Des nouvelles du Pépère à vélo – 18 février 2018

Quand le rêve touche à la réalité

Pendant cette fraction de seconde, tout s’arrête.

Même un silence, aussi soudain qu’éphémère, contribue à l’aspect solennel du moment. 

Le skieur ou la planchiste regarde la pente qui fuit sous leurs pieds; les patineurs de vitesse gardent une pause « statuesque » à la ligne de départ; les lugeurs, bobeurs et autres glisseurs semblent hypnotisés par les premiers mètres du gouffre glacé qui semble descendre à l’infini; à l’inverse, les sauteurs à ski se concentrent sur le point où ils deviendront, le plus longtemps possible, des oiseaux; les patineurs artistiques entrent dans la peau de personnages qui raconteront une histoire avec sauts et pirouettes; même moi, devant la télé, je m’avance un peu dans mon fauteuil, prêt à crier mes encouragements même si je sais qu’ils ne feront aucune différence… Ces cris qui me font encore sursauter, malgré bientôt vingt-huit années de vie commune… Cris de joie qui m’attendrissent toujours, par contre, une fois la surprise passée. J’avoue:  j’aime les JO  bien plus par procuration que par choix personnel. Et j’ai davantage de plaisir à constater l’enthousiasme et qui anime Yvan et Antoine lorsqu’ils se parlent avec passion de leurs athlètes préférées, de leurs espoirs et de leurs performances.  Mais je comprends la joie, même de cette position d’observatrice qui n’y connait rien… Et j’essaie de mettre de côté mes pensées pour ceux et celles qui vivent ces JO sans repartir avec une médaille; tsé, ces pensées de maîtresse d’école qui milite pour la coopération plutôt que la compétition… Mais ne gâchons pas le plaisir et revenons vite au propos d’aujourd’hui.

Quel contraste fascinant entre tous ces efforts solitaires, toutes ces répétitions parfois douloureuses, parfois glorieuses, ces matins froids et noirs, ces soirées froides et noires, les salles de musculations, les couchers tôt, les levers avant l’aube et ce moment de grande lumière devant des millions de personnes, témoins (souvent) empathiques et bruyants de ces quelques secondes ou minutes d’apothéose!

Dans un micro-instant, le signal du départ sera donné, déclenchement d’une chorégraphie minutieusement et longuement répétée.  L’excitation de la foule s’exprimera par des cris et des applaudissements déchaînés.  Est-ce que la succession de tous ces mouvements parfaitement maîtrisés saura s’adapter aux conditions de ce moment précis?

Dans ma tête, je skierai, patinerai, glisserai, sauterai et je me joindrai sans réserve à leur espoir de grande réalisation.

C’est parti!  Le court instant où le rêve a touché à la réalité s’efface instantanément laissant toute la place au moment présent.  Moment qui changera à jamais la vie de toutes ces merveilleuses personnes.

Et celle des gens de leur entourage, ces fans finis qui les suivent et les soutiennent depuis et pendant des années. C’est ce texte du journal Le Droit qui « nous » a inspirés pour ce billet. L’auteur raconte la joie de la grand-mère de Mikaël Kingsbury, après sa performance à l’épreuve des bosses et l’obtention de sa médaille d’or.  Touchant. Bonne lecture !

Yvan et Marie

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About Yvan Deslauriers

Je suis le Pépère à vélo. Avec Marie, ma blonde/maîtresse, nous sommes impliqués cette année, en 2019, au soutien de la recherche sur le cancer par l’entremise de la Fondation Myélome Canada et du financement de la Maison des greffés Lina Cyr. Cette implication se concrétise par la participation dans l’événement vélo pour Yvan et par la rédaction de ce blogue pour Marie et Yvan.
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