Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 9 mars 2014

Se faire raconter une histoire…

Depuis les dimanches après-midis, dans le sous-sol de l’église de mon quartier et les « sacs de chips dans l’écran », j’ai toujours aimé me faire raconter des histoires par l’intermédiaire du cinéma.  J’adore me faire raconter des histoires mais mon enfance à moi n’est pas peuplée de ces premiers souvenirs presque folkloriques!… Malgré les progrès important de nos écrans personnels et la facilité de louer un film par des services de location câblés ou en ligne, sortir et s’assoir dans une salle noire devant un immense écran (où on ne lance plus de sacs de chips) garde pour moi un côté spécial excitant.  Aller à un festival de film c’est un peu échanger ce plaisir avec d’autres personnes qui partagent ce même goût pour se faire raconter des histoires.  Occasions exceptionnelles et bénies où les gens autour de nous partagent aussi une éthique et un comportement exemplaires, où les impressions personnelles ne sont échangées qu’après le film et où le silence est un besoin et une vertu cinématographique! La semaine dernière, c’était la première fois que j’assistais à des présentations dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois… Compte-rendu de quatre rendez-vous étonnants!

L’ange gardien:    http://www.lapresse.ca/cinema/201401/24/49-5080-l-ange-gardien.php 

Le lobby du cinéma Impérial est rempli de spectateurs et d’artistes qui ne semblent pas vouloir se diriger vers leur place.  Guy Nadon jase avec quelqu’un que je connais pas.  Patrick Hivon donne une entrevue que nous verrons dans La Presse + le lendemain.  Maka Kotto, alors ministre québécois de la Culture et des Communications, est invité à faire un discours de présentation. Mon Dieu, on ne s’est même pas habillé « mondain »… Pas grave, le public « ordinaire » est relégué au balcon… Je ne suis jamais allée au deuxième étage de l’Impérial. Bonjour, le vertige!  Juste avant la projection le metteur en scène, Jean-Sébastien Lord, (le fils de Jean-Claude Lord), nous souhaite la bienvenue à cette « première mondiale ».  Et, subitement, nous faisons partie de quelques centaines de personnes qui regardons un film présenté pour la première fois au public. 

Pendant une heure trente, Guy Nadon devient Normand, un ancien policier que les problèmes de santé ont forcé à devenir gardien de sécurité travaillant la nuit dans une manufacture du Mile End.  Lors d’un cambriolage qui tourne mal, il rencontre Nathalie (Marilyn Castonguay) et poursuivra avec elle une relation étrange et émouvante qui le forcera à remettre en question plusieurs éléments de sa vie.  Le tout dans un décor de nuit d’hiver presqu’omniprésent.  La finale, dont je ne vous parlerai pas, est « coup de poing ».  La salle est sous le choc, silencieuse, pendant tout le générique avant de saluer Jean-Sébastien Lord et son équipe par des applaudissements nourris.

Le metteur en scène et les acteurs montent sur la scène et saluent fièrement.  Ma découverte de la soirée: Marylin Castonguay.  Elle a su nous faire vivre sa force et sa fragilité par une présence envoûtante.  J’ai adoré ce film, quoi qu’en dise André Duchesne dans La Presse + de ce samedi matin. Pas d’accord moi non plus avec la critique de M. Duchesne. J’y ai cru à ce scénario, jusqu’à la fin. J’ajoute que les trois comédiens principaux (Guy Nadon, Marilyn Castonguay et Patrick Hivon) devraient monter sur scène à la prochaine cérémonie des Jutra…

Diego Star:   http://www.frederickpelletier.com/Diego-Star 

Mercredi soir, salle 17 du cinéma Quartier Latin, un très grand salon ou une petite salle de cinéma dont tous les sièges sont occupés.  Le Diego Star est un bateau ayant de sérieux problèmes mécaniques.  Il doit rejoindre le quai de la Davies à Lévis pour des réparations.  Les membres de l’équipage sont recueillis dans des familles environnantes.  C’est ainsi que Traoré (Issaka  Sawadogo) et Fanny (Chloé Bourgeois), joués par deux comédiens que je ne connaissais pas, se rencontrent et partagent les injustices de leur vie… dans un décor d’hiver presqu’omniprésent.  Encore ici, cette saison joue un rôle majeur, englobant cette histoire par une forme de lenteur et d’isolement qui donnent au récit un caractère presque secret, comme une histoire racontée tout bas à l’oreille.  Beau moment de cinéma. Un film lent ou l’injustice et le froid deviennent presque des personnages. Après le visionnement, Frédérick Pelletier, le réalisateur, est venu parler aux gens de sa démarche: un privilège!

Miraculum:      http://www.rvcq.com/festival-32e/programmation/films/1689/miraculum 

Lendemain soir, même salle (et mêmes sièges!), même affluence, rendez-vous avec Podz, réalisateur de la série 19-2.  Gabriel Sabourin et lui ont tissé un film choral et une histoire tragique autour de sept personnes: un couple, témoins de Jéhovah, un autre couple qui est en train de se désagréger, deux personnes d’un âge certain qui se trouvent dans l’amour et un homme qui revient au Canada dans des circonstances nébuleuses.  Toutes ces existences se croisent.  C’est le principe même d’un film choral. J’ai pensé au film Babel, construit de la même façon. Ce qui m’a plu, dans Miraculum, c’est qu’on a laissé des zones d’ombre, des questions auxquelles le spectateur répond lui-même, où l’interprétation de l’un vaut l’argument de l’autre. La place faite à la religion aussi m’a plu: ici, pas de signes ostentatoires, mais des croyances qui dérangent sans contredit…  En ces temps où l’on veut nous faire croire qu’une loi réglerait tous les problèmes, ce film provoque des réflexions!

J’avais entendu une critique plutôt négative de ce film.  Je ne suis pas d’accord.  C’est un film dur, tragique, merveilleusement joué et filmé.  Pas d’hiver cette fois mais re-présence merveilleuse de Marilyn Castonguay.  La période de discussion impliquant Podz et elle, après le film, fut très animée.  Podz est un interlocuteur fascinant racontant plusieurs anecdotes de production.  J’ai particulièrement aimé les échanges avec le public sur l’interprétation de certaines parties du film. 

Roche, papier, ciseaux:     http://www.lapresse.ca/cinema/201301/30/49-3702-roche-papier-ciseaux.php 

Notre dernier visionnement prévu. C’était le film d’ouverture présenté l’an dernier aux Rendez-vous du cinéma québécois. Un premier film remarqué, alliant des genres différents et des comédiens justes: Samian, Roger Léger, Roy Dupuis, Louis Champagne, Fanny Mallette… Des personnages que tout sépare qui finissent par être réunis. Comme un western un peu « trash » sur fond de Québec profond, avec une trame de paris clandestins « weird » et la mafia asiatique. Pour nous, la magie n’a pas opéré, malheureusement, cette fois-ci.  Trop d’invraisemblances? Trop de commentaires échangés à haute voix par les jeunes gens derrière moi? Trop faim? Qui sait… Nous n’avons même pas eu envie de rester pour la discussion avec le réalisateur à la fin. Dommage, peut-être qu’on aurait dû… 

L’Ange gardien et Miraculum sont présentement à l’affiche et je les recommande sans réserve.  Bis! L’an prochain, quand ce festival reviendra, jetez-y un regard sérieux.  J’ai aimé autant la programmation que l’organisation.  En prime, le dernier soir, samedi dernier, à la sortie du film, on est allé se promener dans les festivités de la Nuit Blanche à Montréal en lumières. 

Montréal est vraiment aussi une très belle ville l’hiver…

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 2 mars 2014

Des gens de cœur…

Cette semaine, nous vous présentons une personne de cœur: notre ami Sylvain Duhamel.

Depuis quelques années, comme des dizaines de personnes, nous « bénévolons » modestement, quelques fois par année, pour soutenir la Fondation des P’tits Lutins.

C’est Sylvain qui est devenu, le premier , »un lutin ».

Nous avons soumis sa candidature au Concours « Gens de cœur/ Hommage aux bénévoles d’ici« , organisé  par Radio-Canada et Manuvie. 

Le 24 février,  un jury a choisi dix (10) lauréats parmi toutes les candidatures reçues. Les noms des lauréats seront rendus publics la semaine prochaine et nous saurons alors si la candidature de Sylvain a été retenue. 

En attendant nous vous partageons la lettre que nous avons envoyée aux organisateurs du concours. 

Attendez-vous à avoir encore de nos nouvelles… Parce qu’il faudra peut-être choisir… et voter!  À suivre…

(Du 5 au 19 mars 2014, les candidatures des dix (10) lauréats seront mises en ligne pour un vote du public. Les dix (10) lauréats seront reçus à l’émission Pour le plaisir diffusée le vendredi 11 avril 2014. Lors de cette émission, nous connaîtrons le résultat du vote du public et le nom du bénévole Coup de cœur sera dévoilé. Un montant de 20 000 $ sera remis à l’œuvre charitable du choix du grand lauréat.) 

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Candidature de Sylvain Duhamel au concours

Gens de coeur

Hommage aux bénévoles d’ici

Organisme

Fondation Les P’tits Lutins, organisme qui propose un réconfort aux personnes seules ou isolées affectées par le VIH/SIDA 

Catégorie considérée: Engagement social 

Voici quelques raisons pour considérer Sylvain Duhamel comme un candidat de choix dans le cadre du concours Gens de cœur.  Depuis 23 ans, celui-ci travaille à ce que plusieurs milliers de personnes seules ou isolées affectées par le VIH/SIDA, réparties partout au Canada, reçoivent un cadeau pour Noël.  Voici quelques éléments marquants de cette implication étonnante. 

En 1991, suite au décès de son frère Alain, affecté par le VIH/SIDA, Sylvain cherche une façon d’apporter un peu de réconfort à ceux et celles qui sont touchés par cette même maladie mais qui ne peuvent bénéficier du soutien d’une famille ou d’amis. Son idée est d’offrir des cadeaux à ces personnes à l’approche de Noël.  

Après un début en toute modestie, il parle de son initiative à des personnes importantes pour lui.  Son projet prend alors un essor insoupçonné.  Si, dans les sept premières années de son engagement, son action atteignait quelques dizaines de personnes, la progression de son « œuvre » a permis, à Noël 2013, d’offrir des cadeaux à 3 660 personnes (dont 664 enfants), réparties dans plus de 50 organismes de soutien dans le pays, de St-John’s Terre-Neuve à Vancouver.  Parmi de nombreux messages de remerciements,  citons un témoignage récemment envoyé par une responsable d’un centre de soins à propos d’une dame de la Saskatchewan, qui montre bien l’importance de l’apport des P´tits lutins:   « I wish I could share the look on her face, the joy of being thought of after so long being invisible » (traduction libre: je souhaiterais pouvoir vous partager la vue de son visage, la joie de réaliser qu’on avait pensé à elle, après qu’elle ait été invisible pendant si longtemps). 

Comment Sylvain peut-il, depuis 23 ans maintenant, réussir un tel tour de force?  Il a d’abord su s’entourer.  Plus de 250 bénévoles se joignent maintenant à lui lors de différentes activités de la Fondation: aux moments des ventes de garage du printemps et de l’automne, de la préparation et la vente de noix « sucrées-salées-épicées » dans un kiosque du Marché Jean-Talon toutes les fins de semaine de l’automne, des soirées bénéfices ponctuelles (dont une soirée casino),  de la négociation et de l’achat des cadeaux et surtout, lors du week-end d’emballage et de la distribution de ceux-ci.  

Non seulement a-t-il réussi à créer des instants de profond bonheur pour les bénéficiaires de son action mais il a également su concrétiser le véritable esprit de Noël auprès de personnes de tous âges et de toutes provenances qui ont retrouvé, grâce à lui, la puissance du don de leur temps et de leurs talents. 

C’est connu, à chercher à toujours atteindre plus de gens, on doit trouver des moyens de faire fructifier chaque dollar.  Au fil des ans, Sylvain a réussi à convaincre plusieurs organismes, compagnies et commerces à se joindre à l’aventure.  Chacune des phases du projet est maintenant soutenue par des ententes permettant à la presque totalité des sommes recueillies de se transformer en cadeaux pour des bénéficiaires. 

Ce qui avait débuté tout doucement a aussi attiré l’attention de médias majeurs.  En décembre dernier, La Presse+ a produit un reportage vidéo avec Sylvain lors du week-end d’emballage.  La semaine suivante, Arlette Cousture, auteure québécoise, inspirée par ces informations,  a imaginé un conte de Noël très touchant qui a été publié dans La Presse. 

À titre de simple bénévole depuis cinq ans, je constate « l’effet Sylvain ». Chaque année il reprend le travail pour trouver un financement d’environ 30 000$, organiser les ventes de garage, les soirées bénéfices, la vente des noix, pour trouver et négocier le prix des cadeaux en respectant le budget, pour faire des arrangements avec des fournisseurs afin de pouvoir encore toucher plus de gens.  À chaque année, par un heureux mélange de calme, de volonté et d’enthousiasme, Sylvain donne le goût à des centaines de personnes d’embarquer avec lui afin de faire de Noël une journée spéciale pour des milliers de personnes qui, autrement, ne vivraient qu’une autre journée ordinaire. 

Ce qu’a vraiment fait Sylvain Duhamel, c’est de créer et de maintenir, depuis 23 ans, un moment de magie pour des gens dont la vie en avait été sérieusement dépourvue.  En prime, il a convaincu des centaines de personnes de se joindre à lui pour continuer à générer cette magie.  Pour ces raisons, je crois sincèrement qu’il est impératif de considérer Sylvain parmi les Gens de cœur!      

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 23 février 2014

De mots et de chiffres…

Cette semaine, nous étions partagés: d’une part, Yvan voulait profiter de l’élan des Olympiques pour parler de statistiques troublantes; de mon côté, je préférais souligner un paradoxe lié aux mots… Qu’à cela ne tienne… Nous avons choisi un titre qui ouvre la porte aux deux!

                L’une des choses que j’apprécie le plus cette année, c’est d’avoir du temps pour écouter certaines émissions de radio durant la journée.  Encore une fois, mercredi matin, j’ai été été charmée par la chronique des « Humanistes » de l’émission Médium large de la première chaîne de Radio-Canada; Rachida Azdouz, André Champagne et Éric Pineault s’y sont amusés à parler de la « langue de bois ». 

À l’aube d’une éventuelle, plus que probable et prochaine campagne électorale où les candidats vont s’ingénier, encore une fois, à nous débiter des phrases toutes faites, des mots qui ne veulent souvent rien dire et des segments « formatés » plutôt vagues et flous, cette chronique est éclairante et rafraîchissante!  On y apprend à distinguer les mots « jargon », « politiquement correct » et « langue de bois »;  on nous rappelle l’origine russe de l’expression elle-même,  on  présente des exemples staliniens éloquents et on cite d’autres exemples bien contemporains de « bullshit », mettant la loupe sur ce que certaines sociétés choisissent de camoufler en utilisant des mots bien choisis – clin d’œil ici à mes ex-collègues, qui utilisent maintenant couramment l’expression « gestion axée sur les résultats »,  qui « bonifient » à qui mieux mieux et qui « font du pouce sur les idées des autres »!

Bonne écoute! http://ici.radio-canada.ca/emissions/medium_large/2013-2014/chronique.asp?idChronique=329051

Les mots me fascinent.  C’est connu.  À une extrémité du spectre, donc, la langue de bois.

Et puis, jeudi soir, j’ai eu l’immense plaisir d’entendre Danny Laferrière lire des mots: les siens et ceux de certains poètes haïtiens.  Pendant un peu plus de deux heures, nous étions suspendus, attentifs et submergés par un si grand flot de mots et cette voix douce et grave.  Les mots lus bien sûr, extraits choisis soigneusement, évocateurs de couleurs, de textures, d’émotions multiples.  Les  mots dits aussi, spontanément, éloquemment et aisément. 

Complètement, donc,  à l’autre bout du spectre!

Je ne peux pas résister: je vous en cite quelques uns, tirés de son dernier livre, que je me suis empressée d’acheter. Ce livre est une réflexion sur la lecture et l’écriture.

Journal d’un écrivain en pyjama, Dany Laferrière, Collection chronique, Mémoire d’encrier 

« Me voilà, avec pour toute fortune au fond de ma poche les vingt-six lettres de l’alphabet. De phrases en paragraphes, de paragraphes en chapitres, pour former une montagne sous laquelle s’agitent des sensations, des impressions, des émotions. J’ai lancé tout ça au visage du lecteur inconnu qui, au lieu de s’en indigner,  l’a reçu avec amabilité. »

Vingt-six lettres! Quand même… Vingt-six lettres pour dire quelque chose et pour passer d’une extrémité à l’autre du spectre… Vingt-six lettres!!!

Et on arrive aux chiffres!

Nombre de médailles, courses mesurées au centième de seconde, sports jugés avec des scores qui se terminent en centièmes de points,  pendant deux semaines j’ai eu le bonheur de suivre sans me presser la plupart des compétitions. 

Au-delà des exploits, ma réflexion de cette semaine est issue de la déconvenue de deux de nos vedettes de patinage de vitesse de courte piste qui, à cause de plusieurs malchances, se sont retrouvées dans le bas des classements.  Bien que je partage la déception de Charles Hamelin et Marianne St-Gelais, je me suis mis à penser à ces athlètes de l’oubli.  Ceux que nous connaissons peu ou pas.  Ceux qui ont fini 17e , 23e  ou 30e à 2,54 (chiffre fictif) secondes de la meilleure (!!!) performance au monde. 

Et que dire de ceux ou celles qui, de peu, n’ont pu participer au Jeux.  On dit que finir quatrième d’une compétion, c’est comme embrasser sa soeur.  J’espère que les athlètes qui étaient juste au bord de l’avion pour Sotchi avaient une épaule chaleureuse pour les consoler. 

Depuis cinq ans, je m’entraîne aux trois ou quatre jours, j’enfile des heures de vélo stationnaire en spinning et plus de 1 500 kilomètres de route en vélo.  Je me concentre à rouler à plus de 25km/h en moyenne … J’ai toujours eu un grand plaisir à travailler, jouer, me comparer avec des chiffres.  Puis, je pense à ces gens qui ont investi tellement plus que moi à devenir des champions et qui ont échoué (!!!) parce qu’ils n’ont pas été capable d’atteindre de meilleurs chiffres.

Finalement, je pense avec un petit sourire discret à l’exploit inconnu et insoupçonné de tous ces gens  qui ont su passer à travers les difficultés de l’apprentissage, dans l’espoir de maîtriser partiellement ou totalement les richesses et les secrets des mots et des chiffres.  Des médailles d’or qui ne seront comptabilisées nulle part…

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 16 février 2014

CLARA PRÉFÈRE LA CAUSE… 

Nous avons beaucoup discuté cette semaine à propos du sujet de notre billet. L’occasion était toute trouvée et nous avions pensé en profiter pour s’inspirer des Olympiques. Yvan est plutôt « fan fini », bon public et consommateur de presque toutes les compétitions et disciplines… Pas moi, vraiment pas! Nous avions considéré plusieurs angles: la passion du sport, sa démesure, la corruption et certains excès périphériques rapportés au sujet de l’organisation des Jeux à Sochi… Finalement, c’est un texte que Clara Hughes a écrit dans La Presse+ samedi dernier qui a donné et changé  le ton! 

Déjà j’étais un des fans de Clara Hughes.  Sans être toujours la gagnante, ses courses, autant en cyclisme qu’en patinage de vitesse, étaient des histoires passionnantes.  Et puis, en plus de la compétition, il y avait ce sourire si chaleureux et ces yeux rieurs.  Elle semblait avoir trouvé le bon dosage entre l’engagement important exigé par ses sports et la réalité de la vie hors sport. 

Sa présence dans les publicités de Bell Canada « Bell cause pour la cause » m’a fait connaître ses épisodes de dépression.  J’apprends alors que l’équilibre que je croyais avoir perçu était parsemé de périodes de déséquilibre difficile à contrôler.  Sans savoir vraiment en quoi consiste cette maladie, mon admiration pour elle était intact, d’autant plus. 

Sa « carrière » sportive est maintenant terminée.  Elle entreprendra le mois prochain ce qu’on pourrait qualifier de croisade, 12 000 km (le chiffre est bon!!!) en 110 jours à travers le Canada,

afin de mieux faire connaître et peut-être en arriver à faire taire les préjugés sur les problèmes de santé mentale.  Mariage impressionnant entre une performance physique hors du commun (moyenne de plus de 100 km par jour pendant 110 jours, sur un parcours pas nécessairement plat) et une sensibilisation de milliers de personnes sur une condition de santé mystérieuse, aux conséquences importantes.

Sur le site Web « Bell cause pour la cause » on nous informe que:  

« La maladie mentale touche les gens de tous âges et de tous les milieux sociaux. Elle peut prendre plusieurs formes, notamment la dépression, l’anxiété et la schizophrénie. La plupart des personnes trouvent des moyens de vivre avec leur maladie, mais la façon dont elles sont traitées par les autres représente souvent un défi plus grand que la maladie elle-même. La stigmatisation et la discrimination sont deux obstacles importants qui empêchent les gens de recevoir de l’aide. (le soulignement est de moi) » 

Je ne sais pas si j’ai connu des épisodes de dépression, même courts.  Et pourtant, il y a eu quelques nuits où je me suis réveillé en grande sueur, presqu’en panique, incapable de trouver la façon d’aborder une situation tendue au bureau.  Arrivé à l’heure du réveil, je me levais, me douchais, m’habillais, m’accrochais à cette routine rassurante et je rentrais au bureau avec la trouille de faire face à mes incapacités.  Reprise le lendemain et le lendemain du lendemain, pour une période qui ne semblait pas avoir de fin. J’ai fini par trouver des solutions.  Je devais en trouver.  J’étais cadre supérieur, entouré de gens qui, infailliblement,  trouvaient des solutions.  Je ne devais pas faiblir.  Je ne me sentais pas le droit de faiblir. 

Est-ce que j’ai flirté avec une forme de dépression?  Je n’en sais rien.  Si j’avais fait partie d’une équipe olympique, j’aurais croisé un psychologue sportif.  Il m’aurait demandé comment j’allais. On aurait sûrement jasé.

Il y a quelques années, j’ai pris un congé de maladie et huit  mois pour « réfléchir dans ma chambre ».  Je me souviens du regard des gens autour de moi, même de proches et de quelques réflexions: « Mais qu’est-ce qu’elle a? Marie, comment ça? On la croyait si forte… Allons, reprends-toi, ça va passer!  » 

Ça ne passait pas. Je n’avais plus de force, plus d’énergie, plus de repères, plus de balises, parfois même plus de jugement. J’ai profité d’abord du Programme d’Aide Professionnelle offert par mon employeur et, après les quatre rencontres confidentielles prévues au programme, j’ai choisi les services professionnels d’une autre ressource, tout aussi professionnelle, mais que je connaissais déjà.  Les deux personnes ont émis le même diagnostic: épuisement professionnel. J’ai eu besoin de soutien pendant longtemps.  De médication, temporaire. De l’aide professionnelle que je suis allée chercher, de celle de ma famille et de quelques amis proches qui ont su accepter ma réalité sans juger.  J’ai réussi à trouver un équilibre que je recommence à reconstruire chaque jour.  Je ne prends rien pour acquis.  Mais je reconnais plus facilement les signes qui me  font perdre pied et je connais maintenant davantage  quelques  ingrédients essentiels aux bonheurs: respirer, prendre du recul, rire, voir et entendre de la beauté, lire, écrire, chanter, faire des choix, bouger, être utile, bien écouter.

En sus des programmes d’aide aux employés, j’ai souvent pensé que nos grandes organisations devraient s’inspirer du monde sportif et investir, à l’interne, dans des ressources humaines et d’expérience connaissant bien le milieu et qui pourraient, de manière proactive, s’impliquer à prévenir des absences longues et douloureuses.   Un tel soutien pourrait s’avérer important, surtout à une époque où plusieurs personnes d’expérience prennent leur retraite. 

À partir de mars, jusqu’au 1er juillet prochain, Clara Hughes roulera et nous sensibilisera à sa cause et à celle de milliers d’autres.  J’avais osé espérer que des cyclistes sans nom, comme moi peut-être, auraient pu avoir le privilège de rouler à ses côtés pour des petits bouts de 5 ou 10 km.  On aurait pu devenir une belle gang à rouler pour la cause… Pour des raisons de sécurité, l’organisation du Grand Tour de Clara ne permet pas ce genre de participation mais en propose trois autres.  Ce billet sera donc notre contribution à Marie et moi à cette cause.

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 9 février 2014

Presque comme une lettre à la poste…

Le billet de cette semaine s’inspire d’une chronique du philosophe Xavier Brouillette à l’émission Dessine-moi un dimanche, sur Ici Radio-Canada Première  (pratiquement à la fin de l’émission, dans le segment « Duo philosophique : Sophismes, la satire politique et comme une lettre à la poste« , précisément à  9 min. 40 sec.)Désolé, je lui ai même volé son titre! 

Aux quelques femmes importantes de ma vie (heureusement pour moi, il y en a eu peu / Bonjour Lyne!), j’ai écrit des lettres.  Je parle ici de lettres écrites à la main sur du papier particulièrement choisi, envoyées dans le courrier régulier par lequel elles arrivaient dans une boîte aux lettres réelle, directement chez la destinatrice. 

Peu habile dans les conversations téléphoniques, j’aimais bien cette façon presqu’archaïque de « dialoguer » avec la personne que je cherchais à séduire.  Je m’assoyais à la table de cuisine, en pensant à ma lectrice parcourant ma lettre.  Quand serait-elle étonnée, amusée, émue?  Je parlais de mon quotidien qui, je l’espérais, pourrait devenir « notre » quotidien.  Il m’est arrivé de d’imaginer des situations où, par exemple, nous serions assis à une terrasse, sirotant paresseusement un vin rouge, s’abreuvant de la vue de l’autre.  Évidemment, je tentais de jouer avec les mots et d’impressionner avec des tournures parfois longuement recherchées, tout en me dépêchant de mettre rapidement cette missive à la poste. 

Il fallait attendre ensuite quelques jours pour que la lettre se rende, puis quelques jours encore pour qu’une réponse soit écrite et revienne.  Il m’est arrivé de ne pas être capable d’attendre une réponse avant d’envoyer une autre lettre, soupçonnant alors la surprise de la destinataire de recevoir deux lettres de suite.  Quand je croyais qu’il était  temps que je reçoive quelque chose, mes retours à la maison, en fin de journée devenaient presque frénétiques.  Dès la boîte aux lettres ouvertes, je parcourais rapidement le courrier reçu en cherchant une enveloppe différente des autres.  La trouvant, il m’est arrivé, s’il n’y avait personne autour, de l’ouvrir sur le champ et de la parcourir une première fois avant de la relire plus lentement une fois entré dans l’appartement.  Et le « dialogue » se poursuivait.

Cette excitation de recevoir un message est tout aussi présente maintenant avec les courriels.  Cependant, rares sont les courriels qui ont un contenu semblable à une lettre.  On s’approche davantage de l’immédiat.  De plus, à part le nom de l’envoyeur (le terme précis, c’est « internaute-expéditeur »!!!), rien ne distingue le courriel d’une personne aimée d’une banale publicité.  La lettre, elle, pouvait se trouver dans une enveloppe très petite ou très grande, avoir une couleur (et parfois même une odeur) particulières.  Et la calligraphie?  J’aimais deviner l’humeur de ma correspondante à la manière dont elle avait écrit ses phrases.  Il faut, aujourd’hui, utiliser la taille ou la forme des caractères gras ou italiques ou les petits bonhommes-sourires ou encore la couleur… (n’est-ce pas Marie?)

On dit des « émoticônes », pour les bonhommes-sourires! 🙂

Suis-je déjà un vieux nostalgique qui pense que ce qui se faisait jadis est tellement mieux que maintenant? 

Mmmmmm… Tu ouvres ici une porte…  Que je m’empresse de franchir! Xavier Brouillette et toi avez choisi une posture plutôt nostalgique que je ne partage pas trop. Pour moi, l’important, c’est d’écrire, quelle que soit la plateforme ou l’outil.  Ce qui me préoccupe, c’est tout à la fois le message, sa profondeur, sa précision et son exactitude, dans le respect des normes de la langue, et pas du tout « ce avec quoi ou ce sur quoi » on le fait.  S’il est vrai que je suis toujours émue lorsque je reçois des cartes de souhaits par la poste, ma déception est réelle quand je réalise que la carte provient d’un agent immobilier plutôt que d’un meilleur ami!  L’émotion est aussi vive quand je lis le nom d’un(e) destinataire aimé(e), que ce soit sur l’enveloppe ou dans l’en-tête d’un courriel. 

Les tournures de phrases et les mots évocateurs me touchent bien plus que le papier de qualité.  Ce qui m’importe, c’est le temps pris pour ciseler un message, choisir et peser les mots qui toucheront l’autre.  Ce qui m’apparaît essentiel, quand j’écris moi-même,  c’est de relire, relire et relire encore, pour vérifier si les mots choisis sont les plus justes pour exprimer ou expliquer ce que je veux dire; relire encore, effacer, et trouver des mots qui conviennent encore mieux.  Et pour procéder ainsi, le clavier et les fonctions du traitement de texte permettent tellement plus et mieux que la mine, la gomme et le papier… 

La beauté des choses, maintenant, c’est la multiplicité des plateformes d’écriture, selon l’intention de départ… 

Les courriels, pour la rapidité d’exécution, l’information rapidement partagée, les contenus essentiels exigeant explications ou détails;

Les messages-texte, pour l’immédiat, le plus rapide, le fonctionnel;

Les statuts FB, pour les états d’âme ou le besoin de partager quelque chose, rapidement;

Les gazouillis sur Twitter, pour le réseautage et le partage synthétisé;

Les billets de blogues, pour un partage plus longuement fignolé de réflexions ou d’expériences… 

Et un accès de plus en plus grand pour chacun, autant scripteurs que lecteurs, qui, au bout du compte, peuvent encore et toujours décider de lire, ou non, tout ce qui est à leur portée…

Finalement, non, j’aime bien l’idée que mes réflexions fassent partie d’un blogue qui saura probablement transgresser le temps.  Pourquoi ne pourrais-je pas trouver la façon d’écrire des lettres à la façon d’aujourd’hui?

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 2 février 2014

Billet que certaines personnes ne pourront pas lire

 Le temps de lire, comme le temps d’aimer, dilatent le temps de vivre.                (Comme un roman, Daniel Pennac) 

Tout récemment, deux publicités à la télévision m’ont replongé presque vingt ans en arrière.  Combien de petits moments de bonheur ai-je connus avec Félix et Antoine autour des livres?  Ils étaient en plastique ou en carton très épais d’abord, plus illustrés que narratifs, puis ce furent de courtes histoires, de nombreux albums et évidemment, il y a eu la série des Harry Potter.  On lisait couchés par terre, dans le bain, à la veille du coucher ou lors de voyages en voiture.  Sans en faire une stratégie, il y avait des livres,  des revues ou des journaux qui traînaient partout chez nous.  Notre univers était fait de jeux, de bouffe, d’écrans et de livres. 

En pédagogie, on dit qu’il y a les stratégies, qu’on utilise très consciemment, pour s’améliorer,  jusqu’à devenir habile. On parle également d’habiletés lorsque le geste est devenu un automatisme. Chez nous, quand les garçons étaient petits, laisser des livres traîner partout, aller à la bibliothèque à tous les mois pour y lire, choisir et emprunter des livres, en fait,  c’étaient des comportements habiles plutôt que des stratégies!

Bien sûr avec la télévision et le cinéma, de nombreuses histoires sont accessibles à tous.  Loin de moi de vouloir blâmer ceux qui n’aiment pas ou qui font le choix de ne pas lire.  Quel vide toutefois pour ceux qui ne maîtrisent pas la lecture.  

Jamais ils ne se trouveront par l’esprit…

… à l’époque de la construction des cathédrales en Angleterre au XIIe siècle (Les Piliers de la terre, Ken Follet);

… dans un canot de sauvetage sur la mer en compagnie d’un tigre du Bengale                 (L’Histoire de Pi, Yan Martel);

… Jamais ils ne pleureront à chaudes larmes en tournant la dernière page de cette rencontre étonnante avec la concierge d’un immeuble de Paris (L’Élégance du Hérisson, Muriel Barbery)… 

Lire c’est communiquer par la pensée avec d’autres gens qui ont écrit récemment ou à une époque lointaine, près d’ici ou dans des endroits où nous ne sommes jamais allés.  Lire c’est voyager dans le temps et dans l’imagination.  C’est surtout élargir sa vision des choses.  Avant d’élire nos dirigeants sur la base de leur « performance » dans des débats ou même de leur apparence, ne devrions-nous pas connaître leurs goûts de lecture et les livres qui ont marqué leur réflexion?

« Les États-Unis connaîtraient un déclin important de lecteurs. Une étude menée par le Pew Research Center révèle qu’environ un Américain sur quatre n’a lu aucun livre dans la dernière année, livres audio, papier et virtuel confondus. Le nombre de non-lecteurs aurait aussi triplé depuis la fin des années 70. » (Extrait de l’émission Médium Large à Ici Radio-Canada Première – mercredi 29 janvier 2014). 

L’écoute de ce segment d’émission m’a foudroyée littéralement; je vous en recommande l’écoute chaleureusement!  18 minutes éclairantes. D’une part, la statistique elle-même est énorme: un américain sur quatre???!!! Dieu merci, ce sont les États-Unis… Mais chez nous, au Québec, ce n’est pas vraiment mieux: on recense plus de 40% d’analphabètes fonctionnels… Comme un besoin urgent d’aller au-delà de l’impression de malaise qui s’installe… De dépasser le cliché et les expressions qui ne font que déplorer: « Ça n’a pas d’allure! Faut faire quelque chose! »

Comment se fait-il que le plaisir et les bienfaits de la lecture ne s’impriment pas davantage?  On peut chercher des coupables: télévision, réseaux sociaux, paresse intellectuelle et autre « faute à ». On peut décréter, déplorer…

On peut également choisir d’être un « passeur ». C’est Daniel Pennac, dans Gardiens et passeurs,  qui définit le mieux ce qu’est un « passeur »:

… »c’est une manière d’être, une immersion dans la vie, quoi qu’il en coûte, la sensation profonde que « le livre » est un élément du vivant, qu’il nourrit la vie et se nourrit d’elle, qu’il est en soi un échange et que nous en sommes les agents. »

Quelqu’un donc, qui donne le goût de lire, qui partage l’envie de plonger dans des univers et d’en imaginer les contours, qui ouvre les portes de mondes qui n’existent que par l’esprit et l’imagination. Quelqu’un qui laisse traîner des livres partout… Quelqu’un qui offre des livres…

Sans la lecture et l’écriture, ma vie aurait été complètement différente.  Je peux facilement associer chaque personne importante pour moi à des livres, des lettres ou des courriels.  Pour moi, donner un livre, c’est imaginer le plaisir qu’un être cher pourra « vivre » dans un monde et un temps que je lui aurai choisi.  Imaginez alors mon plaisir de recevoir un livre.  

Ce qui me fait penser que je devrais de ce pas m’éloigner de cet ordinateur et retourner aux États-Unis en novembre 1963! (L’Assassinat de John F. Kennedy – Histoire d’un mystère d’État, Thierry Lentz).

Et moi, en Nouvelle Angleterre entre 1975, 1998 et 2008… (je relis La vérité sur l’Affaire Harry Quebert de Joël Dicker).

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 26 janvier 2014

Partir 

Être conscient que demain existera et que je peux avoir une influence sur lui est le propre de l’homme. (Albert Jacquard) 

(L’idée de ce texte nous est venue avant les tristes événements de L’Isle-Verte. C’est certain qu’ils teintent définitivement le texte d’aujourd’hui, par contre.  Nos pensées vont aux familles ébranlées par cette catastrophe.) 

Dans un documentaire à propos de Mme Lise Payette présenté récemment à la télévision, celle-ci racontait (ici je paraphrase) que selon sa grand-mère, il ne faut pas s’en faire avec la mort, que celle-ci fait partie de la vie, qu’on commence à mourir dès qu’on voit la vie.

Pendant la période des Fêtes, j’entendais  également l’abbé Raymond Gravel, qui se bat présentement contre le cancer, dire qu’il n’a pas peur de mourir, seulement de souffrir.

Curieux comme ce don de vie et ultimement sa fin constituent, aux deux pôles, la seule justice en ce monde… Personne n’y échappe.

Depuis cinq ans que je me suis impliqué dans le Cyclo-défi contre le cancer, je trouve intéressant et paradoxal de voir toute cette énergie vivante investie à éloigner cet événement qui est irrémédiable.

Un jour, pour chacun d’entre nous, tout s’arrêtera.  Ce qui est si important à chaque jour  n’aura plus aucune valeur.  Ceux qui croient à une vie meilleure, de façon ostentatoire ou non, carburent à cet espoir.  Les autres misent sur le moment présent. S’il y a une autre forme de vie plus tard, on y verra à ce moment.

La beauté (!?!) de savoir qu’il y a cette fin serait de nous pousser à ne pas remettre trop au lendemain.  À la blague, on souhaite mourir de vieillesse dans notre sommeil, après avoir eu la chance de dire adieu à toutes les personnes qui sont importantes pour nous.  Pourtant, chaque jour, les nouvelles sont remplies de gens qui sont partis autrement.

À chaque Cyclo-défi, il y a des gens qui roulent avec un drapeau jaune attaché à leur vélo.  Ils ont eu à faire avec le cancer, s’en sont partiellement ou totalement sortis et roulent de Montréal à Québec pour faire un pied-de-nez à la mort et/ou un toast à la vie.  À travers eux, le sens que la vie a pour moi, c’est…

… un mélange de rires et de préoccupations, d’espoirs et de tristesses,

… chercher des façons d’apporter sa petite contribution…

… se buter parfois à des impossibilités…

… et vice-versa.

Il y a plusieurs façons de donner du sens à la vie. Manifestement et bien humblement, pour nous,  écrire y contribue.

 Dans le livre « La Vérité sur L’Affaire Harry Quebert« , Joël Dicker fait dire ceci  à l’un de ses personnages:

 » …la vie n’a que peu de sens… écrire donne du sens à la vie. »

Je ne sais pas comment vous faites, vous, pour donner du sens à la vie.

Certains marchent, d’autres chantent. D’aucuns cuisinent, créent ou photographient, d’autres jouent… Comptent… Écoutent… Dansent… Prient… Étudient le monde et ce que les humains en font… Soignent… Poussent les limites… S’entraînent… Combattent et prennent la défense… Construisent… S’impliquent…

Je ne sais pas pourquoi je vis à cette époque et dans ce lieu et je ne sais pas pourquoi tout ceci prendra fin un jour.  Je sais tout simplement mon indescriptible bonheur à vivre pleinement aujourd’hui … et à recommencer demain … si Dieu (ou toute autre forme d’être suprême) me prête vie. 

Bonne journée!!!  Donnez du sens à votre vie 😉

Yvan et Marie

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Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 19 janvier 2014

Rituel de l’aube

(Déclencheur et inspiration de ce billet: le décès de Jacques Proulx… Cette semaine, Yvan vous propose de jouer avec le passé et le présent. Je lui laisse toute la place, puisque m’immiscer romprait le rythme et ce serait bien dommage…)

Dans mon souvenir, il est très tôt le matin, la maison est presque silencieuse, papa écoute Jacques Proulx à CKAC;  je me prépare à aller servir ma première messe. 

Plus de 45 ans plus tard, le vendredi, je me lève d’aussi tôt matin.  Sans faire trop de bruit, je prépare mon sac de sport.  Marie (rien à voir avec les messes de mon enfance) se lèvera bientôt pour la même raison.  Jacques Proulx est décédé  il y a quelques jours. 

La marche vers l’église est rapide, il fait froid, il y a beaucoup de neige.  Je suis accompagné par le crissement de mes bottes sur la neige durcie. 

Les premiers instants dans l’auto encore endormie sont froids et humides.  Nous sommes accompagnés par Marie-France Bazzo à la Première chaîne de Radio-Canada qui nous souhaite bonjour. 

5h50,  Je mets nerveusement officiellement mon aube pour la première fois, j’espère me souvenir du nœud au cordon qui serre ma taille (plutôt mince à l’époque). 

5h50,  Dans le vestiaire, j’enfile le cuissard et le maillot en vue de la session de spinning. Je croise mon image dans le miroir.  Ma taille a définitivement épaissi. 

Le prêtre, dans ses atours de célébrant, semble particulièrement enthousiaste à cette heure hâtive de la journée.  Quelques dizaines de personnes, dispersées un peu partout dans l’église, semblent concentrées et pieuses.  Je découvrirai dans les semaines suivantes les mêmes personnes, aux mêmes endroits, dans les mêmes dispositions. 

Johanne, notre animatrice, manifeste toujours un doux enthousiasme pour cette heure de la journée.  Nous sommes surpris de trouver quelques dizaines de personnes fort enthousiastes au moment d’entreprendre notre entraînement.  Nous découvrirons dans les semaines suivantes les mêmes personnes, aux mêmes endroits, dans les mêmes dispositions. 

La messe se déroule dans une chorégraphie sans anicroche, chacun, à par moi, connaissant son rôle et son texte. 

La session de spinning se déroule sous les joyeuses mais fermes directives de Johanne.  Les « rouleurs » démontrent un entrain surprenant auquel nous nous joignons progressivement. 

À la fin de la cérémonie, dans un silence respectueux, chacun retourne à ses occupations du matin.  Dans mon cas, je cours à la maison pour prendre un rapide déjeuner et partir pour l’école.   Tiens, le soleil se pointe le bout du nez. 

À la fin de la session, dans un brouhaha d’écoliers, nous allons prendre une douche avant d’aller déjeuner. Tiens, le soleil se montre le bout du nez…

Il y a quelque chose de profondément mystérieux dans le fait de se lever à l’aube pour aller s’entraîner… Difficile, en effet, de comprendre ou d’expliquer ses propres motivations à cette heure… de la nuit! Ça tient de la foi, sans doute… Ça ne s’explique pas, mais la satisfaction est immense, après, quand on quitte le centre; au moment où plusieurs autres mortels débutent à peine leur journée!

Yvan et Marie

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Des Nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse – 12 janvier 2014

Re-traiter* sa vie 

Le travail pense, la paresse songe

(Jules Renard, écrivain français, 1864-1910) 

Nous entreprenons le marathon d’écriture de cette année avec comme toile de fond un changement majeur dans nos vies: la retraite.  Autant avant LA date que maintenant, je n’étais pas à l’aise avec l’idée de vivre en retrait de l’action.  Je suis donc en phase de me recréer. 

Pendant 35 ans, je me suis défini par l’action.  Autant par instinct que par désir, j’ai toujours été impliqué dans plusieurs activités.  Je ne savais pas que je faisais de la multifonction avant qu’on m’explique ce que ce concept informatique signifiait.

Après 35 ans de travail, j’ai choisi de prendre ma retraite.  Autant  j’ai eu le plaisir de travailler dans plusieurs ministères dans des domaines très différents, autant j’avais le goût d’essayer autre chose… et les conditions étaient bonnes. 

Premier réflexe:  vouloir être actif et en repos en même temps. 

Ça commence par du ménage de dossiers, suivi d’une sieste.  Le lendemain, on regarde le garage:  skis à gauche, vélos à droite, le sac de golf dans le coin, la tondeuse pas trop loin.  Puis on va lire un peu, avec un verre de rouge.  La semaine suivante, c’était le Festival des films du monde.  Il y aura plus tard une soirée à Lac Mégantic pour un spectacle de Louis-Jean Cormier, le Festival du Nouveau Cinéma, le rangement des meubles de jardin.

Il y a eu aussi le séjour dans Charlevoix et les randonnées dans les sentiers pédestres environnants. Novembre et décembre ont apporté également l’implication bénévole dans quelques activités: celles des P’tits Lutins,  que nous connaissons plutôt bien (les arachides au Marché Jean-Talon, le transport et l’emballage des cadeaux), celle de l’Opération Père Noël, une découverte concrète cette année pour Yvan. 

J’ajoute, pour moi, le retour du chant choral dans ma vie, le plaisir de la musique que j’aime, des répétitions hebdomadaires et  un nouveau réseau de contacts humains chaleureux.

Deuxième réflexe:  s’habituer à aimer faire des choses sans urgence.

C’est probablement l’élément que je retiens le plus de ces premiers mois.  Plus d’urgence!  On a toujours le temps requis pour faire ce qu’on a à faire.  Message à mes ex-collègues:  on retire vraiment une grande satisfaction à bien répondre aux urgences (à livrer la marchandise).  Quand celles-ci n’existent plus, on se sent un peu démunis… pour un certain temps. 

Ce que j’apprécie le plus, moi, c’est justement qu’il n’y ait  presque plus ou beaucoup moins d’urgences. La qualité de ma peau en fait foi; un ami m’a dit dernièrement que la Marie qu’il connaissait avant au travail était toujours rouge!…

L’équilibre projets-farniente n’est pas encore atteint mais ça viendra sûrement en son temps.  J’aime l’idée du songe avancée par Jules Renard, mais apprécier la paresse?  J’ai encore du travail à faire…  Pas grave si ce n’est pas aujourd’hui… Ca pourra se faire demain!

* Merci à notre amie Annie Aubertin pour l’expression « re-traiter sa vie »! C’est beau et évocateur… 

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Quelques mots également pour vous expliquer brièvement  nos orientations de blogueurs de cette année: en effet, notre marathon d’écriture recommence aujourd’hui et il s’achèvera au début juillet prochain, après le Cyclo-Défi 2014. 

Retournons un peu en arrière… 

En 2010, Yvan communiquait ses humeurs par courriel avec vous. 

En 2011,  j’ai ajouté ma couleur rose occasionnellement aux courriels hebdomadaires et  mon frère a ajouté par écrit ses humeurs de « Capitaine Haddock »  à son tour. 

En 2012, nous avons relevé le défi et la contrainte d’un Abécédaire: chacune des chroniques s’inspirait d’un mot, en suivant les 26 lettres de l’alphabet. 

En 2013,  nous avons voulu expérimenter des styles et des genres littéraires différents,  à chaque semaine. Nous vous avons parfois proposé des Défis à vous aussi, lecteurs, notamment le Défi d’écriture proposé aux enseignants et aux élèves de l’école Wilfrid-Bastien, concrétisé par plusieurs suites au début du récit proposé! 

Cette année encore, de janvier à juillet 2014, nous publierons un billet de blogue hebdomadaire.  Notre  Défi d’écriture se teinte cette année de notre nouvelle réalité: la retraite! Alors on diminue la pression et on augmente au PLAISIR d’écrire, au gré de ce qui nous inspire!

Yvan et Marie

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Plan du Cyclo-défi 2014

Cyclo-Défi 2014

Équipe du Pépère à vélo

Description du projet

et

calendrier des activités

de financement

et

dentrainement

vélodanslesairs

Objectifs

Faire notre petite part dans le financement de la recherche contre le cancer.

Cette terrible et sournoise maladie nous touche ou nous touchera tous.  C’est un peu notre façon de ne pas toujours se fier aux gouvernements et de mener une action concrète.  En date du 18 septembre, nous sommes 6 à nous engager.  C’est donc un minimum de 15 000$ que nous injecterons à la recherche.

Atteindre un objectif physique difficile mais réalisable.

Rouler près de 250 km en deux jours, même si  le parcours n’est pas extrêmement exigeant, nécessite une bonne préparation physique.  Cette préparation est bénéfique au niveau de la santé et elle permet de croiser la ligne d’arrivée avec le sourire, témoin d’une réalisation importante.

Travailler en équipe pour toutes les étapes du projet.

Ça sera la première année que nous nous ferons connaître par un nom d’équipe (nom de travail pour l’instant:  l’équipe du Pépère à vélo).  Plus qu’un nom, ceci implique que nous mettrons nos énergie ensemble autant pour les activités de financement que pour l’entrainement.  En plus, on s’assure d’avoir du plaisir…

Le cyclo-défi

Le cyclo-défi, c’est deux étapes difficiles mais définitivement atteignables.

La première est d’amasser un minimum de 2 500$ chacun pour la recherche contre le cancer.  L’organisation du cyclo-défi offre un soutien époustouflant pour la gestion des dons, mais c’est à chacun d’entre nous de faire les démarches pour amasser les sommes requises.  Cette année, notre équipe organisera plusieurs activités de financement pour nous aider à atteindre l’objectif financier.

La seconde est de rouler environ 250 km en deux jours entre Montréal et Québec à une vitesse moyenne qui se situe entre 23 et 27 km/h.  Si la première journée est relativement facile (environ 120 km sur un terrain surtout plat), la fin de la deuxième (environ 130 km) comporte plusieurs montées, dont une importante à Donnaconna.  Durant l’automne et l’hiver, l’entrainement est individuel (à la maison ou dans un centre d’exercice).  À partir du printemps, notre équipe fera plusieurs sorties d’entraînement, dont la fameuse randonnée Montréal-Trois-Rivières à la mi-juin.

Bien préparé, le cyclo-défi est une expérience fantastique.  Une fois la ligne d’arrivée franchie, on a parfois le goût de s’inscrire pour celui de l’année suivante…

Membres de l’équipe (en date du 22 janvier 2014)

André Dénommé (Le Nounours du bout de l’Île): Une recrue du cyclo-défi 2014, André, le chum de Carole, est un bon vivant qui a presque (!?!) la silhouette idéale du cycliste.  Sûrement qu’au fil du départ en juillet prochain, il aura enfilé son cuissard avec aisance, détermination et un grand rire.

Carole Baril (la Conductrice du désert):  Après trois activités de marche de 60km pour le financement de la recherche contre le cancer du sein et un rallye des gazelles (2012), Carole a entrepris son premier cyclo-défi en juillet 2013.  Pour quelqu’un qui a vécu un important problème à la hanche il y moins de trois ans, c’est une réalisation peu banale.  Son objectif de cette année sera de monter la côte de Donnaconna sans la poussée de Daniel.

Daniel Clément (le Chevalier de Pointe-aux-Trembles):  Daniel, c’est la locomotive de notre groupe.  Il en sera à son troisième cyclo-défi.  Depuis qu’il a commencé à s’entraîner, on ne l’a jamais vu fatigué (ce qui est un peu frustrant pour les autres, à la fin d’une étape de plus de 100 km).  En plus, il est un compagnon attentif, toujours là pour donner une tape dans le dos de celui ou celle qui en aurait besoin dans une montée difficile.

Dominique Dupont (Bic à pédale) est quelqu’un d’un peu intense dans les projets qu’elle j’entreprend… Elle a fait beaucoup de natation plus jeune et était un peu compétitive… elle aime bien relever les défis. Elle a reçu pour la fête des Mères l’an dernier un vélo… et depuis elle a renoué avec le plaisir de rouler et de se dépasser. Son défi (peur) pour cette année sera de descendre les côtes à toute vitesse et d’arriver en un seul morceau.  Elle a également participé à deux marches pour vaincre le cancer. Sa mère est décédée à l’âge de 55 ans du cancer du sein (9 mois après le diagnostic), c`est  l’âge qu’elle a présentement. Sa mère n’a pas connue les enfants de Dominique et ça l’attriste toujours. Elle est directrice d’un CPE et elle a 2 grandes filles (23 ans et 27 ans).  Elle espère connaitre leurs enfants…

Dominique Ruscio (le Baroudeur italien): après une pause d’un an, Dominique revient pour réaliser son deuxième cyclo-défi.  Dominique représente le plaisir tranquille de rouler en groupe et s’il n’a pas soudainement une crise d’allergie, il est même un beau bonhomme.

Sébastien Dénommé (le Hockeyeur du Saguenay) est le fils d’André et de Carole.  Il en sera à son premier cyclo-défi.  Son objectif (plus ou moins) caché est d’être toujours en avant de Daniel.  À 18 ans, il fait sérieusement descendre la moyenne d’âge de l’équipe.

Yvan Deslauriers (le Pépère à vélo):  il en sera à son cinquième cyclo-défi.  C’est un peu le « Paul Houde » de l’équipe.  On peut se fier à lui pour connaître plein de détails inutiles à propos du parcours et pour tout savoir sur la température et la direction du vent.  Pendant six mois, à chaque dimanche,  avec Marie, sa compagne, il écrit sur un blogue: les Nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maitresse.  Ce blogue, c’est un autre genre de défi, d’écriture cette fois, illustrant le besoin de communiquer avec les gens qui encouragent et soutiennent la cause du Cyclo défi contre le cancer. Comme ils sont maintenant retraités, ils pourront s’occuper de plusieurs démarches administratives pour l’équipe.

Suzanne Dicaire: Suzanne en sera à son premier cyclo-défi.  Nouvellement retraitée, elle se lance dans cette aventure avec un peu d’appréhension mais déterminée à avoir du plaisir! Son objectif est d’essayer de se rendre à Québec en même temps que les autres membres de l’équipe (lire : la même journée)!

Et vous ???:  vous aimez rouler, vous pensez tenir une vitesse moyenne de 23 à 27 km/h pour une distance d’environ 250 km sur une période de deux jours, vous vous sentez capable de participer à amasser une moyenne de 2 500$ par membre de l’équipe pour la recherche contre le cancer, vous ne vous prenez pas au sérieux et les difficultés de la route n’affectent pas votre bonne humeur et vous êtes tentés par ce défi?…  Communiquez avec Yvan Deslauriers au ydeslauriers83@sympatico.ca.

Activités de financement

Nous proposons cette année, en plus de la sollicitation individuelle que fera chacun, de faire des activités de financement en équipe, dans le but de faciliter la tâche d’accumuler la somme minimale requise pour chacun.  En voici la liste:

Sollicitation individuelle:  Chacun approchera des gens de sa connaissance pour obtenir des dons.  Cette activité est la même que chacun a faite lors des années précédentes (estimation de revenus:  7 000$).

Commandites:  Avec les suggestions et l’aide des autres membres de l’équipe, Yvan approchera des compagnies et entreprises pour demander des commandites.  La visibilité offerte à ces commanditaires sera un espace sur nos maillots et sur le blogue du Pépère à vélo (estimation de revenus: 2 000$).

Tirage:  Dans le courant de l’année, nous voulons faire tirer différents items (cellier, billets d’événements sportif et culturel,mfin de semaine en condo de villégiature,…).  Nous solliciterons nos connaissances pour obtenir des cadeaux à faire tirer (estimation de revenus: 1 000$).

Brunch:  Cette activité aura lieu le 23 mars 2014 à St-Zénon et sera organisée par l’une des tantes de Carole (estimation de revenus: 2 500$).

Courte randonnée de vélo et méchoui:  Cette activité aurait le 14 juin 2014.  Elle consisterait en une randonnée de vélo de 30 à 40 km se terminant par un méchoui.  Évidemment, ceux ou celles qui ne feraient pas la randonnée pourraient participer quand même au méchoui (estimation de revenus: 2 000$).

Emballage:  Date à préciser. Fin de semaine d’emballage dans une épicerie à grande surface.  Il faudra trouver l’épicerie et des volontaires pour nous aider durant toute la fin de semaine (estimation de revenus: 2 500$).

Soirée de quilles:  Cette soirée a eu lieu le 23 novembre 2 013$ (estimation de revenus: 1 500$, revenus effectivement réalisés: 1 612,50$).

Vente de garage: Cette activité aura lieu le 10 mai 2014.  On sollicitera nos connaissances pour des objets à vendre ou pour vendre des tables (estimation de revenus: 750$).

Autres idées à mieux définir:

Souper préparé et servi par nous

Vente de lasagnes, pots de caramel, cartes de souhait ou autre (estimation de revenus: 500$)

Estimation des revenus de ces activités:  19 750$ (ce montant représente la participation de presque 8 cyclistes).

Calendrier d’activités autres que le financement

  • Entrainement personnel d’automne et d’hiver:  chacun a ses propres activités d’entrainement.
  • Rédaction des chroniques du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse: janvier à juillet 2014, à chaque dimanche.
  • Première sortie de l’année: dès qu’il fera beau, probablement en avril 2014.
  • Sorties d’équipe (avril à juin 2014):  selon la disponibilité de chacun, sorties de 1 à 3 heures lors d’une journée de la fin de semaine.
  • Sortie Mont-Royal-Lachine-Estacade-Circuit Gilles-Villeneuve-Pont-Jacques-Cartier: 17, 18 ou 19 mai
  • Défi métropolitain: 25 mai 2014
  • Randonnée Montréal-Trois-Rivières:  7 juin 2014.
  • Cyclo-défi: 5 et 6 juillet 2014.

On se met en route contre le cancer…

Version du 22-01-2014

Yvan Deslauriers

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Annexe 1

Calendrier des activités

(version du 22 janvier 2014)

Date

Activité

Responsable

2013

16 septembre

Première réunion de l’équipe

Yvan

Septembre

Rédaction cahier de description du projet

Yvan

Septembre

Communication avec Cyclo-défi sur la création d’une équipe

Yvan

Septembre

Choix d’un nom d’équipe

Tous

Septembre

Communication avec les contacts d’Yvan pour avoir de l’aide pour les commandites et les tirages

Yvan

Septembre et début octobre

Recherche sur les possibilités de soirée de quilles

Daniel

Septembre et début octobre

Vérifier possibilité d’avoir un cellier à faire tirer

Dominique

Septembre et début octobre

Recherche sur les possibilités d’emballage dans des épiceries

Yvan

15 octobre

Réunion de l’équipe

Yvan et tous

23 novembre

Soirée de quilles et tirage du cellier

Daniel et Dominique

2014

Janvier à juillet

Rédaction hebdomadaire des chroniques du Pépère à vélo

Marie et Yvan

16 janvier

Réunion d’équipe

Carole

20 février

Réunion d’équipe

Yvan

23 mars

Brunch à St-Zénon

Carole

10 mai 2014

Vente de garage

Tous

17, 18 ou 19 mai

Sortie Mont-Royal, canal Lachine, Estacade du pont Champlain, circuit Gilles-Villeneuve, pont Jacques-Cartier

Yvan

7 juin

Randonnée Montréal-Trois-Rivières

Yvan

14 juin

Méchoui

André et Dominique D.

25 mai

Défi métropolitain

Daniel

Juin

Montréal-Trois-Rivières

Yvan

5 et 6 juillet

Cyclo-Défi

Tous

 

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