Des nouvelles du Pépère à vélo et de sa blonde/maîtresse -15 mai 2016

Entre Hourglass et Snowtime

Le spectacle de James Taylor au Centre Bell

(Avertissement: ce billet comporte plusieurs liens qui risquent d’en prolonger sérieusement la lecture pour les fans finis de James Taylor)

Hourglass est le nom d’un album de James Taylor paru en 1997, que j’ai dû écouter des milliers de fois. Sur cet album, il y a quelques titres de chansons qui m’accompagnent et me définissent intimement (Gaia, Another day, Boatman, Yellow and Rose).

SnowTime est l’une des chansons de Before This World, le plus récent album de James Taylor,  paru en 2015. Elle s’inspire, cette chanson, de Toronto, du Canada, du mois de décembre triste, froid, mais musical.

Entre ces deux titres, incluant quelques retours en arrière, il y a tout un lot de pièces musicales en camaïeu. Du James Taylor, toujours, toute une panoplie de chansons, d’époques, de covers, de succès et de styles.

Un peu à l’image du spectacle qu’on a vu vendredi soir.

Particulièrement le dimanche, après ou pendant le martini dominical, nous aimons bien nous préparer un repas « réconfortant ».  Une valeur sûre, un repas sans surprise qui sera bon à coup sûr, un moment certain de relaxation et de dégustation. Cela peut être une raclette ou un filet de porc sauce crémeuse aux champignons, un pavé de saumon ou encore une brochette de lapin à la moutarde.

James Taylor est, pour nous, un chanteur réconfortant.  Ma semaine dernière a été remplie et exigeante, comme les deux qui l’ont précédée.  Nous sommes bien assis au Centre Bell, vendredi dernier, et je tente de décompresser.  James Taylor arrive comme il est probablement toujours arrivé sur une scène.  Guitare en bandoulière, sourire moqueur, regard espiègle, il chante avec un plaisir évident deux chansons que je ne connais pas mais que j’aime aussitôt:  Wandering et Secret O’ LifeIl dira par la suite qu’il a choisi de chanter ces deux chansons ensemble parce qu’il a toujours eu de la difficulté à les différencier.  Rire général, la soirée est commencée, sans grandes surprises mais avec des moments certains de relaxation et de dégustation.

Sylvain Cormier, dans le Devoir du lendemain, 14 mai, écrira d’ailleurs à propos de ce spectacle: « Sans surprise ? Peut-être. Et puis après ? Le bonheur est parfois très exactement dans le fait de donner aux gens ce qu’ils veulent, mais au superlatif. (1)

Je me détends, je ferme les yeux.  Nous sommes autour d’un feu de camp. James Taylor avec son groupe (une dizaine de musiciens !) chante et raconte la vie, celle de sa grand-mère et des Red Sox de Boston dans Angels of Fenway, celle de son père pour présenter First of MayNous sommes probablement 12 000, surtout des cinquantenaires (et sans doute plusieurs sexagénaires !), à être assis autour de ce feu imaginaire.  Nous avons tous 20 ans et nous sommes bien. Généreux, Taylor est entré sur scène vers 20h45, a joué et chanté jusqu’à l’entracte et y est resté, assis au bord de la scène, tout occupé à prendre soin des fans qui ne lui ont pas laissé une minute à lui. Sans interruption, il a repris le micro en seconde partie et a enchaîné les chansons jusqu’à pas d’heure, après quelques rappels.

Oui, oui, on l’a vu déjà en spectacle. Je ne m’en lasse pas. Chaque fois, je caresse le même rêve: je m’imagine sur scène avec les musiciens et je fais partie du groupe de back vocals qui l’accompagnent. Y en a qui font du « air guitar »; moi, je fais du « air backing vocalist »!

Je le sais, c’est niaiseux!

Le lendemain, samedi matin, je roule avec grand plaisir avec des amis importants dans la très jolie région de Valleyfield.  Le soleil est bon, les rires nombreux et je me chante, sans m’en lasser, You’ve Got A Friend.

 Yvan et Marie

(1) Dans ce lieu qu’ouvre l’excellence – Le Devoir – 14 mai 2016 – Sylvain Cormier          

P.S.: Comme un épilogue, pour vous donner une vague idée de l’ambiance réconfortante, je joins ici une vidéo filmée durant le spectacle par une amie choriste, Micheline Leclerc, vidéo qu’elle a publiée sur Facebook. On y entend Carolina in my Mind. (ce lien ne fonctionne pas toujours, en cas de problème allez ici: Carolina in my mind). Bon. Ce n’est pas, de l’avis même de Micheline, de la grande qualité sonore et visuelle…

Mais c’est bien connu, autour d’un feu de camp, ce n’est pas ce qu’on vise!

 

 

 

 

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About Yvan Deslauriers

Je suis le Pépère à vélo. Avec Marie, ma blonde/maîtresse, nous sommes impliqués cette année, en 2019, au soutien de la recherche sur le cancer par l’entremise de la Fondation Myélome Canada et du financement de la Maison des greffés Lina Cyr. Cette implication se concrétise par la participation dans l’événement vélo pour Yvan et par la rédaction de ce blogue pour Marie et Yvan.
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