Des nouvelles du Pépère à vélo – 19 – 3 juillet 2011

Des raisons de vivre pleinement

On s’approche de la fin.  À travers les péripéties des derniers mois, Le Capitaine et moi avons voulu, sans préméditation toutefois, vous exprimer que s’embarquer dans un Cyclo-défi contre le cancer, c’est une façon que nous avons trouvé de donner un morceau de signification à nos vies.  Dans la chronique d’aujourd’hui, certains d’entre vous avez pris le clavier pour décrire des moments où il fait bon vivre.  Je vous laisse la parole.  Je vous présente ces moments dans l’ordre chronologique où ils m’ont été envoyés.  Si par mégarde, j’en aurais oublié, faites moi signe gentiment et je les ajouterai avec grand plaisir.

  • Yolande, que j’appellerai ici la cousine fidèle, me soutient dans mon aventure depuis le premier jour du cyclo-défi de l’an dernier:

Comme tu le sais, mon mari est décédé il y a 3 ans d’un cancer et ce à l’âge de 56 ans. J’étais complètement effondrée (nous nous sommes connu à l’âge de 13 ans, nous étions donc ensemble depuis 43 ans), on venait de m’arracher les deux jambes à froid. Mes deux petits-fils avaient alors respectivement 5 1/2 ans et 15 mois. Le plus vieux m’avait serré très très fort dans ses bras en me disant « Je t’aime grand-maman, je ne veux pas que tu mourres comme grand-papa » et à un autre moment celui de 15 mois essuyais mes larmes avec son petit doigt et il m’a dit dans son langage qui n’était pas encore très franc « Peures pas grand-maman, e t’aime moi ». Ces petites phrases toutes innocentes m’ont sauvé et encore aujourd’hui chaque fois que je vois mes petits-fils ou que je leur parle au téléphone, je me dis que pour ces moments de bonheur je veux vivre encore longtemps malgré le grand vide qu’a laissé dans ma vie le départ de mon grand AMOUR et mon merveilleux compagnon de route.

Bonne journée

Yolande (9 mai 2011)

  • Françoise, c’est la petite marathonienne du Haut-Anjou.  À la fin mai, elle a couru pour la première fois un marathon, celui d’Ottawa

Les moments agréables pour moi sont lorsque j’ai accompli une chose que ne croyais pas être en mesure de faire. Courir trois heures alors qu’il y a un an, une course de deux heures était un exploit, aider mon garçon en mathématiques ( matière pour laquelle je suis peu douée), régler un dossier au travail à la satisfaction de la personne que je représente et pour lequel je ne voyais aucune issue satisfaisante.

J’aime les moments où l’on peut croire en l’être humain, dans sa bonté, sa générosité, dans son don de soi et pour lequel je n’avais aucune attente, des gestes gratuits qui font tant plaisir et qui demandent si peu. Je suis heureuse lorsque je reconnais les gestes des autres car je me dis que j’ai l’esprit assez ouvert pour reconnaitre la gentillesse des autres.

Je m’accroche à ses petits moments car ils sont nombreux et facilitent le quotidien.

Françoise (16 mai 2011)

  • Martine c’est l’aînée des Châtelaines de Monsabré.  Elle m’a présenté ce texte pour le cyclo-défi de l’an dernier.  C’est avec plaisir que je le reproduis cette année. 

Après bien des réflexions sur un moment de bonheur qui pourrait faire image pour toi, je pourrais te parler de plusieurs souvenirs culinaires, tu t’en doutes bien !

Que ce soit les patisseries dégustées en vacances au chalet de St-Matthieu, en temps normal interdites … ou l’odeur du steack haché le samedi soir qu’on mangeait avec des patates pilées et de la sauce Bisto, en pyjama après avoir pris un bain, et juste après Bugs Bunny à la télé … ou alors ce hamburger de la mer, aux Iles, dans ce bistro qui n’existe plus (le Régal II) pendant que Chantal Joli enregistrait devant nous sa dernière émission de radio sur la terrasse … nombreuses sont les images alimentaires !

Mais celle qui me semble le plus correspondre à la demande que tu nous formules s’est passée il y a quelques années, alors que, croyant vouloir ré-orienter ma carrière, je m’étais inscrite à un cour de graphisme au collège Ahuntsic.

Exercice d’humilité parfois de côtoyer des jeunes aux pantalons portés bas sous les fesses et qui m’appelaient « Madame » …

Exercice stimulant la plupart du temps où le plaisir de créer et celui d’apprendre allaient de pair.

Pour un travail, je devais réaliser une affiche sur le thème des sans abris.

J’avais choisi de faire comme une campagne de financement pour la Maison du Père.

Après avoir fait beaucoup de croquis et d’essais _ entre autre un genre d’atelier de créativité avec tes fils _ c’est finalement un dessin de Félix qui m’a assez inspirée pour que je pousse l’idée un peu plus.

En classe, des « jeunes à culotte basse » m’ont aidée à trouver la police de caractère imitant l’écriture d’enfant, mon professeur m’a donné une idée pour ajouter un élément de plus dans l’affiche, j’ai passé des heures de travail à changer la couleur, à replacer ceci ou cela …

Finalement, je me suis retrouvée chez un imprimeur qui a transposé sur un assez grand papier le résultat de tout ce travail.

Quelle fierté !

En sortant de chez l’imprimeur ce jour-là, j’étais tellement contente et fière du résultat que j’ai pensé très clairement; « si le bonheur existe, ça se rapproche de ça ! ».

Voilà; un pur moment de bonheur, non seulement parce qu’un projet longuement préparé était devenu tout à coup concret mais aussi, et surtout, parce que si j’avais pu me rendre à ce résultat c’est qu’il y avait eu mes idées, mon travail et beaucoup d’aide alentour.

C’est ce que je te souhaite le week-end prochain: la fierté de réaliser ce que tu prépares depuis des mois grâce à ton travail, ta persévérance et aussi grâce au support de tes proches et de tous ceux qui seront avec toi (en personne ou en pensées) tout au long du parcours !

Plus encore, je te souhaite de continuer, après le 11 juillet, à prendre soin de toi et à profiter de la vie, à pied, en vélo ou en famille ! »

Ta belle-soeur Martine ! (Maintenant appelée « l’aînée des Châtelaines ») (22 mai 2011 et une date qui m’est inconnue en 2010)

  • Marie c’est bien sûr la blonde/maîtresse.  C’est avant tout dans ce cyclo-défi ma grande complice du défi d’écriture.  Il y avait des petits coeurs comme puces pour chaque paragraphe mais je n’ai pas trouvé comment les reproduire.

Mes moments où il fait bon vivre… pour toi, de moi!

La chanson « Les eaux de mars » de Antonio Carlos Jobim, dans toutes les versions possibles;

Vas voir…  Tu trouveras plein de versions!  Je te conseille celles de Georges Moustaki, de Stacey Kent, d’Art Garfunkel  (wow…la vidéo) et de Monica Freire+Arianne Moffat (ça devient une chanson universelle – http://www.youtube.com/watch?v=eqXmpG7Mqb0

Cette chanson éveille à chaque fois quelque chose de très profond en moi.  C’est le printemps, comme les glaces qui décollent dans un grand, lent et constant mouvement… et l’espoir de quelque chose de bien. Est-ce parce mon anniversaire est au printemps?  Je ne sais pas, mais c’est moi!

Une autre chanson : « What a beautiful word » de Louis Armtrong;

Après avoir accouché de Félix et de Mathilde, Annie et moi on s’était inscrites à un cours de remise en forme et cette chanson-là jouait toujours à la fin du cours.  C’est un souvenir heureux, ça me faisait toujours verser une petite larme.  On retrouvait les bébés tout de suite après, dans l’autre salle de danse, face aux miroirs et on allait ensuite boire quelque chose ensemble!  Une bien belle période!

N’importe où aux Îles, tu le sais bien : la véranda sur pilotis dans notre première maison; sur la plage de Pointe-aux-loups, couchés sur le dos à surveiller les étoiles filantes; dans notre maison la plus récente, en train d’écouter les petites annonces de la radio locale; sur le dessus du Big Hill à l’île d’Entrée;  sur la plage de l’île Brion comme dans un épisode heureux de la série Perdus; dans le courant fort au bout de l’île Boudreau; la découverte des massages d’Héléna dans des conditions extraordinaires dans la petite maison à moustiquaires… Les souvenirs sont sans fin et encore à venir, j’espère!

Premier voyage tous les deux dans les Maritimes : minuscule cabane à l’Île-du-Prince-Édouard, ton chapeau vert, du vélo dans les sentiers du parc de Kouchibouguac, tes coups de soleil bizarres…

La fois où on a fait du vélo ensemble près de la rivière Richelieu, la fin de semaine où Simon est né.  L’auberge des Trois Tilleuls.  Il avait plu, mais c’était même pas grave!

Le matin du jour de ton opération : jamais eu aussi peur de te perdre… Toute la journée à attendre avec l’angoisse.  Enfin, te voir aux soins intensifs.  Le mot « intense » prend tout son sens.

Les moments de complicité entre nos deux garçons : ils sont si différents l’un de l’autre…  Lorsque nous sommes  témoin de l’un de ces moments où ils se rejoignent, même si c’est à nos dépens qu’ils rient, c’est du pur bonheur!

J’espère que tu auras du temps pour penser un peu les 9 et 10 juillet prochains.  Deux jours pleins de fierté, d’efforts, de solidarité, de satisfaction face à du travail accompli…  Je penserai à toi… Et mes pensées t’accompagneront!  Je t’aime!

Marie  (5 juin 2011)

  • Sylvie Gagnon, appelons-la la voyageuse au regard différent, est une de mes anciennes employées à Info entrepreneurs.

Vivre en symbiose avec la nature 

Au delà du fait que nous avons décidé par choix, de ralentir de cette vie professionnelle trépidante, nous sommes encore loin du moment où nous écoulerons nos journées dans une chaise berçante à regarder le temps passer.

Lors de notre dernier séjour de 6 mois en Arizona et dans le Anza Borrego State Park, Californie à l’hiver 2011, nous avions tous les deux la volonté de retrouver un certaine forme physique. Pour débuter, nous avions comme objectif très conservateur de marcher à raison de 30 minutes, 3 fois par semaine tel que recommandé.

Or, notre intérêt pour la faune, la flore et la géologie si riches de cet environnement désertique s’est vite développé et nous a rapidement amenés à nous surpasser afin d’en apprendre et d’en voir le plus possible. Notre objectif est donc passé à 30km de marche et de randonnée pédestre par semaine.

Et nous l’avons atteint ! Au total, nous avons parcouru plus de 600 km durant notre hiver, soit l’équivalent d’un aller-retour Montréal – Montmagny.

Mais, il y a eu des moments de découragement,  se demandant pourquoi on se donnait toute cette peine avec, comme résultat fatigue, inflammation au dos et aux genoux et coup de chaleur. Mais on finissait toujours par continuer à marcher, afin d’atteindre notre objectif. On se disait qu’on n’était pas obligé (on aurait pu rester assis bien tranquille dans notre chaise longue près de la piscine)…(Note, vous pouvez mieux voir ces photos en cliquant dessus)

Et soudain, quand on s’y attendait le moins voilà que surgissait droit devant nous :

–          un plant de ghost flower avec ses splendides fleurs si fragiles et si robustes à la fois, lové à flanc de falaise, dans un recoin isolé de toute civilisation;

–          une formation géologique inusité : le fossile de ce qui a déjà été une vague marine il y a de cela 4-5 millions d’années;

–          une mère bighorn et son nouveau né de quelques semaines qui apprend les rudiments de la vie de montagne, pour assurer sa survie ou encore

–          une chaine de montagnes, à perte de vue, du haut de notre point d’observation.

C’est à ces moments précis que tous les désagréments physiques disparaissaient et faisaient place à des moments de réussite pour nos efforts, moments infiniment merveilleux et gratifiants, tels une récompense de Dame Nature. C’est aussi à ces moments précis que la vie prenait tout son sens : le choix que nous avons fait d’apprendre à mieux vivre en symbiose avec la nature.

Bonne course Yvan, et surtout, ne perds pas de vue l’objectif que tu t’es fixé depuis toutes ces semaines, la réussite est proche !

Sylvie Gagnon et Jean-Pierre Arcand

7 juin 2011

  • Francine, en plus d’être ma première patronne à Statistique Canada (on remonte à 1978), est connue par vous comme la Trotteuse du Haut-Canada.  Pour une troisième année, elle a marché 60 km en un week-end pour ramasser de l’argent pour la recherche contre le cancer du sein.

Réflexions qui me motivent durant la marche de 60 km pour vaincre les cancers féminins

Les images qui me motivent sont encore tellement vives dans ma mémoire, même si certaines semblent très lointaines.  Au cours de ma vie, j’ai vu plusieurs personnes de ma famille et des amies emportées par le cancer.  Certaines ont souffert plus que d’autres, mais dans tous les cas, la souffrance était présente.

Je ne me souviens pas vraiment de mon grand-père, car je n’avais que 5 ans lorsqu’il est décédé. On m’a dit que sa maladie fut assez courte.  Par contre mon oncle Jacques qui était très souvent à la maison, est décédé d’un cancer très souffrant.  Il était dans la cinquantaine quand il nous a quittés.  Je me souviens être allée le voir à l’hôpital et j’ai en mémoire cet homme couché sur son lit et son regard de souffrance.

Puis il y eu ma belle-mère qui a d’abord eu un cancer du sein et ensuite un cancer des os. Après plus de trois ans de traitements, elle fut clouée à un lit d’hôpital dans sa maison pendant plus d’un an.  Toutes les fins de semaines, je la veillais les vendredis soirs, durant toute la nuit et encore plusieurs heures durant la fin de semaine.  Elle a tellement souffert, elle ne pouvait plus rien faire seule.  Même pour manger, elle avait besoin d’aide.  Puis une personne qui travaillait dans mon équipe et qui était devenue une amie, est décédée d’un cancer du cerveau. Elle avait combattu un cancer du sein, trois années auparavant. Les derniers mois de sa vie se sont passés à l’hôpital. Elle ne pouvait plus parler ni écrire pendant plus de 9 mois.  Elle ne pouvait que communiquer avec ses yeux. Elle venait tout juste d’avoir 49 ans lorsqu’elle est décédée.

Il y a évidemment ma famille très proche.  D’abord mon frère Jean-Pierre atteint d’un cancer rare.  J’ai tellement souhaité que la recherche soit assez avancée pour trouver le moyen d’enrayer son cancer.  Mais ce ne fut pas le cas. Il est décédé à 65 ans.  Finalement, il y a ma sœur Louise qui est la seule survivante.  Elle a combattu un cancer du sein, il y a trois ans.  Pour le moment tout va bien et on espère qu’elle puisse dépasser 7 années comme survivante pour se faire dire qu’elle est tout à fait guérie.

Alors quand j’ai besoin de motivations, je pense à toutes ces personnes et je revois leurs yeux creux, leurs têtes sans cheveux, leur teint tellement pâle et aussi la souffrance sur leurs visages.  Ce ne sont pas des images qui sont gaies, mais si tu savais à quel point je trouve que les crampes aux jambes, les pieds qui brûlent, la pluie qui s’abat sur moi ou le soleil qui me chauffe et me donne soif … ce n’est rien à côté de leurs souffrances.

Mais j’ai aussi des pensées plus ensoleillées … tout particulièrement le levée de soleil sur le Lac Simon, celui au haut d’un volcan en 2006 avec Andréanne à Hawaii, à 3 heures du matin.  Puis viennent des images lointaines de paysages magnifiques dans les montagnes en Suisse.  Finalement, il y a le sourire de mes deux grands, Andréanne et Alexandre, et le fait qu’ils me disent encore très tendrement ….«Maman, je t’aime».  Alors, au fond de moi, je marche aussi pour être en forme encore longtemps, car je sais à quel point c’est difficile de perdre sa mère quand on est jeune.

Voilà, ce sont les images principales qui me motivent lorsque je fais la marche de 60 km et aussi durant mon entraînement.

Je te souhaite une très bonne randonnée.  En espérant que le temps soit agréable et que le vent soit absent ou dans ton dos.   Merci pour ton implication et ta motivation.  Je serai avec toi de tout cœur.

Amicalement,

Francine (24 juin 2011)

  • Depuis quelques années, j’ai le bonheur et l’honneur de connaître Jean-François Bouchard, directeur de l’école secondaire Henri-Bourassa.  Si vous cherchez un école publique qui n’a rien à envier à quelque collège privé qu’il soit, celle-ci a mon vote.  Je suis sur le Conseil d’établissement depuis trois ans et je peux témoigner sans hésitation de l’énergie et du dynamisme de l’équipe-école.  Sans se le dire, nous avons un décorum entre nous.  De façon officielle, on échange avec des Monsieur Bouchard et des Monsieurs Deslauriers. Puis en tête-à-tête, c’est Jean-François et Yvan.  À partir de maintenant, il y aura aussi le directeur à moto.

Aujourd’hui pour me rendre au travail j’ai utilisé mon véhicule à deux roues…ma moto! Ce n’est pas un vélo je le sais, mais quand même! Je m’immobilise à une intersection et une jeune fille me regarde avec un air du genre « il me semble que je le connais lui », mon look de motard à la barbe pas faite et au lunette fumée la réconforte « ce n’est pas lui ». Elle se retourne vers sa maman et lui dit « il ressemblait à M. Bouchard mon directeur, tsé celui qui m’avait aidé quand j’avais eu mon problème avec la fille ». Je n’ai pas de souvenir précis de cet événement mais cela a été très agréable à entendre! Un bien petit bonheur mais j’ai passé une belle journée!

Bye!

Jean-François (27 juin 2011)

  • Lyne Pagé c’est la CA du Honduras.  C’est aussi une très grande amie (dans tous les sens du terme) de la Châtelaine Martine.  Elle parle couramment trois langues sans parler de Facebook.  Depuis plusieurs années maintenant elle travaille dans plusieurs pays de l’Amérique du sud (même si techniquement le Mexique n’en fait pas partie, pour moi, il mérite d’être dans cette partie du continent).

Je ne t’ai pas encore écrit mon mot cet année…

Je pense que l’année dernière, je t’avais parlé du plaisir de l’écriture que j’ai découvert quand j’ai commencé à voyager en Algérie, du plaisir que j’avais à toujours chercher un sujet pour la nouvelle chronique, une anecdote et du fun que j’avais à les coucher sur papier après.

C’est certain que pour moi, le bonheur, c’est de voyager, et vivre à l’étranger, c’est aussi voyager, un long voyage…

Mais mon bonheur passe aussi par tout ce qui est de près ou de loin en relation avec la Bouffe…parce que pour moi la bouffe est « rassembleuse ».

Elle est synonyme du plaisir de choisir les aliments avec soin, de les préparer en voulant faire plaisir aux autres, des bonnes odeurs qui s’en dégage, d’une belle grande table avec tous mes amis qui au départ n’avait que « moi » en commun, mais qui au fils des ans se sont trouvé des atomes crochus entre eux, j’ai ici en tête de belles images de souper chez Maryse et Benoit et chez Michel et Lévis.

Mon bonheur, c’est aussi de partager mon amour de la bouffe avec Raphael, mon neveu.

Chaque fois que je passe par Montréal, nous allons faire une visite au Marché Jean-Talon… juste pour le plaisir de goûter, de sentir, et d’être ensemble.. c’est NOTRE moment….et c’est un GRAND bonheur comme en témoigne le dessin que Raphaël m’a envoyé la semaine passée.

Bon Cyclo-Défi!

Lyne aussi connue comme la CA du Honduras! (30 juin 2011)

  •  Félix c’est L’apprenti politicien.  C’est un jeune homme qui grandit avec un esprit critique fascinant avec qui j’ai beaucoup de plaisir à argumenter.  Il me force à mieux comprendre mon environnement et à prendre position.  Ce qui va parfois dans le sens inverse de ses propres positions.

Bonjour papa! 

Je ne sais pas s’il est trop tard pour ta demande concernant les moments où il fait bon vivre. Si non, tant mieux! Si oui, ce n’est pas plus grave que ça. Il m’aura fait plaisir de le partager avec toi.

Il y a plusieurs moments que j’aurais pu raconter, mais celui que je trouvais le plus imagé est le suivant. Lorsque je termine le dernier examen d’une session et que je marche vers le métro en sachant qu’à partir de maintenant, je suis en vacances, je me sens définitivement heureux. Je me sens spontanément un peu plus libre que d’habitude et je sais que je peux laisser le stress derrière moi pour un temps. Je me sens léger, léger, léger. 

Voilà! C’est tout simple.

Félix (2 juillet 2011)

  • Hélène, ma soeur, appelons-la l’infatigable, a toujours un projet, physique ou intellectuel, en plan.  Avec sa détermination et sa persévérance, si elle avait eu les capacités d’une athlète elle aurait sûrement gagné de nombreuses médailles olympiques.  Il y a quelques années, elle a marché le 60km contre le cancer du sein.  Ce faisant, elle a été indirectement l’instigatrice de mon engagement.
Une autre leçon de vie d’Agnès :

Il y a quelques temps, pendant une de nos réunions familiales pour déjeuner au resto avec Mathieu  et Véro (note: son plus vieux et sa copine) (par définition, un moment de bonheur), on planifiait la peinture des murs du condo. Comme ces jeunes sont très occupés, ils ne voyaient pas le moment où le peintre pourrait passer deux jours au condo avec un des deux , pour peinturer.

Après avoir cherché en vains des alternatives, Mathieu me demande si Agnès accepterait de passer un moment au condo, avec le peintre. Je reste perplexe, ne voulant pas imposer à maman une corvée, mais, je dis à Mathieu que je vais lui en parler.

Contre toutes attentes, Agnès était très heureuse, et même émue. Elle a accepté avec plaisir, reconnaissante de la confiance que Mathieu a encore en elle. Même Babe et Marshall (les deux furets) ne la rebutent pas !!! Elle s’est dite reconnaissante à la vie de lui procurer ce genre de bonheur !

La définition des petits bonheurs, ça dépend beaucoup de la lunette qu’on porte !!

Hélène (3 juillet 2011)

  • Le matin du départ, ce texte du Gentil Géant m’attendait sur la table de cuisine.  J’ai souvent eu des déjeuners plus faciles à préparer…

Ce qui me rend heureux…

Le bonheur est selon moi un concept assez large que l’on peut retrouver dans plusieurs petites choses. En effet, pas besoin de quelque chose d’extraordinaire pour se considérer heureux. Que ce soit une personne chère, un lieu qui nous rappelle de bons souvenirs ou encore un objet représentant une expérience inoubliable, les sources de bonheur sont presque infinies! Pour ma part, je me considère chanceux, car chez les Lalande Deslauriers, les sources de bonheur sont abondantes! Cependant, je me concentrerai principalement sur celles qui touchent mon père en particulier.

Yvan et moi partageons un passion commune : le sport. Depuis maintenant une dizaine d’années, je pratique le hockey et mon père manque rarement une occasion de se déplacer avec moi à l’aréna (il y lit ses nombreux livres un peu trop souvent à mon gout, mais, que voulez vous… nous avons tous droit à l’erreur!). Heureusement, contrairement à certains parents, mon père n’est pas un de ces stéréotypes parentaux qui « encouragent » leurs enfants dans les arénas en leur criant des phrases comme « VA LE TUER!!! ». Non, au contraire, mon père un est homme assez calme qui, lorsqu’il lève les yeux de son livre, préfère nous encourager, mes coéquipiers et moi. Lorsque mes parties sont terminées et que mon horaire de fou nous le permet, mon père et moi passons souvent casser la croûte dans un restaurant (j’allais nommer ce dernier, mais je ne crois pas que McDo ait besoin de davantage de publicités!). Bien entendu, en temps qu’adolescent de quinze ans rempli d’orgueil, je ne crois pas lui avoir jamais dit que ces petites escapades d’après-match me rendent très heureux. On y parle de mes bons… et de mes mauvais coups (et oui que voulez-vous!), on discute de la vie en générale et, même des fois, on ne parle presque pas. Cependant, même dans ce dernier cas, le simple fait d’être avec mon père me suffit.

Toujours dans le sport, mon père m’a jadis appris à faire du ski. À cette époque, je trainais souvent de la patte et Yvan m’attendait toujours en avant (les temps ont BIEN changé!). Même si selon ses dires, il est rendu « trop prudent », mon père n’hésite jamais à me suivre dans les pistes aux quelles certaines personnes de son âge n’oseraient même pas penser! Il y a quelques années, nous sommes partis tous les deux dans un road trip jusqu’au Mont Sainte-Anne où nous y avons fait du ski de soirée avant d’aller regarder au chalet de ma tante un fameux match de NOS glorieux, les Canadiens! Ce fut un weekend tout de même assez court où nous avons fait du très beau ski, où nous avons mangé le traditionnel duo « pizza – ailes de poulet » et où nous n’avons pas beaucoup dormi (sans oublier la terrible défaite du CH aux mains des Sharks)! Cependant, comme vous l’avez peut-être remarqué, je me souviens de chaque détail comme si c’était hier! Je serais prêt à dire que dans ma vie (certains diront qu’elle ne fait que commencer) ce fut une des plus belles fin de semaine que j’ai passée. J’étais avec mon père, loin de la civilisation et surtout loin de loi soi-disant règle qui nous oblige à manger des légumes à chaque repas! Un moment inoubliable que je souhaiterais recommencer!

Le bonheur est selon moi un concept assez large que l’on peut retrouver dans plusieurs petites choses. Pour certains, les deux expériences que je viens de décrire pourraient sembler banales… pour moi, elles ont beaucoup de valeur! À une tranche de ma vie où les amis commencent à prendre plus de place et où je commence tranquillement à découvrir l’autonomie, il est parfois agréable de se rappeler de beaux moments passés avec un être très cher. On retrouve le bonheur dans les petites choses, mais Yvan Deslauriers n’a rien de « petit »! Il est un grand homme, un grand père et surtout, un très grand model! Il est une inspiration pour moi et je rêve un jour pouvoir me vanter d’avoir élever mes enfants aussi bien qui lui.

Papa, je n’ai aucun doute que ce « Cyclo-défi 2 » ne fera que démontrer une fois de plus à quel point tu es un homme extraordinaire!

Bonne chance!

Antoine –xxx- (9 juillet 2011)






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About Yvan Deslauriers

Je suis le Pépère à vélo. Avec Marie, ma blonde/maîtresse, nous sommes impliqués cette année, en 2019, au soutien de la recherche sur le cancer par l’entremise de la Fondation Myélome Canada et du financement de la Maison des greffés Lina Cyr. Cette implication se concrétise par la participation dans l’événement vélo pour Yvan et par la rédaction de ce blogue pour Marie et Yvan.
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