encore à ma porte.  Je vais encore la chercher.  Comme par le passé, je la dépose sur la table.  Mais maintenant, j’ouvre ma tablette et j’actionne l’application de La Presse +.  L’état du monde s’anime devant mes yeux.  Les traditionnels articles sont agrémentés de séquences vidéo ou de photos défilantes.  J’ai l’impression de m’approcher (un peu) du monde de Harry Potter et de la « Gazette du sorcier » où les images du journal bougeaient constamment (je réclame ici des droits d’auteurs pour cette phrase, que j’ai dite cette semaine!).  Je dois même « lire » le journal avec des écouteurs pour que le son des séquences vidéo ne dérange pas les autres.  Ajustement majeur, moi qui écoute la radio en lisant, habituellement!!!

Samedi dernier, j’ai passé systématiquement au travers de tout le journal, en actionnant tous les hyperliens.  Au bout de trois heures, j’ai eu l’impression d’avoir lu/vu l’essentiel tout en me disant que je pourrais y passer un autre trois heures sans aucune relecture.  Je pense, avec le temps, avoir accéléré ma vitesse de lecture. Mais regarder un vidéo de deux minutes où Marc-André Lussier et Marc Cassivi échangent leurs impressions sur un film … ça prend deux minutes… et c’est très intéressant… mais ça dérange mon horaire.

Non seulement, cette version du journal est impressionnante mais elle me rendra plus « rangé » aux yeux de ma blonde.  Prenez La Presse du samedi par exemple.  Ses nombreux cahiers pouvaient traîner sur la table toute la fin de semaine.  À tous moments, pour toutes sortes de raisons, on pouvait s’arrêter et en lire un morceau.  Maintenant, seules nos tablettes sont sur la table, tout le reste est bien à sa place.  Notre porte-journaux est-il devenu un objet en voie d’extinction? (J’aimerais préciser quelque chose et attirer votre attention, chers lecteurs, sur le monde idyllique dans lequel mon amoureux croit vivre… Non, La Presse papier ne passe pas la fin de semaine complète sur la table… Parce que j’y veille!  Je range, je balaie, je nettoie, entre autres la fin de semaine.  Et je re-range les cahiers et tout ce qui re-traîne, parce que je vis avec trois hommes charmants certes, mais traîneux et que j’aime bien que chaque chose soit à sa place! )

Remarquez que tout n’est pas encore parfait (heureusement pour moi qui suis parfaitement imparfait) : il n’y a pas de mots croisés ou de sudoku dans cette version électronique et il me semble ne pas avoir vu de section nécrologique ou de petites annonces (mais je ne les lisais pas dans la version papier).  Peut-être cesserons-nous de mourir ou de se vendre des choses? Je regarde souvent la section des décès.  On ne sait jamais… Et je ne l’ai pas vue dans La Presse+…  Je n’y ai pas vu non plus d’horoscope!  J’aime bien lire le mien avant de partir travailler. Ça fait partie des choses que je fais qui ne servent à rien mais qui me réconfortent. 

Quelle surprise, dimanche dernier, de découvrir qu’il y avait aussi une édition dominicale.  Les Nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse ont maintenant un sérieux concurrent.  Finalement,  cette version électronique de La Presse est gratuite et elle arrive aussi fidèlement qu’autrefois dans ma tablette, aux aurores.  Un mélange de nostalgie et de négligence m’a empêché d’annuler mon abonnement papier.  À moins qu’inconsciemment je m’inquiète pour mon monsieur livreur. De mon côté, je m’inquiète très consciemment  pour lui … Je n’aime pas beaucoup l’idée de contribuer à une perte d’emploi… Et je me questionne : La Presse +, c’est gratuit, maintenant… Mais pour combien de temps, si chaque propriétaire de iPad résilie son abonnement?

De la même façon, même si mes habitudes de lectrice ont changé, je suis restée fidèle aux livres.  Je les lis autrement, peut-être plus lentement, mais je continue à lire des livres  ET je lis à l’écran. Étrange et fascinant de se trouver au cœur même de ce  moment charnière du changement…

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 21 avril 2013

Comme un vide dans lestomac

Pour cette semaine, je jonglais avec deux idées d’article.  Comme il est arrivé quelques fois dans le passé, l’actualité devait influencer nos réflexions.

Je devais partir plus tôt cet après-midi-là pour une réunion spéciale à l’école des garçons.  Dans l’auto, à la radio, la voix de Paul Houde n’a pas le côté enthousiaste normal.  Au contraire, son ton très solennel ne convient pas à ce lundi ensoleillé.  Avant même de connaître les détails de l’événement, j’ai cette mauvaise sensation, ce vide soudain dans l’estomac.  Quelque chose de grave s’est passé…

D’aussi loin que je puisse me souvenir, le premier « arrêt du temps » que je garde en moi est l’assassinat de John F. Kennedy.  Plusieurs semaines après l’événement, je me méfiais des fenêtres allumées dans le haut des maisons de peur qu’y soit caché un tireur.  Je me souviens aussi de l’annonce du décès de Pierre Laporte ou, dans un autre contexte, de celui de René Lévesque.  À chacune de ces fois, le temps « saute » d’une seconde ou deux, on doit respirer profondément et commencer rapidement à se refaire un monde sans ces personnes.

Mes souvenirs du même type remontent moins loin: John Lennon, les tours du World Trade Center.  À chaque fois, l’incrédulité, le choc, l’incompréhension. À chaque fois le regard et le corps tendu vers les bribes d’information à la radio et à la télévision.  Les mêmes images qui roulent en boucle, sans permettre de mieux comprendre. À chaque fois, comme lundi, comme un coup de poing. Un immense vide dans l’estomac.

Dans ce cas-ci, c’était la fête.  Une des premières belles journées du printemps où l’on peut célébrer cette joie indescriptible d’être vivant et, pour plusieurs personnes, de réussir un défi physique pas banal.  Pour trois personnes et leurs proches, ce jour qui avait si bien commencé s’est terminé tragiquement.  Pour plusieurs autres, le futur sera à jamais modifié à cause de ce geste pour l’instant inexpliqué.

Aujourd’hui, on cherche encore une explication. On pense aux familles des gens touchés, aux parents des victimes et à ceux des suspects. Aujourd’hui, certains courront et leur course aura un autre sens.

Je me surprends à penser que j’aurais pu être à Boston à ce moment. Ça ne s’est pas passé dans un lieu reculé du monde lors d’une activité où je ne suis jamais impliqué.  J’ai mal à mon humanité, mais fatalement je n’y peux rien.  Je ne peux que continuer à vivre pleinement en souhaitant que tout ne s’arrêtera pas aussi bêtement.

Le sens de notre existence vient, entre autre, du fait qu’elle a une fin.  Je me souhaite que la mienne ne soit pas aussi insensée.

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 14 avril 2013

Les choix 

ou Passages importants

Notre défi, cette semaine, est d’écrire un billet dhumeur sur un sujet qui devient, pour Marie et moi, chaque jour plus présent, au fur et à mesure que notre retraite se pointe au début de juillet prochain. 

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours fait ce que la société attendait de moi.  De 0 à 6 ans, j’ai joué, dans la maison et autour de la maison, mais jamais bien loin.  À partir de 6 ans, je suis allé à l’école, au collège (école secondaire), au CEGEP puis à l’université, dans l’ordre et dans les temps prévus.  Après mon baccalauréat, on m’a offert un emploi dans la fonction publique fédérale à Ottawa, où j’ai déménagé et vécu pendant huit ans.  En travaillant, j’y ai aussi fait une maîtrise, ce qui fut un élément considéré pour mon retour à Montréal.  Je suis revenu dans cette ville pour continuer dans la fonction publique pendant presque 27 autres années.  Dans ce parcours de près de 57 ans maintenant, chaque fin d’étape était la préparation à la suivante.  Comme une recette que l’on suit respectueusement la première fois qu’on la fait, j’ai suivi la recette respectueusement.

J’ai fait les choses respectueusement aussi, mais surtout au début ! Le début de ma scolarité primaire et secondaire avant l’âge prescrit a engendré quelques errements et dérives par la suite dans mon parcours scolaire… Pour moi, ces « passages » d’un ordre scolaire à l’autre et d’une étape professionnelle à l’autre ont été moins convenus, ponctués d’hésitations, de périodes d’essais divers et de changements de cap qui, à chaque fois, se voulaient sincères.  Au bout du compte, cela a donné des études collégiales interrompues et recommencées quelques fois dans des champs d’intérêts diversifiés, couvrant les sciences de l’éduction, la bibliotechnique, l’aménagement d’intérieur et aboutissant finalement à un DEC en philosophie ! Une fois fixée sur mon choix d’orientation universitaire, soit le bac en éducation préscolaire et enseignement primaire (au moins une chose stable et toujours sue intérieurement) et un début de scolarité universitaire dans les règles, j’ai voulu jumeler études et travail rémunéré, à la fois dans le monde de l’animation et du loisir municipal. Au final, l’obtention du bac m’aura pris huit ans …  Ensuite, à l’emploi de la commission scolaire qui m’a engagée, j’ai occupé trois postes : douze ans d’enseignement en école alternative, quatre ans au régulier en quatrième année et treize ans comme conseillère pédagogique de français au primaire.  Les constantes : le monde des enfants, l’enseignement et l’apprentissage, toujours l’innovation.

Paradoxe : un grand besoin de sécurité jumelé au besoin de faire les choses autrement… Tout à la fois la peur et le besoin du changement…

Conjointement avec Marie, j’ai décidé que nous mettrions fin à l’étape du travail continu et intensif dans trois mois.  Ça s’appelle la « retraite »; je pense davantage à une « réorientation ».  Pour la première fois de ma vie consciente (je viens d’éliminer la période de 0 à 6 ans), je commence quelque chose dont je ne connais ni la forme ni le contenu, ni au début ni plus tard.  La beauté de ce projet de vie sera de trouver un équilibre entre une implication sociale essentielle et un sage ralentissement d’un rythme qui m’a stimulé longtemps mais qui me convient de moins en moins.  Je réalise que jusqu’à présent, mes choix étaient plutôt prévisibles; pour ce qui vient… je ne le sais pas.  Depuis plus d’un demi-siècle (soyons un peu solennel), mon travail principal était de prévoir, de me préparer et de contrôler.  Je suis maintenant au bout d’un tremplin devant un grand vide.  J’ai à la fois le goût de ne pas sauter ET de sauter. C’est un choix pleinement conscient et assumé.  Malgré cela, c’est un passage qui entraîne de se définir autrement que par un travail qui a occupé le quotidien (et même plus !) pendant de nombreuses années.  Se définir autrement, être soi-même, par soi-même. Redéfinir ce qui fera qu’on se sentira utile et qui nous rendra heureux. Tout à la fois la peur et le besoin du changement…

S.V.P.,  ne sortez pas les mouchoirs, j’en connais peu autour de moi qui, à la retraite, regrettent le rythme de vie précédent. Pour se sortir de cette langueur, examinons rapidement quelques sources de petits bonheurs à venir: (Désolés pour ceux et celles qui, loin de sortir leurs mouchoirs,  ressentent un peu d’envie.  Vous pouvez toujours décider d’arrêter de lire ici !)

  • Ne plus avoir les blues du dimanche soir, ces moments entre le martini de 17h00 et la vaisselle vers 21h00 où l’on trouve que la fin de semaine est déjà passée et qu’on se met à penser aux tâches qui nous attendent en rentrant lundi matin…
  • Lire, écrire, chanter…
  • Savourer tous les lundis, qu’ils soient fériés ou pas…et les mardis qui suivront un lundi férié…
  • Lire les journaux plus lentement, pas juste en survolant les titres…
  • Faire l’épicerie, un jour de semaine, en évitant la cohue des week-ends (par contre, fini le choix de la file la plus longue à la caisse pour pouvoir lire les revues à potins)…
  • Aller s’entraîner à ÉPIC en dehors des heures de pointe…
  • Partir à vélo sans avoir à se soucier de l’heure du retour…
  • Se faire un bol de café au lait, plutôt que la tasse d’espresso bu en vitesse…
  • Lire un livre d’une couverture à l’autre en se « nourrissant » de fromage et de vin rouge…
  • Avoir des « demains »; pas grave que telle ou telle chose entreprise ne soit pas absolument terminée le jour-même…
  • Ne plus se soucier des « retours de vacances » ni du nombre épouvantable de courriels à lire la première journée et des « pseudos » crises importantes et urgentes à régler dans les deux premières heures…
  • Faire des choix plus personnels, réduire le nombre de contraintes et les conflits de valeurs…
  • En après-midi, aller se faire masser un mardi, voir deux films au cinéma le mercredi ou siroter, un jeudi, une longue bière à une terrasse en s’amusant à regarder les gens pressés passer devant nous.

Ça sera en juillet, quelques jours après le cyclo-défi.

Au début, ça ne sera pas différent des vacances…

Je commence à avoir le goût du mois de septembre…

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 7 avril 2013

En route vers l’école…

(histoire créée par la famille Lalande lors du congé de Pâques 2013, à Wells, Maine )

Résumé: Fred et Lilli se rendaient à l’école à vélo. En chemin, ils découvrent un iPad dans le parc par où ils passent . En voulant l’utiliser , ils se retrouvent « absorbés » par celui-ci.

Fred et Lili se regardent, étonnés… Ils se reconnaissent mais ils sont différents… En fait, ils sont les mêmes mais ils ont 30 ans de plus. Ils sont maintenant des adultes.

Ils regardent autour d’eux et remarquent qu’ils sont sur un grand voilier qui s’appelle La Licorne. Ils aperçoivent aussi un vieux barbu qui leur dit: « Bande de Sparadraps, d’Ectoplastes, que faites-vous ici avec vos vélos trop petits pour vous? Êtes-vous ici pour astiquer le pont ou pour faire du BMX? Parole d’Haddock, vous ne resterez pas à rien faire. La première option est de monter au haut du grand mat pour sortir les voiles. La deuxième, c’est de marcher sur le tremplin à bâbord et de sauter dans le vide pour retrouver votre âge… Mais où, bande de cornichons, je ne sais pas! La seule chose dont je suis sûr, c’est que vous retrouverez votre vieux monsieur… »

Ce vieux monsieur, le voisin de Fred et Lili, devant chez qui ils sont passés ce matin, les a bien vus s’en aller à l’école. Il est toujours dans sa fenêtre à cette heure de la journée. Monsieur Kolikov vit seul depuis que sa femme est morte l’an passé. Il aime bien regarder toute cette activité devant chez lui alors que les gens s’affairent à aller au travail ou à l’école. Il s’assoit dans son vieux fauteuil devant la fenêtre du salon. Il a fait son thé noir du matin, son pain grillé et souvent il mange un peu de poisson fumé; oui, oui, du poisson fumé! Dans son pays, c’est à tous les jours qu’il en mangeait.

Monsieur Kolikov est russe. Il est au Québec depuis les années ’60. Il a ouvert un restaurant l’année de l’exposition universelle de 1967. Il devait être à Montréal pour l’été seulement mais il a connu sa Juliette, celle qui est devenue sa femme. L’Amour de sa vie.

Andrei Kolikov et sa Juliette ont été amoureux jusqu’à la fin… Juliette a été très malade, le cancer. La maladie a été plus forte et l’a emportée. Mais Juliette était heureuse, elle a eu une belle vie avec Andrei, son russe au grand cœur Lui, Monsieur Kolikov, a eu le cœur brisé lorsque Juliette est partie mais on dirait que son amour existe encore. Tellement, qu’il lui parle le soir dans sa chambre. Elle l’apaise et le rend moins triste. Parfois même, il se réveille le matin avec le cœur léger, un sourire au coin des lèvres. Il pense alors qu’elle a passé la nuit avec lui.

Ce matin là, Monsieur Kolikov a vu Lili passer à toute vitesse comme d’habitude. Toujours pressée celle-là, comme si elle allait manquer quelque chose!

Son frère, Fred, la suivait, plus lent qu’elle, la tête en l’air à regarder les oiseaux et les nuages. Il lui a envoyé la main comme tous les matins du printemps où il fait beau et que Fred prend son vélo pour aller à l’école. Il est gentil Fred, chaque fois qu’il peut, il rend service. Il aime aussi quand Monsieur Kolikov lui raconte des histoires de son pays. Monsieur Kolikov aime bien Fred.

Aujourd’hui, c’est congé. Lili travaille à la recherche d’un médicament qui guérira le cancer; Fred, lui, oeuvre pour un journal artistique. Ils participent tous deux à un tournoi de scrabble même s’ils sont vêtus d’habits légèrement ringards.

En fait, tournoi de scrabble, recherche sur le cancer ou journal artistique, Lili et Fred n’y pensent plus tellement. Ils sont sur le pont de la Licorne, encore « sonnés » par les paroles colorées du vieux barbu. Comment peut-on, en un éclair, passer du parc à ce bateau et franchir une telle distance dans le temps?!?

Le vieux Haddock les regarde. Il semble se demander ce que ces deux « grands macaques » vont faire. Alors il leur dit: « ne restez pas plantés là, espèces de bachibouzouks à vélo! Venez à l’intérieur prendre « un p’tit remontant. »

Ils entrent alors tous les trois dans la cabine du Capitaine. Les murs sont tapissés de cadres et de photos. Fred et Lili reconnaissent sur les photos plusieurs personnages qu’ils ont vus dans de vieux albums de bandes dessinées de leur père, les albums de Tintin. Fred reconnaît Tintin, le journaliste qui voyage partout dans le monde. Lili reconnaît le professeur Tournesol, ce savant un peu distrait. Peut-être que ces personnages les ont inspirés pour choisir plus tard leur métier?!

Mais trêve de nostalgie, ces considérations de « nouveaux adultes » n’ont que peu d’importance à l’heure actuelle… Il leur faut prendre une décision rapidement. Lili saisit son frère par le bras et l’entraîne sur le pont pour réfléchir et discuter. Que doivent-ils faire? Monter en haut du grand mat pour sortir les voiles? Le temps est en train de changer en mer, les vagues sont de plus en plus grosses et le bateau tangue dangereusement… Fred commence lui aussi à changer de couleur! Lili le ramène à la réalité: l’autre option, c’est de marcher jusqu’au bout de l’espèce de tremplin et de sauter dans le vide… Lili est convaincue que c’est la meilleure solution. Elle veut retrouver son corps d’enfant et sa vie d’avant. Elle s’efforce de convaincre Fred… elle peut devenir très convaincante et s’acharner, quand elle s’y met! Fred, lui, a de plus en plus mal au cœur Le bateau monte et descend sur les vagues de plus en plus déchaînées. Difficile de réfléchir avec le mal de mer! Lili voyant son frère verdir, se dit qu’il faut agir: elle l’entraîne alors sur le plongeoir.

À ce moment-là, le capitaine sort de sa cabine et, voyant ses deux invités essayer tant bien que mal de se diriger vers le côté du bateau, s’élance à leur poursuite en vociférant des insultes. C’est alors que le bateau, roulant et tanguant dangereusement laisse passer par dessus bord une vague phénoménale qui entraîne à la fois Fred, Lili, leurs vélos et le capitaine, armé de sa bouteille.

Ils se retrouvent tous dans un creux de vague, accrochés au mat de misaine, trempés et dégoulinants…

Autour d’eux, des débris du voilier, épars… L’eau est calme, la tempête terminée… Tout au plus quelques vaguelettes clapotent. Fred a retrouvé sa couleur normale et son visage de petit garçon. Lili, elle, devrait être contente, mais elle vient de s’apercevoir que le capitaine Haddock a été emporté avec eux… et qu’il est de très méchante humeur!

Les enfants comprennent rapidement où ils sont: de l’eau, tout autour d’eux. Et sur le coté du mat, une flèche et un mot qui scintille:

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DÉVERROUILLER

 

Comme à chaque jour, Monsieur Kolikov fait sa promenade « de santé ». Depuis le départ de sa Juliette, sa vie est faite d’une routine rassurante mais sans surprise. Son chemin passe par le parc emprunté par Lili et Fred ce matin. Au pied d’un buisson, il remarque cet objet un peu bizarre que plusieurs personnes utilisent maintenant. Il allait poursuivre son chemin quand il réalise que ses deux petits voisins sont DANS l’écran, pointant avec beaucoup d’énergie la flèche à côté du mot DÉVERROUILLER.

Se trouvant un peu stupide, il prend le iPad de sa main gauche et du gros index de sa main droite, il pèse sur la flèche… Rien, n’arrive! Les deux jeunes sautillent frénétiquement faisant des signes semblant signifier de POUSSER la flèche de gauche à droite. Le gros doigt fait maladroitement le geste mimé et PFTTT! Monsieur Kolikov peut maintenant embrasser les enfants… Puisqu’il les a rejoints dans la page d’accueil du iPad.

Comme ils sont heureux de retrouver un visage connu, rassurant, Monsieur Kolikov! Lili en a les larmes aux yeux. Fred, lui, ne réussit pas à démontrer ses émotions. Il réagit de cette façon lorsque la joie est trop intense. Monsieur Kolikov ne comprend pas ce qui se passe. Il est sidéré. Comment peut-il se retrouver dans cettte « machine »? Il regarde autour de lui et voit une ombre au loin. Comme un fantôme qui s’approche… Il s’inquiète, veut protéger les enfants. Il leur dit d’un ton autoritaire de reculer derrière lui. Les enfants le reconnaissent; c’est le capitaine Haddock, bouteille à la main, blasphémant… Monsieur Kolikov n’en croit pas ses yeux ni ses oreilles… C’est bien lui, eh oui! Ce bon vieux Haddock!

Fred, Lili, Monsieur Kolikov et Haddock se retrouvent donc seuls sur cette île déserte avec à côté d’eux ce morceau de mat de misaine. Haddock, bien qu’ayant navigué toute sa vie, ne l’a jamais fait sur internet… Il n’est donc pas d’une grande utilité! Raison de plus pour maugréer: « Mille millions de mille sabords, y a-t-il quelque chose à boire dans cette bougre de tablette?! »

Monsieur Kolikov réfléchit; il est parti de sa Russie natale avec rien et s’est reconstruit une vie à Montréal… Il lui semble qu’il devrait pouvoir les sortir de là! Si seulement sa Juliette était là; elle saurait sûrement tout organiser pour les ramener à la maison…

Lili de son côté tente d’imaginer une solution à leur problème. Dans sa tête elle émet des hypothèses, formule des réponses vagues à ses questions… mais seule, elle n’arrive pas à grand chose. Pas étonnant, maintenant qu’on l’a vu, que plus tard dans sa vie elle fera partie d’une équipe de chercheurs qui, espérons-le, trouveront un remède à cette maladie qui a emporté Juliette.

Fred, quant à lui, est parti explorer la petite île. Il escalade des rochers, traverse des ruisseaux et remaque en passant la beauté des paysages. On voit bien ce qui l’amènera plus tard à voyager à la recherche de toutes les beautés du monde… journaliste artistique, quel rêve! Mais rien de son exploration d’aujord’hui ne l’amène à la solution pour revenir à la maison. Il se retrouve vite de retour à son point de départ; le tour de l’île est vite fait.

Les quatre aventuriers sont maintenant assis, un peu découragés, tellement fatigués de tant d’émotions qu’ils s’endorment tous… Haddock plus profondément, la bouteille aidant.

Monsieur Kolikov sourit dans son sommeil. Il a retrouvé sa Juliette en rêve, une fois de plus. Il lui raconte son aventure avec les jumeaux et le Capitaine Haddock dans le iPad et, comme avant, elle rit! Sa confiance le réconforte et il lui demande son avis, comme avant. Elle lui parle d’un ami qu’elle s’est fait récemment, qui pourrait sans doute les aider avec ce curieux iPad. Il s’appelle Steve… Mais Juliette a toujours eu de la difficulté avec la mémoire des noms… Elle a oublié son nom de famille… Steve … Steve… Steve qui donc? Juliette répète le prénom… et curieusement, son nouvel ami, qui prend plaisir à ce qu’on parle de lui, arrive en souriant et en répétant son nom de famille à Juliette pour la… centième fois, sans doute: « Jobs, mon nom est Steve Jobs, chère Juliette! Vous avez besoin de moi? » En peu de temps, il a compris le problème et propose une idée: il leur faut absolument profiter du rêve d’Andrei et du « nuage » dans lequel ils sont tous actuellement. Les procédures sont claires:

  • retourner à la page d’accueil du iPad, retrouver les autres;
  • sautiller jusqu’à l’icône « réglage »;
  • sautiller jusqu’à l’icône « iCloud »;
  • de là, activer la fonction « localiser mon iPad ».

Rendus là, ils pourront retrouver le iPad dans le parc et repasser dans leur vie d’avant.

Ouf! Monsieur Kolikov s’empresse de ramener sa troupe dans le « nuage ». Fred et Lili ont vite compris les consignes données par M. Jobs et sautillent rapidement d’une icône à l’autre.

Monsieur Kolikov aurait voulu rester dans le « nuage » avec Juliette mais il a compris le rôle important qu’il pourra jouer auprès de Fred et Lili dans leurs choix de vie. Ils se laissent sur un baiser soufflé (une morte et un vivant ne peuvent se toucher) dont il gardera la douce sensation jusqu’au jour où il retrouvera vraiment sa Juliette.

Ce soir-là, il y a un invité spécial à la table du souper de Fred et Lili. Leurs parents ont d’ailleurs bien de la difficulté à comprendre leur conversation parsemée de plusieurs rires complices ainsi que la présensence d’un iPad qui appartiendrait à Monsieur Kolikov.

Pendant ce temps, quelque part dans l’espace cybernétique, le capitaine Haddock, autour d’une bonne bouteille de whisky, rivalise de vantardise avec Steve Jobs sous l’oeil amusé de Juliette.

ÉPILOGUE

6 juillet 2013, le Pépère à vélo attend le signal du départ avec près de 2 000 cyclistes lors du cyclo-défi pour la recherche contre le cancer. Il surprend les échanges entre deux jeunes d’une dizaine d’années et un monsieur qui a l’air d’en avoir soixante. Il ne comprend pas cette langue qui ressemble à du russe. Sur leur casque, la photo d’un être cher, une très jolie dame aux yeux rieurs qui semble trouver cette conversation très drôle.

Ce jour là, la route vers l’école est devenu la route contre le cancer.

………………………………………………………………………………………………………………………..

Histoire conçue à Wells, Maine, entre le 28 mars et le 1er avril 2013 grâce à l’idée originale de Julie et aux idées et à l’écriture de Pierrette, Benoit, Johanne, Martine, Julie, Marie, Antoine et Yvan. Le texte a été écrit à relais, à la main d’abord, dans un joli cahier, puis transcrit sur une tablette, justement, et corrigé sur une autre! Un plaisir d’écriture, partagé en famille.

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En route vers l’école – l’histoire des élèves de 6e année de l’école Wilfrid-Bastien

C’est avec une grande fierté que nous mettons en ligne le texte complété par des élèves de l’école Wilfrid-Bastien! Vous trouverez, après le début du récit que nous avons proposé aux enseignants, la suite imaginée par les élèves des classes de Mesdames Sabrina et Lucie, enseignantes de 6e année.  Les idées ont été imaginées par tous les élèves des deux groupes. 

Un merci particulier à Sara Zambito, Maria Teresa Moreno Ramirez et Odalys Macal du groupe 321 ainsi qu’à Mychayel Guilbault, Walid Bennani, Kevin Nguyen et Axel Bolivar du groupe 322, qui ont travaillé la mise en forme du texte.

Bonne lecture!

En route vers l’école…

            Fred ouvre doucement la porte de la cour en poussant son vélo vers le trottoir. Lili le bouscule en passant devant lui, pédalant déjà, pressée comme d’habitude…  Fred et Lili sont jumeaux.  Fred est né le premier et, comme Lili est née quelques minutes après son frère, elle a toujours l’impression qu’elle doit  prouver qu’elle est la plus rapide.  Fred referme bien la porte de la cour avant de pousser sa bicyclette vers le trottoir et de rejoindre sa jumelle qui l’attend devant la maison.  Pas question de partir pour l’école sans dire au revoir à leurs parents, quand même! D’ailleurs, ils sont déjà en train de monter dans leur voiture pour aller au travail.  C’est la même routine tous les jours de la semaine où il fait beau et que les enfants partent à vélo pour l’école. Échange de bisous et vérifications, toujours dans le même ordre : « Avez-vous votre sac d’école? Toutes vos choses pour aujourd’hui? Votre cadenas? Votre lunch? La clé de la maison? Laissez-nous un message sur le répondeur si vous allez chez des amis après l’école… À ce soir pour souper! Bonne journée les jumeaux! »

            Et voilà! Ils sont partis.  Lili et Fred partent en roulant vers l’école, dans la direction opposée.  Ils ont le temps.  La première cloche ne sonne que dans 30 minutes!  Évidemment, Lili est déjà rendue au coin de la rue, alors que Fred n’a pas encore donné son premier coup de pédale.  Fred préfère rouler plus lentement, s’arrêter, observer les détails en chemin, respirer les odeurs du matin.  Il salue son voisin préféré, un vieux monsieur à qui il rend parfois des services.  Il n’est pas vraiment pressé d’arriver à l’école, Fred, à part pour y retrouver ses amis, qui eux arrivent par l’autobus scolaire.  Il se demande souvent ce que l’école a de bon pour lui… Pas certain d’aimer beaucoup ça…

            À mi-chemin, devant le parc, Lili s’est arrêtée.  C’est étonnant, elle qui veut toujours arriver la première…  Elle aime bien l’école, elle.  Elle aime les crayons, les livres, les leçons, le bruit, les consignes et les activités.  Mais, lorsque que Fred la rejoint, elle est penchée pour examiner quelque chose qui brille par terre.  Fred s’arrête lui aussi, intrigué.  C’est un ipad, dans un étui rigide vert lime avec deux grosses poignées sur les côtés pour bien le tenir.  Les deux enfants, étonnés, regardent autour pour voir si la personne à qui la tablette appartient n’est pas loin.  Étrange, il n’y a personne dans les alentours. De plus en plus étrange… Lili suggère une explication : d’après elle, c’est un ipad qui appartient à l’école et quelqu’un l’a laissé tomber sans s’en apercevoir.  Elle veut le rapporter à l’école, là, tout de suite.  Fred veut bien, mais avant, il voudrait  essayer un peu le ipad qui brille… Ils ont encore du temps!  Au moment où il met sa main sur l’une des poignées, Lili s’empare de l’autre. 

PFFFT! Ils ont disparu! À l’endroit où les deux enfants se trouvaient avec leurs vélos l’instant d’avant, plus rien…  Sauf le mystérieux ipad qui scintille dans son étui vert…  Dans l’écran, sur leur vélo, Fred et Lili se regardent, étonnés…

Fred et Lili se retrouvèrent dans une petite chambre avec un grand homme et une femme. Cette dernière leur dit: « Faites attention et restez en vie. Allez, dépêchez-vous! Rentrez dans cette capsule! » 

Ils entrèrent dans la capsule en verre qui sert à se rendre dans l’arène, et soudain ils entendirent une voix masculine dire: « Joyeux Hunger Games et puisse le sort vous être favorable! » Les deux enfants se regardèrent et comprirent qu’ils étaient dans le film Hunger Games. 

Soudain, ils se rendirent compte qu’ils avaient une montre messagère. Sur cette dernière apparut un message: « Prenez un sac-à-dos chacun, cachez-vous dans les bois et partez à la recherche d’une source d’eau. » Les enfants se préparèrent à courir et quand le coup de gong sonna, ils coururent rapidement pour prendre des armes et des sacs remplis de nourriture et d’objets utiles à leur survie. 

Après, ils s’enfuirent rapidement dans la forêt pour ne pas que quelquun les tue. Ils marchèrent longtemps avant de trouver un petit ruisseau et une grotte assez grande pour qu’ils puissent s’y installer. Quelques minutes plus tard, ils entendirent treize coups de canon; cela signifiait qu’il y avait treize personnes qui avaient été éliminées. 

La nuit tombée, tout le monde avait trouvé une grotte pour y passer la nuit. Pendant que Fred et Lili dormaient, ils entendirent une petite voix. Fred reconnut la voix, c’était la voix de Diana, la fille qu’il avait remarquée au début de la compétition. Diana demande à Fred et Lili  si elle peut se joindre à eux et Fred lui répond: « Avec plaisir! » Cependant, Lili n’était pas vraiment d’accord avec lui parce qu’elle trouvait qu’ils devaient plutôt trouver un moyen de retourner à l’école. 

À ce moment-là, la montre leur envoya un nouveau message qui disait: « Vous devez absolument être les vainqueurs de ces jeux pour pouvoir rentrer chez vous. » Alors, Lili se dit que peut-être Diana allait les aider à gagner et quaprès, ils pourraient toujours se débarrasser delle. Donc, elle accepta que Diana reste, mais sans dire à son frère ce quelle avait prévu. Fred était content et ils s’endormirent en pensant au lendemain. 

Au lever du soleil, les trois jeunes se réveillèrent. Quelques minutes plus tard, on entendit six autres coups de canons. Le directeur général du Hunger Games avertit qu’il restait cinq personnes en vie: Fred, Lili, Diana, Mélanie et Xavier. Fred et Lili reçurent alors un autre message qui disait de se débarrasser des autres concurrents restants, même de Diana. Triste, Fred dit à Lili de ne pas tuer Diana parce qu’il l’aimait. Lili était fâchée parce quelle voulait retourner à la maison mais elle garda sa colère pour elle-même. Les jeunes allèrent à la rencontre de Xavier et Mélanie pour les éliminer. Après une affreuse bataille, il ne restait plus que Fred, Lili et Diana. 

Alors, on entendit une voix, la même qu’au début des jeux, qui dit: « Bravo aux trois finalistes des Hunger Games! Malheureusement, vous ne pouvez pas tous gagner, c’est Fred et Lili ou Diana qui doivent gagner. Bonne chance et puisse le sort vous être favorable! » 

Par la suite, le groupe d’enfants se dirigèrent vers le centre de la forêt pour prendre d’autres provisions. En chemin, Diana mit sa main derrière son dos et en retira tout à coup un arc et des flèches et menaça Fred et Lili. Les deux jeunes essayèrent de s’enfuir mais ils trébuchèrent sur un bout de bois. Quand ils crurent que tout était fini, Diana grommela : « Comment ça marche ce truc !? » Lili prit rapidement un gros bout de bois et assomma Diana. Peu de temps après, Diana ferma les yeux pour un long sommeil…  

Fred parut triste mais sans plus. Une voix se fit alors entendre de nulle part : « Les gagnants sont Fred et Lili ! Bravo à nos deux gagnants ! » Soudain, un faisceau de lumière apparut au-dessus des jumeaux et ils se firent téléporter à l’extérieur de l’iPad. Quand ils retournèrent chez eux, Fred regarda sa montre: il était l’heure du souper. 

«À table ! » cria leur mère. « Avez-vous passé une belle journée ? » Les jumeaux se regardèrent d’un air amusé

 

 

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En route vers l’école – l’histoire des élèves de 5e année de l’école Wilfrid-Bastien

C’est avec une grande fierté que nous mettons en ligne le texte complété par des élèves de l’école Wilfrid-Bastien! Vous trouverez, après le début du récit que nous avons proposé aux enseignants, la suite imaginée par les élèves des classes de Madame Julie et Monsieur Daniel, enseignants de 5e année.

Bonne lecture!

En route vers l’école

          Fred ouvre doucement la porte de la cour en poussant son vélo vers le trottoir. Lili le bouscule en passant devant lui, pédalant déjà, pressée comme d’habitude…  Fred et Lili sont jumeaux.  Fred est né le premier et, comme Lili est née quelques minutes après son frère, elle a toujours l’impression qu’elle doit  prouver qu’elle est la plus rapide.  Fred referme bien la porte de la cour avant de pousser sa bicyclette vers le trottoir et de rejoindre sa jumelle qui l’attend devant la maison.  Pas question de partir pour l’école sans dire au revoir à leurs parents, quand même! D’ailleurs, ils sont déjà en train de monter dans leur voiture pour aller au travail.  C’est la même routine tous les jours de la semaine où il fait beau et que les enfants partent à vélo pour l’école. Échange de bisous et vérifications, toujours dans le même ordre : « Avez-vous votre sac d’école? Toutes vos choses pour aujourd’hui? Votre cadenas? Votre lunch? La clé de la maison? Laissez-nous un message sur le répondeur si vous allez chez des amis après l’école… À ce soir pour souper! Bonne journée les jumeaux! »

            Et voilà! Ils sont partis.  Lili et Fred partent en roulant vers l’école, dans la direction opposée.  Ils ont le temps.  La première cloche ne sonne que dans 30 minutes!  Évidemment, Lili est déjà rendue au coin de la rue, alors que Fred n’a pas encore donné son premier coup de pédale.  Fred préfère rouler plus lentement, s’arrêter, observer les détails en chemin, respirer les odeurs du matin.  Il salue son voisin préféré, un vieux monsieur à qui il rend parfois des services.  Il n’est pas vraiment pressé d’arriver à l’école, Fred, à part pour y retrouver ses amis, qui eux arrivent par l’autobus scolaire.  Il se demande souvent ce que l’école a de bon pour lui… Pas certain d’aimer beaucoup ça…

            À mi-chemin, devant le parc, Lili s’est arrêtée.  C’est étonnant, elle qui veut toujours arriver la première…  Elle aime bien l’école, elle.  Elle aime les crayons, les livres, les leçons, le bruit, les consignes et les activités.  Mais, lorsque que Fred la rejoint, elle est penchée pour examiner quelque chose qui brille par terre.  Fred s’arrête lui aussi, intrigué.  C’est un ipad, dans un étui rigide vert lime avec deux grosses poignées sur les côtés pour bien le tenir.  Les deux enfants, étonnés, regardent autour pour voir si la personne à qui la tablette appartient n’est pas loin.  Étrange, il n’y a personne dans les alentours. De plus en plus étrange… Lili suggère une explication : d’après elle, c’est un ipad qui appartient à l’école et quelqu’un l’a laissé tomber sans s’en apercevoir.  Elle veut le rapporter à l’école, là, tout de suite.  Fred veut bien, mais avant, il voudrait  essayer un peu le ipad qui brille… Ils ont encore du temps!  Au moment où il met sa main sur l’une des poignées, Lili s’empare de l’autre.

PFFFT! Ils ont disparu! À l’endroit où les deux enfants se trouvaient avec leurs vélos l’instant d’avant, plus rien…  Sauf le mystérieux ipad qui scintille dans son étui vert…  Dans l’écran, sur leur vélo, Fred et Lili se regardent, étonnés…

Mais qu’est-ce qu’il leur arrive? Ils sont prisonniers du ipad.  Lili panique. Elle craint d’être en retard à l’école. Quant à Fred, il ne sait pas trop encore quoi en penser. Tout à coup, le voisin préféré de Fred arrive au parc et voit le ipad. Il le ramasse, surpris de l’avoir oublié à cet endroit, et rentre chez lui. Les enfants crient, mais le vieux monsieur ne les entend pas.  Ce dernier commence à jouer à un jeu et Fred et Lili s’y retrouvent. Le vieux monsieur ne les reconnait pas tout de suite.  Les enfants crient et font des gestes afin d’être vus et surtout, reconnus.  Mais rien à faire…

Fred a alors une idée. Il se dit qu’il existe certainement une application qui leur permettrait de se sortir de ce pétrin.  Or, à l’intérieur du ipad, tout le contenu est dans une autre langue, une langue inconnue. Heureusement, les jumeaux sont débrouillards. Ils réfléchissent quelques instants et décident de sauter à pieds joints afin d’actionner une application, n’importe laquelle. Cela fonctionne! Ils sont maintenant dans une section de l’ipad où il y a plusieurs jeux: Need for speed, Call of Duty, Subway Surfer, NHL 13, etc. Wow ! Fred est emballé !  Il se dit qu’il pourrait enfin jouer à ses jeux préférés et devenir un héros. Lili, elle, est davantage attirée par un objet vert qui scintille… 

À ce moment, le vieux monsieur constate que des personnages bougent seuls dans le ipad. Il regarde plus attentivement. Il trouve cela étrange. En regardant de plus près, il reconnait Fred, puis Lili. 

Le vieux monsieur se demande comment il pourrait les faire sortir. Il tente de trouver un moyen de communiquer avec eux. Eureka! Il a trouvé. Il utilisera le logiciel Note et là, ils pourront tous communiquer. 

De leur côté, les enfants explorent l’ipad. Fred entre dans une application qui explique comment faire un bon herbier. Lili, quant à elle, observe de loin son frère.  Elle s’aperçoit ainsi que l’application Note bouge. Elle appelle Fred, mais il ne répond pas. Elle part le chercher dans toutes les applications en faisant le plus vite possible. Quand elle le trouve, elle lui dit de la suivre. Enfin, les jumeaux sont dans l’application Note. Le vieil homme écrit aux jumeaux qu’ils doivent choisir un jeu et le terminer. Ils devront travailler en équipe. Ils choisissent donc le jeu Bad Ice cream 2. En moins de trois heures, ils ont fini tous les niveaux. Ils peuvent enfin sortir du ipad. 

Le vieil homme est ravi et soulagé. Lili est inquiète d’avoir manqué l’école et demande l’heure. L’homme lui dit que l’école est déjà terminée depuis une bonne heure déjà. Lili est triste, mais en même temps heureuse d’avoir pu vivre cette aventure. Fred est tout excité. Les jumeaux remercient le vieux voisin et rentrent rapidement à la maison. 

Les parents sont là et préparent le souper. «Alors, qu’est-ce que vous avez fait de spécial aujourd’hui les jumeaux? » Les jumeaux se regardent droit dans les yeux et complices, décident de ne rien raconter à leurs parents. De toute façon, ils ne comprennent rien aux nouvelles technologies…!

 

 

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En route vers l’école – l’histoire des élèves de 3e et 4e année de l’école Wilfrid-Bastien

C’est avec une grande fierté que nous mettons en ligne le texte complété par des élèves de l’école Wilfrid-Bastien!  Vous trouverez, après le début du récit que nous avons proposé aux enseignants, la suite imaginée par les élèves des classes de Madame Linda, Madame Fanny, Monsieur François, Madame Manon et Madame Christine, enseignants du 2e cycle.

Bonne lecture!

En route vers l’école

            Fred ouvre doucement la porte de la cour en poussant son vélo vers le trottoir. Lili le bouscule en passant devant lui, pédalant déjà, pressée comme dhabitude  Fred et Lili sont jumeaux.  Fred est né le premier et, comme Lili est née quelques minutes après son frère, elle a toujours limpression quelle doit  prouver quelle est la plus rapide.  Fred referme bien la porte de la cour avant de pousser sa bicyclette vers le trottoir et de rejoindre sa jumelle qui lattend devant la maison.  Pas question de partir pour l’école sans dire au revoir à leurs parents, quand même!  Dailleurs, ils sont déjà en train de monter dans leur voiture pour aller au travail.  Cest la même routine tous les jours de la semaine où il fait beau et que les enfants partent à vélo pour l’école. Échange de bisous et vérifications, toujours dans le même ordre : « Avez-vous votre sac d’école? Toutes vos choses pour aujourdhui? Votre cadenas? Votre lunch? La clé de la maison? Laissez-nous un message sur le répondeur si vous allez chez des amis après l’école…À ce soir pour souper! Bonne journée les jumeaux! »

         Et voilà! Ils sont partis.  Lili et Fred partent en roulant vers l’école, dans la direction opposée.  Ils ont le temps.  La première cloche ne sonne que dans 30 minutes!  Évidemment, Lili est déjà rendue au coin de la rue, alors que Fred na pas encore donné son premier coup de pédale.  Fred préfère rouler plus lentement, sarrêter, observer les détails en chemin, respirer les odeurs du matin.  Il salue son voisin préféré, un vieux monsieur à qui il rend parfois des services.  Il nest pas vraiment pressé darriver à l’école, Fred, à part pour y retrouver ses amis, qui eux arrivent par lautobus scolaire.  Il se demande souvent ce que l’école a de bon pour lui Pas certain daimer beaucoup ça

À mi-chemin, devant le parc, Lili sest arrêtée.  Cest étonnant, elle qui veut toujours arriver la première  Elle aime bien l’école, elle.  Elle aime les crayons, les livres, les leçons, le bruit, les consignes et les activités.  Mais, lorsque que Fred la rejoint, elle est penchée pour examiner quelque chose qui brille par terre.  Fred sarrête lui aussi, intrigué.  Cest un ipad, dans un étui rigide vert lime avec deux grosses poignées sur les côtés pour bien le tenir.  Les deux enfants, étonnés, regardent autour pour voir si la personne à qui la tablette appartient nest pas loin.  Étrange, il ny a personne dans les alentours. De plus en plus étrange Lili suggère une explication : daprès elle, cest un ipad qui appartient à l’école et quelquun la laissé tomber sans sen apercevoir.  Elle veut le rapporter à l’école, là, tout de suite.  Fred veut bien, mais avant, il voudrait  essayer un peu le ipad qui brille Ils ont encore du temps!  Au moment où il met sa main sur lune des poignées, Lili sempare de lautre. 

PFFFT! Ils ont disparu! À lendroit où les deux enfants se trouvaient avec leurs vélos linstant davant, plus rien  Sauf le mystérieux ipad qui scintille dans son étui vert  Dans l’écran, sur leur vélo, Fred et Lili se regardent, étonnés

Partie du groupe de Linda :

Hey Fred! Quest-ce qui nous arrive? Notre voix . Elle est toute aiguë. Fred sassoit accidentellement sur un bouton et déclenche une armée de monstres poilus et affamés. La jumelle de Fred se demande où ils sont. Mais bien sûr! Il joue à‘’Temple run’’. Il court rapidement, mais il commence à se fatiguer. Ils se découragent… Heureusement, ils aperçoivent une grotte.  Ils décident donc de sy cacher.  La jumelle chuchote: «Jai très peur » et elle commence à trembler. Ils essaient de courir à nouveau. Ils étaient encore très fatigués et les monstres se rapprochaient de plus en plus. Tout à coup, POUF!!!

Partie du groupe de Fanny :

Fred a un éclair de génie ! Il se souvient avoir déjà joué au jeu « Temple run » et en parle à Lili. Il  lui dit que la grotte dans laquelle ils sont est magique et remplie de pièges et de tunnels secrets. Sa sœur répond : « Allez, fais aller ta matière grise ! » Tout de suite, Fred prend Lili par la main et tous les deux retrouvent un regain d’énergie et ils se mettent à courir à toute vitesse pour échapper aux méchants monstres. Fred se souvient quil y a une trappe secrète au bout du tunnel à leur droite. Dans leur course, ils voient un chariot à roulettes. Lili qui avait froid et qui était fatiguée dit à son frère : « Sautons dans le chariot pour aller plus vite à la trappe et garder notre énergie ! »« Bonne idée ! » répond Fred. Le chariot roule à toute vitesse, mais les monstres arrivent eux aussi très rapidement. Ils ont peur de se faire capturer. Le chariot qui ne peut pas freiner se fracasse au bout du tunnel et éclate en mille morceaux. Par chance, les jumeaux tombent directement dans la trappe magique et cette trappe a le pouvoir de faire apparaître des stalactites et des stalagmites pour bloquer le chemin des méchants. Ouf ! Ils lont échappé belle! Sauf quen tombant, Fred et Lili sont maintenant dans un endroit magnifique, mais rempli de surprises…

Partie du groupe de François :

Fred sest rapidement aperçu quils étaient maintenant dans le jeu Minecraft. Ils étaient dans une grotte où il faisait complètement noir. Lili trouva une pioche avec laquelle elle creusa vers la surface. Au même moment où le iPad indiquait quil ne restait que 5% de charge, les deux aventuriers sont tombés sur une bande de zombies féroces. Ils ont réussi à fuir leurs agresseurs et à se cacher. Fred dit alors à Lili quil avait aperçu un portail et quil pensait pouvoir sortir du jeu grâce à celui-ci. Ils se sont rendus au portail et ont sautéà travers… pour arriver dans un courriel!

Lili eu lidée de lenvoyer à….

Partie du groupe de Mme Manon :

leur voisin préféré. Le voisin était sorti pour aller au marché et il na donc pas entendu lalarme annonçant le courriel. En marchant, ce dernier a vu le Ipad par terre qui brillait de mille feux. En ramassant le Ipad, il a tenu les deux poignées et il est allé retrouver Lili et Fred dans le courriel ! Les jumeaux expliquèrent alors la situation dans laquelle ils se retrouvaient tous. Tout en marchant et en essayant de trouver une solution pour sen sortir, ils sont tombés dans la corbeille du courriel. Le voisin, qui avait créé la compagnie Apple, savait comment recharger le Ipad sans chargeur.. Ouffff! Il faut faire vite, il ne reste que 1% de charge………………

Partie du groupe de Mme Christine :

Le voisin, qui se nommait Pierre Poulin, leur dit quoi faire pour sortir de ce fâcheux pétrin. Ils devaient se rendre tous ensemble à la source d’énergie du Ipad, cest-à-dire la fameuse batterie.

Pour sortir de la corbeille, avec les déchets contenus dans celle-ci, ils fabriquent un avion en papier. Cet objet volant leur permettra de se rendre directement à la batterie en passant par les paramètres.  Une fois là-bas, tout ce quils ont à faire cest de souffler sur celle-ci et elle se recharge aussitôt. HOURRA! Mission accomplie, la batterie affiche 100%!

Une fois ce problème résolu, Pierre armé de son cellulaire, envoie un texte à sa femme pour la prévenir de leur situation. Il lui spécifie bien de ne pas toucher aux deux poignées en même temps!!! 

Sa femme retrouve le Ipad et le ramène chez elle. Elle le branche à limprimante. En grandeur nature et en couleur, Mme Poulin délivre les prisonniers du Ipad. En quelques secondes, ils sortent en chair et en papier! 

Les jumeaux seront de retour pour lheure du souper!

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En route vers l’école – une autre histoire des élèves de 2e année de l’école Wilfrid-Bastien

C’est avec une grande fierté que nous mettons en ligne le texte complété par des élèves de l’école Wilfrid-Bastien! Vous trouverez, après le début du récit que nous avons proposé aux enseignants, la suite imaginée par les élèves des classes de Mesdames Nadine, Fariza (en remplacement de Denise) et Myrtha, enseignantes de 2e année.

Bonne lecture!

En route vers l’école…

            Fred ouvre doucement la porte de la cour en poussant son vélo vers le trottoir. Lili le bouscule en passant devant lui, pédalant déjà, pressée comme d’habitude…  Fred et Lili sont jumeaux.  Fred est né le premier et, comme Lili est née quelques minutes après son frère, elle a toujours l’impression qu’elle doit  prouver qu’elle est la plus rapide.  Fred referme bien la porte de la cour avant de pousser sa bicyclette vers le trottoir et de rejoindre sa jumelle qui l’attend devant la maison.  Pas question de partir pour l’école sans dire au revoir à leurs parents, quand même! D’ailleurs, ils sont déjà en train de monter dans leur voiture pour aller au travail.  C’est la même routine tous les jours de la semaine où il fait beau et que les enfants partent à vélo pour l’école. Échange de bisous et vérifications, toujours dans le même ordre : « Avez-vous votre sac d’école? Toutes vos choses pour aujourd’hui? Votre cadenas? Votre lunch? La clé de la maison? Laissez-nous un message sur le répondeur si vous allez chez des amis après l’école… À ce soir pour souper! Bonne journée les jumeaux! »

            Et voilà! Ils sont partis.  Lili et Fred partent en roulant vers l’école, dans la direction opposée.  Ils ont le temps.  La première cloche ne sonne que dans 30 minutes!  Évidemment, Lili est déjà rendue au coin de la rue, alors que Fred n’a pas encore donné son premier coup de pédale.  Fred préfère rouler plus lentement, s’arrêter, observer les détails en chemin, respirer les odeurs du matin.  Il salue son voisin préféré, un vieux monsieur à qui il rend parfois des services.  Il n’est pas vraiment pressé d’arriver à l’école, Fred, à part pour y retrouver ses amis, qui eux arrivent par l’autobus scolaire.  Il se demande souvent ce que l’école a de bon pour lui… Pas certain d’aimer beaucoup ça…

            À mi-chemin, devant le parc, Lili s’est arrêtée.  C’est étonnant, elle qui veut toujours arriver la première…  Elle aime bien l’école, elle.  Elle aime les crayons, les livres, les leçons, le bruit, les consignes et les activités.  Mais, lorsque que Fred la rejoint, elle est penchée pour examiner quelque chose qui brille par terre.  Fred s’arrête lui aussi, intrigué.  C’est un ipad, dans un étui rigide vert lime avec deux grosses poignées sur les côtés pour bien le tenir.  Les deux enfants, étonnés, regardent autour pour voir si la personne à qui la tablette appartient n’est pas loin.  Étrange, il n’y a personne dans les alentours. De plus en plus étrange… Lili suggère une explication : d’après elle, c’est un ipad qui appartient à l’école et quelqu’un l’a laissé tomber sans s’en apercevoir.  Elle veut le rapporter à l’école, là, tout de suite.  Fred veut bien, mais avant, il voudrait  essayer un peu le ipad qui brille… Ils ont encore du temps!  Au moment où il met sa main sur l’une des poignées, Lili s’empare de l’autre. 

PFFFT! Ils ont disparu! À l’endroit où les deux enfants se trouvaient avec leurs vélos l’instant d’avant, plus rien…  Sauf le mystérieux ipad qui scintille dans son étui vert…  Dans l’écran, sur leur vélo, Fred et Lili se regardent, étonnés…

Tout à coup, le vélo sest mis à rouler tout seul, guidé par le mystérieux ipad.  Devenu magique, il emprisonne tous les gens sur son passage.  Quelles magnifiques aventures vont-ils vivre!  Ils sen vont dans plusieurs jeux fantastiques, dans plusieurs histoires drôles, des histoires de princes et de princesses.  Les uns déguisés en Aladin et Peter Pan, les autres deviennent d’énormes baleines toutes multicoloresDes mondes fous, amusants, sortis de toutes les époques.

Mais en fait, où sont donc passés nos jumeaux?

Fred et Lili se retrouvent aussi piégés dans lipad.  Ils entrent par deux portes différentes : Fred rencontre dans sa porte mystère un bonhomme tout drôle qui sappelle Toutifrouti.  Il lui dit quil distribue des vélos gratuitement pour tous les habitants de sa ville afin de sauver la couche dozone.  Donc, plus de voitures ni dautobus scolaires… «Plus d’école aussi?»  demande Fred, tout ravi

Lili, quant à elle, est excitée à lidée dentrer enfin dans tous les jeux éducatifs que sa mère lui a montrés à la maison, pour être encore meilleure à l’école.  Elle se met à dévorer tous les livres quelle rencontre dans sa porte mystère à elle.  Quelle bonne élève cette Lili!  Les chiffres et les lettres finissent par lui sortir par les oreilles et les orteils.  Elle devient alors une lettre L géante.

« Au secours Fred!  Aide-moi!  Je monte dans le ciel! »  Son frère sengouffre dans un trou pour rejoindre sa sœur et la sauver.  Il saccroche au L géant.  Les deux enfants senvolent de plus en plus haut, mais toujours dans le monde rocambolesque de lipad  Lorsque Fred sest accrochéà sa sœur il sest transformé, lui aussi, en lettre F géante!  Les deux jumeaux appellent de toutes leurs forces Toutifrouti pour quil vienne à leur rescousse.  Ce dernier arrive et crie aux jumeaux : « Vous devez devenir plus lourds afin de redescendre en … » Lili et Fred sont rendus beaucoup trop loin et ils nentendent pas la fin du message de Toutifrouti.  Lili inquiète demande à Fred : « Que va-t-on faire? »  « Ne tinquiète-pas.  Jai une idée. »  Ils vont dans plusieurs jeux différents afin de ramasser de la nourriture et des objets pour remplir leurs poches et devenir plus lourds.  Ils réussissent à redescendre sur le plancher.  

Pendant tout ce temps, Toutifrouti sest promené dans plusieurs jeux à leur recherche.  Il sest arrêté, entre autres,  dans le jeu de la sorcière pour lui demander une potion magique pour que les lettres  redeviennent des enfants.  Il retrouve enfin les enfants!

Malheureusement, il y a un petit problème Lorsque Toutifrouti passait dun jeu à un autre, il a perdu une partie de la potion magique.  Il nen reste quune quantité suffisante pour un seul enfant!  Que vont-ils choisir de faire?  Lili prendra toute la potion; Fred prendra toute la potion ou la sépareront-ils entre les deux?

Ils décident de partager la potion.  Tout à coup, les deux enfants enfin transformés se retrouvent dans un labyrinthe magique rempli de gentils dragons et de chevaliers.  Lili est effrayée, mais Fred intrigué, ne pense qu’à samuser avec les dragons et les chevaliers.

Un des chevaliers demande aux enfants «Que faites-vous ici?»  Lili et Fred lui racontent leur extraordinaire aventure.  «Je peux vous aider!» dit-il  «Comment? Comment?» demandent les enfants.  «Suivez-moi!» dit le chevalier.

Ils suivent le chevalier.  Sur le chemin, ils sont très heureux de rencontrer presque tous les personnages des bandes dessinées.  Avec eux, ils samusent de bon cœur.  Après avoir fêté, joué et ri, ils se retrouvent dans un couloir très sombre.  Lili qui a toujours très peur du noir est de plus en plus effrayée.  Fred essaie de la rassurer et sort une lampe de sa poche comme par magie.  Le chevalier les conduit devant une grande porte sans serrure ni poignée.

Mais comment faire pour parvenir à ouvrir cette porte?

Le chevalier leur suggère de faire appel à leur mémoire afin de se souvenir de tout ce quils avaient fait avant de se retrouver dans le mystérieux ipad.  Cest la seule façon, dit-il, darriver à ouvrir cette porte. «Impossible!!!» dit Lili.  «Je narrive pas à réfléchir quand jai peur!!!»  Le chevalier prend la main de Lili et essaie de la rassurer à son tour.

Après quelques instants, le chevalier a disparu et la porte aussi.  Les deux enfants se retrouvent chacun dans leur chambre.  Ils avaient fait le même rêve au même moment.

Ce sont des jumeaux après tout!

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En route vers l’école – une des deux histoires des élèves de 2e année de l’école Wilfrid-Bastien

C’est avec une grande fierté que nous mettons en ligne le texte complété par des élèves de l’école Wilfrid-Bastien!  Vous trouverez, après le début du récit que nous avons proposé aux enseignants, la suite imaginée par les élèves des classes de Mesdames Louisa, Andréanne et Nadine, enseignantes de 2e année.

Bonne lecture!

En route vers l’école…

            Fred ouvre doucement la porte de la cour en poussant son vélo vers le trottoir. Lili le bouscule en passant devant lui, pédalant déjà, pressée comme d’habitude…  Fred et Lili sont jumeaux.  Fred est né le premier et, comme Lili est née quelques minutes après son frère, elle a toujours l’impression qu’elle doit  prouver qu’elle est la plus rapide.  Fred referme bien la porte de la cour avant de pousser sa bicyclette vers le trottoir et de rejoindre sa jumelle qui l’attend devant la maison.  Pas question de partir pour l’école sans dire au revoir à leurs parents, quand même! D’ailleurs, ils sont déjà en train de monter dans leur voiture pour aller au travail.  C’est la même routine tous les jours de la semaine où il fait beau et que les enfants partent à vélo pour l’école. Échange de bisous et vérifications, toujours dans le même ordre : « Avez-vous votre sac d’école? Toutes vos choses pour aujourd’hui? Votre cadenas? Votre lunch? La clé de la maison? Laissez-nous un message sur le répondeur si vous allez chez des amis après l’école… À ce soir pour souper! Bonne journée les jumeaux! »

            Et voilà! Ils sont partis.  Lili et Fred partent en roulant vers l’école, dans la direction opposée.  Ils ont le temps.  La première cloche ne sonne que dans 30 minutes!  Évidemment, Lili est déjà rendue au coin de la rue, alors que Fred n’a pas encore donné son premier coup de pédale.  Fred préfère rouler plus lentement, s’arrêter, observer les détails en chemin, respirer les odeurs du matin.  Il salue son voisin préféré, un vieux monsieur à qui il rend parfois des services.  Il n’est pas vraiment pressé d’arriver à l’école, Fred, à part pour y retrouver ses amis, qui eux arrivent par l’autobus scolaire.  Il se demande souvent ce que l’école a de bon pour lui… Pas certain d’aimer beaucoup ça…

            À mi-chemin, devant le parc, Lili s’est arrêtée.  C’est étonnant, elle qui veut toujours arriver la première…  Elle aime bien l’école, elle.  Elle aime les crayons, les livres, les leçons, le bruit, les consignes et les activités.  Mais, lorsque que Fred la rejoint, elle est penchée pour examiner quelque chose qui brille par terre.  Fred s’arrête lui aussi, intrigué.  C’est un ipad, dans un étui rigide vert lime avec deux grosses poignées sur les côtés pour bien le tenir.  Les deux enfants, étonnés, regardent autour pour voir si la personne à qui la tablette appartient n’est pas loin.  Étrange, il n’y a personne dans les alentours. De plus en plus étrange… Lili suggère une explication : d’après elle, c’est un ipad qui appartient à l’école et quelqu’un l’a laissé tomber sans s’en apercevoir.  Elle veut le rapporter à l’école, là, tout de suite.  Fred veut bien, mais avant, il voudrait  essayer un peu le ipad qui brille… Ils ont encore du temps!  Au moment où il met sa main sur l’une des poignées, Lili s’empare de l’autre. 

PFFFT! Ils ont disparu! À l’endroit où les deux enfants se trouvaient avec leurs vélos l’instant d’avant, plus rien…  Sauf le mystérieux ipad qui scintille dans son étui vert…  Dans l’écran, sur leur vélo, Fred et Lili se regardent, étonnés…

Ils se demandent où ils sont. Lili propose à son frère dexplorer les lieux. Fred voit plein de petits carrés.

 Fred dit : «Ça ressemble à des applications dun ipad.»

 Lili crie : « On est dans un ipad!!! »

 Fred aime beaucoup samuser. Il décide donc de sauter dans un jeu qui sappelle « Zombies contre les plantes carnivores ». Lili aime l’école, les crayons et les calculs. Alors, elle choisit daller dans une application mathématique pour pratiquer ses additions et ses soustractions. Elle adore la vitesse. Elle réussit tous les niveaux, même les plus difficiles. Fred est courageux. Il sème des plantes carnivores et tous les méchants sont anéantis. Il sort vainqueur du jeu.

Par la suite, Lili et Fred se retrouvent ensemble dans le jeu d’échecs. Lili prend les pièces blanches et Fred prend les pièces noires. Fred décide d’être le roi et Lili est la reine. Lili est très rapide, mais elle ne prend pas le temps pour bien analyser ses coups. Fred mange son fou, son cavalier et tous ses pions. Lili est furieuse!

 Lili propose : « Après la partie, nous irons avec nos vélos sur Kijiji et laisserons un message pour vendre nos vélos et peut-être quelquun va nous sortir dici ». Fred aime trop son vélo et il samuse comme un fou. Il veut continuer à explorer.

À ce moment- là, un bruit se fait entendre comme celui dun message sur Skype. Les jumeaux se retournent : un personnage haut de 2 mètres, qui ressemble à un assemblage de Lego leur adresse la parole : «Je suis le roi ipad. Je voudrais savoir qui a touché l’écran?»

Fred avoue que sa curiosité la pousséà manipuler lobjet.

Lili voulait simplement le rapporter à l’école.

«Très bien, japprécie votre honnêteté. Pour cela, je vais vous mettre sur la voie pour pouvoir sortir de cette application. La solution se trouve dans votre sac d’école. Une fois les étapes terminées, appuyez sur « ENTRÉE ». Cependant il y a une contrainte : vous devez réussir avant le souper ».

Le roi ipad disparaît.

Les jumeaux se mettent alors à la recherche dindices en vidant le sac d’école : un cahier, un livre de la bibliothèque, lagenda, la boîte à lunch, la clé de la maison et un cadenas. La solution est forcément ici!! Mais où?

 Fred et Lili ont une idée : ils décident dutiliser le cadenas afin douvrir la première porte.  Pour ouvrir ce dernier, ils doivent avoir le code Mais où le trouver?  En regardant le contenu de leur sac, Fred pense au code à barres se trouvant derrière le livre de la bibliothèque emprunté par Lili.  Ils essaient toutes les combinaisons possibles avec les nombres du code à barres.  Ils se dépêchent, car le temps presse.  Clic! Le cadenas se débarre enfin  et la porte souvre.  Quel soulagement! 

Ils avancent dans le sombre couloir en emportant leur sac d’école remplit de futurs indices.  Ils se promènent en entendant des bruits étranges.  Ils trouvent la deuxième porte.  Comment louvrir?  Il ny a pas de serrure visible.  Les deux enfants continuent de réfléchir.  Tout à coup, Lili a soif.  Elle ouvre sa boîte à lunch et y prend sa bouteille deau.  Pendant quelle boit, quelques gouttes tombent sur la porte et la serrure apparaît.  À ce moment-là, une pluie de clés se met à tomber.  Des clés de toutes les couleurs et de toutes les formes leur tombent dessus.  Ils doivent maintenant trouver la bonne!  Donc, Fred ramasse les clés et les donne à Lili pour quelle les compare avec le trou de la serrure.  Heureusement, ils réussissent rapidement à trouver la bonne. 

 Ils ouvrent la porte Tout au bout du long couloir, ils aperçoivent la sortie.  Ils courent pour sy rendre étant donné le peu de temps quil leur reste.  Au fur et à mesure quils se rapprochent, ils découvrent  pas une, mais plusieurs portes.  Laquelle choisir?  Sur chaque porte, se trouve une pancarte sur laquelle il y a une équation mathématique à résoudre.  Les enfants trouvent les réponses de chaque porte.  Aucune ne souvre.  Fred a une idée.  Il se souvient quil doit pousser le bouton «ENTRÉE».  Ensuite, il pousse la porte sur laquelle la réponse de l’équation mathématique correspond à leur adresse de maison.  Cela fonctionne!  Ils se retrouvent à lextérieur du ipad à lendroit où ils se trouvaient le matin même.  Il est tard et ils doivent retourner à la maison avant que leurs parents sinquiètent.  Pas le temps de traîner!  Vite sur leur vélo, ils retournent chez eux pour le souper.  Le ipad bien caché au fond du sac d’école de Fred

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